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((ale)) the worst things in life come free to us

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((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 19:27)
- Alejandra Rojas -

Our country, guess it was a lawless land

Image 1 Image 2
nom : Rojas, le nom du père. Un homme fort, à la stature imposante, au regard sévère et pourtant d'une douceur à toute épreuve. Tu l'admires, ton père, pour avoir eu la force de tout quitter dans le seul pays qu'il avait jamais connu, d'emmener son grand amour, et de chercher une vie meilleure - peu importe les conséquences. Alors ça sonne pas américain Rojas, mais ce nom c'est ton histoire, et tu le portes fièrement, comme une médaille d'honneur. prénom(s) : Alejandra Primavera. Alejandra, comme une de ses aïeules, parce que famille chilienne oblige, on honore ses ancêtres. Non pas que la grande tante Alejandra ait été d'un si grand intérêt dans la famille Rojas, mais c'était le dernier nom de disponible. Alors Alejandra ça a été. Mais allez vous appeler comme ça aux Etats-Unis. La jota devient j, sans saveur, en dénaturant des décennies d'héritage socio-culturel. Alors, depuis gamine, on t'appelle Ale - comme la bière quand prononcé à l'anglaise, comme la bonne copine Latina pour les initiés. Et Primavera, ça veut dire "printemps", comme ce temps magique après le froid de l'hiver où toute chose renaît. Enfant délocalisée aux pays des rêves pour échapper au purgatoire chilien de Pinochet, tu as été le renouveau rouge, porteuse du chant d'espoir des partisans en exil. âge : 35 ans, et la vie semble enfin te sourire. Oh t'en as bavé, Ale. Tu as subi tous les coups du sort et du destin auquel on peut penser. Et puis, la trentaine passée, la vie a décidé de te laisser ta chance.  naissance : Le 23 septembre, à Santa Fe, par ces jours d'été indien qu'on aimerait voir durer toujours, tu es arrivée dans la famille. Petite dernière, seule fille, tu as tout de suite été la prunelle des yeux de tes parents - ta mère surtout. Honnêtement, on t'as tout cédé. Mais tu leur a toujours bien rendu, jusqu'au jour où t'as décidé que t'étais adulte et que tu n'avais plus à les écouter. Et c'est là que ça merdé. nationalité : Étasunienne. On t'as appris ce mot tard, quand tu as commencé à t'intéresser à savoir ce que ça voulait dire d'être une latina. Quand tu disais à tout va que t'étais américaine, quelqu'un t'as repris et t'as expliqué que l'Amérique, c'est un continent. Alors oui, t'es américaine, certes, mais pas au sens où tu le dis. Depuis, tu es religieusement étasunienne. origines : Chilienne. Tes parents ont quitté le pays sous Pinochet, pour pouvoir venir habiter aux USA. Ils sont arrivés sans rien - même les papiers, mais tes frères et toi, par droit du sol, n'êtes pas chiliens. Vous n'avez jamais connu ce pays, hormis en vacances, et soyons honnêtes, ça n'a rien à voir. Mais la culture latine coule dans tes veines, que tu le veuilles ou non. Tu parles un espagnol parfait, tu admires Selena et tu défends le reggaeton bec et ongles. statut civil : Divorcée. Célibataire. Il y a eu un temps où tu as été mariée, où tu as cru pouvoir changer un homme même s'il était si différent de toi. Tu l'avais connu ado, vous vous étiez retrouvé adultes, ça sentait la love story à l'eau de rose à plein nez. Et pourtant, ça n'a été que déceptions, tomber de Charybde en Scylla chaque jour un peu plus. Tu t'es épuisée à vouloir de faire de lui l'homme qu'il te fallait. Alors tu es partie. Mais tu es partie avec le seul cadeau qu'il t'ai jamais fait - ton fils, Noam. orientation sexuelle : Les hommes, tu n'as jamais eu d'yeux que pour eux. Leurs corps, leurs visages, ce qu'ils représentent, tout chez eux te fascine. Tu admires les femmes, mais les hommes, tu les aimes. occupation : Ecrivaine. T'as