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don't wanna be your friend + jody

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Jeu 30 Mar - 0:09



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Mon regard s’était niché dans ses fossettes. Elle était magnifique, ce soir. Encore plus que les autres. Mon coeur battait à reculons, perdu dans les volutes d’une fumée imaginaire. Je ne ressentais rien. Je ne le voulais pas. Pourtant, ma poitrine s’émancipait dans le silence. J’étais éprouvé pas l’austérité de mes pensées. Le vent lapait les contours de la pièce. Il s’infiltrait dans ma peau afin de créer des cicatrices sur mes côtes. J’étais fatigué de lutter - et pendant un court instant, je quittais les arabesques du salon. Je m’éloignais d’une réalité pour tomber dans une dimension littéraire. A ses côtés, je me transformais. Jody était Jordan. Et je devenais Rafael. Je n’écoutais plus rien. Sa voix s’était évanouie dans la pénombre. Mon esprit était occupé à vagabonder sur sa bouche, au dessus de ses lèvres rosées par la quiétude de l’été. J’appuyais mes doigts sur son épaule. «Je ne sais pas. Je ne pensais pas que c’était important à savoir.» Que mes rêves étaient biaisés par la lassitude. Que je préférais le sarcasme, la violence et le despotisme. Je déglutis en effleurant son cou. Mon héroïne possédait cette expression identique. Elle était l’incarnation sublime de la vie. Je plissai le front en contemplant son profil aigu. Combien d’hommes avaient rêvé de la toucher ? «Depuis longtemps.» Je souris en sombrant dans une forme étrange d’apathie. Le voile était tombé sur mes yeux, absorbant l’éclat azuré de mes prunelles. Je n’apercevais que les formes diaphanes de la nuit. Et ce sourire figé sur sa bouche. Sans m’en rendre compte, je vacillais. Je tombais sans oser. Puis mes lèvres caressaient suavement sa joue et le coin de ses lèvres. Je demeurai stoïque, ébahi par la simplicité de mes gestes. Je ne pouvais pas me rétracter. Mon souffle s’était arrêté. Et j’étouffais dans le vide. J’étouffais sans un véritable baiser. «Je suis désolé. J’ai trébuché. » M’enquis-je en me redressant sur le canapé. «La pizza tarde. » Fis-je remarquer comme pour faire diversion. Comme si le livreur, la nourriture, le fromage fendu, étaient plus importants que nous.  


- she was my forbidden sweet beneath the warmth of a dancing rainbow summer sunset, slowly tuning into the magic night with the stars flooding the sapphire skies.
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Jeu 30 Mar - 12:03

