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'Cause all I need ...

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Lun 6 Mar - 19:11


Emmett Diggory
feat. robert sheehan

Nom Un nom assez simple, peu courant, je dois bien le reconnaître. Du moins, dans le pays natale de mon père, Diggory est un peu plus répandu qu'ici. Le premier qui me compare à l'autre Cédric, paix à son âme, je lui fous ma main dans la gueule. Quoiqu'en y réfléchissant bien, peut-être que ce nom, porte la poisse, surtout quand on voit ma famille à présent ... J'en sais rien, mais tout ça pour dire que j'étais là avant le Poufsouffle. Et ouais madame, ça vous embouche un coin. De plus, mon nom est Irlandais. J'y viendrais plus tard.  Prénom(s) Autant mon nom n'est pas commun, autant mon prénom... ne l'est pas forcément, mais il a une histoire. Je ne m'appelle pas ainsi par hasard. Mon frère et moi devons nos prénoms de la magnifique et merveilleuse trilogie : back to the futur. Qui ne connait pas ? Hormis les incultes (et y en a plus que l'on croit !) Emmett vient donc du professeur Emmett Brown et Marty, alias Martin de Martin Mcfly. Mon père est fan de cette saga et le fait qu'on est vu le jour à cette date n'a fait qu'agrandir sa passion. Personnellement je le trouve assez cool comme prénom. Âge  à mes yeux c'est une poisse, aux yeux des autres c'est un miracle. Je vais prendre trente ans à la fin de l'année. Pourquoi un malheur ? Parce que nous parlons du chiffre trente, ce qui n'est pas rien. Et pourquoi un miracle ? Parce que médicalement parlant, j'aurais jamais dû vivre aussi longtemps ... Enfin pour l'instant je me cramponne à mes 29 ans et ça me suffit amplement.  Naissance C'est là que tout commence enfin techniquement tout a commencé un certain 21 octobre de l'an ... (et là on fait le rapprochement avec BTF !) non mais t'es mignon, mais je t'ai dit plus haut que j'avais 29 ans, bientôt 30 donc fais les calcules mon joli piaf ! Je vais pas tout te fournir. J'ai vu le jour dans un bouiboui du coin, mais techniquement je suis né dans cette ville, sauf qu'à l'époque, mes parents n'y vivaient pas encore. C'est un peu, beaucoup, à cause de moi qu'ils ont emménagé en ville. Histoire que je sois proche de l'hôpital. Nationalité  Si on fait les calcules, étant né ici, j'ai forcément obtenu la nationalité du pays. Je ne vois pas pourquoi je serais africain. Enfin ça me paraît logique, alors oui je pourrais venir d'un autre pays ou avoir décidé de changer de nationalité, mais moi les papiers... c'est pas que je m'en tamponne, mais je m'en tamponne. Donc je suis bel et bien un néo-zélandais et si ça plaît et bah qu'il aille bouffer de l'herbe avec pâquerette ! Origines J'aimerais dire que je suis un sang pur ou autre connerie du genre, mais hélas ce n'est pas le cas. Mon père est Irlandais, plutôt fier de sa culture, ma mère a des origines néo-zélandaise et italienne je crois. Je ne me souviens plus exactement tout ce que je sais, c'est que je suis un peu un meltingpot de culture, un patrimoine assez intéressant, surtout niveau culturel. Personnellement ça me dérange pas. Statut civil Aussi libre qu'est la statue, pas besoin de ça pour que ma vie soit merdique. Je suis en partenariat domestique avec Pâquerette et elle me le rend bien. C'est bien la seule qui arrive à me faire sourire ces derniers temps. Toutes ces conneries sur l'amour, j'ai donné, j'ai été vacciné et j'ai pas envie de me retrouver enchaîner et d'avoir le boulet à mes pieds. Si tu vois ce que je veux dire... si tu vois pas, c'est tant pis pour toi. Si je suis libre de mes gestes et de mes actions, on peut dire que je suis célibataire, profitant de la vie. Et récemment j'ai trouvé une nouvelle partenaire de jeu, mais tout ça n'est que purement ... physique ? On peut dire ça. Pas d'attache. Pas de sentiments. Juste une écoute et du plaisir. Rien de plus, rien de moins. S'attacher à quelqu'un, c'est peine de souffrir... Orientation sexuelle Je pars du principe qu'on tombe amoureux d'une personne et non d'un genre, type, appelle ça c'que tu veux. Je ne décide pas de flasher sur une banane ou sur un abricot. Je me laisse guider, j'ai toujours fait ça et en grandissant, j'ai fait plusieurs expérience. La vie a tellement à nous offrir, c'est bête de se cantonner à juste une catégorie. J'aime tout le monde, je n'ai pas de préférence et non je ne suis pas zoophile, y a des limites à la connerie. Occupation J'aime me décrire comme un vendeur de rêve. Je peux procurer beaucoup de sensation aux gens, qu'ils soient adorable ou pas, que ça soit physique ou non. Je n'ai pas fait des études poussés, j'en ai eu vite marre. Surtout que vu ma condition, c'était galère les cours à la maison, puis bon je n'ai jamais été fait pour les études. Faut pas croire que je ne suis un feignant, je suis plutôt débrouillard comme mec. Actuellement vendeur de rêve, je ne vends pas mes charmes, pas pousser mémés dans les bégonias non plus. Ok j'ai ou eu un petit trafique, qui me permet d'acheter ce dont j'ai besoin. Puis je viens de postuler à la supérette du coin, ils avaient besoin d'un mec pour s'occuper de la réserve et des rayons. On verra bien, j'ai déjà entendu parle d'un mec plus qu'étrange. Je compte bien rester loin de ce drôle d'oiseau. Argent Je bosse dans un supermarché, je vends de l'herbe et je squatte sur le canapé de mon pote... Vous pensez vraiment que je roule sur l'or ? Non parce qu'aux dernières nouvelles, je n'ai pas des lingots sous mon matelas. C'est plutôt l'inverse. Je vis sur des centimes et encore. La pauvreté mon gars et je m'en fous. Je ne suis plus en âge de recevoir l'aide financière de mes parents, ils ont beau insister, je refuse. Je me suffis à moi même et puis Pâquerette revient pas si cher que ça. Durant des années Marty et moi vivions d'un rien, donc ce n'est pas maintenant que ça va changer ... Groupe Il fut un temps où on m'aurait direct mis dans la catégorie "Murphy's law" moi y compris je me serais rangé dedans et puis la vie a fait que tout a changé... à présent, je suis bien plus audacieux qu'avant, j'aime vivre dangereusement, on qu'une vie. Ce qui fait de moi un "Carpe diem" parce que dans le fond on est rien qu'un grain de poussière sur cette planète ...  The Fortune Teller On peut pas toucher à sa santé (parce que le pauvre il a déjà pas mal ) - sa famille (on va éviter de refaire du bordel) et sa chèvre (pâquerette c'est la vie)  