longtemps galéré. Après avoir fait de brillantes études en littérature, qui n'ont donné lieu à aucun emploi, tu t'es rabattu sur ce qu'il y avait de plus proche et de plus accommodant, et tu es devenue caissière dans le super-marché d'à côté. Et puis les histoires qu'on t'as raconté, les moments que tu as vécu, la pression qu'on t'as mise, un jour tu n'as pas pu le garder pour toi. Alors tu as ouvert un blog, anonyme - on connaît les magnats de la grande distribution, tu n'es qu'un numéro remplaçable par un autre numéro. Et puis le blog a pris son envol. Au bout de deux ans de billets quotidiens, un jour, tu as vu tes tribulations passer aux infos. Et puis on t'as retrouvée, et on t'as proposé d'en écrire un livre. Et tu l'as fait. Et depuis, ta vieille passion enfouie pour l'écriture, et bien c'est devenu ton métier. argent : Confortable. Tu viens d'une famille modeste, ne s'en cachons pas. Tu as eu des revenus modestes toute ta vie - jusqu'à la reconnaissance en tant qu'écrivaine. Et ce moment, où le New York Times t'as propulsée au rang de best-seller. Et là, ta vie a changé. Tu as réglé tes dettes d'étudiante, acheté une maison à tes parents, et sécurisé un futur pour ton fils. De ta vie financièrement compliquée, tu as gardé la tête sur les épaules, et ta vie est confortable, jamais dans le bling bling. caractère : Douce, douce Ale. Tu es l'amour incarné, la bienveillance. Pendant longtemps, tu en as presque été naïve - tu ne voyais que le bon chez les gens. Mais parfois, ne voir que le bon c'est ne pas voir la vérité. Tu t'es faite avoir, plus d'une fois, mais tu es du genre à ne pas faire la même erreur. Alors ça t'as endurcie. Tu es devenue exigeante avec les gens que tu laisses entrer dans ta vie. Après avoir rapidement du prendre des responsabilités d'adulte alors que tu n'étais qu'une ado, tu as du t'endurcir rapidement. Sur tous les fronts, tu es une femme forte, alors laisser sortir tes émotions est une chose très compliquée pour toi. Ta famille, c'est ton âme, et tu es prête à tout pour eux, même à traverser les océans pour les ramener dans ce que tu estimes être le droit chemin. groupe : Control Freaks. the fortune teller : Son fils Noam ! avatar : Gal Gadot crédit images : Praimfaya pour les 2  ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788 .

let me know your darkest secrets

Partie anecdotes :  
(1) La douce et paisible famille Rojas du coin de la rue. Une famille unie. Une famille qui s'aime. Petite dernière, seule fille, t'étais un peu le centre du monde. Et pourtant, derrière les murs si lisses, la famille Rojas n'a eu de cesse d'affronter la vie. Des parents sans papiers. L'aîné, Isaias, est parti dès qu'il a pu. A l'armée en l'occurrence. Gabriel, le benjamin, a tout fait pour enterrer son passé, a rejoint une grande école de commerce et s'est éloigner aussi loin qu'il a pu. Dans les faits, il est resté à Santa Fe. En réalité, il appelle ses parents une fois par an, pour leur anniversaire. Toujours un jour avant, ou un jour après. Quand tout le monde a laissé les parents Rojas, c'est toi, toute jeunette que tu étais, qui a pris sur toi la boule au ventre constante. Celle qui ne te quittais jamais, cette peur de rentrer chez toi un jour et de voir la maison vide, pour être mise au courant que l'ICE était venue les chercher, et qu'ils étaient maintenant dans un vol en aller simple pour Santiago. Ca t'as fait grandir d'un coup. Tu avais 15 ans, et pourtant, les soucis d'une ancêtre. Tu détestes pourtant l'incertain. Alors, quand tu as eu 18 ans, et que tu as pu toi-même contacter des avocats, et t'imposer comme une adulte, tu as forcé tes parents à postuler pour un visa. De longs mois d'angoisse, où rien n'était sûr. Et puis un jour, elles sont arrivées par la poste. Exactement ce qu'elles sont. Les cartes vertes.
