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a silent voice

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a silent voice - (Dim 29 Sep - 19:11)
- nao marsh -

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nom : marsh, en lettres capitales dans les journaux, à la télé, à la radio. marsh, c'est le nom de la honte, celui de la fraude, de la malversation, de la malhonnêteté. marsh, c'est ce nom qu'elle a acquis alors qu'elle avait à peine quelques mois et qu'elle quittait pour toujours cette orphelinat japonais pour l'Amérique. à la réflexion, elle s'en serait peut-être bien passée de ce nom-là. prénom(s) : nao, simple rappel de ses origines premières. simple rappel de ce pays qu'elle n'a finalement que très peu vu et qui était pourtant le sien. ce pays où elle est née. nao, en souvenir du japon, pays natal de cette mère adoptive, beauté asiatique qui renverse tout sur son passage. âge : une notion un peu floue, un peu obsolète pour la jeune fille qui a pourtant déjà affronté tant d'épreuves du haut de ses vingt-deux ans à l'approche. naissance : un détail mal connu, des informations imprécises récoltées à la volée. abandonnée comme on se débarrassé d'un vieux vêtement, au pied d'un porche. par chance, un cabinet médical. sans précisions, elle a toujours fêté son anniversaire à la date de son adoption. comme un repère pour oublier qu'on l'a laissé. ou du moins, essayer. nationalité : américaine origines : japonaises. statut civil : seule, plus par défaut que par choix. le scandale l'a coupé du monde, éloignant d'elle toute relation potentielle. orientation sexuelle : hétérosexuelle. occupation : étudiante en économie, elle espère mieux réussir que son escroc de père, et s'évertue à donner tout ce qu'elle a pour obtenir ses diplômes. toujours le nez plongé dans un manuel, mais aussi n'importe quel autre livre, elle passionnée de littérature, et dévore les romans tel un petit rat de bibliothèque, qu'elle fréquente d'ailleurs avec assiduité. sociable, mais pas trop, nao a une tendance récente à s'enfermer. peu de sorties, peu de soirées, pas même ces grandes fêtes étudiantes, à moins que quelqu'un ne parvienne à l'y trainer, mais encore faut-il qu'il y ait un 'quelqu'un'. argent : après avoir tout perdu, nao a pu rebondir grâce aux membres de cette famille qu'elle n'a pas choisi mais qui l'a accueilli, à bras ouverts. cet oncle et cette tante, qu'elle n'avait presque jamais vu, notamment et chez qui elle vit désormais. caractère : antithèse ambulante, contraire du passé. calme, discrète, silencieuse, loin des fêtes, des soirées mondaines, des selfies. modeste et simple, loin des paillettes et de l'argent. loin du bling-bling et des diamants. loin de l'hypocrisie, des faux-semblants, des mensonges. en reconstruction. en quête d'elle-même, à la recherche de son identité. trouble personnel, torture de l'esprit, solitude de l'âme. pourtant adorable, pain au chocolat, et sucrerie. bonbon sur patte, sourire charmant et charmeur, regard de biche et de braise. plus naïve depuis longtemps, trop réaliste, trop consciente. peur panique du changement, trop au fait que l'inattendu frappe à n'importe quel instant. trop au courant que rien ne dure. vivante cherchant à vivre avant que tout ne s'arrête. à la recherche inconsciente d'un bonheur dont elle ne pense pas avoir droit. déception, tristesse, trahison, emmurée dans le silence des évènements passés. honteuse de ce qu'il a pu faire, de ce qui lui colle à la peau, de ce qui l'a forcé à partir aussi loin. en manque de confiance en elle dissimulée derrière ses airs de guerrière, son regard sombre et ses manières d'ancienne bourgeoise. mais aussi en l'autre. combattive, prête à lutter pour la reconstruction, déterminée à renaître, par elle-même et pour elle-même. par ses connaissances, intelligentes. en apprentissage du pardon. étape cruciale pour avancer. groupe : depuis que tout a basculé, nao ne sait que trop bien que rien ne dure. carpe diem ou control freaks. the fortune teller : let's play the game. avatar : lily maymac. crédit images : écrire ici.