❇️ ❇️ ❇️

Lorsque l'on évoque Emmett aux gens, le premier mot qui vient est souvent "con" ensuite "malade". Deux mots qui ont longtemps définit le jeune homme. Effectivement il est ce qu'on pourrait dire quelqu'un de "con", pas dans le mauvais sens, il est loin d'être bête. Non Emmett, c'est le mec entêté, relou, qui ne lâche jamais l'affaire. Aussi têtu qu'une mule, aussi chiant qu'un hamster qui fait sa roue en pleine nuit. Lorsqu'il a un truc en tête, il ne lâche pas facilement le morceau. C'est un gamin dans un corps d'homme. Il ne supporte pas se prendre la tête, du en parti à ce qu'il a vécu durant son enfance, ainsi que son adolescence. Effectivement le mot "malade" le définit totalement, un mot qu'il déteste et qu'il n'a jamais accepté. A cause de sa maladie, le jeune homme n'a jamais eu une enfance/adolescence normal. Il pouvait compter sur son jumeau pour lui apporter du réconfort et soutient. En partie grâce à ça, il est devenu plus fort, mais moins tolérant vis-à-vis de la pitié et autres termes qu'on voit lorsque quelqu'un est malade. Il n'a jamais supporté être le centre d'attention. Ces parents ont mis du temps à le comprendre et l'accepter et surtout trouver une solution pour tempérer ses crises. Oui parce que gamin, Emmett pouvait partir dans des crises de nerfs, ce qui n'était jamais beau à voir. La personne qui a toujours su le calmer, c'était Marty. Sa moitié. Emmett a bien souvent baissé les bras par rapport aux obstacles de la vie, Marty jamais. C'est pour lui, aujourd'hui qu'il continue à vivre, à découvrir le monde. Il ne se confie pas et n'aime pas parler de lui. Pourtant il a la tchatche assez facile, il pourrait parler à n'importe qui, mais il le fait pas. Il préfère parler à sa chèvre, oui sa chèvre, ce qui fait de lu quelqu'un d'étrange et de peu conventionnel. Il s'en fout. Il assume ce côté "décalquer", il n'est pas sur terre pour plaire aux gens. Malgré son côté fort, têtu, Emmett cache ses blessures, ses plais qui n'ont jamais été fermés. Le manque qui grandit en lui un peu plus chaque jour. Parce qu'il a beaucoup de mal à accorder sa confiance et surtout à de nouveau s'attacher à quelqu'un. Surtout qu'il sait qu'il est une bombe à retardement... il ne veut infliger ça à personne ...

On pardonne plus facilement aux autres d'avoir eu tort que d'avoir eu raison.