(2) La littérature, ça coule dans tes veines. Les livres, c'est ta passion. Gabriel Garcia Marques, Isabel Allende, tous ces auteurs, tu les a dévoré. Alors, tu es naturellement allée étudier la littérature. Tu ne savais as trop ce que tu allais en faire, peut-être que tu serais repérée et que tu deviendrais une grande écrivaine. Prof, ça ne te disais trop rien - tu as bien essayé, mais ça ne fonctionnait pas. Au fur et à mesure que ton diplôme approchait, tu étais de plus en plus incertaine. Qu'est ce qu'on fait avec un diplôme de littérature ? Qu'est ce qu'on devient quand on piétine nos rêves. Tu l'avais gardé au fond de toi. Tu ne l'avais dit à personne. Tu n'avais pas pris une crédit de dizaine de milliers de dollars pour finir par dire, quatre ans après, "Oh non, je n'aurais pas dû !" Tu as obtenu ton diplôme, dans la moyenne, rien de fabuleux. La major de promo a écrit des romans à succès. Le second, des colonnes dans un magazine reconnu. Et toutes celles et ceux au milieu sont devenus profs. Et toi tu as essayé. Tu as envoyé des manuscrits. Tu as retenté l'enseignement. MAis rien n'y faisait. Au bout de dix-huit mois, les finances à sec, les premières mensualités qui tombaient, tu as posé un CV au Walmart du coin. Il te fallait un peu de trésorerie, au moins pour repartir. Juste quelques mois. Et encore un peu. 2 mois de plus. Tu y seras resté sept ans au final.
(3) Quand tu l'as rencontré, vous étiez au lycée tous les deux. Il était beau, et populaire. Toi, pas vraiment. Tu l'as beaucoup idéalisé à vrai dire, mais pendant longtemps, tu t'es demandé "Qu'aurait été ma vie si je l'avais épousé ?" Bond dans le futur. Tu as 25 ans, tu es célibataire, ça fait déjà un an que tu es à la caisse. On est lundi, il est 14h, le magasin est vide, et tu t'ennuie. Tu laisses ton esprit divaguer, jusqu'à ce qu'un "Ale ?" te sorte de tes pensées. Ton bel Apollon lycéen est là, devant tes yeux, pleinement adulte. Il porte un costume. Il est dans la finance, ou la comptabilité, tu ne saisis pas très bien. Il est beau comme un dieu, et c'est la seule chose que tu retiens. Il prend ton numéro, vous allez boire un verre, et tout a commencé. Au début, tu t'es dit "Ca y est !". Et puis, tu ne sais pas très bien si c'est d'un coup ou petit à petit, tu as vu la personne qu'il était. Un peu feignant. Un peu radin. Un peu raciste. Jamais de front, mais avec toute une série de comportements qui t'ont fait remettre en question la grandeur quasi-céleste que tu lui imputais. Mais quand il t'as demandée en mariage, tu lui as dit oui. Tu ne voyais pas trop quoi faire d'autre. Déjà 27 ans. On ne dit pas non à son amour de jeunesse, à 27 ans. Et puis, 2 ans après une noce qui était loin d'être celle que tu t'imaginais, à l'image de votre vie maritale, où il a finit par vomir et s'endormir en ronflant sans même te prêter attention, tu es tombée enceinte. On ne quitte pas son mari, quand on est enceinte. On ne quitte pas son mari quand on est enceinte et qu'on a 29 ans.
