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Sound of silence - Connor

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Dim 2 Avr - 11:58


Connor Keegan
feat. Matt Smith

Nom KeeganPrénom(s) Connor Kaleb Âge37 ansNaissance Un neuf Juillet 1979, Le Caire en Egypte. Sa mère - Egyptologue de terrain - à souhaité continuer son travail jusqu'au bout, harcelée par son mari pour qu'elle se repose un minimum. Elle ne l'a fait qu'au dernier instant et ce malgré quelques moments de faiblesses. NationalitéNéo-Zelandaise Origines Nouvelle Zelande Statut civil Célibataire, il n'a jamais été marié et n'y a jamais réellement songé. Pas qu'il n'ait jamais été en couple sérieusement, simplement le mariage n'est pas quelque chose qui l'intéresse. Il n'a cependant plus personne actuellement, sa dernière relation ayant... Plutôt mal finie ce qui a douché sa volonté de trouver quelqu'un avec qui rester. Orientation sexuelleBisexuel assumé, même s'il a eu du mal à l'accepter quand il était plus jeune. Désormais il est capable de sortir avec un homme ou une femme si elle ou il lui plait suffisamment sans se remettre en question, mais quelques années auparavant il n'osait pas regarder les autres hommes de peur que cela se devine et être mis à l'écart pour cela... Comme il l'était déjà pour sa surdité. Occupation Connor a fait des études en Archéologie et s'est orienté vers le métier de Conservateur de musée. Il travaille au musée Te Papa, à Wellington en temps que conservateur adjoint au conservateur principal, poste dont il est très fier ArgentAiséGroupe Positive Mind Caractère Quelqu’un qui aurait connu Connor enfant, avant qu’il ne devienne sourd, et le rencontrerait maintenant sans l’avoir revu entre temps se demanderait s’il s’agit là de la même personne. Bien sûr, en grandissant les gens changent mais celui-ci a changé de manière plutôt drastique, il faut bien l’avouer. Là où il avait un caractère insupportable, extrêmement vif, n’écoutant pas les autres et pourrit gâté par ses parents, il y avait désormais un homme au caractère bien plus calme, ce qui malgré tout n’empêchait pas les petits coups de folies ou de faire des choses parfois un peu décalées. Sa surdité l’avait obligé à faire quelque chose qu’il ne faisait, ironiquement, pas enfant. Ecouter les gens. Pas avec ses oreilles, évidemment, mais avec ses yeux, avec ses autres sens. Ayant appris dès que possible la lecture sur les lèvres, il était désormais obligé de garder son attention sur son interlocuteur au lieu de papillonner comme lorsqu’il était plus jeune, pour être sûr de ne pas rater quelque chose d’important. Cet apprentissage lui a appris quelque chose qui lui faisait cruellement défaut, la patience. Auparavant rapidement frustré lorsqu’il n’obtenait pas quelque chose dès qu’il le demandait, il dû prendre son mal en patience et travailler d’arrachepied, sans jamais lâcher prise pour réussir à comprendre correctement ne serait-ce que quelques mots. Ce qui n’empêchait pas parfois cet homme de 37 ans de bouder comme un enfant si on avait le malheur de le faire attendre trop longtemps.
De fonceur, il devint plus attentif aux autres, à son environnement, ne pouvant plus se permettre de faire les choses sans analyser d’abord ce qui l’entourait : Là où il pouvait avant marcher quelque part en sachant qu’il pouvait entendre une voiture se rapprocher, par exemple, maintenant il ne pouvait plus le faire avec la même insouciance, son attention étant demandée partout. C’était épuisant, bien plus que cela ne le paraissait. Il a appris également à ne compter que sur lui-même, même s’il savait avoir le soutien de sa famille, ce qu’il traversait ils ne pouvaient réellement le comprendre, pas complètement en tout cas. Alors il devait se débrouiller par lui-même, avancer par ses propres chemins. Etrangement, les épreuves qu’il avait traversées le rendirent plus optimiste que jamais. Il considérait qu’ayant réussi à surmonter sa surdité, ayant réussi à s’adapter à un monde qui faisait bien souvent le minimum pour eux jusqu’à trouver un travail qui lui plaisait et dans lequel il s’épanouissait, ayant réussi à s’assumer jusque dans sa sexualité sans plus aucune honte, alors il pouvait tout surmonter. Il gardait la tête levée, un doux sourire rêveur aux lèvres et ses yeux ne cessaient de contempler le monde autour de lui, dans ses moindres détails, cherchant à dénicher les merveilles qu’il recelait plutôt que les défauts que les médias, la vie et les autres leur jetaient à la figure constamment. Il sait qu’il n’a pas fini d’en baver, mais il sait –il en est persuadé – que plus rien ne pourra l’arrêter désormais. Tous les efforts qu’il a dû faire pour en arriver où il en est ont inscrit en lui une détermination à toute épreuve, une volonté sans faille de prouver qu’il existe bel et bien, qu’il vit et qu’il est capable d’obtenir ce qu’il souhaite. Il n’est pas sans failles, cependant, loin de là. Il a peur, parfois. C’est un sentiment qu’il ressent trop souvent et auquel il ne s’habitue pas. Quand il y a trop de monde autour de lui, quand il ne sait plus où donner de la tête, quand les gens parlent tous en même temps, qu’il voit leurs lèvres bouger mais qu’il ne peut pas tout lire parce qu’ils sont trop, parce qu’ils vont trop vite alors il a peur. Il est frustré, il est perdu et perd ses repères. Il ne s’énerve pas, il s’énerve rarement, mais il se replie sur lui-même, il s’éloigne, se sentant cruellement inadapté. Dans ces moment-là, il n’est pas rare de le voir s’absenter quelques jours, parfois juste un ou deux : Il part simplement se ressourcer, chez lui, chez ses parents, là où il sait qu’il pourra suivre, là où les deux personnes les plus chères à son cœur ont fait l’effort d’apprendre la langue des signes et où ils ont toujours gardé les réflexes qu’il faut pour attirer son attention sans pour autant envahir son espace vital. Ils sont surprotecteurs mais Connor les adore et même à trente-sept ans, sa mère reste son modèle.
De manière générale, il est quelqu’un de gentil mais qui sait parfaitement où sont ses limites et n’hésite pas à envoyer bouler quelqu’un qui penserait pouvoir les outrepasser. Il a un petit côté rancunier qui le pousse à faire ramer les personnes qui ont pu faire quelque chose contre lui avant d’envisager, possiblement, de leur pardonner. Il reste un ami fidèle, prêt à répondre présent s’il y a besoin de lui, peu importe l’heure, peu importe le moment même si ses amis se comptent sur les doigts d’une main. Il est passionné d’un point de vue générale par la vie en elle-même, par ce qu’elle peut offrir, parce qu’il peut vivre, par les gens qu’il peut rencontrer et, d’un point de vue particulier, par son travail qui lui prend pas mal de temps. En tant que conservateur, il a en charge beaucoup de chose, et il ne voit que rarement passer les heures quand il est plongé dans cette activité. De sa vie avec ses parents, très aisés, il a gardé un petit gout du luxe que son salaire actuel lui permet de conserver et dont il ne se rend pas toujours compte, ce qui le gêne énormément quand on le lui fait remarquer, pas toujours gentiment. Sa dernière relation en date l’a légèrement échaudé et même s’il ne s’arrête jamais à un échec, il n’est pas certain de vouloir ou d’être capable de retenter l’aventure avec quelqu’un de trop différent de lui, quelqu’un capable d’entendre. Pour lui cette différence est bien souvent un fossé énorme entre lui et les gens un fossé qu’il n’est pas sur de pouvoir franchir.