✎ La famille Diggory se compose d'un papa James Diggory archéologue et professeur d'histoire à l'université de Wellington. Il est venu y faire une année d'échange et a rencontré Emilia, une jeune étudiante en langue. Un coup de foudre. Une belle histoire d'amour. S'en suivit un mariage. Et puis le début des complications, elle n'arrivait pas à tomber enceinte. Puis viens l'annonce et la déchéance. Première fausse couche. Déception pour ce jeune couple. Quelques mois plus tard, une bonne nouvelle bouleversa leur quotidien. Emilia était enceinte et cette fois, elle mena sa grossesse à terme. Donnant naissance à deux adorables garçons. Oui deux. Des jumeaux, des vrais jumeaux : Emmett et Martin. Un bonheur pour cette famille. Et puis la malchance continua de se porter sur eux ... (nous y reviendrons plus tard) Sauf que pendant ce malheur, une surprise émergea : un nouveau bébé. Une petite Leah. En soit la famille Diggory est une famille tout ce qu'il y a de plus normal, la malchance s'est juste abattue sur eux, ou plutôt sur leurs enfants ...  ✎ A l'âge de un an on lui diagnostiqua une maladie peut courante à Emmett. En enfin il est atteint de la maladie qu'on nomme "enfant bulle". Une maladie peu courante, mais qui existe bien. Ses défenses immunitaires étant fortement affaiblies, voire inexistantes, si bien qu'il dût être placé dans une bulle pour sa protection immunitaire. Il fut obliger d'être enfermé dans un espace stérile, isolé de toutes bactéries, afin qu'il ne puisse pas attraper d'infection. Cette maladie fut l'enfer personnel d'Emmett. Une prison qui l'empêchait de vivre ses rêves et de découvrir le monde. Pourtant vers ses vingt ans, alors qu'il était au plus bas. Un petit miracle se produisit.  ✎ Ses parents n'ont jamais cessés de se battre pour l'aider à avoir une meilleure vie. Sans son frère Emmett ne serait probablement pas de ce monde à l'heure actuel. Ce dernier s'est bien souvent demandé pourquoi il n'était pas infecté. Pourquoi lui pouvait vivre "normalement" à l'inverse de son jumeau. Il lui a d'ailleurs permis de voir le monde, du moins de se familiarisé avec le monde et le voisinage. Marty prenait la place de son frère, lorsque ce dernier ne tenait plus dans sa chambre, c'était surtout pendant son adolescence. ✎ L'année de ses dix neuf ans, Emmett quitta sa maison, sa ville natale, tout ce qu'il connaissait pour partir à Sydney, accompagné de son père et de son jumeau. Les parents Diggory avaient entendu parler d'un nouveau traitement. Emmett qui se voyait faiblir de jour en jour accepta. Il n'avait plus rien à perdre. Il a tout abandonné pour tester ce traitement... Et le miracle se produisit. Un miracle scientifique qui lui a permis de pouvoir aller dehors, respirer, vivre comme une personne lambda. Tout en allant faire des analyses car les cellules souches étaient toujours là. ✎ L'année de ses quatorze ans, lors de sa première sortie extérieur. Il fit la rencontre d'une petite brune, sa voisine, s'en savoir qu'elle allait devenir l'une des personnes les plus importantes de sa vie. Lola. Sa lapine. Son soleil. Sa chieuse. Et surtout son grand et unique amour. ✎ Il n'a jamais passé son permis et pourtant il a déjà conduit. Oui, il conduit illégalement, mais il s'en fout. Depuis qu'il a été 'sauvé' il vit dangereusement. Il prend la vie comme elle vient, sans se soucier des conséquences. ✎ L'herbe n'a pas de secret pour lui. Bon il ne s'en vante pas, enfin surtout pas auprès de ses parents. En effet grâce à ses traitements, il a déjà testé la weeds. Il sait les biens qu'elle fait et c'est pour ça qu'aujourd'hui il a son petit commerce. Il est plutôt doué dans les affaires et sait s'en procurer de la bonne. Et puis il faut bien qu'il s'y connaisse en herbe. Pâquerette ne mange pas n'importe quoi ! ✎ Il y a un an et demi, son frère et lui étaient dans un élevage, ils avaient trouvé là-bas leur point de chute. Et c'est là que le coup de foudre se fit. Pâquerette. Le bébé, l'amour de la vie d'Emmett ! Ce qui  a bien fait rire Marty, ils décidément de l'adopter et aujourd'hui Pâquerette est ce qu'il de plus chère. Il ne se sépare pas de sa chèvre. Elle l'accompagne partout, en laisse bien sûr et Mme est propre, elle prend des bains, se brosse les dents.  Cette chèvre se comporte comme un vrai animal de compagnie, se pelotonnant dans les bras de son maître. Et attention à qui voudrait lui prendre sa place. Les cornes sont bien aiguisées. ✎ Il est revenu en ville depuis deux mois. Il squatte depuis sur le canapé de son meilleur ami, alias Harvey. Le gars qui l'a jamais abandonné. Ils se serrent les coudes, mais entre eux ça a toujours été simple, pas de gêne. Et puis Pâquerette aime bien les chaussures qu'il porte. Lui il aime moins avoir des vêtements déchirés, mais ça fait marrer son chien -oupas. La famille avant tout qu'ils se disent mutuellement. Son retour n'est pas que pour sa famille, mais aussi sa santé. Il sent qu'un truc ne va pas, et n'a bien sûr informé personne de son entourage. A quoi bon ? La seule personne a qui il aurait aimé en parler.. n'est plus là. Il vit en peine depuis, il tente de faire bonne figure, mais à l'intérieur il est plus que brisé. Il s'est pour l'instant confié qu'à une personne. Une inconnue avec qui il partage des bons moments, entre eux c'est simple. Cappie n'attend rien de lui et inversement. Ils ont tous les deux leurs problèmes et s'aident, aussi étrange que ça puisse paraître. Il n'a pas de mal à dire ce qui le perturbe. Elle a un truc agréable, en plus de ses fesses. ✎ La musique c'est un peu toute sa vie, son refuge. Il pratique la guitare, mais très peu de personnes sont au courant. C'était pour séduire Seline, qu'il s'est mis à faire la sérénade. Elle s'est bien foutue de sa gueule, mais la guitare reste son moment de détente. D'ailleurs, il possède une guitare, une chèvre et un sac contenant deux jeans, quelques sous vêtements et tee-shirt. Une paire de tennis et c'est tout. Il vit d'un rien. Bon il a bien sûr acquérir une brosse à dent, car il se doit d'avoir une hygiène de vie, qu'il a un peu délaissé durant cette dernière année ... Il se dit que la fatalité le rattrape ... ✎ Il y a un an et deux mois que son frère l'a quitté. Il vit depuis avec cette douleur au creux de la poitrine. Ce manque qui grandit et cette conscience qui ne cesse de lui dire "ça aurait dû être moi. Parce qu'une vie sans Marty aux yeux du bouclé, n'est qu'une vie fade et sans intérêt... parce qu'ils étaient deux, envers et contre tout ... et qu'il n'est plus que le reflet de lui même et ça le terrifie...  