let me know your darkest secrets

un tout ce qu'elle ressentait alors, c'était le froid qui lui saisissait la peau, bien trop sensible pour affronter de telles températures, pour supporter. mais était-ce pour cela qu'elle pleurait ? était-ce pour cela qu'elle se mouvait désespérément dans tous les sens ? était-elle seulement consciente qu'elle pouvait mourir ? l'air qui s'échappait de sa bouche édentée prenait forme dans la nuit, sous cette lampe qui éclairait à peine plus loin que le porche sous lequel elle se trouvait. un porche en bon état, où on avait cru bon de la déposer, pour s'en débarrasser comme on se débarrasserait d'un carton rempli de vieilles affaires. dans le calme de cette nuit comparable à cent-mille autres, et dans ce qui s'apparentait certainement à un élan de survie, propre à l'être humain, elle criait, troublant le silence du quartier. un peu plus qu'avant, toujours plus fort. on ne savait distinguer les cris des pleurs. on ne savait faire la différence entre ceux qui voulaient dire 'j'ai faim' et ceux qui suppliaient 'aidez-moi'. tout ce qu'on pouvait savoir, c'était qu'elle n'était rien d'autre qu'un nouveau né, qui allait probablement s'éteindre avant-même d'avoir vécu, d'avoir connu l'amour. parce que l'amour, il n'y en avait visiblement pas dans ce monde dans lequel elle était arrivée, sans l'avoir choisi. ou du moins, ses parents n'en avaient pas à lui donner. s'en suivit alors une sensation de vide, de vertige. c'était soudainement comme si elle volait. à presque deux mètres du sol. une chaleur. du bruit. une voix grave. elle était sauvée. sans le savoir, sans n'en garder jamais aucun souvenir, elle avait échappé à la mort, grâce à un homme, qui avait dédié toute sa vie pour sauver celle des autres, et qui avait été mis sur son chemin, comme par magie. deux quand ils étaient arrivés, ils n'avaient eu d'yeux que pour elle. instantanément. comme si elle dégageait quelque chose. comme si ses grands yeux asiatiques avaient servi d'appâts, comme s'ils avaient mordu à l'hameçon. ce qu'ils voulaient, eux qui ne pouvaient pas concevoir, c'était avoir un enfant. un nourrisson, un nouveau-né. tout ce qu'ils désiraient, c'était un gamin qui perpétuerait l'héritage. et c'était elle. c'était elle et aucun autre. aucun autre enfant n'avait su capter leur attention comme elle. ce pauvre bébé qui ne méritait pas d'être là. ils s'étaient sentis comme investis d'une mission. donner à cette petite fille la vie qu'elle aurait dû avoir, celle qu'ils jugeaient lui être due. et il avait alors suffit de quelques chèques, de quelques poignées de mains, de quelques arrangements pour qu'elle s'envole pour l'Amérique, loin de cette famille qui n'avait pas voulu d'elle et de ce pays qui n'avait offert comme seul chance l'orphelinat trois lui, un riche homme d'affaire, pilier de wall street, connu pour son don des négociations et des arrangements fructueux. elle, icône de beauté, reine des podiums et des cosmétiques, magnifique par son physique et son attitude, reconnue pour son sourire. des parents riches, comme elle n'aurait jamais pu en rêver, comme elle n'aurait jamais pu imaginer. une enfance en or, servie sur un plateau, alors même que tout avait si mal commencé. une deuxième chance, un nouveau départ. une éducation de qualité, dans les meilleures écoles du pays. une qualité de vie supérieure au trois-quarts de la population mondiale. une vie de richesse, de soirées mondaines, de luxe et de démesure. quatre l'adolescence, prémisse de la vie d'adulte. l'adolescence, période de tous les excès pour certains, de solitude pour d'autres. période de popularité pour elle. entourée d'une horde de prétendants, franc succès auprès de la gente masculine, enviée par ces demoiselles pour son caractère, sa fortune et sa classe. une répartie sans pareille, une intelligence sans faille. des qualités à en faire rougir les anges. une beauté sans conteste, dont elle usait avec délicatesse. une beauté dont elle ne savait abuser, mais qu'elle exposait parfois, et attisait grâce à ces tenues hors de prix qu'elle enfilait, ces maquillages trois fois trop chers pour ce que c'était et ces photos par dizaines sur les réseaux sociaux, dans l'attente des likes et des commentaires qui la feraient se sentir aimer. une adolescente plus seule qu'on ne l'aurait cru, délaissée par des parents adoptifs trop occupés à remplir les caisses. à la recherche d'un moyen pour combler le vide. grâce aux autres, quel qu'en était le prix. cinq une chute. celle d'un empire de plusieurs millions de dollars. une désillusion. un retour soudain à la misère. une réputation souillée. un nom placardé sur toutes les unes, sur tous les écrans, dans toutes les bouches. et une solitude subite. des abandons, des amis qui tournent le dos alors même que l'argent à quitter les comptes en banque familiaux. des regards de travers, presque honteux d'avoir un jour côtoyé cette fille qui avait tout à coup tout perdu. la honte d'être cette fille là, de n'avoir jamais su voir l'arnaque, de n'avoir jamais décelé la tromperie de ce père en qui elle avait pourtant confiance. des insultes. des unfollows. des dislikes. une communauté virtuelle qui s'efface aussi vite qu'elle était apparue. un monde doré qui s'écroule, se transforme en puit sans fond, en trou noir. la fin d'un rêve qu'on croyait éternel. adieu popularité, soirées mondaines. bonjour solitude, tristesse, dépression. adieu californie. bonjour wellington. un départ précipité, impossible de rester, d'affronter. une envie de s'échapper, de disparaitre, de devenir personne. de ne pas être prise en photo à la sortie du tribunal. de ne pas être suivie dans la rue par un journaliste qui pose mille question dont la moitié des termes est incompréhensible. une envie d'être cette inconnue, cette personne lambda. un besoin de tranquillité. de silence. six une condamnation pour fraude fiscale, des amendes, une humiliation. des valises, des billets d'avion payés avec le peu d'argent que maman avait de côté, et un départ pour la nouvelle-zélande, dans cette maison qu'elle n'avait jamais vu, avec ces gens qu'elle a rencontré quelques semaines seulement auparavant par l'intermédiaire d'un téléphone. une nouvelle vie. un nouveau départ. le deuxième dans cette vie si courte et pourtant déjà si remplie. une nouvelle chance de se reconstruire, de vivre loin de cette honte, de ces messages, de ces humiliations. loin de tous ces gens et ces regards de travers. dans cette ville où personne ne sait qui il est, ni qui elle, elle est. une vie d'anonymat, une vie tranquille. une vie normale. c'était tout ce qu'elle voulait. se reconstruire, évoluer par elle-même, grâce au mérite, grâce à ses capacités, son cerveau bien rempli par chance, son assiduité, et surtout sa volonté de ne pas échouer, de redorer son nom, sa réputation. de ne pas être pour toujours la fille d'un escroc. de prouver sa valeur. de devenir quelqu'un. malgré tout.

