AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
-28%
Le deal à ne pas rater :
Cuiseur à pâtes pour micro-ondes Lékué – Quick Pasta
17.99 € 24.99 €
Voir le deal

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Invité
Invité
Anonymous


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 9:44)
- Joddie Brown -

Be fast or be last

Image 1 Image 2
nom : Le patronyme pourrait sembler sied à la perfection à sa peau colorée, mais renferme en réalité un arrière-goût de colonisation anglaise de Land Down Under. Brown, trop classique pour toutes les souffrances vécues d'antan. Originaire d'Oz, le paternel en a usé pour évacuer l'Histoire sur les rings de boxe, la contant ainsi au Monde lors de championnats. Et c'est impressionnant de voir qu'elle se bat avec autant de hargne sur le bitume, tout en portant fièrement son blaze. Elle donne espoir aux peuples autochtones d'être vus, entendus, et leur porte soutien dans les luttes qu'ils ont à mener. prénom(s) : Ils l'avaient voulu doux, féminin et équilibré. Pourtant, papa et maman ont très vite compris qu'il ne lui collerait pas à la peau. Fervente chrétienne, Joddie a tout de même acquis la combativité et la détermination de Sainte Judith. Ainsi, c'est naturellement que ses amis s'autorisent à l'interpeller par un prénom viril : "Joe". Et malgré le fait qu'elle ait tendance à porter à la perfection les tissus militaires et soit digne d'une éducation que l'on qualifierait naturellement de "carrée", il paraît important de signaler que toute comparaison possible avec G.I. Joe est fortuite; voire détestée. âge : Douze années pendant lesquelles elle a reçu beaucoup et dix autres durant lesquelles elle a donné davantage encore. S'occupant tout en même temps de cet être qui lui est si cher, elle a cumulé vingt-deux années à suivre ses envies et à réaliser ses rêves de gosse malgré les difficultés. Aujourd'hui, il faut ajouter une année supplémentaire au cadran de son existence, et pas des moindres : à vingt-trois ans, elle décide enfin de prendre le large, de s'éloigner du passé et de débuter de nouvelles aventures dans une ville où elle n'a jamais mis les pieds. naissance : Elle se rappelle encore de la sensation de l'herbe caressant ses pieds nus d'enfant, des rires juvéniles qui ont fait échos aux chants de cardinaux à la crête rouge posés sur une branche de marronnier, et de la bonne odeur de tarte déposée à refroidir sur le rebord d'une fenêtre. Elle est née dans une maison tenue à l'extrémité de Cleveland le vingt-huit février de l'année mil neuf-cent quatre-vingt dix-sept. Le bel Buckeye State l'a vu grandir durant douze années, jusqu'à ce qu'elle se voit obligée de troquer sa Forest City pour la Big Apple. nationalité : Un corps fit & healthy qui déroge au cliché de la malbouffe de son pays. Habituée aux dinners plus qu'aux fast-food, elle a tout de même le mérite d'être accro aux boissons de cette chaîne de cafés implantée dans le monde entier. Ses casquettes portent toutes le flag stars and stripes et elle connait le star-spangled banner dans son intégralité, ne rate aucune occasion de chanter son hymne national, main droite sur le cœur. Qu'importe son année de visa, elle reste et restera patriotique. Vous l'aurez compris, la brune est américaine. origines : La bouche pulpeuse et rosée, couplée à une peau tanned et lumineuse, lui vient de sa mère. Et même si cela fait plus de dix ans qu'elle ne l'a pas vue, il lui reste encore les bribes de mélodies traditionnelles colombiennes et d'histoires nocturnes contant son départ du pays, la peur pour seule compagnie. Le regard miroitant et les cheveux frisés lui ont été donnés par son père. Fier du sang aborigène d'Oz qui coule dans ses veines, quelques gènes de colons britanniques s'y ajoutent pourtant. statut civil : Elle sait ce qu'est l'Amour; celui qui nous transporte, nous fait faire des folies, nous mène parfois à accepter d'être malheureux. Catholique pratiquante, elle s'est déjà donné à lui, l'Amour, en pensant qu'il durerait jusqu'à la mort, et bien au-delà : pour l'éternité. Jeune et insouciante, elle n'avait jamais imaginé perdre l'homme de sa vie sur la piste bitumineuse de leur passion commune. Encore stupidement amourachée de celui qui osait lever la main sur elle, elle se veut rester célibataire. Trop effrayée de souffrir, trop coupable d'aimer. orientation sexuelle : Allongée contre des draps froissés faits de lin, elle fermait les yeux, le faciès tourné vers le Seigneur; elle priait silencieusement qu'Il lui pardonne de pécher. La bouche entrouverte, en réponse au lever de tissu de son propre débardeur contre sa peau, son torse se soulevait, laissant apparaître plus amplement les os de ses flancs à chaque inspiration. Ses dents venaient se planter dans la chair de ses lippes à chaque fois qu'elle sentait son homme dévorer le pourtour de son nombril ovale. Lui, uniquement lui; personne d'autre que lui. Hétérosexuelle par déduction.  