Pseudo/Prénom mon "blaz" n'a pas changé, je suis toujours un monstre poilu, un brin taré, mais j'me soigne   et je viens toujours de Tazmania   Âgej'vous jure qu'entre temps j'ai pas vieilli   pas avant novembre wesh    Pays mon nord, ma patrie, mon froid, mon vent, ma tempête (ça c'était hier) et puis mes vaches   Connexion j'ai posé mes papates ici, j'y suis assez souvent, sauf que je suis comme Dieu, j'ai b'soin d'repos    Où as-tu connu le forum? par mon pingouin à moi @Cappie Bennett   t'vas être à moi   @Errol Lupin Jt'aime        PersonnageIl vient une fois d'plus de ma caboche  :creep:  Dernière bafouille vous êtes des oréos et j'vous bouffe  
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Lun 6 Mar - 19:11



C'est l'inconnu qui nous fait peur quand nous contemplons la mort ou l'obscurité, rien d'autre.

« nous sommes réunis en ce jour ... » La voix me paraît loin. Je fixe cette place. Ressentant ce vide en moi, je sens des doigts s'entrecroiser dans les miens. Ses petits doigts. Je n'ose même pas la regarder. Je n'ai pas envie d'être là. Je mérite pas d'être là. Me raclant la gorge, il aurait pas aimé me voir pleurer. Il aurait dit que j'étais minable, faible et que je ressemble à la tante Simone. De base, quand je repense à tout ça, je souris, mais là.. non. Je me sens vide, anéanti. Il n'y a pas de mot pour décrire ce que je ressens. Ce n'est pas juste un simple manque, une perte. Ce n'est pas une mort au hasard. C'est pas normal. Il ne devrait pas être dans ce truc en bois. C'est moi qui devrait y être. C'était ma place, depuis le début, pas la sienne. Je sens un truc glisser le long de ma joue. Rien à foutre du regard des autres. Mes parents sont à côtés, ma mère pleure, ce qui est logique. Elle vient de perdre son fils. Mon père passe de la colère à la peine, tout à fait logique. Il se blâme, pourquoi ? Il n'était pas au volant, il n'avait pas vu ce verre de trop, il n'est pas rentré dans sa voiture. Ma sœur pleure la perte de ce frère si prodigieux. Et moi ? Moi je sais d'avance que je ne vais pas arriver à vivre, du moins plus de la même façon. Parce que c'était lui, c'était moi, c'était nous. Les jumeaux Diggory… Parce que j'aurais dû être dans ce cercueil. Parce que c'est bien plus qu'un manque. C'est une partie de moi qui est sous terre. Lâchant la main de Sasha, pour m'avancer, je sens des regards sur moi. Oui ma moitié est ici et non je le rejoindrais pas… il viendrait me hanter si je faisais ça. Bordel que la vie est pire qu'injuste. Sa place n'est pas là. Il devrait vivre et moi je devrais reposer là. Déposant une stupide rose sur ce bois, froid, je peux sentir la pluie qui commence à arriver. Il ne manquait plus que ça. Je tourne le dos à ma famille. Je sens ma mère qui tente de me rattraper, mais je me détache. J'ai besoin d'être seul, c'est tout ce qui me reste. Ma solitude. Cette vie m'a tout pris. Passant les mains dans mes poches, j'avance, sans but. C'est tout ce qui me reste à présent. Je ne peux confiner mes larmes plus longtemps. J'explose, posant une main sur cet arbre. « Putain Marty... » dis-je entre mes lèvres. M'écroulant à la suite, mon corps ne supportant plus cette douleur. Et pourtant il en a vu d'autres, mais là… c'est tout qui s’effondre autour de moi. Parce que je suis obligé de continuer à avancer… sans lui..