Elle était figée, flottant dans une espèce de dimension autre, incapable du moindre mouvement. Elle n'était plus Jody, la téméraire et excentrique. La main d'Heath sur son épaule, la proximité de son visage... Ils étaient à des milliers des kilomètres de tout, de rien. Elle se pencha doucement, soutenant le regard voilé d'un Heath qui s'effaçait. - Si c'est important pour toi, ça l'est pour moi aussi. Elle serrait ses doigts autour du tas de feuilles, frissonnant à chaque contact de leurs peaux. Elle sourit, presque timidement, alors qu'il dévoilait ses secrets, presque. Il écrivait depuis longtemps, depuis toujours peut-être. Parce qu'Heath, il avait existé avant Jody. Avant qu'elle ne fasse irruption dans sa vie. Il avait vécu, il avait aimé. Il avait été fiancé, l'amoureux transis posant le genou à terre pour une femme dont il ne mentionnait désormais jamais le nom. Elle observait chaque parcelle de son visage, parce qu'il n'avait jamais été aussi près, aussi beau, le bleu de ses yeux avait changé, sa peau semblait douce, ses lèvres encore plus. Elle ne cilla pas, lorsqu'il franchit les derniers centimètres pour caresser sa joue de ses lèvres. Elle cessa de respirer, simplement. Les battements de son coeur saccadés, les mains moites et les paupières battantes. Elle ne cilla pas, non plus, lorsqu'il glissa jusqu'au coin de ses lèvres. Elle avait mal partout, au coeur, au corps, il semblait que tout s'apprêtait à exploser. Il recula, trop brusquement, éclatant leur bulle trop fine de sa voix rocailleuse. Elle respirait, enfin. Il lui fallu une seconde, peut-être deux, d'une chute lourde, sans fin, jusqu'à la réalité. Il était Heath, et elle était Jody. Elle se redressa, le regard fixé sur son profil. - C'est... C'est rien. Elle souffla, doucement. La brûlure sur sa joue, là où ses lèvres semblaient avoir laissé une marque indélébile, semblait s'adoucir à mesure qu'ils retombaient dans le monde réel. La pizza tarde. Elle sourit, échappant un rire léger. Elle était Jody à nouveau. - C'est clair. J'ai faim. Elle se perdit un instant dans le mouvement des rideaux, puis son regard vogua jusqu'au manuscrit entre ses mains. Elle caressa les feuilles du bout des doigts, l'envie saillante de savoir qui lui bouffait les entrailles. Mais elle ne lirait pas. Pas encore, pas tout de suite. - Ça parle de quoi? Elle tourna son visage encore brûlant vers un Heath désormais trop loin, et sourit en tapotant doucement les feuilles. Elle ne voulait pas de secrets, mais Heath ne l'avait pas laissée y accéder. Pour une raison ou pour une autre.


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Jeu 30 Mar - 23:00



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. J’entendais le bruit des mouettes qui perçaient la falaise. Pendant un instant, je songeais à Roscoe et ses envies de liberté. Mon frère avait choisi le surf, là où je me laissais mourir. Je pouvais ressentir la houle sur ma peau. Les caresses de l’eau salée s’émancipaient sur mon visage. Je redoutais ce bonheur. Je redoutais les perditions et les promesses échangées. La clarté blafarde de la nuit s’était transformée en soleil. Je plissai les yeux en humant le parfum de Jody. Mon pouce glissait entre les plis de sa chemise, comme pour greffer les mots que je n’osais pas lui avouer. Remarque-moi. J’ai pas envie d’être un voisin. Mais je ne parlais pas. Le silence enveloppait ma gorge engourdie. Je l’avais presque embrassé. C’était stupide. J’avais imaginé cet instant un million de fois. Je pensais avoir le courage de recommencer, d’approfondir notre étreinte, mais ce corps était prisonnier de la morale. J’avais un doute. Comme une impression de briser l’équilibre de notre relation. Je m’étais installé dans son immeuble. Je m’imposais dans son univers cristallin. Jody était assez crédule pour croire qu’elle s’immisçait dans ma routine. Mais elle avait crée mes habitudes. Elle avait crée ces moments de vagabondages nocturnes qui me tenaient éveillés sur le papier. Ne pouvait-elle pas comprendre? J’existais dans ses sillons. Je marchais parfois, jusqu’au café, je voulais la voir servir de l’autre côté de la vitre. Ma langue était pendue sur mon palais. «Je suis désolé.» Je me répétais comme s’il était possible d’effacer mes égarements. Comme s’il était possible de regretter un baiser de ces lèvres, de cette bouche. Je déglutis en me redressant. Il était plus facile de songer au livreur de Pizza. Elle avait faim - mais mon estomac était crispée sur une seule pensée. Je soupirai en élançant mes jambes sur le meuble. Je ne la regardais plus, mais son image semblait immuable sur mes prunelles. «Un gars. Une fille. Il la voit tous les jours, il est tellement amoureux. Mais elle ne le voit pas. Elle est trop occupée à rire, à s’imaginer une vie plus belle, plus harmonieuse.» Je serrai les poings sur l’accoudoir. «En lisant, tu te dis que c’est bête de pas dire ce qu’on ressent. Mais il faut se mettre à sa place. » Je me tournai lentement, laissant mon regard s’accrocher à ses boucles soyeuses. Je souris en me penchant à nouveau, faisant amende honorable de mon écart de conduite. «Je ne vais pas trébucher, ne t’inquiète pas. » Je retenais mon souffle en la fixant avec étrangeté.  