(4) Au bout de neuf mois, Noam est né. Et là tu as compris que rien d'autre n'aurait plus jamais d'intérêt, autre que cet être que tu avais créé de toute pièce. Il était beau. Dieu qu'il était beau. Il avait tes cheveux noirs et frisés, et ses yeux bleus. Un enfant comme on en voit que dans les films. D'un calme olympien, fait d'amour et de sourires. Un enfant qui a fait ses nuits en un mois, et qui ne voyait que par toi. Pendant un temps, Noam a fait illusion pour tout le reste. Et puis un jour, alors que la maternité te tenait toujours sur ce petit nuage, tu es tombée sur un échange de mails entre ton mari et une autre femme. D'un coup, ton sang s'est arrêté. Ton fils avait été une distraction pendant cette année. Tu n'avais eu d'yeux que pour lui et tu avais oublié à quel type d'ordure tu étais mariée. C'est à ce moment-là que tu as réalisé que tu ne pouvais pas rester à ne rien faire. Tu avais un exemple à donner, un fils à faire grandir dans des conditions optimales, et peut-être que c'était avec des parents séparés. T'es pas du genre à t'énerver facilement, tu laisses difficilement tes émotions te contrôler, mais là, tu as vu rouge. Quand il a passé la porte de la maison, tu t'es mise à hurler, et tu as lâché sur lui toute la haine que tu avais entretenu pendant les cinq dernières années. Maintenant, tu avais une raison de te battre. Tu as compris que même à trente ans, avec un nouveau né, on peut quitter son mari quand c'est un con.
(5) Tu es rentrée chez tes parents. Pas le choix. Ton salaire de caissière ne te permettait pas de mettre ton fils à la garderie et de payer un loyer. Sans parler des frais d'avocat que ton divorce a engendré. Tes crédits. T'étais coincée. T'étais dans la merde, comme si une vague géante était prête à s'écraser sur toi à tout moment. T'as eu des moments sombres, avec des pensées sombres. Le seul truc qui te remontait le moral, c'est quand tout le monde était couché. Tu te mettais sur la petite terrasse, tu ouvrait le vieil ordinateur de ton père, et tu publiais un petit récit de ta journée. C'était pas vraiment pour les autres, c'était surtout pour toi, pour savoir que ces mots et ces problèmes, tu ne les gardais pas au fond, pour toi toute seule. Et puis, au bout de quelques mois, tu as eu quelques commentaires. Tes collègues, d'ici et d'ailleurs, qui te remerciaient. Tu publiais ça de manière anonyme, mais on pouvait aisément deviner ton lieu de travail selon tes récits. Alors, tes collègues ont commencé à se demander qui ça pouvait être. Et puis des inconnus se sont mis à te chercher. Et puis la direction générale de Walmart a fait passer une note de service qui exigeait de la "caissière qui prend internet pour son journal intime" d'arrêter immédiatement ses posts. Tu as senti quelque chose changer. Tu as compris que tu venais d'enclencher quelque chose qui n'allait pas tarder à te dépasser. Et puis un jour, tu es rentrée du travail, tu as allumé ta télé, et tu as reconnu ta plume. Fox News.
(6) On a finit par te retrouver. Ton nom est devenu public. On t'as demandé de coucher toutes ces années sur du papier, du vrai. Tu as été imprimée à plusieurs milliers d'exemplaires. Tu as du apprendre à répondre à des interviews, à choisir qui allait jouer ton rôle dans l'adaptation cinématographique de ton bouquin. L'argent s'est mis à pleuvoir, et de caissière de Santa Fe, enfant d'immigrés, tu es devenu un best-seller. Après trente-deux ans de galère, de peines en peines, tu es devenu ce à quoi tu aspirais depuis enfant. Au fond, le rêve et le conte de fées, il n'est pas venu de ce beau garçon auquel tu rêvais depuis l'adolescene et les hormones qui la suive. Il venait de toi. Tu l'avais créé de toute main, toute seule. C'était ton oeuvre, ton rôle à jouer dans la société. Tu avais rentabilisé la fac de littérature - en 15 ans, certes, mais quand même. Quand tous tes crédits ont été remboursés, quand tes parents ont eu la jolie maison à laquelle ils rêvaient, et quand tu as emménagé avec ton petit garçon tout près de l'école huppée dans laquelle tu voulais qu'il apprenne à lire, tu as reflété sur les dernières années de ta vie. Quelle galère sans nom. Tu t'es laissée aller à sourire. Mais tu es une Rojas. Et le téléphone a sonné.