occupation : Des mois difficiles ont suivi la perte de son compagnon de route, de vie. L'envie de le pleurer avait été forte, à tel point qu'elle ne s'est autorisée que de rester enfermée dans sa chambre d'Harlem. Les perles salées n'ont pas trouvé la sortie, n'ont pas tâché ses joues colorées. Elle s'est relevée, plus motivée que jamais à rattraper le début de son master dans son intégralité. Elle s'est concentrée sur ses études, a mis de côté sa passion. Aujourd'hui, elle a besoin de respirer davantage. Elle étudie à distance sa deuxième année de master en ingénierie électronique à Colombia, New York City et se plait à effleurer encore l'asphalte de sa passion. argent : De belles économies fleurissent davantage chaque année sur un compte déjà blindé, et elle peut remercier sa persévérance. Ayant quitté sa demeure de l'Ohio pour suivre un père complètement ravagé dans l'un des quartiers les plus mal-famés du Bronx, rien ne présageait qu'elle pourrait s'en sortir indemne, et pourtant. Malgré la chute de papa, -dont elle était l'innocente spectatrice-, elle s'est donnée corps et âme dans ses études, et a poursuivi sa formation de race driver dans un club. La patience a fini par payer, et mieux vaut tard que jamais. Riche, elle n'est pas de celles à exposer son abondance. Et elle donne; elle donne beaucoup. De son temps, de son argent. caractère : Réservée, depuis toujours. Dès son plus jeune âge, elle a compris qu'elle n'était pas une fille comme les autres, de celles qui s'extasient devant une tête à coiffer, de celles qui veulent déjà apprendre à comment s'occuper d'un bébé. Alors elle s'est cachée, s'est faite discrète pour être acceptée par les siens, les autres. Passionnée, très vite. Elle peut remercier son père qui eut accepté de lui ouvrir les battants de la grange où il s'adonnait à quelques réparations. C'est là qu'elle a fait ses premiers pas dans la mécanique, sur cette vieille Austin des années quarante. Et elle s'était installée au volant alors qu'elle avait à peine neuf ans; elle sut. Méfiante, souvent. Et vous savez quoi ? Heureusement. Elle a grandi entourée de gangs qui n'avaient de cesse de se chercher à toute heure de la journée, de la nuit. Chaque sortie se faisait dans l'insécurité la plus totale. Elle a appris à se taire, à observer, à se protéger. C'est rester ancré dans son caractère. Pour le prix que ça lui coûte, on y reviendra. Souriante, elle essaye. Depuis quelques mois, elle s'est donnée pour mission d'apprendre à nouveau, et ça lui va plutôt bien. L'esquisse reste maigre et timide, mais le plus important reste de sentir, de ressentir, n'est-ce pas ? Semaine après semaine, elle rayonne, toujours plus. Et ça attire à nouveau, ses semblables, -les hommes surtout. Casanière, plus trop en réalité. Si elle a longtemps apprécié passer du temps le ventre contre les draps de son lit d'étudiante, il n'en est plus rien aujourd'hui. Après s'être occupée de son père durant tant d'années, il était temps qu'elle vive plus qu'elle ne survive. Elle épluche les groupes festifs sur les réseaux sociaux, communique en ligne avec quelques buddies, et se voit même honorer d'être invitée par ces derniers. Croyante, et tout ce qui va avec. Elle porte encore la croix ocre qui lui a été offerte le jour de son baptême. Bien qu'il soit discret, cet objet est précieux à ses yeux. Ayant grandi en bonne catholique, le Livre trône sur sa table de chevet, et elle met en pratique l'humilité, le pardon, la gratitude et la fidélité au quotidien. Pour couronner le tout, son côté traditionnel tend à la rendre superstitieuse, la faute à papa qui crachait dans ses gants avant chacun de ses combats, et qui avait en horreur le chat noir qui se baladait dans le quartier. Rêveuse, parce que c'est bon de rêver. La faute aux règles qu'elle se veut appliquer, elle est une grande adepte de livres et de films en tout genre qui la mènent à fantasmer. Elle emprunte souvent des bouquins à la bibliothèque de la ville, car elle adore l'odeur des pages qui ont été maintes fois feuilletées, et ne dit jamais non à une séance de cinéma, parce que l'ambiance est tout de même bien plus agréable qu'un streaming à la maison. Ses addictions : les romans new adult, voire érotiques, et les action movies. Sportive, pour dépasser ses limites. Loin de faire une fixation sur les courbes de son anatomie, les activités physiques lui procurent le sentiment d'être forte et de garder un certain contrôle d'elle-même. Elle était présente aux championnats auxquels son paternel participait, et ce fut probablement à force de le voir se donner corps et âme qu'elle a décidé de s'entraîner, elle aussi. Elle court aux aurores, deux fois par semaine, est abonnée à une salle de sport dans laquelle elle renforce son cardio et ses coups de poing et, forcément, elle conduit à grande vitesse, tractée par le goût du risque et de l'aventure. groupe : Positive minds the fortune teller : Joueuse, aucune restriction à vous soumettre alors. avatar : Ashley Moore crédit images : Morphine