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Ven 31 Mar - 19:15

Son esprit vacillait, tombant à nouveau dans la réalité. Sa réalité. Celle dans laquelle Heath avait marqué au fer rouge le coin de ses lèvres par accident. Il avait trébuché, c'était ce qu'elle croyait, ce qu'elle voulait croire. Elle se refusait à toute autre explication. Il n'y en avait pas. Ils étaient amis. Voisins. Elle avait pourtant flotté, un instant, enivrée par son parfum et son souffle chaud. Elle s'était égarée, avait cessé de respirer. Elle le fixa un moment, silencieuse, alors qu'il s'excusait de nouveau. Elle eut envie d'un contact, besoin d'un contact. De lui prendre la main, caresser ses cheveux. Mais elle n'en fit rien. Il ne la regardait pas, quant elle ne pouvait le quitter des yeux. Elle l'écouta avec attention, presque trop, l'estomac se creusant à mesure qu'il racontait. Elle esquissa un sourire, à peine visible, les paupières battantes. - C'est une histoire triste, elle souffla dans un murmure, transperçant son profil de ses iris noires et curieuses. Il fallait le comprendre. Mais elle ne comprenait pas. Elle serra un peu plus fort le tas de feuille alors qu'il dévoilait enfin son visage, dérobant le souffle de Jody pendant une demi-seconde. Elle avait peur. Peur de lire entre les lignes, de voir autre chose dans ces mots que le simple résumé d'une pièce inventée. Alors elle jouait les naïves, parce que c'était plus facile. Parce que c'était plus rassurant. Il se pencha à nouveau, le sourire aux lèvres, et elle ne put s'empêcher de sourire aussi, les yeux fixés sur son regard trop perçant désormais. Elle échappa un rire léger, suspendu dans l'air par l'attente. Qu'attendait-elle, elle ne le savait pas. - Je sais, murmura-t-elle dans un battement de paupières. Il ne trébucherait plus. Parce qu'il ne devait pas. Ses doigts glissaient sur l'encre sèche, sans même qu'elle ne s'en rende compte. Elle fronça les sourcils, légèrement, et sa gorge se noua. - Est-ce que ça parle d'Ophelia ? A peine un murmure, comme la question incertaine d'un enfant timide. Elle retint son souffle, l'impression de poser le pied au bord du gouffre. Il ne parlait jamais d'Ophelia. Mais il l'avait aimée, ça n'avait jamais fait aucun doute. Elle ne posait jamais de questions, Jody. Parce qu'elle n'avait jamais eu envie de savoir. Mais il y avait la brise qui soufflait dans les rideau, et les frissons dans sa nuque, et Heath, penché si près, trop près, plus que jamais. Alors elle voulait savoir, ce soir. Elle laissa les feuilles de papier pour venir poser sa main sur celle d'Heath, rassurée de la sentir douce et chaude comme elle l'était toujours. Rien n'avait changé. Elle ne savait pas. Inconsciemment, elle se pencha en avant, lentement. Elle devinait chaque nuance dans ses yeux, tant il était près, et tout son corps était crispé d'attente, de doute, de peur.