- Enfant, Connor était un garçon très vif, très actif. Extrêmement curieux de tout et surtout de ce que sa mère faisait, il s'est intéressé très tôt au domaine de l'archéologie, observant sa mère travailler et la suppliant pour qu'elle l'emmène sur les chantiers où elle allait elle même. Enfant unique et gâté, il n'avait pas l'habitude de se voir refuser quelque chose et la situation financière très aisée de sa famille accentuait encore la chose. Cependant, il a fallut de longues années avant que Leyla Keegan n'accepte d'emmener son petit garçon avec elle ce qui a été à l'origine de pas mal de crise de colère du petit garçon.

- Très exigeant, il a passé sa petite enfance à refuser non comme réponse et il fallait toute la patience de ses deux parents pour réussir à gérer la pile électrique qu'il était alors. Bavard, aimant plus parler qu'écouter, il avait alors beaucoup de mal à obéir. Leyla et David, son père, se sont souvent reprochés cette période, considérant qu'à cause des voyages réguliers qu'ils faisaient, ils n'avaient pas de réels foyer fixes et que cela impactait forcément le comportement de leur fils qui n'avait qu'un nombre réduit de repère sur lesquels se raccrocher.

- Ce fut à l'âge de sept ans environs qu'un bouleversement majeur se produisit dans la vie de la famille, mais plus particulièrement dans celle de Connor. Durant plusieurs mois, ses parents commencèrent à repérer des signes qu'ils jugeaient inquiétant dans le comportement du petit garçon, des détails bien souvent mais qui, mit bout à bout, devenaient bien trop révélateur de ce qu'il se produisait. Il ne réagissait qu'avec beaucoup de retard lorsqu'on l'appelait, et seulement si on haussait le ton, de plus en plus. Lorsqu'il parlait, il se faisait régulièrement disputer sous prétexte qu'il parlait trop fort sans aucune raison valable alors que lui même promettait qu'il ne faisait que parler d'un ton tout à fait normal. Il montait le son de la télé, toujours un peu plus à chaque fois, il vous regardait, les sourcils froncés, quand vous lui parliez d'un ton bas, sans paraître comprendre ce que vous lui disiez. Des petits détails, un peu plus durant de nombreux mois jusqu'à ce qu'enfin ses parents se décident à voir un spécialiste. L'angoisse était présente, le diagnostique s'imposait à eux sans qu'ils n'osent réellement le dire à voix haute, plongé dans un déni qui ne disparu que bien plus tard.