behind the screen

pseudo/prénom : Huimei / Emilie, et beaucoup trop de surnoms, alors appelez-moi comme bon vous semble. âge : vingt-neuf ans, on approche de la trentaine, ça fait mal. pays : France, Grand-Est pour être plus précise connexion : très régulièrement, j'imagine. où as-tu connu le forum ? : c'est Jetmir qu'il faut remercier, il a fait les recherches pour deux, je n'ai fait que le suivre parce qu'il est charmant. personnage inventé/scénario/pré-lien : personnage inventé, mais pas inconnu, il a déjà vécu sous mes doigts. dernière bafouille :  Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  1f49e
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 9:44)


She wasn't looking for a knight,
she was looking for a sword

When I was a little girl, people kept telling me that it was
strange for a girl to feel confortable playing with boy's toys.
Cars are not made for a beauty like you, they said,
you should make dinner and be used to care of a doll.
And I remember that I politely raised my shoulders
and replied that I don't care.





Luisa s'agrippa à un meuble du salon, qui fut le seul soutien qu'elle trouva, avant de porter une main sous son ventre de grossesse. Elle ne pensait pas à le rendre moins lourd, pas même à atténuer les violentes barres de douleur, ni à retenir le nourrisson qui s'était déjà engagé dans son bassin. En fait, Luisa ne fit que se concentrer sur sa respiration, fameux rythme qui lui avait été inculqué neuf ans auparavant. Du haut de ses trente-et-un ans, elle était -comme qui dirait- une expérimentée, et il ne lui fallut pas avoir suivi des études en médecine pour se douter qu'il était trop tard pour rejoindre l'hôpital. D'ailleurs, elle n'attendit pas que son mari arrive à son niveau, les deux dernières des Brown dans les bras, suivi de près par les deux plus âgées, pour le stopper et l'en informer. Qu'importaient les moyens qu'ils auraient à leur disposition, qu'importait si les ambulanciers arrivaient à temps pour l'aider à mettre au monde son cinquième enfant, Luisa s'était faite à l'évidence : ce soir, et pour la première fois de sa vie, elle accouchera sur le parquet de sa maison. Stephan, paniqué lorsque sa femme profita d'une fin de contraction pour gagner le sol et s'y allonger, ne trouva d'autres choix que de déposer le nourrisson et le bambin dans le parc, donnant les premières responsabilités à Tanaïs et Solé de surveiller attentivement les plus jeunes.