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Ven 31 Mar - 21:41



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Ophelia. Je me perdais dans les fluctuations de sa voix. Je refusais de l’associer à ce nom, aux souvenirs biaisées par la déception. Ophelia était partie. Je crispai la mâchoire en m’éloignant de notre étreinte. Un frisson de dégoût parcouru mon échine. Ou peut-être étais-ce de la tristesse. Je n’oubliais pas la douleur. Je n’oubliais sa démarche claudiquante dans le vestibule alors qu’elle me tournait le dos. Je l’avais aimé à contre sens. Je m’étais promis de la chérir pour l’éternité. Mais le temps n’était qu’une analogie dans cet univers. Je serrai les poings sur mes genoux. L’emprunte de Jody s’effaçait peu à peu. Je voulais l’embrasser sans briser les convenances. Mais elle me rappelait qu’il y avait une chute après chaque sensation. Qu’il était possible de tout casser en cédant à mon envie. Elle trouvait mon histoire triste mais c’était mon adulation pour elle qui me transperçait le coeur. C’était le regard plein de désir que je posais sur elle à chaque instant. Il fallait tout arrêter pour maintenir l’équilibre. Il fallait que je retrouve mon flegme et mes sarcasmes pour étouffer le sentiment. Je me redressai, comme pour marquer une distance. Mon ventre était crispé. Mon faciès s’était imprégné par les vapeurs vespérales de la nuit. «Non. Je ne parle plus d’Ophie.» Grommelai-je en frottant mes paumes contre ma barbe. «Tu ne posais pas la question avant.» Je me raclai la gorge en fixant les cadrans de l’horloge. «Je pense qu’on devrait aller manger la pizza dehors. » Un smack. Une invitation. C’était presque un date. Mais je ne me l’avouais pas. Je fermai les yeux sur ses expression saillantes. Jody était tellement belle, j’en devenais malade.  


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Sam 1 Avr - 3:10

Et puis il était loin. Il avait suffit d'un mot, d'un nom, et il était à des kilomètres, semblait hors d'atteinte. Elle se sentit vide lorsqu'il brisa leur étreinte pourtant simpliste. Il avait ce pouvoir-là, Heath, et peut-être que c'était la raison pour laquelle elle était toujours à proximité. Elle s'était habituée à sa présence. À sa voix rocailleuse, ses gestes lorsqu'il racontait des histoires, son parfum et son rire résonnant. Elle s'était habituée à leur routine, celle qu'ils avaient créé ensemble, sans même s'en rendre compte. Mais il suffisait d'un nom, et tout volait en éclat. Elle serra les mâchoires. - Désolée, je voulais pas... Elle ne poursuivit pas. Parce qu'elle savait que le sujet était sensible. Pourtant elle l'avait abordé. Elle baissa les yeux sur sa main, appuyant ses doigts sur le coussin du canapé. - Tu n'en parles jamais... Elle haussa les épaules. - Je voulais juste savoir d'où tu avais tiré ton inspiration. Elle releva les yeux. Il semblait nerveux, presque, tiraillé. Elle l'avait rendu ainsi. Elle l'observa frotter sa barbe de ses paumes, et se mordit l'intérieur de la joue. Elle était là, penchée au-dessus du vide, là où il se trouvait quelques secondes auparavant. Elle sourit devant son calme, sa manière de changer de sujet, toujours. Elle le quitta des yeux pour fixer l'horloge à son tour, puis hocha la tête. - Je suis pas habillée pour sortir. Elle sourit, vrillant un regard amusé sur la silhouette immense d'Heath. Elle espérait le faire sourire. Elle aimait lorsqu'il riait d'elle, après une course folle dans les escaliers, ou lorsqu'elle tentait une plaisanterie qui ne faisait rire qu'elle. Elle aimait l'étincelle dans ses yeux lorsqu'elle lui lançait un défi idiot, le sourire qu'il affichait lorsqu'ils se croisaient par hasard dans la rue. Sans un mot, elle se pencha jusqu'à pouvoir poser sa joue sur l'épaule d'Heath, le regard levé sur son profil. Elle leva le bras pour poser ses doigts sur sa mâchoire trop crispée. Elle se détestait d'avoir mentionné Ophie. Elle détestait Ophie d'avoir un tel effet sur Heath. Elle soupira lentement avant de se lever d'un bond. Elle tendit ses doigts fins vers Heath, le sourire aux lèvres, faussement impatiente. - On y va?