~ I held your hair back when You were throwing up Just say you won't let go


La tête dans la cuvette, je rends mes tripes. Pour la énième fois de cette putain de journée. Ça m'apprendra à vouloir jouer les gros durs, mais … je ne pouvais pas. « Tu verrais ta gueule. » Pas besoin de relever ma tête. Je lui adresse mon plus joli doigt et lui m'envoie ma serviette. Je reste un moment au dessus de cette cuvette, plus blanche grâce à mes soins. Tentant de reprendre mon rythme, de retrouver un semblant de souffle. Ce n'est pas la première fois… mais aujourd'hui se fut plus dur que les autres fois. J'arrive à bout. Je peux le sentir. « Arrêtes de penser ainsi et viens, j'ai un truc qui t'attend. » il me fatigue à savoir ce que je peux penser ou pas. Marty et ses serments, Marty et ses espoirs. Je lui en collerais de l'espoir. Ce n'est pas lui qui sent son corps lâcher petit à petit ou juste qui rends ses tripes. M'essuyant la bouche, je constate le sang… je pourrais être écœuré, mais ce n'est pas la première fois. Là c'est juste .. plus important. Je m'empresse bien de cacher ce petit « incident » j'ai pas envie qu'il s’inquiète plus qu'il ne le fait déjà et encore moins eux. Ils ont assez de soucis pour que je les tracasse avec ça. Je respire doucement, mais sûrement. Balançant la serviette dans le panier, avec ce joli symbole qui dit « contaminer » tu parles … autant me foutre carrément dans le panier ça ira plus vite. Je me redresse tant bien que mal, j'ai juste envie de me coucher. D'oublier cette journée. Pourquoi je suis sorti déjà ? Ah oui pour ses beaux yeux, résultat ? La cuvette en dit long. Une quinte de toux et je regagne ma chambre. Marty me fixe un instant. « T'es con comme ça, fin tu m'diras pas plus d'habitude... » Il baisse ses bras et s'écarte, me laissant contempler ce petit visage. Ça va être ma fête, je peux le voir sur chacun de ses traits. Je regarde ailleurs, me dirigeant vers mon lit, oubliant qu'elle s'y trouve, assise au bout du lit. « T'es sérieux là ? » Affirmatif. Je prends place dans mon lit bien chaud, bien douillé. « C'était une perte de temps, je te l'avais dit... » Elle cause, encore, toujours, vers Marty. Et lui ? Lui nous fixe tour à tour. « Bon les amoureux, c'est pas que je vous adore, mais vous me cassez les pieds avec vos querelles. » Il nous regarde tour à tour, j'ai pas besoin de le voir pour sentir son regard sur moi. « Elle ne comptait pas aller au bal avec lui mais avec toi crétin ! » C'est moi le crétin ? Et c'est elle qui parle avec cet abruti de Lester. « Pourquoi pas, toute façon elle pourrait sortir avec lui ... » ma voix est sèche, mais c'est vrai. Au moins avec ce connard, elle pourrait être libre de sortir et non d'être cloîtré dans une pièce, obligé de passer par tout un tas de test avant d'entré.. histoire qu'elle soit clean pour me toucher ou voir… « T'es vraiment con tu l'sais ça ! » à présent ce n'est pas une paire que je sens au dessus de moi, mais deux … « C'est toi que j'aime … » Je passe ma main sous mon visage. Je devrais être heureux qu'elle me dise ça, mais pourtant … ce n'est pas ce que je ressens. « Emmett ! » Elle a beau gueulé, je la regarderais pas pour autant… étrangement un truc se passe au fond de moi. « Emmy ... » je ferme les yeux un instant … puis les ré-ouvre .. les referme et noir…

❆❆❆

Ma tête est lourde, ma gorge est sèche, j'ai soif. J'ouvre un œil. Un concert de maracas se joue dans mon crâne. Je tente de bouger, mais je me sens .. lourd et attacher. Il me faut quelque instant avant de comprendre que je suis branché de partout. Je bouge légèrement et un bip retentit dans mes oreilles. C'est jamais bon ce genre de truc. « Et calme toi… doucement » sa petite voix me ramène doucement dans cette pièce. Dans cette chambre d'hôpital … j'ai encore dû faire une crise. La deuxième de la semaine. « Marty est parti manger un bout, il a veillé toute la nuit. » Je me laisse aller dans son regard. J'ai envie de regarder ailleurs, d'être ailleurs, mais j'y arrive pas. Je me sens si.. faible, dans tous les sens. Ses doigts s'entrecroisent dans les miens. Je sens un truc dans le coin de mon œil. Pas besoin de dire plus. Je tourne la tête un instant, parce que ça fait trop mal. Elle mérite pas ça. Elle mérite pas que son mec soit sur un lit d'hôpital à deux doigts d'y passer. Elle mérite un mec qui puisse l'emmener à ce putain de bal. Elle mérite une vie normal, pas moi. Pourtant j'arrive pas à enlever mes doigts des siens. J'arrive pas à la laisser voler loin de moi. Elle le voudrait pas, je le sais. Alors on reste là, paisiblement, fixant ce paysage, qui m'est interdit. Ce monde que je ne peux qu'imaginer, rêver, idolâtrer...


~If you could look into the future, would ya? Got a feeling that there's bad news coming But I don't want to find it out


