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(silas), haunted by the ghost of you.

Ainoa Bolívar
cape diem › je suis un audacieux
Ainoa Bolívar
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(silas), haunted by the ghost of you. - (Dim 3 Mai - 14:56)
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- haunted by the ghost of you -

(@silas ackerman) Elle erre toujours comme une âme en peine. Elle erre, sans trop savoir où elle va, sans trop savoir ce qu’elle voudrait. Elle s’est perdue, Ainoa. Perdue quelque part, entre la douleur et la tristesse, l’avant et l’après, l’amour et la haine. Ça a fait beaucoup trop de choses, d’un coup. Beaucoup trop de choses à digérer, à accepter. Trop de choses, avec lesquelles essayer de vivre. Ou de survivre. Elle est jeune encore, Noa, et avant Silas, elle n’avait jamais vraiment aimé qui que ce soit. Le lui a-t-elle seulement avoué, une seule fois ? Peut-être que si, dans l’ombre de la nuit, dans la pénombre rassurante, dans un murmure à peine audible – une confession lâchée au creux de son oreille, sans doute sous la forme d’un moi aussi, parce que les trois mots ne seraient jamais, clairement, venus d’elle. Avant Silas, il y en a eu d’autres, mais la blonde, elle ne comprenait pas vraiment ce que c’était qu’aimer. Elle en entendait parler, elle voyait certains être blessés, souffrir, se lamenter, et souvent, elle ne comprenait pas, les méprisant sans doute – tous ces abrutis niais, ne vivant que pour l’amour, en faisant leur raison d’exister, alors qu’il y avait tant d’autres choses pour s’amuser, pour profiter de la vie. Elle ne comprenait pas, qu’on puisse avoir envie de perdre son temps avec une seule personne, alors qu’il y en avait tant d’autres. Elle ne comprenait pas, qu’on puisse avoir envie de compter pour quelqu’un. Envie d’être dans ses pensées. De lui parler. Tout cela, elle l’a découvert avec Silas, un peu par hasard – et elle a mis du temps, avant de parvenir à mettre des mots sur ce qu’elle éprouvait. Avant de comprendre, de quoi il s’agissait. Ce n’était pas un caprice de petite fille riche, qui veut prendre des risques, en entamant une histoire avec le chauffeur de son père. Ça n’a jamais été un caprice, ça n’a jamais été pour rire. Voilà pourquoi elle en souffre, encore. Elle se trouve plus pathétique encore, en voyant combien elle peine à l’oublier, à avancer. Elle sait que ça demande du temps, mais elle se dit que, quand même, elle devrait être passée à autre chose, à présent. Peut-être que ça ne l’aide pas, non plus, de le voir si souvent. Ce n’est même pas volontaire – Noa, elle le croise régulièrement, parce qu’il travaille toujours pour son père, parce qu’elle vit toujours là, parce que c’est comme ça. Et son cœur, se serre encore, à chaque fois. Elle est malheureuse, c’est tout, et elle l’aime toujours, malgré tous ses efforts pour le haïr. C’est pire encore, depuis qu’elle a appris ce qui lui était arrivé, à la bijouterie. Elle ne pouvait pas ne pas le savoir, alors que sa mère travaille pour sa famille, alors qu’elle le croise presque tous les jours, alors que les Ackerman sont comme une seconde famille pour les Bolivar. Mais, comme toujours, elle s’est tenue à l’écart, Noa, gardant ses questions, son inquiétude, pour elle – puisqu’il ne voulait plus d’elle. Ça lui fait quand même un peu plus de mal, à croire que ça ne s’arrangera jamais, ne s’atténuera jamais. Alors voilà, elle a encore atterri dans un bar, à boire, ce soir. Mais ses amis ne sont pas là – du moins, elle était arrivée, accompagnée d’une amie, mais elle ne sait plus trop où elle est. Peut-être aussi, qu’elle a cessé de l’écouter, quand son regard s’est posé sur Silas. Un hasard, cette fois, parce que son chauffeur à elle, n’a pas d’imprévus. Un hasard, c’est tout. Elle ne veut pas se dire, un signe. Parce qu’il serait temps qu’elle arrête de voir des signes à la con à la moindre occasion. Il serait temps qu’elle cesse d’être à ce point