behind the screen

pseudo/prénom : artie âge : 20 printemps, c'est tout. pays : je dis 'pain au chocolat', qui veut se battre ? connexion : je passe souvent, je rp quand je peux. où as-tu connu le forum ? : il y a trop longtemps. scénario : (@Jimmy Choakes) dernière bafouille : cœur sur vous a silent voice 2150563227.
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 19:11)

quand c'est arrivé, quand tout a subitement basculé, quand sa vie idyllique a tourné au cauchemar en une fraction de seconde, nao était paisiblement endormie dans un lit trois fois trop grand pour une seule personne, mais qu'elle avait exigé et dont elle avait défini elle-même les mesures. son masque de nuit sur le visage, une lingerie fine hors de prix comme pyjama, elle était loin de se douter que ce serait une des dernières fois qu'elle profiterait d'un tel luxe. tout s'était pourtant déroulé comme prévu ce jour-là. elle était rentrée de l'université avec sa voiture qui en faisait baver plus d'un, n'avait croisé aucun de ses parents avant le dîner, s'était occupée du chien hideux que sa mère avait décidé d'adopter et avait travaillé dans sa chambre jusqu'à ce que la femme qui lui servait le plus souvent de servante vienne l'appeler pour le diner. c'était à ça que ressemblait sa vie. c'était ce genre de luxe, de démesure. alors jamais elle n'aurait cru que tout pourrait s'arrêter de cette façon. son père avait parlé de sujets ennuyants à table, tandis que sa mère faisait mine d'écouter et qu'elle cherchait le meilleur filtre pour sa meilleure photo de la journée. après ce peu de convivialité familiale, elle s'était éclipsée, avait fini par se coucher, planifiant sa journée du lendemain. sans savoir que celle-ci se passerait au poste.