Je fixe l'horizon. Assis sur ce fauteuil roulant, bientôt. Ce mot hante mon esprit depuis hier. Depuis mon réveil pour tout dire. Je n'arrive pas à y croire. Un putain de miracle. Ma main passe sur mon bras, sur ce bracelet. Je baisse mon regard et le fixe un instant. Je n'ai rien dit. J'ai agis en lâche, mais c'était le mieux. Le mieux à faire pour elle surtout. Elle ne méritait pas d'avoir un mec, qui soit son boulet indéfiniment. Je ne pouvais pas la confiner dans ma bulle. Il était hors de question que je la prive de tout ça, de tout cet espace, cette vie. Et pourtant, je suis là, depuis deux mois à présent. Je ne suis pas encore prêt à sortir, mais… la nouvelle est tombée hier. L'envie de prendre mon téléphone et de lui dire. D'entendre son rire, qu'elle me traite de tous les noms, mais juste d'entendre sa voix à nouveau. Sauf que j'ai rien fait, parce que j'ai pris ma décision. Pourtant je n'arrive pas à retirer ce bracelet. Ce bracelet qu'elle m'a offert, que je me refuse à quitter. Ils ont dû attendre que je dorme pour me l'enlever lors de l'opération. Je m'y refusais. C'est un bout d'elle qui me suit et ça me plaît. J'ai agis en égoïste, j'en suis conscient, mais c'est pour son bien. C'est ce que je m'efforce de me dire. Fixant cet horizon qui m'appelle, ce bleu, ce vert, tout ce monde qui m'appelle. Bientôt. Le mot revient, frappant toutes les parois de mon crane. Bientôt je vais sortir. Bientôt je marcherais comme un mec normal. Bientôt je pourrais respirer cet air qui m'a longtemps été interdit. Bientôt je pourrais mettre mes pieds dans l'eau. Bientôt. Je fixe ce point, ce paysage, cette vue. Rêvant à ce futur possible. Je n'y croyais pas et à présent… je suis en parti guérir. En parti car la maladie et les cellules restent implantés en moi. Je dois faire attention et puis je ne suis pas encore sorti. Tout un tas d'examen m'attendent, mais la nouvelle est tombée. Positif pour l'instant, espérons que ça le reste. « Encore en train de rêvasser. » la main de Marty sur mon épaule me fait sursauter. Il se met à ma hauteur, trop aimable de sa part. « T'as pensé à où on irait en premier ? » Je tourne la tête, fronçant les sourcils, je ne comprends pas où il veut en venir. « Je t'interdis de dire la maison. Si on y retourne, tu n'y repartiras jamais. Alors. » Il plante son regard dans le mien, il se veut interrogateur, intriguant. Il a beau être le reflet de moi même, je me sens encore perdu. « Allez me dit pas que tu n'as pas déjà imaginer notre première destination. J'te croirais pas. » je le regarde s'exalter devant ce paysage, exactement comme je le faisais quelques secondes plus tôt. « Dublin, » dis-je doucement. La capitale du pays de papa, la ville de sa jeunesse, de ses premiers émois, ébauches. Marty sourit et tourne la tête vers moi. « Et bien Dublin ça sera. » Me donnant une tapette sur l'épaule. Dublin. Bientôt. Ce petit mot me redonne le sourire, l'envie. Et cette fois, je sais que ce n'est pas le fruit de mon imagination. Bientôt.

❆❆❆

La chaleur s'invite dans toutes mes pores. Je ferme les yeux et profite de cet instant. Assis sur ce rocher, dominant le monde, enfin la montagne. Je savoure cette chaleur, ce soleil qui s'infiltre sur ma peau. J'en ai longtemps rêvé et voilà que c'est chose fait. Ça fait à présent trois ans qu'on est sur la route, mais à chaque fois.. c'est juste un bonheur. Ce n'est pas la première fois que je suis ainsi posé face au paysage. Profitant de la vue, du soleil, de tout. Sauf que c'est con, je suis con, mais je savoure comme lorsque j'ai découvert ça la première fois. Première sortie hors de l'hôpital. Premier jour en tant que mec dit normaux. Il s'en est passé du temps depuis ce jour, Marty a bien cru que j'allais m'évanouir, hélas je ne lui ai pas fait ce plaisir. Je suis resté sur mes deux jambes et je l'ai suivi. « Mais oui maman tout va bien. » Je tourne la tête, mon frangin est en train de discuter dans cette vieille cabine téléphonique avec les parents ou plutôt notre mère. Je reste en retrait, j'ai pas envie de subir les réprimandes de ma mère. Je l'adore, mais elle s'en fait trop. Toussant légèrement, la main devant ma bouche. Je déglutis en voyant apparaître une tache de sang. Je cache bien vite ce détail, oui à mes yeux c'est un détail, pour eux c'est un facteur essentiel. Je sais que Marty m'enverrait aussitôt à l'hosto pour subir toute une batterie d'analyse. Sauf que j'en ai pas envie. Je n'ai pas envie qu'on passe mon corps encore sous rayon. Je me sens bien. Pour tout dire, je ne me suis jamais autant senti bien. Je respire. Je marche. Je nage. Je bouge. Je vis bon sang de bordel. « mais non t'en fais, mais oui.. encore quelques jours. » fronçant les sourcils, je range mon mouchoir dans ma poche intérieur. J'ai pas envie qu'il découvre ça ce soir dans le noir, oui parce que je le soupçonne de me faire les poches. On ne sait jamais avec lui. Frottant mes mains sur mon jean et me redressant, je me dirige vers mon frère. Il finit sa conversation. « Elle s'inquiète ? - Ouais tu la connais, elle aimerait qu'on rentre pour l'annive de Leah. » Je hausse les épaules et me dirige vers le petit camion qu'on a loué. Un vieux fourgon qui nous sert de chambre, de tout. On y a fourré des sacs de couchage, des matelas et de quoi tenir en cas de tempête, et pour manger bien sûr. On se pose toujours vers des airs de repos ou camping car « il faut que tu aies une hygiène irréprochable » bullshit… J'ai juste perdu la force de me battre contre lui, c'était ça ou pas de voyage. Alors je suis. « Je lui ai dit qu'on ne pourrait pas vu que la prochaine étape est le texas. » Il passe sa main autour de mon cou. « Vivons le rêve américain mon frère. » Il me fait un petit clin d’œil et reprend sa place, soit derrière le volant. Tapant dans un caillou, je profite un instant de ce paysage. Rêve américain, mon cul. Ils n'ont rien de plus que ce que nous avons chez nous. Bon ok, les paysages et les nanas sont plutôt pas mal. Je dois bien le reconnaître. « Bon l'puceau tu te grouilles. » Qu'est-ce qu'il faut pas entendre. « J'te signal que j'ai pas été voir la vieille Sally moi. » C'est qui l'puceau de nous deux, lui qui n'a pas été foutu de trouver une nana pour copuler. Alors que moi… je ravale ma salive, préférant ne pas songer à elle… Déjà quatre ans, bientôt cinq ans que j'ai quitté le pays. Que je n'ai plus de nouvelle d'elle… et pourtant elle habite toujours mes pensées. J'espère juste qu'elle est heureuse, j'ai interdit Marty de me donner des nouvelles, je me doute que les parents doivent en avoir, mais je ne veux rien savoir. Rien de rien. Il essaie de temps à autre, mais non. Elle ne fait plus partie de ma vie à présent et réciproquement. C'était le mieux à faire.