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Sam 1 Avr - 20:17



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. J’essayais de sourire. La lune arpentait les arabesques de Wellington, apportant une douce mélancolie dans la nuit. Mon reflet se dessinait sur les courbes de son visage. Sa peau immaculée brillait sous les joncs de la lumière. Je l’aimais comme un prisme de couleurs. Un million de teintes. Un millier de façon de tomber. Jody ne comprenait pas. Elle imaginait mal le nombre de femmes que j’avais courtisé. Ces silhouettes ondulant dans les profondeurs de mon esprit. Mon humeur était changeante. Ma capacité de séduire était médiocre. Mon frère se moquait toujours. Je n’avais pas son charme et l’aisance au sexe. Un romantique oblitéré par l’envie d’écrire une pièce de théâtre. Un garagiste marchant sur les pas des plus grands écrivains du monde. Elle voyait les traces de graisse sur mes vêtements. Mais c’était l’encre noir des jais. C’était toute la vérité à propos de nous. Je déglutis en longeant le couloir. L’éloignement ne suffisait pas à étouffer ce sentiment. Mon souffle se perdait dans les fluctuations du vent. J’oscillais dans la tension - dans les souvenirs qui s’éveillaient peu à peu. Je voulais retrouver ma Jody mais la mémoire était meurtrière. Le parfum de d’Ophelia titillait mes narines. Je me rappelais de ses danses joviales dans le parc, de ses rêves de voyage et de richesse. Elle pensait qu’une vie confortable était ennuyante. Je ne me dépensais pas assez pour notre couple. Et malgré tous mes efforts, je n’étais pas parvenu à la garder. C’était ce que je faisais. Je brisais les choses sublimes. Mon poignet effleura les rideaux du salon. «Je sais que tu ne voulais pas mais tu l’as fait quand même.» Je roulai des yeux en me tournant vers son profil. Son regard m’intimait le silence. Il me propulsait dans une dimension différente, hors du temps. Hors de nous. Le goût de ses lèvres s’était imprimé sur ma bouche, telle une caresse imaginaire.«Je ne m’inspire pas de mon ex. Je ne l’aime plus. Je suis juste … sceptique.» Je secouai les épaules afin de me détacher de l’emprise d’Ophie. Je me concentrais sur Jody et son expression singulière. Je n’y arrivais pas. Je ne savais plus me donner, même pas pour elle. «Tu es parfaite en style clodo. » Articulai-je en la guidant vers la porte. Nous marchions sur le pallier, les pas succédés dans un rythme identique. Je respirais son odeur à travers les flottements de sa chevelure soyeuse. Je humais sa joie et sa naïveté. Comment un homme sensé d’esprit, pouvait-il s’inspirer d’une autre, alors qu’elle était là? Je passai devant les commerces animés. Ma main s’élança, presque naturellement vers sa taille. «La pizzeria ou le snack? » M’enquis-je en m’arrêtant devant les insignes.  