il était six heures du matin, quand ils ont débarqué. la lumière des gyrophares inondait la rue, alertant le voisinage qui se pressait déjà aux fenêtres. en quelques secondes, on venait tirer du lit la belle au bois dormant, et on retournait sa chambre de fond en comble sous son regard apeuré, malgré qu'elle avait déjà vingt et un ans. tout était renversé, fouillait, analysait. on mettait dans des cartons des affaires dont elle ne se souvenait même plus avoir en sa possession, on éventrait ses anciennes peluches, on criait, on l'aveuglait, on l'effrayait. puis on la traina dans le grand salon, à l'étage du dessous, avec le reste de sa famille. avec son père. menotté. penaud. assis comme un enfant puni sur un canapé en cuir, d'une valeur inestimable. un simple regard avait suffi pour que nao comprenne. il n'avait suffi que d'un regard pour qu'elle saisisse toute l'importance de ce qu'il était en train d'arriver. alors, elle n'avait rien dit. elle était restée silencieuse, n'avait pas bronché, s'était laissée fouiller, avait ignoré toutes les questions, et la seule chose qu'elle exprimait c'était la colère, que l'on trouvait au fond de ses yeux quand elle regardait ce père, cet escroc qui foutait en l'air toute son existence, en l'ayant pourtant sauver une première fois. parce qu'en l'espace de quelques minutes, peut-être une dizaine, la maison, ce cocon doré s'était effondré. les peintures avaient été arrachées, les sculptures détruites, les meubles défoncés, à la recherche de elle ne savait quoi. des tas de cartons venaient des voitures de police et repartaient de la même façon, remplis de document dont elle ignorait l'existence mais qui semblaient frapper son père toujours un peu plus. coupable. il l'était, elle le savait. elle le ressentait. elle le voyait dans son attitude parce qu'elle était comme ça, nao. intelligente, observatrice, maligne. elle avait su voir, et elle avait compris ce qui lui restait à faire. elle avait compris que rien ne serait plus jamais comme avant et que tout était à refaire. loin. très loin de la californie.

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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 19:32)
mais mais mais a silent voice 3011978105 a silent voice 3011978105 a silent voice 3011978105 a silent voice 3011978105
ma beauté a silent voice 2201629221
rolala, mais ce pseudo a silent voice 4135354924
et puis, ce début de fiche a silent voice 4135354924 a silent voice 4135354924
je veux la suiiiiiite - moi impatiente ? naaaaan a silent voice 4079941090
bref, trop trop hâte de lire la suite a silent voice 3011701618
t'es belle a silent voice 2211289881
je t'aime a silent voice 4203373176
et rebienvenue a silent voice 137138102
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 19:55)
a silent voice 2150563227
dis donc, c'est qu'il est plutôt mignon celui-là a silent voice 41734297

je m'y remets sur le champ pour ma fiche, j'espère que ça te plaira a silent voice 2150563227
je t'aime aussi mais faut pas le dire, sinon c'est pas marrant !

merci a silent voice 4176191583
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 20:14)
(re)bienvenue à la maison, chaton a silent voice 1318934201


- truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


a silent voice 1318934201:
 
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 20:15)
merci beaucoup, toi a silent voice 2150563227
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 20:24)
re-bienvenue ici :D
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 20:24)
merci beaucoup a silent voice 2150563227
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 20:52)
bienvenue a silent voice 2227089788
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Re: a silent voice - (Dim 29 Sep - 21:00)
merci a silent voice 2150563227
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Re: a silent voice - ()
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