~ Now I know you're amazing Cause all I need Is the love you breathe

Lamentable. Voilà un mot qui me définirait parfaitement. Je suis recroquevillé dans un coin de cette pièce. Impossible de m'y déloger. Impossible de me faire parler. Je suis mort. Trois mots. Juste trois mots. Voilà comment je me sens. Je sens un truc venir se poser à côté de moi. J'ouvre doucement un bras, pour la laisser se poser à côté de moi. Reniflant à nouveau. Je n'ai plus d'appétit, plus d'envie. Une partie de moi s'est éteinte et la meilleure. Putain d'égoïste. Il n'avait pas le droit. Je sens les larmes qui montent à nouveau. Je vais à nouveau éclater. Toute façon, personne ne peut me voir. J'entends des voix au loin, mais je m'en fous. Cette pièce. Mon enfance. Notre enfance. Ma bulle. Sa bulle. Ma vie. La sienne. Plus rien n'est pareil. Ça n'aurait jamais dû être lui, mais moi. J'étais celui qui devait partir en premier, pas l'inverse. Putain d'égoïste. Il m'abandonne. Je ne peux même pas le rejoindre. Je n'ai pas envie de marcher sur cette terre où il n'est plus là. Les parents ont du m'attraper  pour me sortir de cette crise. Agripper à mon arbre. Incapable de bouger. Les larmes sèchent sur mon visage. Trois jours que l'enterrement est passé. Je devrais être reparti. Sauf que plus rien ne m'attend. Je n'ai nul part où aller. Je me sens vide. Inerte. Incapable. Je ne suis plus rien. Je ne supporte plus de me voir dans un miroir. Je ne supporte plus d'entendre ma voix, sa voix. Son reflet. Ce n'est pas juste un manque, un vide lambda. C'est une partie de mon âme est qui est partie avec lui. Lui, moi. Ça a toujours été ça. Nous deux face au reste du monde. Je cale mes jambes un peu plus contre mon corps. Une lumière apparaît dans la pièce, je sens Pâquerette, relever la tête. Je garde ma tête dans mes bras. Je n'ai pas envie de bouger, encore moins d'entendre leurs plaintes. Parce qu'ils ne peuvent pas comprendre. Leur peine n'est pas la mienne. Elle est différente, tout autant importante, mais inégalable. Parce que ça aurait dû être moi … « Emmett ... » Sa douce main se pose sur mon épaule. Je sens qu'elle se fait une place à côté de moi. Elle finit par poser sa tête sur mon épaule, je peux sentir ses larmes couler le long de mon bras. De nous trois, c'était lui le meilleur. Pourquoi ? Il devrait être là et moi six pieds sous terre. Parce qu'il m'a promis de ne jamais faire de connerie s'il venait à disparaître, comme il m'a promis la même chose. Parce qu'à cause de cette stupide promesse, je suis obligé de vivre. Je lui ai promis que je respirerais cet air pour nous deux. Mais putain que ça fait mal. Parce que j'ai besoin de lui. C'était mon jumeau. Ma moitié. Je suis censé faire comment pour vivre sans lui ? Comment je suis censé supporter mon propre reflet alors que tout me renvoie à lui… ma sœur me serre un peu plus fort. Elle essaie d'être là, mais ce n'est pas suffisant. Putain que j'ai besoin de lui. Juste lui…