Un signe de main rassurant de la trentaine l'autorisa à quitter le foyer et frapper à la porte voisine pour un peu d'aide. Heureusement, l'Espagnole, qui était infirmière et vivait à côté des Brown, ne fut pas encore partie rejoindre les bras de Morphée et, surprise par l'arrivée prématurée du bébé, ne chercha pas à comprendre, enfila un peignoir et rejoignit la future maman. Elle n'avait aucune notion gynécologique, et n'avait jamais pratiqué d'accouchement de sa vie, pourtant la situation urgente lui conféra assez de ressources pour gérer au mieux la mise au monde; il fallait aussi avouer que le petit bout semblait bien pressé de débuter son aventure. Le col s'écarta à vive allure, ce qui ne donna pas le temps aux parents de s'éparpiller plus que ça dans l'angoisse. Sept, huit, [...] dix doigts et quatre poussées plus tard, les premiers cris faibles mais continus du nouveau-né envahirent la pièce sous le regard émerveillé de ses grandes sœurs. C'était une fille.

_________________________

Deux des cinq gamines s'étaient présentées, têtes baissées, devant leurs parents. Luisa, debout au milieu de la cuisine, croisa les bras sur sa poitrine et fixa d'un regard sévère ses filles quand son époux n'eut trouvé mieux que de se poster en retrait contre le réfrigérateur. Les cheveux en pagaille, des griffures sur le visage et les vêtements déchirés, Susanna et Joddie ne dirent mot et attendirent le grondement habituelle de leur génitrice. Elle ne fit pas dans l'innovation, Luisa, et, après avoir lâché un soupir amer en direction de sa progéniture, utilisa un ton sec pour quémander les explications de cette énième dispute. La plus vieille de onze mois entrouvrit la première les lèvres et s'exprima en geignant, comme d'habitude, pointant la méchanceté de sa cadette en tendant l'état de sa poupée qui se retrouvait corps sans tête. La dernière de la fratrie serra les mâchoires mais se tint au mutisme. Les billes froides de Luisa dévièrent alors sur Joddie et elle tapota du pied, marquant son impatience. Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se sente obligée de répliquer. Elle ajouta alors que Susanna avait donné un coup de pied dans son garage, celui qu'elle venait à peine de terminer de construire.

Dépitée par les disputes répétitives de ces antipodes, la mère de famille tourna son faciès vers son époux, espérant de lui qu'il intervienne. Au lieu de quoi elle découvrit un demi-sourire complice. Il ne pouvait qu'être fier, Stephan, d'être témoin de ce genre de scènes d'enfants, -et ça n'avait strictement rien à voir avec l'éducation-. Il connaissait Joddie pour s'attacher à des activités très différentes de ses quatre autres sœurs. Si, à la maison, les voix gagnaient en volume et les moqueries se décuplaient sans que cela ne puisse affecter la plus jeune, alors il la savait parer à faire face à n'importe quelles éventualités au-dehors. Le monde était rude et ces autres ne cherchaient pas toujours à comprendre. La critique était facilitée par les stéréotypes vues dans les magazines, entendues à la radio, appuyées à la télévision. Le boxeur professionnel ne sut que dire et haussa simplement les épaules. Luisa allait décider, une fois de plus, de la sentence des demoiselles. Elle les congédia dans leur chambre et leur somma d'écrire une lettre d'excuses; la centième. C'était sa fille.

_________________________

Ses mains en haut-parleur de chaque côté de sa bouche, les rides marquées sur son front par des sourcils froncés, Stephan hurlait à plein poumon. Tantôt un œil sur la course, tantôt un œil sur le grand écran qui indiquait, en temps réel, la position des pilotes de karting, il trépignait d'impatience dans les gradins au milieu d'une foule tout aussi excitée. Âgée d'à peine huit ans, la moins vieille de cette course dédiée aux huit-douze ans, Joddie participait à sa première épreuve en tant qu'amatrice de kart racing. Élève d'une école de conduite depuis moins d'un an, entraînée sur les meilleurs circuits par un ancien pilote de F2 à la retraite, soutenue par son paternel à chaque leçon, Joddie s'était trouvée une passion on ne pouvait plus originale pour une fille. Quand Tanaïs, Solé, Livia et Susanna s'étaient engagées à la gym, à la danse, à la patinoire et aux acrobaties aériennes du cirque respectivement, applaudies par la matriarche, Stephan pleura à la première montée de podium de sa cadette, -et à toutes les autres qui suivirent aussi-. C'était son père.



She loves being a woman,
she likes driving cars

And I have always been confident, never changed for someone.
Driving cars, working on mechanics, boxing make you look like men,
they said, your parents should worry about it.
So I smiled, stared at them and replied that they were proud of me.