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Lun 3 Avr - 3:23

Elle avait les yeux levés sur la silhouette immense d'Heath. Il était son opposé parfait, de sa carrure à la couleur de ses yeux, de son calme infini à la poésie de ses mots. Ils étaient différents en tout points, et pourtant, ils étaient là. Jody était incapable d'imaginer une vie sans son rire rauque et son parfum rassurant. Elle battit des paupières devant son ombre, le cœur serré d'être la raison du voile sur ses iris. Elle l'avait fait quand même. - Je sais. A peine un murmure, une plainte, elle avait le don de blesser par son impertinence et sa curiosité sans limites. Elle voulait savoir, tout, de tout le monde, pour satisfaire une soif qui ne diminuait jamais. Elle posait les questions, légère et naïve, sans jamais penser aux conséquences. Mais Heath, il avait été blessé. Et plus le temps passait, moins elle supportait l'idée qu'Ophelia ait pu le connaître mieux qu'elle. Et être assez égoïste pour le briser ensuite. Son regard vint se perdre un moment dans le motif du bois de la table basse, il ne parlait pas d'Ophie. - Sceptique ? Elle fronça les sourcils. Elle ne comprenait pas. Ou peut-être qu'elle ne voulait pas comprendre. Elle ne voulait plus lire, parce qu'elle craignait les mots. Elle craignait, inconsciemment, de se retrouver dans les fantaisies d'un Heath qu'elle ne connaissait pas. Elle se leva, trop vite, peut-être, en riant. Les doutes s'évaporaient, si vite qu'il était difficile d'imaginer qu'ils étaient là quelques secondes plus tôt. C'était toujours plus simple ainsi, ça l'avait toujours été. On la méprisait parfois pour ça, Jody, son insouciance, sa concentration volatile, on la disait enfantine, trop naïve. Elle craignait pourtant seulement d'être blessée. C'était mal interpréter que de croire qu'elle se fichait de tout. Elle gérait seulement le flot continu de doutes et d'émotions qui menaçait chaque jour. Du mieux qu'elle pouvait. - Je suis toujours parfaite. Elle affichait son expression taquine, lançant d'un coup de main la cascade de boucles brune sur son épaule. Elle se laissa guider jusqu'à la porte, marchant d'un pas assuré, la démarche presque dansante. La brûlure à la commissure de ses lèvres n'était plus qu'un souvenir lointain, de ceux qu'elle oublierait délibérément parce qu'ils signifiaient trop. Son regard s'accrochait sur les panneaux lumineux, une seconde à peine, s'ajoutant au tourbillon de ses pensées dont elle n'avait même pas réellement conscience. C'est la main d'Heath sur sa taille, et le frisson dans son échine qui la sortit de ses rêveries habituelles. Elle fixa les enseignes, l'air concentré, un instant à peine. - Pizzeria, déclara-t-elle, sa main se glissant dans celle d'Heath pour l'entraîner à l'intérieur. Elle fit volte-face, les traits amusés. - On est partis avant que le livreur n'arrive. Tu crois qu'il va faire quoi des pizzas ?


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Lun 3 Avr - 22:47



the heart is a lonely hunter with only one desire to find some lasting comfort in the arms of anothers fire. driven by a desperate hunger to the arms of a neon light, the heart is a lonely hunter when there's no sign of love in sight. Le coeur nostalgique et malade, je courrais au milieu des galeries de Wellington. J’élançais mes jambes au delà de l’horizon afin de contourner le sentiment. C’est fini entre nous. Je souriais, les doigts croisés derrière le dos, espérant que l’affliction disparaitrait avec la distance. Ophelia était partie depuis si longtemps. Sa silhouette s’était évanouie dans une seule direction, au sommet d’une montagne dont je n’apercevais plus les contours. Pourtant, son image se reflétait dans mes yeux. Elle était noble et aimée. Douloureuse et délicate. Je soupirais en reportant mon attention sur Jody. Le soleil apparaissait et disparaissait. Mon engouement pour la jeune femme succédait à ma peur de l’engagement. Je n’osais pas briser la quiétude de notre amitié. Nous étions empoisonnés par ce désir tourmenté. Parfois, je pouvais le voir dans son expression. J’imaginais la réciproque dans sa voix enjouée. Elle était mon unique conscience, la raison de mon talent dramaturge. J’avais écris une pièce pour elle - contant les frasques quotidiennes d’un amour qui avait élu domicile dans ma poitrine. Après la déception, il y avait le réconfort de notre complicité. La pulsion était toujours plus forte lorsqu’elle poussait la porte de l’appartement. Je ne parvenais pas à me détacher de son profil. De son odeur. De la douceur de sa peau. Même dans une étreinte aussi innocente. Même si je refoulais toutes mes intentions. Je remarquais la gêne dans ses prunelles boisées. Je ressentais sa tristesse car son humeur était une extension de la mienne. Jody, pardonne-moi. Je maintenais le silence sur mes relations mais elle avait le droit de savoir. J’avais l’impression de lui devoir une réponse. «Oui. Je suis sceptique. Les femmes ça fait mal parfois.» Soufflai-je dans ses cheveux. Le vent ondulait autour du salon - et avant que je ne puisse retrouver la réalité, nous étions dans la rue. Je marchais adroitement, profitant de la douceur grisante de la nuit pour me rapprocher de Jody. Ma main encadrait ses hanches gracieuses. J’avais l’impression de voler. A ses côtés, j’effleurais le cosmos. On pénétra dans la pizzeria. Je m’attablais devant la grande vitre. Les lumières des lampadaires entouraient le quartier sombre. «On les mangeras quand même. Ou est passé ton sens de l’aventure? Je tenterais de ne pas juger ta façon d’inonder la pate dans la sauce piquante. » J’esquissai une moue amusée. La chaise était trop petite. Je me sentais à l’étroit. Mes genoux se repliaient lentement, frôlant la jambe de Jody et les plis de ses vêtements bouffants. Je souris. «Décidément, je ne fais que trébucher, peloter. Un  vrai goujat. Tu me crois quand je dis que c’est pas ma faute?» M’enquis-je en me penchant vers le menu.