pitoyable, pathétique, qu’elle cesse de se morfondre, toujours à propos du même. Il serait temps, qu’elle avance. Mais bon sang, elle n’y arrive jamais. Elle ne fait toujours que reculer. Elle est fatiguée, lasse, désemparée. Il lui manque, c’est un fait. Alors elle a bu, un peu trop facilement. Elle n’est pas ivre non plus, elle a encore sa tête, mais elle est éméchée – elle a un peu moins de contrôle. Elle a, finalement, bu assez, Ainoa, pour avoir le cran d’aller le voir, même si c’est une mauvaise idée. « Hey. » Elle ne lui a pas adressé la parole, depuis la dernière fois – même toutes les fois, où ils se sont croisés. Elle ne lui a pas accordé un mot, ni même un regard – du moins, s’il posait le sien sur elle, parce qu’autrement, elle l’a regardé, tellement de fois, en sentant son cœur se serrer, son cœur lui faire mal. « Je peux ? » demande-t-elle, désignant la chaise vacante, à côté. Elle n’est pas hostile, elle n’est pas froide, elle n’est pas désagréable – il n’y a aucune animosité, dans sa voix, pour une fois. Elle n’est pas là pour le détester, même si elle voudrait. C’est peut-être l’alcool, cette fois-ci, qui la rend plus gentille, ou moins rancunière. L’alcool, surtout, qui la rend triste, et nostalgique. Que fout-elle là, en réalité ? N’est-elle pas un peu plus pitoyable, à lui courir après, alors qu’il l’a jetée ? Elle se ridiculise, voilà ce qu’elle se dit, en son for intérieur. Elle n’écoute pas les mille et une pensées qui lui envahissent le crâne, malgré tout. « J’ai entendu parler de… de ce qui s’est passé. » Et notamment, de la balle qui l’a blessé à l’épaule, à la bijouterie, et des coupures qu’il a récoltées en tombant contre une vitrine, le verre ayant tailladé sa peau. Elle en a entendu parler, parce que c’était grave. Parce que tout le monde s’est inquiété. Elle la première. Mais une fois de plus, elle a dû faire semblant, Noa. Cependant, maintenant, elle n’y arrive pas. Elle a besoin de savoir, besoin de lui parler, besoin d’entendre que ça va aller. Au moins pour lui.


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Re: (silas), haunted by the ghost of you. - (Mar 12 Mai - 12:02)
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Accoudé au bar depuis un moment, le brun se disait qu’il passait beaucoup trop de temps ici à enchaîner les verres, depuis quelques temps. Dès qu’il avait du temps libre, qu’il ne travaillait pas, le brun, il se retrouvait à jouer les piliers de bar, parce qu’il n’y avait bien que ça qui lui faisait oublier les malheurs de ces derniers temps. Il y avait eu cette rupture avec Ainoa qui lui avait fait beaucoup de mal, sans doute parce qu’elle était injuste, qu’elle n’était pas de sa volonté et qu’il endossait quand même le rôle du méchant de l’histoire, parce que c’était la volonté du père d’Ainoa et qu’il savait très bien que sa famille et lui allaient se retrouver avec beaucoup de problèmes s’il refusait d’obéir au patriarche Bolivar. Il n’avait fait que protéger les siens aux dépens de ses sentiments Silas et ça lui faisait un mal de chien. A ça, venait s’ajouter cette fusillade qui n’avait eu aucun sens et au cours de laquelle il aurait pu mourir. A son âge, ce n’était pas normal de frôler de si près la mort. Pourtant, il savait qu’il faisait partie des chanceux Silas, parce que malgré ses blessures, il avait réussi à s’en sortir. Il avait survécu, même s’il avait cru qu’il allait y rester. Mais ce n’était pas si simple de relativiser d’après lui. Il se sentait mal, au quotidien et le moindre bruit pouvant s’apparentait à un coup de feu le tétanisait sur place. Le traumatisme était encore là dans son esprit et il semblait bien qu’il allait mettre un certain temps avant de s’en défaire. Son bras encore douloureux lui rappelait nettement cette aventure. Il n’avait plus son atèle depuis quelques semaines, alors il avait pu reprendre le boulot, mais la douleur était encore présente et il passait du temps chez le kiné à essayait de réparer tout ça.

Il garderait une cicatrice à l’épaule c’était certains et d’autres, ici et là, à cause des entailles, du verre brisé qui s’était enfoncé sous sa peau dans sa chute. Cette expérience, elle était marquée sur sa peau autant que dans son esprit, alors Silas, il buvait pour oublier. Aujourd’hui il buvait pour oublier qu’il venait d’avoir vingt-sept ans et que sa vie, elle ne décollait pas beaucoup. C’était un truc en plus pour le déprimer. Finalement, quand il y repensait, le brun, il se disait qu’à cet âge-là, il devrait sans doute songer à construire sa vie de façon complètement indépendante et au lieu de ça, il continuait de vivre chez son patron, parce que c’était plus simple comme ça. Il était vraiment un gamin immature qui aurait pu crever sans rien avoir connu de la vie. Il avait pourtant des rêves, des objectifs le brun, rien de trop ambitieux parce qu’il ne fallait pas non plus rêver, mais il aimerait quand même bouger, voyager, voir le monde et puis se poser avec une femme, avoir des enfants, une maison à lui. Ce n’était pas des choses très compliquées dans le fond tout ça, mais peut-être qu’il allait falloir qu’il se mette un coup de pieds au cul pour y parvenir parce que clairement en ce moment sa vie stagnait. Peut-être qu’il devrait vraiment s’éloigner d’Ainoa pour commencer, au moins, ça lui permettrait d’aller de l’avant et de tracer un trait définitif sur cette histoire. Ce serait probablement mieux pour tout le monde s’il prenait la décision de s’éloigner, mais il fallait croire qu’il n’avait pas les couilles pour ça, préférait s’accrocher au filet de sécurité que représentait la vie chez les Bolivar. C’était quand même plus facile comme ça qu’en étant complètement indépendant. Il était ce genre de gars Silas dans le fond, un gros trouillard et cette maudite fusillade n’arrangeait pas du tout les choses. Ça le rendait encore plus trouillard le brun. Il soupira, avalant le contenu de son énième verre. Ce n’était pas comme ça qu’il avait l’habitude de célébrer son anniversaire le brun. Ce n’était pas franchement les projets qu’il avait eu en tête quelques mois plus tôt, mais c’était tout ce qu’il était capable de faire ce soir, boire, avec l’espoir d’être assez suit pour tout oublier. Il n’avait même pas remarqué Ainoa dans les parages avant qu’elle ne vienne près de lui. Il voulait l’oublier et la voilà qui se pointait, génial. « Hey. » Il répondit d’une voix marquée par l’alcool qu’il avait déjà ingurgité. Il haussa les épaules à sa question, qu’il dise oui ou non, elle ferait bien ce qu’elle voulait non, c’était Ainoa, après tout. « Hm, c’est pas pour rien que je bossais pas ces derniers temps. » Evidemment qu’elle en avait entendu parler, il avait cessé d’accompagner son père pendant plusieurs semaines, il avait passé quelque temps à l’hôpital et sa mère s’était beaucoup inquiétée pour lui, alors évidemment qu’Ainoa en avait entendu parler, mais qu’est-ce que ça pouvait lui faire hein ? Elle le détestait, après tout.


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Re: (silas), haunted by the ghost of you. - (Mer 13 Mai - 11:57)
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(@silas ackerman) Elle aurait voulu trouver un guide pour les peines de cœur. Un bouquin qui répondrait à la moindre de ses questions – qui lui dirait, par exemple, comment oublier, et combien de temps ça prenait pour avancer. Elle aurait voulu savoir tout ça, Ainoa, parce qu’elle n’avait jamais été malheureuse à ce point, auparavant. Du moins, jamais pour cette raison-là, jamais à cause de quelqu’un. Jamais à cause d’un de ses ex. Parce qu’elle en a eu, des histoires, avant. Elle en a eu, avant de croiser la route de Silas. Mais les autres, ils n’étaient pas lui. Les autres, ce n’était pas la même chose. Les autres n’éveillaient rien en son cœur ; les autres ne lui faisaient pas ce bien, ne lui apportaient pas cette quiétude. Elle ne trouvait cette étrange sérénité que dans ses bras à lui. Est-ce que ça ne voulait pas tout dire ? Noa, elle a perçu l’avant et l’après, elle a vu la différence. Il y a eu l’avant Silas, l’après Silas. Et l’après Silas est plus difficile, que tout ce qu’elle a pu vivre. Elle ne sait pas si c’est parce qu’il lui manque toujours une partie des explications, si c’est parce qu’elle a l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Elle ne sait pas si c’est simplement, qu’elle était profondément amoureuse, et que ça prend simplement du temps d’apprendre à ne plus dépendre de quelqu’un. Ou si c’est encore, parce qu’elle le voit constamment. Elle voudrait à chaque fois lui crier de la laisser, de dégager, parce qu’il ne lui simplifie pas les choses, en travaillant toujours pour son père. Mais elle sait, Noa, qu’elle serait injuste – plus encore qu’elle n’a pu l’être l’autre fois. Il ne peut pas s’offrir le luxe de choisir un autre emploi, elle le sait très bien, Noa. Dans le fond, ils seront toujours trop différents – ce n’est pas comme si leurs mondes étaient compatibles, d’une façon ou d’une autre. Ce n’est pas pour rien qu’ils se sont cachés, qu’ils n’ont jamais rien dit à qui que ce soit de leur histoire. Leur histoire était un secret, une relation vécue dans l’ombre, à l’abri des regards, probablement parce qu’ils savaient, dans le fond, sans forcément l’avouer, que ça ne pouvait pas marcher. A quoi est-ce qu’elle s’attendait, Ainoa ? Dans le fond, elle ne s’était pas attendue à éprouver tout ça. Peut-être qu’au début, elle s’était dit que c’était surtout pour rire, mais avec le temps, les sentiments étaient nés, et depuis ils sont restés. En réalité, en commençant tout ça, la blonde ne savait pas dans quoi elle se lançait. Elle était sans doute quelque peu naïve, ou tout simplement, insouciante – elle ne songeait pas aux conséquences. Elle ne regrette pas pourtant, parce que c’était agréable, même si aujourd’hui ça fait mal. Aujourd’hui, c’est terrible. Elle n’en finit plus de subir les conséquences de ses actes. Elle sort, elle boit, elle drague. Mais, elle a quand même mal. Ce soir n’est pas différent des autres soirs – si ce n’est, en le fait qu’elle a encore plus mal. Elle le voit, Silas. Si près, et si loin à la fois. Elle le voit mais c’est comme s’il y avait un périmètre de sécurité invisible, autour de lui, à ne pas franchir. Elle s’approche pourtant, parce qu’elle n’en peut plus, parce qu’elle a sans doute assez bu d’alcool pour ne plus être raisonnable. Parce que l’inquiétude la ronge, et c’est même plus fort que ça. Elle sait ce qui s’est passé – et quand elle a su, elle aurait voulu accourir, lui demander si ça allait, elle-même s’en assurer. Mais elle ne pouvait pas. Pourquoi pourrait-elle davantage, ce soir ? Elle ne peut pas, Noa. Mais, une fois encore, elle a bu assez d’alcool pour ça. Lui aussi, peut-être, mais elle ne s’en rend pas vraiment compte. Elle se contente de s’asseoir, avant qu’il ait pu accepter ou même refuser – ça fait partie des droits qu’elle se donne, dans le fond, elle ne s’attend pas à ce qu’on lui dise non. « Je sais. » Et maintenant, hein ? Qu’est-ce qu’elle est censée dire ? Pourquoi est-elle venue, déjà ? Elle est stupide, voilà tout. Et dans sa poitrine, son cœur bat trop fort, à lui en donner presque la nausée. « Tu dois trouver le temps long. » Sans pouvoir travailler, s’occuper. Il y a de quoi devenir fou, sans doute. Elle, elle ne peut pas imaginer, peut-être. Elle ne peut pas comprendre. « T’as toujours aussi mal ? » Elle ne le regarde pas vraiment, Ainoa, préférant commander un autre verre, puis se concentrer sur ce dernier. Elle a beau être à côté de lui, elle se tient à distance raisonnable, parce que ça fait quand même mal. Elle ne risquera certainement pas de le frôler, d’une quelconque manière – elle n’est pas si désespérée, et elle n’a pas l’intention de le faire de toute façon, et elle n’est pas là pour lui plaire. Pas totalement du moins. « Bon anniversaire au fait. » Elle n’a pas de cadeau sous la main, parce qu’elle ne s’attendait pas à le voir ce soir, parce qu’il est son ex, parce qu’ils ne sont plus rien, parce qu’elle ne lui doit rien. Et puis quoi, encore ? Devrait-elle le remercier, pour l’avoir blessée comme il l’a fait ? Pour l’avoir, simplement, larguée.


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Re: (silas), haunted by the ghost of you. - (Sam 27 Juin - 14:05)
haunted by the ghost of you.
Silas, il avait tendance à penser que le fait de se prendre une balle dans le bras, c’était quelque chose qui n’arrivait que dans les films, ou aux autres. Il n’avait évidemment jamais pensé qu’un beau jour, il se retrouverait pris dans une fusillade et qu’il serait blessé. Il avait encore du mal à réaliser ce qu’il s’était passé ce jour-là. Il était typiquement ce genre de gars sans histoire Silas, alors forcément, c’était vraiment étrange comme situation. Il était encore en vie, c’était probablement le plus important, l’idée à laquelle il devait s’accrocher pour aller de l’avant et ne pas rester bloquer sur cette histoire. Le truc, c’était que c’était quand même plus facile à dire qu’à faire. Il y avait le traumatisme qui allait avec et ce n’était pas facile à gérer. Il aurait aimé prétendre être un type particulièrement fort et résistant Silas, mais ce n’était pas le cas. Il n’était qu’humain, avec toutes les faiblesses que cela pouvait entrainer. Il n’arrêtait pas d’y penser, de revivre la scène et ça lui faisait sans cesse beaucoup de mal. Il ne dormait presque plus la nuit et passait un temps à boire pour oublier tout ce qui n’allait pas. Il fallait qu’il se calme avant de devenir alcoolique, mais ces derniers temps, il n’avait bien que ça comme réconfort dans sa vie. Il avait été à deux doigts de mourir avant même d’avoir passer le cap des trente ans, il y avait de quoi être déstabilisé. Il était en arrêt maladie en plus, ça n’arrangeait pas les choses, ça lui laissa trop de temps pour cogiter. Mais il n’avait pas le choix, il était chauffeur et conduire avec un seul bras, c’était assez compliqué, surtout quand la douleur de la balle ayant traversé ses chaires n’arrêtait pas de se réveiller.

Ce n’était pas demain la veille que le souvenir de cet événement allait s’estomper. Il y avait encore trop de choses pour lui rappeler ce qu’il s’était passé ce jour-là. Ça avait été une journée complètement banale et pourtant elle s’était vite transformée en un véritable cauchemar. Il avait vraiment du mal à s’en remettre le brun. Ça avait réveillé un grand nombre de ses regrets, ça lui avait donné envie d’essayer de faire mieux de sa vie. Mais qu’est-ce qu’il pouvait vraiment faire de mieux avec sa vie dans le fond ? Il n’était qu’un paumé, sans grande ambition. Il pouvait boire à ça aussi Silas : il n’était vraiment qu’un pauvre type. Ces derniers temps, sa vie avait l’air d’un véritable désastre, alors même son anniversaire semblait être un jour bien pourri à ses yeux. Maintenant, il fallait qu’Ainoa se pointe à ses côtés, comme pour lui rappeler qu’il y avait encore un truc qu’il avait bien raté dans sa vie : l’amour. Il l’aimait encore, mais il ne pouvait pas être avec elle, en voilà encore une histoire joyeuse qui lui donnait encore plus envie de se noyer dans l’alcool. « Ouais, je m’ennuie un peu. » Il haussa les épaules et l’ennuie, ce n’était pas le pire dans cette histoire. Non, le pire, c’était qu’à ne rien faire de ses journées, il passait beaucoup trop de temps à ressasser ce qui lui était arrivé et clairement, ça lui faisait plus de mal que de bien, mais c’était plus fort que lui, comme si son cerveau refusait catégoriquement de lâcher cette histoire. Peut-être aurait-il besoin d’un psy, mais il n’était pas prêt à l’admettre le brun, une fierté trop mal placée sans doute qui m’empêcher d’être raisonnable et d’admettre qu’il avait vraiment besoin d’aide. « Ça arrive, par moment. » Il avait des séances de rééducation pour essayer de pallier à la douleur et renforcer le muscle qui n’avait pas beaucoup travaillé ces derniers temps à cause de l’atèle qu’il avait été obligé de garde pendant plusieurs longues semaines. « Merci, je suppose. » Il répondit, un peu sarcastique, parce qu’il avait du mal à considérer que ça puisse être un bon anniversaire vu tout ce qui lui était arrivé. « Au moins, c’est une bonne excuse pour boire. » Il ajouta avant d’attraper su verre et de le lever vers elle comme s’il trinquait, avant de le porter à ses lèvres pour en avaler cul-sec le contenu, le reposant ensuite sur le bar avant de demander à ce qu’on lui en serve un autre. Ce soir, c’était lui qui risquait de vomir, enfin, y avait peu de chance qu’il demande à Ainoa de le ramener, alors elle n’avait pas de souci à se faire.


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Re: (silas), haunted by the ghost of you. - (Mer 1 Juil - 14:34)
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(@silas ackerman) Tout ce qu’elle a trouvé pour passer le temps, ou pour faire taire ses pensées, c’est sortir, encore et encore. Elle préfère ça, Noa, parce qu’ainsi, tout est plus simple. Elle peut boire à outrance, oublier presque jusqu’à son nom, oublier les peines, simplement. Elle peut s’amuser, en prime, rire avec ses amis, laisser la musique étouffer ses pensées. Elle peut même flirter, parfois, même en général, ça n’aboutit à rien – parce qu’elle n’est pas prête pour une autre histoire, parce qu’elle n’a même pas envie d’un truc qui ne durerait qu’une nuit. Peut-être qu’elle a juste besoin d’être seule, un temps. Histoire d’avancer, de se remettre doucement. D’oublier, peut-être, enfin. Il faut qu’elle prenne le temps pour accepter que les choses soient terminées, définitivement. Qu’elle prenne le temps pour trouver la volonté de passer à autre chose. Pour l’instant, elle n’en est pas encore là, Ainoa. Pour l’instant, elle ressasse, elle y pense trop souvent, et elle croise Silas alors ce n’est pas évident. Pour l’instant, elle est en colère ou du moins, elle essaie de l’être, pour se protéger, pour espérer tourner la page. Mais au bout du compte, la colère ne résout rien, la colère ne lui fait que du mal. Elle en prend peut-être conscience, en s’approchant de Silas, ce soir. Peut-être est-il temps d’être mature. Ou bien, cette maturité, elle ne la doit qu’à l’ivresse qui commence doucement à la gagner – rien de trop important encore, mais sans doute que ça ne saurait tarder. Elle n’a pas encore trop bu, ce soir, mais elle a bu assez pour ne pas songer aux conséquences de ses actes, pour éteindre son cerveau et se laisser guider par son cœur. Elle a envie d’être là, Noa. Même si elle se fera peut-être jeter, repousser, même si elle passe peut-être pour l’ex pathétique qui se morfond, même si elle le regrettera sans doute, même si elle s’en brûlera les doigts, même si elle repousse un peu plus la guérison de sa peine de cœur. Elle n’a plus la force de faire semblant, plus la force de le haïr. Encore moins alors qu’elle sait, ce qui lui est arrivé. C’est sans doute ça qui change tout, finalement, ce soir. Il aurait pu perdre la vie. Et l’apprendre, l’a bouleversée. Ça ne change rien entre eux, mais ça change un tantinet sa vision des choses. Elle a été bouleversée à l’idée de le perdre définitivement. Mais elle ne peut même pas partager ses craintes, son inquiétude. Elle ne peut pas, parce qu’elle est l’ex, Noa. Elle a perdu, ce droit. C’est lui-même, Silas, qui le lui a retiré. Alors peut-être ouais, qu’elle a juste l’air stupide, pathétique, à être là, à lui parler. Mais elle ne peut pas s’en empêcher. Au pire, il la virera, hein ? En tout cas, pour l’instant, il ne lui dit rien. Il lui répond, c’est déjà bien. Déjà bien suffisant pour son cœur désespéré. « J’imagine, oui. Ils t’ont dit quand est-ce que tu… pourrais reprendre ? » Combien de temps est-ce qu’il doit rester tranquille, surtout. Peut-être devrait-elle en profiter pour passer à autre chose, tant qu’elle ne risque pas de le croiser toutes les deux minutes quand elle est chez elle. Mais les choses ne sont pas aussi simples que ça, évidemment. « Okay. Désolée pour toi. » Il n’y a plus aucune agressivité, dans sa voix. Elle serait presque douce, Ainoa. Comme avant. Comme quand ils étaient ensemble. Pourtant, l’alcool est dans ses veines, déjà. Comme l’autre fois. Mais l’autre fois, elle n’était que colère. Aujourd’hui, elle n’est que mélancolie. Et nostalgie. Et manque, aussi. « T’as rien prévu… avec tes amis ? » souffle-t-elle alors. Rien de prévu avec ses amis – ou avec quelqu’un d’autre, voilà ce que ça veut dire, peut-être, aussi. Elle ne veut pas savoir, pourtant. L’idée la tuerait, même si ça fait déjà longtemps, maintenant, qu’eux deux, c’est terminé. Il serait temps qu’elle se fasse une raison, Noa. « Y’a toujours une bonne excuse pour boire. » Elle hausse les épaules, léger sourire aux coins des lèvres. Elle lève vaguement son nouveau verre, elle aussi, avant d’en boire une gorgée. Trop vite, peut-être. Vite, vite, que ça lui monte à la tête. Qu’elle perde ce qui lui reste de contrôle et de mesure. Qu’elle se détende un peu, enfin. « Alors quoi, t’es pas heureux de prendre un an de plus ? » qu’elle ose plaisanter, sourire en coin. Ça fait combien de temps, qu’elle n’a pas plaisanté, ri, avec lui ? Elle le sait, Ainoa, au fond. C’est pour cela qu’il ne vaut mieux pas qu’elle y pense. « Fais gaffe, bientôt la retraite. » Et dans son regard, plus que de la malice, il y a comme une lueur nouvelle. Ou, plutôt, comme une lueur ancienne.


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