Les valises atterrirent dans le coffre de la voiture, jetées violemment par le patriarche. Joddie descendit les marches de la demeure de Cleveland deux par deux munie de son sac de voyage. Elle ouvrit la portière passagère du véhicule et vint s'installer sur le siège, pressée, avant de la claquer. Stephan la rejoignit en prenant place au volant du S.U.V. et porta un regard sur la cadette. Cette dernière tourna son faciès vers le paternel et n'usa d'aucun air, resta neutre. Ce choix elle l'avait fait sans qu'il n'ait à lui proposer les options qui s'offraient à elle. Rester dans l'Ohio avec Luisa et ses quatre sœurs ou partir pour New-York avec son père, elle n'avait pas eu grand-mal à admettre quelle était la meilleure option pour elle. Le divorce sépara alors la fratrie de plus de cinq cent trente miles, de plus de huit heures de route. L'adolescente ne questionna jamais son père sur les raisons qui les avaient poussé à mettre fin à leur union, elle sut également qu'elle n'aurait aucune chance de revoir les autres membres de sa famille, à moins d'un jeu du hasard. Elle accepta les conséquences du vote, tant que papa tiendrait sa promesse.

Nouveau lieu de vie, nouvelle école. Il fut difficile pour Joddie d'apprécier le quartier de résidence où son père eut trouvé le logement. Le Bronx était l'arrondissement connu pour être le plus mal famé de New York City et un problème de financement d'un appartement décent ne pouvait expliquer ce coup de foudre qu'eut Stephan pour ces rues où trafiquants et criminels se joignaient à la population pour quelques deals; il était boxeur professionnel, après tout. Les règles avaient été très claires dès le départ : aucune sortie après vingt heures, les trajets devaient être planifiés à l'avance d'un point A à un point B sans détour et il ne fallait parler aux inconnus qu'en cas de danger imminent. Heureusement les pistes d'entraînement se situaient à Brooklyn sur circuit urbain ou automobile à privatiser, au choix. Ce fut là qu'elle rencontra celui qui deviendra son partenaire de concession, Joa Grahams. Deux années d'amitié intense, pendant lesquelles ils ne se séparaient que pour retrouver la vie banale de collégiens, de lycéens, d'étudiants. Le temps passé ensemble eut raison de l'évolution de leurs sentiments. Elle devint la fille.

_________________________

La jeune femme leva les avant-bras à hauteur de son front. Les poignets croisés, elle protégea de ses paumes son crâne, rentra la tête dans ses épaules et ferma les paupières. Ceci était le réflexe qu'elle avait acquis à force de voir la main de Joa s'élever dans les airs. Cela faisait un an qu'il lui arrivait d'entrer dans une rage folle pour un tout, pour un rien. Âgés respectivement de dix-neuf et vingt-deux ans, les disputes s'étaient faites plus brutales depuis que l'étudiant était entré en Master à Columbia. Joddie mettait cela sur la pression qui pesait sur ses épaules et sur le rythme soutenu et effréné que lui demandait la poursuite de ses études quand il désirait faire de la conduite son seul et unique métier. L'étudiante en ingénierie s'excusait toujours la première et n'attendait jamais de remise en question de son partenaire. Elle se sentait fautive de ne pouvoir l'aider, et acceptait les coups comme douce volonté de le laisser passer ses nerfs. Après tout, Joa était un amour la plus grande partie du temps et ils s'aimaient plus que tout, malgré ça. Peu importait les hauts et les bas, lui, comme elle, serait toujours là. A moins que...

Septembre 2018, la course sur circuit d'Europe comptait le couple parmi les challengers. Installés chacun au volant d'une McLaren, ils avaient les yeux rivés sur les premiers chiffres qui défilaient méthodiquement sur l'immense panneau. Comme d'accoutumée, ils échangèrent quelques dernières répliques stratégiques. Comme d'habitude, au signal sonore, ils partirent à vive allure au déclic. Les tours s'enchaînèrent sans qu'aucun ne faillit à sa mission, -ils avaient tant de fois répété les manœuvres, tant de fois usé de tactiques complices-. Troisième tour avant la fin, les positions avaient été gardées, et c'était à présent l'heure de jouer sur les raccourcis de circuit. Ils prirent les tournants serrés de façon à gagner du temps, à se rapprocher des deux adversaires en tête. L'un d'eux fut doublé. Deuxième, Joa accéléra, collant aux basques du survivant avant d'accélérer et passer la dernière vitesse qui le propulsa aux côtés du pilote de Mercedes. Un jeu de coude se joua entre les deux favoris. Utilisant la déstabilisation des hommes, Joddie amena à son tour le véhicule à son maximum, dépassant ainsi aisément les garçons lors d'un énième virage. Dernier tour [...] Elle n'était qu'une fille.