- she was my forbidden sweet beneath the warmth of a dancing rainbow summer sunset, slowly tuning into the magic night with the stars flooding the sapphire skies.
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Mer 5 Avr - 18:50

Les femmes, ça fait mal parfois. Elle eut ce pincement au cœur. Elle resta silencieuse, pas un sourire, pas un geste, juste le regard qui se perd une seconde dans la vide, les mots au bord des lèvres. Je ne te ferais jamais de mal. Mais c'est une promesse qu'elle n'exprimerait jamais, parce qu'incertaine de pouvoir la tenir. Ils glissèrent dans le couloir, flottant au-dessus du parquet, dévalant les escaliers d'une lenteur jusque là inconnue. Elle se fichait, Jody, d'aller ailleurs. Elle se fichait des pizzas et du retard du livreur. Elle laissait l'aura d'Heath l'entourer alors qu'ils marchaient côte à côte, et pendant un instant, elle se demanda s'il avait conscience de cette chaleur réconfortante qu'il lui renvoyait toujours. Ils s'installèrent à la table près de la baie vitrée, il n'était pas tard, les rues vivaient encore, les lumières éclairaient les joggeur tardifs et les promeneurs. Elle rit, plissant les paupières et tirant la langue dans un geste enfantin. Il se moquait d'elle, toujours, et de sa maladresse sans limites. - Deux pizzas en une soirée... Tu vas devoir me faire rouler jusqu'à mon appartement ensuite. Elle sourit, les yeux brillants. Elle retrouvait Heath, taquin et trop grand sur une chaise trop petite. Elle ne voyait que lui. Pas sa taille imposante, mais lui. Elle se perdit un instant dans la contemplation de sa silhouette, rattrapée par la réalité lorsqu'elle sentit son genou cogner doucement le sien. Elle arqua un sourcil, les traits tirés dans un sourire qu'elle réprimait. - Je vais surtout finir par croire que tu le fais exprès. Elle se pencha lentement en avant, le sourire aux lèvres. - Avoue, tu teste tes techniques de drague sur moi pour la prochaine jolie blonde que tu croiseras. Elle souriait, mais tout sonnait étrange, au fond, et le feu au coin de ses lèvres se raviva une seconde à peine, lorsqu'elle croisa le regard d'Heath. Elle ne voulait pas qu'il y ait une jolie blonde, elle ne voulait pas qu'il y ait quelqu'un d'autre. Pourtant elle savait qu'un jour, elle ne serait plus la bienvenue à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Parce qu'il y aurait une autre femme. Elle se redressa, replaçant une boucle rebelle derrière son oreille et releva le menu devant elle. Son regard parcourut rapidement la liste sans vraiment y faire attention, puis elle replia la carte et la posa sur la table. - J'ai choisi, annonça-t-elle avec enthousiasme, laissant son doigts glisser sur les traces de café imprimées dans le bois de la table, à quelques centimètres à peine de la main d'Heath.


you are a constant thought in my mind - it's as if the very essence of you found the cracks in my bones and made a home in them. As if your voice traveled through my skin and into my bloodstream, directly to my heart.
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don't wanna be your friend + jody
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