(7) De nouveau, ce sentiment sur lequel on ne peut mettre un nom. Au delà d'un sentiment, c'est une vraie manifestation de phénomènes physiques. C'est comme si tu vivais un étourdissement fois mille, comme si le sang quittait ton cerveau et que ce dernier devenait froid. Tu peux rejouer la conversation par coeur tant elle hante tes pires cauchemars. "Mme Alejandra Rojas ?" "Oui ?" "Capitaine Peters. C'est à propos de votre frère. Isaias. Il a été blessé en Syrie. Une balle dans l'épaule. Il a perdu beaucoup de sang. On a mis du temps à les retrouver, lui et Rutherford. Il est en vie, mais... Euh enfin il est dans le coma. On est en train de le faire rapatrier. Il sera à l'hôpital militaire dans 6 heures. Madame ?" Tu avais raccroché. Dans le coma. Son grand frère. Rutherford. Tous ces mots se bousculaient dans ta tête. Evidemment qu'il t'avais mise toi, en contact d'urgence. Votre mère mère n'aurait jamais supporté de recevoir ce type de coup de fil. Toi non plus. Tu étais debout, dans ton salon, à contempler ce que tu avais. Quel intérêt sans ta famille ? Tu avais rappliqué à l'instant où son avion s'était posé. On t'avais fait patienter dans une salle d'attente aux murs froids, sans vie. Les heures avaient été longues, et t'étais rentrée dans la chambre dès qu'on t'y avais autorisée. Il était là, toujours aussi beau, mais le visage amoché par la vie et le désespoir.
(8) Tu l'avais veillé pendant toutes les semaines qu'il avait passé plongé dans le coma. Tu avais interdit à ta mère de revenir tant qu'il ne serait pas réveillé - elle ne supportait pas de le voir comme ça. Votre premier enfant, c'est spécial. Tous les jours, tu venais lui faire la lecture. Des blagues, tu lui parlais de Noam, de ses progrès. Et puis un jour, ses doigts ont bougé. Avant même qu'il n'ait ouvert les yeux, il murmurait son nom. Kane. Evidemment. Le colonel t'avais raconté qu'Isaias avait joué au héros, qu'il lui avait sauvé la vie au prix de la sienne. Et pourtant, à part toi et tes affaire, sa chambre restait vide. Pas un mot, pas un coup de téléphone, pas une visite. Cette fille s'était laissée sauver, et elle avait fuit, incapable d'affronter la vision d'Isaias dans un lit d'hôpital, faible. Il y a peu de choses dont t'es sûre dans la vie, mais en voici quelques unes. Tu mourrais pour ton fils. Tu aimais ta famille plus que tout. Si tu croisais un jour le chemin de Kane Rutherford, tu lui mettrais le feu.
(9) Quand il t'as appelé de l'autre bout de la terre, en balbutiant des explications à deux balles, tu as senti ton sang faire un tour dans ton corps. "Est-ce que tu es en train de me dire que tu lâches tout ce que tu as pour partir retrouver cette espèce de conne qui t'as LITTERALEMENT laissé pour mort sans jamais chercher à prendre de tes nouvelles, à l'autre bout du monde ?". Cette fois, c'était la fureur qui faisait battre tes tempes. Tu avais l'impression de te revoir il y a dix ans, quand tu étais aveuglée par cette idée que tu avais de l'amour, qui doit être compliqué et semé d'embûches, un combat de tous les jours. Ton frère, aveuglé par une espèce de vision divine, due probablement à une expérience de mort imminente qui avait dû lui cramer quelques cellules, était parti pardonner à celle qui avait fait l'impardonnable. Pas de l'amour ça, non. De la torture, oui. Tu avais raccroché au nez de ton frère. Tu lui offrirais tout, tu ferais tout pour lui, mais qu'est ce qu'il pouvait être borné par moments. Qui quitte sa vie pour aller retrouver et chanter des sérénades une espèce de sociopathe incapable d'empathie ? Et pourquoi surtout ? Tu imaginais déjà la réaction de ta mère. Elle avait ton frère en adulation, surtout depuis qu'il avait failli y passer. De savoir qu'il était parti lui briserai le coeur. Tu avais alors décroché ton téléphone. COmposé le numéro de la maison. "Maman ? Isaias est parti en Nouvelle-Zélande. Mais je vais le chercher."