_________________________

Premier week-end de Mars, soit deux jours après son anniversaire, Joddie quitta la dernière rame de métro pour rejoindre l'appartement de son père. Comme chaque fin de semaine, elle ouvrit la porte sur un logement dévasté par les canettes vides de bière, sur les bouteilles entamées de Whisky. Comme chaque fin de semaine, elle retrouva son père ivre à moitié affalé sur le canapé du salon, le meuble tâché d'alcool. Comme chaque fin de semaine, elle leva son paternel du mobilier en tissus pour le porter jusqu'à sa chambre. Elle défit les chaussures de ses pieds, parce qu'il avait encore omis de les retirer avant de s'effondrer, et lui embrassa le front quand la seule odeur qu'elle put humer fut celle de la liqueur. Après un soupir, elle gagna la pièce qui lui était encore destinée et jeta son sac de cours sur ses draps, près duquel elle vint immédiatement s'asseoir. Comme tout vendredi soir, elle porta un regard absent sur la dernière coupe qu'elle eut gagné sur laquelle elle avait ajoutée une photographie de Joa.

Elle se rappela alors de ce mois de Septembre, de cette dernière course de leur saison, au fils Grahams et elle. Elle se revit donner un coup de volant dans le virage, collant le rebord du tournant pour dépasser le conducteur professionnel de la Mercedes qui tentait d'empêcher Joa de passer. Elle se revit regarder dans son rétroviseur pour admirer la distance qu'elle mettait au pilote, gagnant mètre après mètre la victoire pour McLaren sur le dernier tour. Elle se revit se concentrer par la suite sur la route pour ne commettre aucune erreur, car elle les savait fatales. La fumée qui avait commencé à sortir du moteur de la voiture de son petit-ami ne l'avait pas averti, seul un grand boom, suivi de plusieurs détonations, la fit sursauter. Un coup d’œil sur l'arrière, et elle avait compris. Elle avait commencé à implorer dans le micro de son casque, frappant sur le volant maintes et maintes fois comme si c'était sur le corps de Joa qu'elle envoyait les coups. L'absence de réponse l'avait fait tirer une grimace remplie de chagrin et elle avait versé ses premières perles salées; il n'en était ainsi plus.

Risquant gros, elle avait pourtant accéléré : la volonté de gagner cette course, pour lui, avait été plus forte que tout, -d'autant plus que cette voiture explosée aurait dû être la sienne-... Il avait été l'homme de sa vie.
Revenir en haut Aller en bas
Emilia Kennedy
positive minds › je suis un optimiste
Emilia Kennedy
positive minds › je suis un optimiste


Who you are
› posts : 1115
› faceclaim : lauren german + faith.
› multinick : (sutton fitzgerald)
› âge : trente sept ans, elle approche doucement de la quarantaine.
(andrew + intrigue + jocelyn + isaac + phoebe)
Bad Karma

Across the universe.
disponibilité :
répertoire :

http://www.thegreatperhaps.org/t9887-emilia-i-ll-be-your-girl http://www.thegreatperhaps.org/t9891-emilia-be-strong-and-fight-back#427202

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 10:04)
bienvenue à toi Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2227089788


- - If you desire something, just take it.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 10:21)
Mooh, c'est plutôt à moi te remercier pour bien avoir voulu me suivre sous les latitudes néo-zélandaises Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  3011701618
Ta plume d'or, ton verbe fleuré ainsi que les tribulations ayant secoué la vie de ta jolie aborigène carburant à la vitesse et aux sensations fortes ... tout cela va me coller des frissons Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2804261376
Revenir en haut Aller en bas
Bianca Kahnwald
murphy's law › je suis un fataliste
Bianca Kahnwald
murphy's law › je suis un fataliste