❆❆❆

Je ne savais pas comment vous dire ceci de face … je sais que vous auriez eu du mal à comprendre mes choix, mes décisions, mais je ne pouvais tout simplement pas rester ici. Je sais qu'au fond de vous, vous tentez par tous les moyens de m'aider, qu'il faut remonter à la surface. Sauf qu'il m'est impossible de rester ici. Je ne peux pas. Ce n'est pas vous, mais moi. Tout ici me renvoie à lui … je sais que vous comprenez ça … je vous en pries, continuer à vivre, tourner la page à votre façon. Je sais que ça va être dur pour vous … changer ce que vous voulez, nos chambres, tout ce que vous voulez.. je ne reviens pas de sitôt. Je ne peux pas. Ne cherchez pas à me joindre. Je ne vous demande pas de m'oublier car c'est impossible. Je vous demande juste de reprendre goût à la vie, comme il l'aurait voulu. Je vous demande juste d'accepter ma décision, de tenter de comprendre. Je sais que j'ai toujours été à part, différent de vous… vous n'avez rien à vous reprocher, ce n'est pas vous, mais moi. J'ai besoin de partir. J'ai besoin de voler de mes propres ailes. J'ai besoin de reprendre la route. Je ne pourrais pas continuer en restant ici, c'est trop dur pour moi. Je suis conscient que ça l'ait pour vous et que mon départ va vous affecter, que mon geste est égoïste. Purement égoïste. J'en suis conscient. Je n'ai juste pas d'autres explications, hormis que je ne peux plus continuer à être ici… ma place n'est pas là. Je ne sais pas exactement où elle est et j'ai besoin de la trouver. J'ai besoin de me retrouver. Alors je m'excuse de ce geste lâche, de ces mots que j'aurais pu vous dire à voix haute, mais je sais.. je sais que maman tu te serais mise à pleurer, papa tu aurais objecté. Vous m'auriez empêché de partir car à vos yeux c'est une mauvaise idée … peut-être bien, mais j'en ai besoin. Une fois de plus, ce n'est pas contre vous. Je vous aime.
Emmett.



« Bordel Emmett ... » Le sac sur l'épaule, Pâquerette en laisse, j'adresse un fin sourire à mon ami de longue date. Mon pote d'infortune, mon mousquetaire, Harvey. Il reste un moment sa porte en main, il doit se demander s'il rêve ou pas. « T'aurais pas d'la place pour moi. » lui-dis-je simplement. Un canapé c'est tout ce que je demande. Il hésite un instant, je vois qu'il ne réalise toujours pas que je me trouve bel et bien devant sa porte. Et pourtant c'est bien. « Je sais que j'ai été injoignable durant… - Un an. » Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il me coupe pour la finir. Un an que je n'ai pas mis les pieds en ville. Un an que j'ai fui tous contacts avec ma famille et le peu de mes amis. « J'en avais b'soin H. » Il voit dans mon regard, que je suis sincère. Il sait, puisqu'il était là, au première loges pour m'épauler. « J'ai… je suis désolé.. » je me racle à nouveau la gorge. J'aurai dû être là un peu plus tôt pour lui. L'épauler comme il l'a fait pour moi, sauf que je n'étais pas encore prêt. Je ne sais pas si je le suis à présent, mais je n'ai pas le choix. Mon corps m'indique que je dois rentrer au bercail. Que j'ai besoin d'être entouré des miens. Après tout, c'est peut-être ici que je dois finir ma vie. Là où tout a commencé. « Allez viens. » Il me laisse rentrer. Prêt à me raconter ce que j'ai manqué. Je vais juste dire oui, commenter, expliquer vaguement le pourquoi de mon retour. Taire la vraie raison. Je n'ai pas envie qu'il s'inquiète. Il n'y a pas de raison. Les médecins sont mitigés quand à ma santé. Je n'ai pas respecté la part du marché. Je me laisse doucement aller vers le bout du tunnel. Est-ce que j'ai remonté la pente ? Non. Je porte juste un masque au quotidien, histoire que les gens me lâchent. Je pose mes affaires, écoute JJ d'une oreille, il m'explique sa situation, ça me fait mal pour lui, mais à la fois marrer. Lui qui doit avoir la responsabilité d'une ado : bon courage. Il tique un peu en voyant mon animal de compagnie, soit Pâquerette, mais elle fait partie du lot. Je souris à ses remarques, ça fait du bien d'être de retour, de voir des visages familier. De sentir de la chaleur humaine. La dernière que j'ai senti, c'était à l'hôpital, et je ne m'attendais pas à ça. Je me souviens encore de son odeur. Douce Cappie, on peut dire que tu as su me captiver. Assez pour que je m'ouvre à toi, du moins sur ma condition. C'est bien la seule qui soit au courant pour moi. Je n'ai pas envie qu'ils sachent, ça ne les regardent pas. Enfin oui et non, mais ils ont eu assez à faire avec mon frère. Et puis rien n'est sûr. J'attrape le verre qu'il me tend. Une question me brûles les lèvres.. « Elle vit toujours par ici ... »

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Lun 6 Mar - 19:12


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Lun 6 Mar - 19:14

   
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Lun 6 Mar - 19:46

bienvenue parmi nous.
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Lun 6 Mar - 20:03

Rebienvenue
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Je te réserve Robby pour cinq jours
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above the clouds.

Ne prends de la vie que la fleur ; cueille la rose et laisse l' épine.
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Lun 6 Mar - 20:04

Rebienvenue alors
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Lun 6 Mar - 20:37

ton pseudo

rebienvenue chat et bon courage pour ta fiche



but on this otherside maybe we're meant to try for too long and if it gets hard again we'll just ignore the pain we've waited too long.
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Lun 6 Mar - 21:26

Bienvenue à toi

j'adore ton pseudo

& bon courage pour ta fiche



L’amour n’est pas l’amour s’il fane lorsqu’il se trouve que son objet s’éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé.
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Lun 6 Mar - 21:42

rebienvenuue
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