(10) Ce qui t'as fait le plus mal, c'est le décalage horaire. Quand tu es sortie de l'aéroport, et que le soleil t'as aveuglée, tu t'es bien dit qu'il était trop tôt - ou trop tard - pour que le jour soit levé. Noam, dans tes bras, dormait comme un loir. Tu avais hélé le premier taxi qui passait, pour qu'il t'emmène dans un hôtel du centre. Ta maison d'édition t'avais laissé carte blanche pour ton nouveau roman, alors ton bureau c'était la terre. Avec la coquette avance qui venait de t'être virée sur ton compte, tu avais pris deux allers simples pour Wellington. Il y a quelque chose qui t'irrite vraiment dans l'idée de voir ton frère mettre sa vie en l'air comme ça, pour une fille qui s'en fout. On t'as bien dit d'arrêter de fourrer ton nez dans les affaires d'Isaias, tu l'as bien compris. Mais quand Isaias ignore tous les signes du destin possible et inimaginable, et bien tu as envi de secouer Isaias. C'est de l'amour, du vrai. Tu t'inquiètes pour lui. Tu aimerais qu'il soit heureux, qu'il laisse derrière lui les horreurs de la guerre et la douleur de l'abandon. Tu aimerais qu'il avance, qu'il ait un jardin et qu'il aille au marché. D'une certaine façon, qu'il entre dans le moule que tu t'es fait d'une famille idéale. Mais la vie c'est pas simple. La vie c'est dur et c'est complexe. Et c'est pour ça que t'es là. A Wellington. Et que t'es bien décidée de rentrer avec ton frère.

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pseudo/prénom : Celia alias cc le sang pour les intimes âge : 25 ans l'âge tellement stylé . pays : j'habite à Paris mais en vrai J'VOUS JURE je viens pas de Paris #diasporabretonne connexion : on va dire tous les jours parce que je suis clairement gravement intoxiquée par la technologie où as-tu connu le forum ? : DTC oh la la la meuf a 7 ans en fait, je l'ai connu sur PRD mes gars sûrs personnage inventé/scénario/pré-lien : je suis le scenar' de @Isaias Rojas dernière bafouille : je poste ça en vrac parce que je dois partir mais promis demain je donne vie à gal gad-hot ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788 .
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 19:27)
+ 1 au cas où vous même vous savez
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 19:28)
OH LA LA MAIS JE SUIS CONTENTE DE VOIR CE SCENARIO ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788
en plus, ce pseudo + gal, c'est bon, je suis ta plus grande fan ((ale)) the worst things in life come free to us 2954587517
bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788
tu fais d'excellents choix ((ale)) the worst things in life come free to us 180640823
si tu as besoin de quoi que ce soit, surtout n'hésite pas ((ale)) the worst things in life come free to us 3694128851
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 21:15)
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Bienvenue parmi nous ((ale)) the worst things in life come free to us 107302656 bon courage pour ta fiche, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas ((ale)) the worst things in life come free to us 613702535
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 21:23)
bienvenue à toi ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788


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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 21:28)
Bienvenue ! ((ale)) the worst things in life come free to us 2227089788 Gal Gadot est sublime, excellent choix d'avatar. ((ale)) the worst things in life come free to us 613702535 Et bon courage pour ta fiche. ((ale)) the worst things in life come free to us 2221190684
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 21:54)
Gal est si parfaite ((ale)) the worst things in life come free to us 2150563227 ((ale)) the worst things in life come free to us 2150563227 ((ale)) the worst things in life come free to us 2150563227

bienvenue ((ale)) the worst things in life come free to us 180640823 ((ale)) the worst things in life come free to us 180640823
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Mer 25 Sep - 23:27)
je suis le millième à le dire, mais très bon choix. ((ale)) the worst things in life come free to us 3142427289 j'ai hâte de voir ce que tu nous réserves ((ale)) the worst things in life come free to us 1646603530
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Jeu 26 Sep - 0:10)
bienvenue parmi nous :D
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - (Jeu 26 Sep - 9:08)
Bienvenuuuuuue parmi nous magnifique jeune femme ((ale)) the worst things in life come free to us 2701566492

Bonne chance pour ta fiche ((ale)) the worst things in life come free to us 2425387542
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Re: ((ale)) the worst things in life come free to us - ()
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