Who you are
› posts : 1328
› faceclaim : Elle Fanning ©corvidae
› âge : 20 ans

/ LOUISE ~ ISAIAS ~ ARIEL /
/ CASSIUS /

Bad Karma

Across the universe.
disponibilité : sorry, i'm closed.
répertoire :

http://www.thegreatperhaps.org/t10532-finir-mal-et-mal-finir http://www.thegreatperhaps.org/t10550-bianca-in-the-middle-of-my-chaos-there-was-you

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 10:52)
Bienvenue sur le forum Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  613702535
Bon courage pour ta fiche Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2150563227


more chaotic - - no relief
Revenir en haut Aller en bas
Ainoa Bolívar
cape diem › je suis un audacieux
Ainoa Bolívar
cape diem › je suis un audacieux


Who you are
› posts : 1506
› faceclaim : ester expósito / siren charms (av), old money (sign), myself (crackship), eden//projector (lyrics).
› multinick : vivian (e. taylor).
› âge : vingt ans.
cassius // silas (2).
Bad Karma

Across the universe.
disponibilité : i am open !
répertoire :

http://www.thegreatperhaps.org/t10651-ainoa-i-love-you-as-hell-y http://www.thegreatperhaps.org/t10668-la-nuit-a-su-me-faire-oublier

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 12:32)
bienvenuuue parmi nous Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2227089788



--- selfless love
if that feeling had a price then I would gladly pay it over and over and over 'til I'm broke.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 14:14)
@Emilia Kennedy @Bianca Kahnwald @Ainoa Bolívar Merci beaucoup de votre passage et votre accueil. Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  180640823

@Jetmir Kryeziu Toi... Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  1318934201 Bien évidemment que je te remercie de me garder comme partenaire de jeu. Comme je te l'ai dit : je t'aurais suivi partout où tu aurais voulu me faire voyager !

J'ai hâte de retrouver ce personnage, et ta plume lui traçant doucement un avenir incertain. Je veux lire tes écrits, encore et encore, mais en attendant je me contente de passer -im-patiemment mes épidotes sur ta fiche Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  41734297
Revenir en haut Aller en bas
Ariel Reza
murphy's law › je suis un fataliste
Ariel Reza
murphy's law › je suis un fataliste


Who you are
› posts : 711
› faceclaim : diego bae luna ©corleone (av) ASTRA (sign) marina, pvris (lyrics) silver ♥ (crackship)
› multinick : colm (dan smith), zellig (f. arnaud), cassius (d. rieder)
› âge : trente-neuf ans.

BIANCAMIKAARI #3 ☾ NINA


Bad Karma

Across the universe.
disponibilité : i am open !
répertoire :

http://www.thegreatperhaps.org/t7213-creature-fear http://www.thegreatperhaps.org/t7359-deadbeat-valentine

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 14:25)
bienvenuue Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2227089788




this skin don't feel like home
it's all overgrown, but you'll never know. take the mirror from the wall so I can't see myself at all, don't wanna see another damn inch of my skull. forget the poems of saints and ghosts, I'm the one I fear the most, little did I know that I was only crying wolf. I know it's so wrong but I'm so far gone.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 15:48)
un duo qui débarque Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  613702535
bienvenue dans le coin et bon amusement parmi nous surtout Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  2221190684
Revenir en haut Aller en bas
Jocelyn Kelley
cape diem › je suis un audacieux
Jocelyn Kelley
cape diem › je suis un audacieux


Who you are
› posts : 315
› faceclaim : caitriona balfe + ©cosmic light
› multinick : millie (N. Dobrev)
› âge : trente-huit ans
CLOSED : (emilia) # (andrew) #(callum) # (isaac) # (kelley's family)
Bad Karma

Across the universe.
disponibilité : i am open !
répertoire :

http://www.thegreatperhaps.org/t10270-meme-quand-on-l-a-perdu-l- http://www.thegreatperhaps.org/t10382-jocelyn-skinny-love#439898 http://www.thegreatperhaps.org/t10420-jocelyn-s-phone#440933

Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - (Ven 10 Avr - 17:32)
Bienvenueeee sur le forum et je sens le joli petit duo Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  613702535


when
integrity has gone.

Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Who you are
Bad Karma



Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.  Empty
Re: Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B. - ()
Revenir en haut Aller en bas
Anything that gets your blood racing is probably worth doing - Joddie B.
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Sauter vers: