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don't wanna be your friend + jody

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Lun 16 Jan - 8:42



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Elle était folle – Jordan Hawkins était infectieuse. Sa chevelure argentée sublimait le couloir alors que les étoiles s’étiolaient pour accompagner sa démarche entre les escaliers. Elle jouait avec ses hanches. Elle exhalait des étincelles colorées sur les murs défraichis du bâtiment. Wayne avait fixé ses yeux sur sa robe. Il se laissait submerger par les cheminements des franges sur ses cuisses dévêtues. Il faisait trop chaud dans l’allée. L’été étouffait les pensées, il oblitérait l’espace afin de le rendre muet. Il n’aimait pas Jordan. Il ne ressentait aucune émotion. C’était pire. Il la respirait dans ses gestes joyeux et ses rires absurdes. Il lui imaginait une couronne de fleurs et des ailes de papillon. Elle se tourna vers son profil en claquant les doigts. Elle sautait. Elle dansait au rythme de ses silences. Raconte-moi une histoire ! Criai-t-elle du haut de la rampe. Raconte-moi deux histoires ! Elle avait lancé le compte. Et bientôt, elle exigeait un millier de protagonistes et d’amoureux. Wayne pinçait les lèvres en levant le bras. Ses poignets ondulaient dans le corridor comme pour diriger un orchestre. Il croyait avoir un pouvoir sur elle. Il pensait qu’il lui suffisait d’agiter les doigts pour qu’elle se penche au de-là de l'appui. Mais Jordan ne bougeait pas. Jordan souriait en attendant. Parfois, il se conformait à ses visions. Il prenait place sur le perron pour lui inventer un récit. Et comme une enfant, elle s’extasiait au son de sa voix. Il lui promettait une éternité mensongère. Mais derrière les mots, son souffle se condensait pour lui murmurer ses confessions. Jordan était excentrique. Elle vivait ses aventures alors qu’il demeurait tapi dans le noir, le cœur suspendu à son parfum. Raconte-moi, une autre histoire. Je me marie demain. C’était ignoble. Promise – elle ne lui appartenait pas. Elle ne lui appartenait jamais. Je me redressais sur la table. Ma main transpirait nerveusement sur le papier. Les traces du gasoil se mélangeaient à l’encre noire. Je ne savais pas, mon esprit bordait les extrêmes entre deux identités ; le garagiste bourru et le dramaturge appliqué. Alors, je me conformais à la facilité. Un travail stable pour un loyer payé dans les délais. Je devais encore rembourser les dettes de mes fiançailles déchues. Ophie était partie il y a un an, emportant le diamant et les fournitures de notre appartement. Ses exodes européens l’avaient perdu. Avec le temps, je ne la détestais plus. La rancune était une épreuve fatigante après des heures sous les capots des voitures. Je me renfrognais sur le canapé. J’ignorais s’il était possible d’être aussi épuisé. Le soleil se consumait sur l’horizon, à travers la vitre du salon et les rebords des meubles. Je soupirais en observant les cadrans de l’horloge. Ma pizza n’était toujours pas arrivée. J’étais impatient et affamé – peut-être même dérouté par les souvenirs d’une relation révolue. Le pallier s’agita pendant quelques instants, puis la sonnette retentit pour m’extirper de la réalité. Je me précipitai vers la porte d’un air grognon. «Enfin.» Marmonnai-je en triturant mon manuscrit. Je relevai la tête pour découvrir la silhouette de Jody. Un frisson parcouru mon échine alors que je tentais de cacher mes feuilles. Mais il était trop tard, elle avait déjà longé le vestibule pour s’affaler sur les coussins. «T’as pas vu ma pizza par hasard ? J’ai commandé y a 40 minutes.» Mon intonation était habituelle, simplement courroucée par la gêne. Je ne voulais pas qu’elle me lise parce que je craignais qu’elle se retrouve dans les acts de ma pièce. J'esquissai un faible rictus. Je me préoccupais sans doute trop des détails, comme si cela pouvait faire la différence. Je me rendais bien compte de l’affection qu’on s’accordait. Nous étions voisins. Amis à nos heures perdues. Mais parfois, ça ne suffisait pas.


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Lun 16 Jan - 15:09

Elle quitta le café dans un geste presque trop dramatique, posant son tablier sur le comptoir, lâchant au passage une plaisanterie à son patron. - Je démissionne. Elle le faisait presque tous les soirs, et puis elle riait légèrement, attrapait son sac et balançait un à demain en quittant les lieux. Et c'était ainsi depuis des années, depuis avant même que Samuel ne rachète l'endroit, et si l'ancien propriétaire se contentait toujours de lever les yeux au ciel, le nouveau patron lui, jouait le jeu de temps à autre. Il était tard, et elle avait accepté de compter quelques heures supplémentaires à cause des inondations qu'avaient causé les pluies de la semaine passée. Jody était flemmarde, certes, mais elle était serviable. Et c'était peut-être un moyen pour elle, discret et implicite, de se faire pardonner pour tout ce qu'elle ne faisait pas par simple fainéantise. Elle traversa les quelques rues qui la séparaient de son chez-elle, ses pieds la guidant sans même qu'elle n'y fasse attention. Elle faisait le même chemin, chaque jours, depuis huit ans. Elle ne s'en était jamais lassée, simplement c'était devenu un réflexe, un mécanisme, et c'était à peine si elle se rendait compte de ce qu'elle faisait. Elle grimpa les marches jusqu'à son étage, deux par deux, pressée de se jeter dans son canapé, ou dans celui d'Heath, l'idée lui traversa l'esprit lorsqu'elle arriva sur le perron. Elle sonna, une fois, le doigt laissé en suspens au-dessus du bouton, prête à l'appuyer deux ou trois fois de plus, impatiente, si son ami mettait trop de temps à ouvrir. Mais il ne tarda pas, et elle sourit en découvrant ses yeux bleus avant de filer, sans attendre, vers son canapé, bien plus confortable que le sien où elle passait toutes ses nuits depuis l'arrivée de sa nièce. Elle s'y affala, soupirant d'aise en fixant le plafond. Elle fronça les sourcils, le sourire aux lèvres, et se redressa. - Non, je n'ai pas vu ta pizza. Elle attrapa un stylo qui traînait sur la table, l'agitant dans les airs pour accompagner ses paroles. - Ceci dit, je me rends compte de la très mauvaise influence que j'ai sur toi, Heath Janssen. Toutes ces pizzas que tu t'enfiles vont finir par se manifester. Elle tendit le bras pour montrer de la pointe du stylo la zone de la hanche de Heath, resté debout. - Ici, principalement. Elle le fixa de ses yeux pétillants, échappant un petit rire. Elle n'avait pas encore remarqué les feuilles éparpillées, ou peut-être que si, simplement elle n'y avait pas fait assez attention pour qu'elle s'en rende compte tout de suite. Elle était parfois lente à la détente, Jody, ou trop concentrée sur des milliers de petites choses insignifiantes, pour voir la grande image. Elle jouait avec le stylo entre ses doigts, un beau stylo, de ceux qu'elle aurait rêvé d'avoir, gamine, mais qu'elle était trop maladroite pour garder en bon état, ou garder tout court. Et puis son regard traversa la pièce, et tomba de nouveau sur les feuilles. Elle plissa les paupières, se penchant en avant pour en attraper une, curieuse. Elle releva les yeux vers Heath avant de les déposer sur le papier. - Tu faisais quoi, avant que j'arrive ? J'ai l'impression de t'avoir pris en flagrant délit de je-ne-sais-quoi. Elle fronça les sourcils, faussement sévère, toujours légère, et lâcha la feuille sans y prêter plus d'attention que ça. Elle se leva, s'approchant de lui en vrillant un regard feignant la suspicion. - Allez, dis-moi. Il y a une fille dans ta chambre, c'est ça ? Elle appuya le stylo contre son torse, le menton relevé parce qu'il était bien plus grand qu'elle, il la surplombait d'un peu plus d'une tête, et sa crédibilité à elle était effacée en un rien de temps, juste parce qu'elle était contrainte de se hisser sur la pointe des pieds pour ne pas avoir à le regarder de trop bas.


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Mar 17 Jan - 11:03



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Les néons de la lampe drapaient mes silences. L'expression de Jody se découpait sur mes paupières fatiguées, brève et lumineuse, comme le soleil, elle était la seule à garder sa beauté dans l’obscurité. Je ne remarquais plus ses manies excentriques. Son comportement m’était devenu habituel avec le temps. Elle s’affalait sur mon canapé. Elle portait mes pulls et vidait le contenu de mon frigo. Mais ce n’était pas important. Je m’approchais en froissant les pages dans mon dos. Les manuscrits s’étalaient entre les mégots de cigarettes et les bouteilles vides. L’inspiration était une traitresse. Elle apparaissait brusquement, puis elle relâchait sa prise sur mon esprit. Je papillonnai des yeux en m’étirant dans le hall. Sa voix était tendre et voilée d’affection. Une vraie amie. Loyale et attachante. Je hochais la tête au gré de ses jérémiades enfantines. Elle agitait la pointe de mon stylo avec flegme avant de l’apposer sur ma hanche. Ma stature était vaniteuse. J’avais les muscles crispés et le menton levé. Elle ne pouvait pas railler mon physique puisque je partageais mes loisirs entre le sport et le théâtre. Je lui confiais mes secrets pour mieux cacher mes écrits. Il ne fallait pas juger Shakespeare sur une seule pièce. Je voulais être considéré dans un ensemble de proses, tel un paysage illimité, avec une vallée, des fleurs et les torrents acides de la rivière. Jordan n’existait pas dans mon imagination. Elle était réelle – dans ses gestes et ses soupirs. Je l’observais à cet instant, le cœur abîmé sur les franges du papier. L’encre coulait dans mes veines. Il laissait des tâches sur ma poitrine flétrie. Je ne ressentais rien depuis Ophie. Puis mon équilibre chancelait pour retrouver le sourire de ma voisine. Stupide ! Je me redressai en ignorant les frémissements du vent. Ma démarche accompagnait mes pensées. Il n’y avait rien entre nous. Je ne le voulais pas. Je marmonnai dans ma barbe avant de me pencher vers la table. Les belles histoires étaient semblables aux montagnes dont le sommet était entouré de vapeur. Je me refusais à ces hauteurs. Je me refusais à la possibilité – aussi infime soit-elle, que Jody soit différente des autres. «Tu ne m’influences pas.» Grognai-je en ramassant mon calepin. Tu m’inspires. Je secouais les épaules avec nonchalance. Son parfum me remplissait de vertus, de prologues enchantés. D’un mouvement sec, je relevai les pans de ma chemise afin de dévoiler mon torse. «Je jogg. J’prend pas un gramme. Par contre  … » M’enquis-je en observant son tour de taille. Sa silhouette filiforme se fendillait sur ma peau. Elle semblait si fragile – si petite dans mon étreinte. «Tu devrais te mettre au sport pour avoir le souffle de me contredire.» M’amusai-je en la faisant vaciller sur les coussins. Elle arborait une expression taquine. Je ne la quittais pas du regard, émerveillé par les arabesques de ses pommettes racées. Elle était si jolie. Je le voyais clairement, ce soir. Il était difficile d’effacer les erreurs du passé, de trouver le courage, de cesser de comparer. Les émotions se confondaient dans mon esprit. Pourtant, je ne faisais rien. J’écrivais. Jody n’avait pas surpris un acte démesuré et répugnant. Elle avait seulement interrompu mes confessions d’un autre monde.  «Il y a toujours une fille. Et maintenant y a toi.» Déclarai-je en prenant place à ses côtés. «J’aurais préféré une pizza cela dit. J’ai tellement faim. Et si tu me préparais tes fameux cookies ?» Je m’appuyai sur son épaule en esquissant une moue sarcastique. Mille fois la mort, que ses talents culinaires.


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Ven 20 Jan - 0:33

Elle se sentait chez elle partout, Jody, mais chez Heath, elle avait réellement l'impression d'être chez elle. Ç’avait été une évidence, avant même qu'elle ne frappe à sa porte, lorsqu'elle l'avait observé faire des allers-retours sur le palier, à travers le judas de sa porte à elle. Elle avait vu ses yeux bleus, sa carrure immense, et elle s'était dit qu'elle n'allait pas simplement lui souhaiter la bienvenue en quelques mots banals et impersonnels. Alors elle avait cuisiné. Jody la terrible, l'incapable, celle qui ratait tout ce qui passait au four, elle avait fait l'effort. Elle le regarda relever sa chemise pour dévoiler son torse bien trop musclé, et elle fit la moue, ses yeux s'arrêtant une seconde sur sa peau claire. Elle eut un moment de flottement, juste un instant, si bref qu'elle l'oublia immédiatement, avant de secouer doucement la tête. - C'est pas juste. Et puis elle releva les yeux, des yeux surpris, amusés, faussement vexés, la bouche ouverte. - Hey. Moi aussi je jogg, je te signale. Des fois. Avec Ryanee. Il la poussa sur le canapé, sans effort, il était bien plus grand, bien plus fort, et il lui suffisait d'un geste pour qu'elle vacille. C'était injuste, elle l'avait souvent dit, lorsqu'ils faisaient semblant de se battre – lorsqu'elle l'entraînait dans des combats improvisés sur les coussins sur canapé. Elle s'y laissa tomber, parce qu'elle n'avait pas la force de répliquer physiquement, et qu'elle savait qu'il la rejoindrait sous peu. Elle s'assit en tailleur, les sourcils toujours froncés, le sourire aux lèvres, parce qu'elle était incapable de rester sérieuse, avec personne, et surtout pas avec Heath. Il la faisait toujours rire, de ses mines sérieuses, de son ton calme, si contrasté avec son attitude à elle, enfantine et excentrique. De ses railleries si bien tournées, dites sans un sourire trahissant la plaisanterie. Elle plissa les paupières, le fixant un moment. Elle n'avait jamais imaginé une fille entre ses draps. Pas une seule fois, en trois ans. Mais l'idée était là, désormais, et elle perdit l'éclat dans ses yeux juste une seconde, à l'idée qu'il y ait toujours une fille. Elle n'eut pas le temps d'y songer plus longtemps, déjà il était à ses côtés, imposant même assis, il y avait tout de grand, chez Heath. Ses yeux, ses mains, son sourire. Elle le fusilla du regard, ou du moins elle le pensait, mais elle n'était jamais réellement en colère, Jody, il y avait toujours cette petite lumière qui empêchait ses yeux d'être trop sérieux. Elle avait brûlé les cookies, la première fois. Et la deuxième. Et toutes les fois ensuite. Et chaque fois elle les avait tout de même portés jusqu'à sa porte, et chaque fois il avait ri, et il en avait goûté un, et plaisanté sur le goût. C'était un rituel, immuable, elle était obstinée, déterminée à un jour penser à vérifier la cuisson des biscuits de temps à autre. Mais elle était incapable de se concentrer trop longtemps, Jody, l'esprit vagabond, elle pensait à tout, à rien, elle manquait son arrêt de bus, elle ne regardait pas avant de traverser, elle laissait sa monnaie dans la main suspendue de la boulangère, parce qu'elle virait d'une pensée à une autre, incessamment. - Ne mens pas, t'adore mes cookies. Elle hocha la tête, comme pour affirmer ses paroles, mais elle savait bien qu'il les détestait, parce qu'ils n'étaient que des morceaux de pâte brûlés, immangeables, et elle était incapable de réellement lui en vouloir. Elle-même ne les mangeait jamais. Elle s'enfonça dans le canapé, les omoplates appuyées contre le dossier. - J'espère que t'as pris une quatre fromages. Je meurs de faim aussi. Elle tourna les yeux pour guetter sa réaction. Et pas une seule fois elle se dit qu'il préférait être seul, qu'elle le dérangeait peut-être, et qu'effectivement, il y avait bien une fille, quelqu'un d'attendu, quelqu'un d'autre qu'elle. Elle joua un moment encore avec le stylo, avant de se pencher pour le poser sur la table. Et les pensées reprirent leur cours, elle s'apprêtait à s'affaler de nouveau sur le canapé, mais ses yeux s'arrêtèrent sur les feuilles, rassemblées grossièrement, raturées, annotées, gribouillées. Elle cligna des paupières, comme un moment d'ajustement, et tourna son visage vers Heath. - C'est quoi ? Elle désigna du menton le tas de feuilles, curieuse, intriguée.


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Ven 27 Jan - 15:09



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Jody, désirée jusqu’au creux du ventre. Jody, les lèvres saupoudrés d’un sourire rosé. Je papillonnai des yeux en détaillant son profil élégant. Elle semblait si petite entre mes prunelles. Mes yeux l’entouraient dans une étreinte immonde. Car mes pensées perdaient leur pureté habituelle. Je m’égarais parfois. Je fantasmais sur un corps qui vibrait sous ma bouche. Je me redressai en grognant. Elle parlait beaucoup – j’écoutais la plupart du temps. Notre équilibre s’était dessiné avec douceur sur les franges de l’appartement. Ne parlez pas d’amour. Le sentiment de feu et de souffrance ! Je me refusais d’analyser la situation. Elle était toujours là, tapis dans la lumière. J’étais attiré par les ondoiements de ses doigts dans la pénombre. La nuit dernière, j’avais rêvé de son visage. Puis je m’étais levé en sursaut. Attestant d'un geste furibond que ce n’était qu’une coïncidence. Elle habitait de l’autre côté du pallier, c’était normal de songer à elle. Tout était normal, pour justifier mes faux pas. La chemise repliée sur mon torse, je finis par choir sur le canapé. Son parfum m’emprisonnait dans le silence. Jody était un papillon magnifique. Une créature colorée que je voulais épingler sur mon cœur. Mais le fantôme d’Ophie obscurcissait ma vision. Les photos éparpillées dans mon tiroir me rappelaient les conséquences des fiançailles. Je joignis les bras sur mes cuisses en esquissant un léger rictus. Il n’y avait pas d’autres femmes. Seulement des tentatrices, des chimères nocturnes que je chassais au matin. Jody était différente. Elle s’amenuisait dans tous les espaces. Elle s’imposait par sa simplicité, comme une étoile que je voyais brûler sous mes yeux. Je me penchais vers son cou, l’esprit engourdi par l’émotion.  «J’aime tes cookies. J’en mangerais tous les jours. Le chocolat carbonisé me va très bien au palais.» Déclarai-je sans ciller. Ce n’était pas un mensonge – seulement une analogie. Elle avait préparé la pâte. Elle avait touché les ingrédients et mélangé les saveurs. Et cela suffisait à me rassasier. Je pinçais les lèvres en soupirant. Son attention était volatile. Et la mienne, demeurait fixée sur ses boucles brunes.  «Désolé. Je préfère la viande dans ma pizza. Mais je peux toujours appeler. » J’agitais mon téléphone sous son nez. Il y avait une solution à tous les problèmes. Sauf le notre. Sauf l’amitié étrange et complexe. Elle se détourna lentement afin de pointer les feuilles et les tâches d’encre sur la table. Je me crispai instantanément. J’espérais qu’elle oublie. Qu’elle s’abstienne de commentaires. Je me précipitai vers les manuscrits afin de mettre de l’ordre dans mes écrits. «J’écrivais. Ma déclaration d’impôts. Mais dans un style poétique tu vois. Je suis un gars bien.» Je hochais la tête en lui dérobant le stylo.  « Pourquoi tu demandes ? Tu t’intéresses à moi ?» La taquinai-je en essuyant un pli sur son front. Elle arborait une expression faussement embêtée, mais je la trouvais adorable, dans tous ses aspects.


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Mar 14 Fév - 18:06

Il taquinait, Heath, sans cesse, de sa voix grave et de ces sourires en coin qu'il lui offrait parfois. Elle savait qu'il n'aimait pas ses cookies, parce qu'il était impossible d'en apprécier le goût – si même goût il y avait. Pourtant, elle avait aussi qu'il était sincère, quelque part, et c'était sans doute la raison pour laquelle elle s'obstinait à les faire, à les rater, à chaque fois. Parce qu'ils étaient pour Heath. Il n'y avait que lui pour qui elle s'acharnait aux fourneaux, les autres se contentaient de pizzas livrées à domicile, d'un geste vague de la main, parce qu'elle n'avait ni le temps ni l'envie de cuisiner. Mais pas avec lui. Elle tira la langue, puérile, enfant à taille d'adulte assise en tailleur sur le canapé d'un voisin, les cheveux un peu trop en bataille, les yeux un peu trop rêveurs, puis elle sourit, et elle oublia les cookies, elle pensait déjà à autre chose. Heath agita son téléphone sous son nez, et elle afficha un sourire en coin, le fixant de ses yeux bruns. - Si tu insistes. Elle plissa les paupières dans une moue taquine, comme elle le faisait bien trop souvent, ça ennuyait la plupart des gens, cette manie d'agir comme une enfant, de plisser les paupières et de ne jamais savoir être sérieuse. - J'ai rien à faire ce soir, tu vas m'avoir dans les pattes pendant un moment. Elle soupira, faussement désolée, consciente qu'elle passait presque plus de temps ici, sur ce canapé, que sur le sien, dans son deux-pièces qu'elle partageait désormais avec une adolescente au caractère bien trempé qu'elle n'arrivait pas à gérer – parce qu'elle ne savait même pas comment se gérer elle-même. Et puis de nouveau son attention divagua, et se posa sur les feuilles qu'elle a vu en entrant, puis en s'asseyant, celles qu'elle avait regardé un instant, oublié celui d'après. Elle l'observait, Heath, alors que dans un geste presque trop précipité il rassembla les morceaux de papiers gribouillés, et elle ne dit rien, un moment, juste le regard figé sur sa silhouette si différente en cet instant. Il sembla loin, à des milliers de kilomètres, hors d'atteinte, alors qu'elle eut la sensation qu'il cachait quelque chose dans ses gestes presque paniqués. Il se redressa, et elle se détendit, comme si tout ça n'avait été qu'une impression vague et éphémère, qui n'avait de sens qu'au moment où elle l'avait ressentie. - T'espère qu'ils vont te faire une remise si tu fais de jolies phrases ? Elle sourit, laissant sa main en suspens pendant un instant alors qu'il lui dérobait le stylo. Elle ne le quittait pas des yeux, les sourcils froncés, trahissant les doutes qui lui bouffaient le crâne. Heath ne lui cachait rien, elle en était certaine. Et pourtant, il y avait eut ces attitudes, depuis qu'elle avait passé la porte, comme s'il était pris au dépourvu. Jody passait toujours à l'improviste. Depuis trois ans elle frappait sans s'annoncer, elle restait manger, parfois s'endormait sur le canapé, et jamais ça n'avait semblé le déranger, et jamais elle n'avait eu l'impression d'être de trop. Il fit glisser son pouce sur son front, et elle cligna des paupières, défaisant le pli qu'elle créait de son froncement de sourcils. Elle se pencha en avant, légèrement, et haussa les épaules. - Bien sûr, c'est toujours mieux de savoir des trucs sur la personne qui habite l'appartement d'à côté. Elle marqua une pause, haussa les épaules. - J'essaie de savoir si tu as le profil du psychopathe type, ou si je suis en sécurité ici. Elle était là, Jody l'insaisissable, jamais sérieuse, incapable de s'arrêter sur les choses, elle s'ennuyait d'elle-même, parce qu'il lui était impossible de ne pas plaisanter. - Je peux lire ? On sait jamais, tu as peut-être fait des fautes d'orthographes. Elle fixait ses yeux bruns sur le tas de feuilles, sans vraiment les regarder, juste parce qu'elle n'était pas sûre de pouvoir soutenir le bleu de ceux d'Heath, qu'elle trouvait soudainement trop étrangers.


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Jeu 16 Fév - 14:49



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Je ne voulais pas qu’elle parte. Sa présence s’apparentait au rush de la drogue. J’étais le junkie de ses souries. Le garagiste qui voulait devenir écrivain. J’’essayais de ravaler mes sentiments. D’oublier toutes ces sottises. Mais Jody m’élevait comme une bouffée d’hélium. J’embrassais les voussures du ciel. Je m’étendais sur un nuage royal afin de la retrouver entre les actes de mes essais. Quelle belle image. J’étais le nénuphar qui avait naquit à la surface de la vase. Mes bras la tenaient avec amertume. Le contact de son corps de naine avait engourdi ma gorge. Le plaisir, la folie, quelque chose. Je ne parvenais plus à nommer les objets de mon désir. Parfois il me semblait aimer à nouveau. J’avais l’impression qu’il était possible de trouver la rédemption au bout du chemin. Puis les images d’Orphie revenaient me hanter. Je me souvenais de ses caresses, des fluctuations de sa chevelure vénitienne sur mon visage. Son fantôme se dessinait comme une décoration étoilée sur ma poitrine. Puis elle se transformait en constellation. Elle me repoussait vers les limites de mes retranchements, dans une vague déchaînée de mélancolie. Les mouvements hydrostatiques de la houle m’avaient emportés. Ils m’avaient contraint à cette existence en demi-teinte. Mes pensées étaient abîmées. Je ne pouvais plus contrôler mon audience. Je fixais les feuilles qui s’éparpillaient sur la table. Les effluves de ma dernière cigarette tourbillonnaient autour de mon esprit. Jody m’avait surpris en flagrant délit. Mais j’étais impatient de voire sa réaction. Comment pouvait-elle se tenir au milieu de mes fournitures sans s’apercevoir, qu’elle était la pièce la plus précieuse au milieu des meubles. J’imprimais son expression dans ma mémoire. Je la retenais à chaque instant. Chaque seconde. Puis je lâchais prise pour lui rendre sa liberté. Elle méritait une histoire différente. Une romance que je rédigeais pour nous. Je tournai la tête vers la fenêtre. Le rideau ondulait sous le vent, traçant des formes évasées sur le mur. Je soupirais sans me détourner de la vitre. Le téléphone vibrait encore dans ma main. La pizza arrivait bientôt. Nous pouvions manger afin de maquiller notre complicité dans des jeux enfantins. Jody s’approcha lentement de ma silhouette. Je me penchai par réflexe, parce que je voulais humer le parfum des fleurs dans ses cheveux. Je voulais sentir l’étreinte fugace d’un baiser qu’on ne s’accordait jamais. «Tu sais que tu es la bienvenue. Je me sens seul quand tu n’es pas là. » Tu es ma distraction préférée. J’ai plus envie d’être ton voisin. Je veux m’approcher. Laisse-moi te toucher. Juste cette fois. Ma conscience s’enflammait alors que je reculais d’un pas. «J’aurais bien besoin d’une remise. Et comme je tombe toujours sur un mec je peux pas vraiment utiliser mes charmes.» Je suivais les haussements de ses épaules en souriant. Elle était belle et insouciante. Mon opposée idéale. «Manger tes cookies brûlés ne fait pas de moi un psychopathe. Je dirais plus que je suis un suicidaire courtois. » Me moquai-je en effleurant délicatement son bras. «Lire? » Son regard venait de me glacer. Le crépuscule descendait lentement sur le salon. A cet instant, j’étais totalement désarmé. J’aurais voulu tomber à genoux et tout lui confesser. Mais je résistais avec vigueur en lui tendant le manuscrit. «J’ai rédigé ma demande en style théâtral. Je ne voulais pas partager ces bêtises. Tu as mieux à faire non? »


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Mer 29 Mar - 19:16

Elle était là chez elle. Elle avait lu quelque part, un jour, que la maison, ça n'était pas forcément quatre murs, mais que ça pouvait être des yeux et les battements d'un coeur. Elle avait plus que ça, ici. Elle se sentait chez elle, avec Heath plus qu'avec n'importe qui, et pourtant, il y avait toujours cet autre chose qu'elle faisait taire chaque fois que son visage se dévoilait sous ses paupières. Elle sourit, tendrement, le fixant de ses yeux bruns et pétillant un instant. Ça sonnait tout autre, venant de lui. Elle était la bienvenue partout, Jody, parce qu'elle s'imposait partout. Mais Heath, il ne lui avait jamais donné l'impression de s'imposer. Même la première fois qu'elle a poussé la porte de son appartement, par curiosité plus que par politesse. Elle ne remarqua pas le pas qu'il fit en arrière, ni même le bleu de ses yeux qui s'étourdit un moment, perdu dans des pensées auxquelles elle n'aurait jamais accès, et alors qu'elle aurait pu s'y perdre, il reprit la parole. Les coins de ses lèvres se relevèrent dans un sourire authentique, de ceux qui apparaissent avant l'éclat de rire. - Oh, avec ces yeux-là je suis sûre que tu peux tenter quelque chose avec n'importe qui. Elle ricana, plissant le nez dans une moue rieuse, celle qu'elle arborait presque toujours, comme une seconde peau. Jody, l’insouciante, la taquine, légère et enfantine, volatile et insaisissable, il arrivait parfois qu'elle retrouve son sérieux, rattrapée par le contact de la peau d'Heath sur la sienne, un instant qu'elle écourtait toujours d'un de ces rires dont elle avait le secret. - Au moins si tu meurs jeune, on aura une idée de pourquoi. Mais je nierais tout en bloc, évidemment. Elle se détourna de sa carrure imposante, ses boucles brunes rebondissant sur son épaule alors qu'elle se penchait sur la table. Il restait planté là, pris de court par une demande pourtant simple. Oui, lire. Elle fronça les sourcils, penchant légèrement sa tête. Elle voulait lire, parce qu'elle était curieuse. Elle posa sa main sur les feuilles qu'il lui tendait, sans le quitter du regard. Il semblait flotter ailleurs, combattre son propre corps soudainement crispé. Elle ne comprenait pas, et son cœur manqua un battement. Elle eu l'impression de s'immiscer, d'aller trop loin, pour la première fois. Elle sourit doucement, comme pour le rassurer, ou se rassurer elle-même. Il ne s'agissait que de papiers administratifs, rien de plus. Elle haussa les épaules, nonchalante, baissant les yeux sur le tas de feuilles qui séparaient leurs deux mains. - Pas vraiment, en fait. Elle releva son regard brun sur son visage, comme pour demander la permission, mesurant toute sa hauteur. Lorsqu'il lâcha enfin les feuilles, elle s'assit en tailleur sur les coussins du canapé, et se racla la gorge. Elle entre-ouvrit les lèvres, sur le point de lire les premiers mots d'un document officiel. Ses yeux s'arrêtèrent un instant, son souffle aussi. Elle resta en suspens au-dessus de l'encre, un instant qui sembla durer une éternité. Elle fronça les sourcils, avant de relever la tête vers Heath. - C'est pas ta déclaration d'impôts... Elle cligna des paupières, lâchant un léger rire vide de sens, fixant son visage de ses yeux noirs. Elle essayait de comprendre, de le comprendre. Les pages entre ses doigts pesaient une tonne, elle n'en avait lu que quelques lignes, mais ça avait suffit. Il avait menti. Son regard se porta à nouveau sur son écriture penchée et brouillon, et ses épaules s'affaissèrent. - Je ne savais pas que tu écrivais. Pourquoi tu… Pourquoi tu ne me l'as jamais dis ? Elle caressa le papier froissé du bout des doigts, incapable d'en lire plus, alors que tout son être mourrait d'envie de glisser entre les lettres noires.


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Mer 29 Mar - 21:30



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. J’étais engourdi. Pourquoi étais-je incapable de me réconcilier avec la pensée du couple ? Mes yeux glissaient sur le visage de Jody. Je respirais les souvenirs d’une amitié qui s’était imprimée sur les murs de cet appartement. Elle était venue en premier. Sans que je ne puisse l’inviter ou la retenir. Son sourire se dessinait au coin de des ses expressions joviales. Encore, encore. Je ne pouvais pas me repentir. Les amoureux s’embrassaient tout le temps, comme pour tisser les mots sur lèvres l’un de l’autre. Mais j’avais choisi le silence. Je pinçai la bouche en m’éloignant de sa prise. Son odeur embaumait l’espace et mon esprit. Les feuilles qu’elle tenait entre ses mains résonnaient comme une litanie. J’avais écrit pour tuer le sentiment mais il ne faisait que s’épandre sur ma poitrine. Toujours plus fort. Toujours plus douloureux. Je grinçai des dents en acquiesçant de la tête. Mes mouvements étaient devenus robotique. Mon corps se crispait au contact de son flanc, se rebellant contre les flux électriques qui traversaient mon échine. A chaque fois, chaque visite, j’avais l’impression de tomber. Je n’avais pas peur de la séduction. Mais j’entendais le bruit du coeur brisé à travers les arcs de ma cage thoracique. Ophelia avait laissé un goût amer. Je soupirai en fixant son regard. «N’importe qui? Toi y compris?» M’enquis-je en roulant nerveusement une feuille de tabac. Je n’avais même pas envie de fumer. Ce n’était qu’une manière de m’occuper. De songer à une addiction différente. «Evidemment. J’espère avoir une texte nécrologique digne de nous. En l’honneur de Heath Janssen, cet homme qui comme Donald Duck ne mettait jamais de pantalon pour chercher son courrier.» Je haussai les épaules en m’installant à ses côtés. Les rideaux ondulaient autour des fenêtres laissant les étincelles argentés de Wellington recouvrir le salon. Jody semblait songeuse, peut-être mon omission l’avait-elle déçu. Je la laissais parcourir le manuscrit. Mon héroïne lui ressemblait étrangement. Elle avait ses cheveux, sa silhouette, sa voix. Je me penchai dangereusement vers son menton, les paupières suspendues entre les nuances ambrées de ses iris. «Je préfère quand tu ne sais pas ce genre de choses.» Murmurai-je en déviant vers son oreille. Je posai mon pouce sur sa clavicule. «Je m’invente une vie quand t’es pas là pour m’empoisonner. C’est triste. » Raillai-je en sentant une crampe dans mon estomac. Une sensation doucereuse, tel un papillon déployant ses ailes vers la source de lumière. Mais à trop s’approcher du feu, on finit par brûler.


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Mer 29 Mar - 22:09

Elle échappa un rire cristallin, mi-moqueur, mi-surpris, de ceux qu'elle n'offrait qu'à Heath. Elle aimait ses yeux, elle s'y perdait toujours, malgré elle. Elle balaya sa question d'un geste de la main, parce qu'elle ne voulait pas y répondre. Ni même y songer. C'était bien trop étrange, déjà, lorsqu'elle plongeait dans le bleu de son regard un instant de trop, elle ne savait jamais ce qu'elle y trouverait, et ça l'angoissait, un peu. - Je l'écrirais. J'y mettrais tout mon cœur. Et promis je mentionnerais ta manie d'oublier ton pantalon. Et d'autres choses encore plus embarrassantes. Elle plissa les paupières, lui lançant un regard en coin taquin et joueur. Elle aimait tout, chez Heath. De son sourire à sa voix rocailleuse, de son parfum à ses mimiques qu'il ne remarquerait jamais. Il y avait tant de petites choses, de détails, qu'elle oubliait souvent mais jamais entièrement. Et pourtant, elle eu l'impression de ne rien savoir de lui, alors qu'elle parcourait les lignes écrites à la main. Il approcha son visage du sien, et ses yeux ne le quittèrent pas, ses iris foncés par l'incertitude et l'incompréhension. Elle pensait naïvement tout savoir de lui. Son cœur accéléra, accompagnant sa respiration dans un rythme soutenu. Il était près, elle pouvait sentir son souffle sur son menton, son parfum à ses narines. Trop près, peut-être. Elle ne bougea pas, heurtant ses iris noires à celles, bleues océan, parfois presque grises, qu'elle connaissait par cœur. - Pourquoi ? Souffla-t-elle dans un murmure. Elle n'avait aucun secret pour lui, elle n'en avait jamais eu. Mais elle n'était pas vexée qu'il ait gardé ça pour lui. Le poids dans son estomac venait d'autre chose. Il posa ses doigts chauds contre sa clavicule, et elle frissonna. Quand t’es pas là pour m’empoisonner. Elle sourit. Elle était là, chaque jour, elle envahissait son espace à chaque fois qu'elle en avait envie, sans jamais, jamais penser à ce dont lui avait envie. - Une vie où je ne squatte pas tes soirées pizzas ? Elle parlait tout bas, parce qu'il était là, tout près, et qu'elle avait l'impression qu'il n'y avait rien d'autres qu'eux, à quelques centimètres l'un de l'autre. Et elle ne voulait pas tout ruiner de sa voix trop forte. Elle sourit, portant son regard à ses lèvres pendant un cours instant, ou peut-être que c'était une vie entière, elle n'aurait su le dire. Elle flottait. Elle tourna doucement son visage vers les feuilles qu'elle serrait trop fort entre ses doigts fins. - Depuis quand est-ce que tu écris? Elle n'était pas sûre de vouloir en lire plus. Ou elle en mourrait d'envie. Mais c'était le secret d'Heath, qu'elle avait piétiné de sa curiosité trop invasive. Elle s'en voulait.


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don't wanna be your friend + jody
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