- Le diagnostique tomba effectivement, après des analyses, après plusieurs examens du petit brun, de nombreuses questions posées aux parents. Le médecin était prudent, mais il n'y eut qu'une seule conclusion. Le garçon devenait sourd, peu à peu, de manière fluctuante, mais la surdité total semblait être la seule chose possible et envisageable, à terme.

- Ils surent que cette surdité était l'un des effets d'une maladie qui atteint Leyla des années plus tôt, durant sa grossesse. Un virus nommé le cytomegalo virus pouvant atteindre jusque 2% des femmes enceintes, parmi ces 2% la moitié des foetus contracteront la maladie à leur tour et parmi eux... 10% deviendront sourd quelques années plus tard. Connor faisait partie de ces 10%. Leyla, malgré tout ce que purent dire ses proches et même le médecin, ne se pardonna jamais cela, se considérant comme responsable de ce qui était arrivé, persuadée que si elle s'était reposée et avait arrêté de travailler comme tous lui avait conseillé, ça ne se serait jamais produit.

- Durant une petite partie de son adolescence, Connor lui même en voulut profondément à sa mère. Cette période fut douloureuse pour chacun d'entre eux, les accusations, les excuses, les disputes étaient constantes et brutales. Silencieuses, mais terriblement blessantes, bien plus ravageuses que des hurlements et des cris.

- Encore aujourd'hui, l'adulte s'en veut profondément pour la manière dont il l'a traité et se plie sans grandes protestations à la nature surprotective qu'elle a développé depuis l'annonce de sa surdité, considérant que, quelque part, c'est un peu sa manière à lui de s'excuser de son comportement à l'époque.

- Il fallut encore quelques mois avant que Connor n'entende vraiment plus rien et ce fut ce qui marqua le tournant de leur nouvelle vie. Ils s'installèrent définitivement en Nouvelle-Zelande, leur pays de naissance, et firent de leur mieux pour rendre la vie de leur fils le plus facile possible. Il fut inscrit dans une école pour sourd où il pu apprendre et la lecture labiale et la langue des signes Néo-Zelandaise. Le point positif étant que ce fut dans ces années là que des progrès significatifs pour l'enseignement des sourds muets se firent, permettant à Connor de pouvoir profiter d'une bonne éducation malgré tout. Ça ne fut évidemment pas simple et demanda des efforts intenses et épuisant pour un enfant, mais il n'abandonna jamais. Ce fut peut-être ce qui construisit son caractère, ce côté tenace qu'il a développé en grandissant et qui le pousse à ne jamais lâcher quelque chose s'il y tient vraiment. Et il tenait énormément à ne plus rester impuissant face à sa surdité.

- Son caractère, d'ailleurs, changea du tout au tout à partir de cette époque. D'enfant difficilement contrôlable, difficile et peu obéissant mais respirant la joie de vivre et l'envie de tout découvrir, il passa à un petit garçon renfermé, de plus en plus silencieux, s'isolant un peu plus à chaque fois de ceux qu'il appelait désormais les entendants, restant avec les amis qu'il se faisait dans son école. Ses parents, angoissés par ce changement d'attitude trop drastique, se firent de plus en plus étouffant et protecteur, accentuant sans le vouloir ce nouveau caractère.

- A l'âge de onze ans, Connor cessa pratiquement complètement de parler. Il ne l'avouait pas, mais il n'arrivait plus à se souvenir de sa propre voix, de ses intonations, de la manière dont il parlait avant. Ne pas pouvoir s'entendre quand il tentait de s'exprimer lui donnait une impression de stupidité constante et intense, surtout face aux entendants. La manière dont beaucoup le regardait, avec incompréhension, agacement quand il parlait trop fort sans le vouloir - faute de pouvoir s'entendre - le convainquait chaque fois un peu plus de garder sa bouche fermée et de se contenter de se faire comprendre comme il le pouvait. Il garda sa voix pour lui, les seuls à pouvoir encore l'entendre même si rarement étaient ses parents qui s'abstinrent de toutes réflexions, l'encourageant même à le faire plus souvent... En vain.

- Ce qui lui manque le plus depuis qu'il n'entend plus rien, c'est tout bêtement les sons du quotidien. Ces sons qu'il avait pris l'habitude d'entendre et qui le rassuraient enfant. Le bruit des pas de sa mère quand elle se levait et se rendait à la salle de bain. Le chant des oiseaux le matin, les bruits d'assiettes, de casseroles dans la cuisine, l'eau de la douche qui coule, les jurons de son père quand, en se levant, il se prenait systématiquement les pieds dans les affaires que sa mère abandonnait à chaque fois sur son trajet... Il ne sait même pas à quoi ressemble ses bruits du quotidien à lui. Quand il y pense, la tristesse et la morosité l'envahissent pour un petit moment.

- Dans son adolescence, il découvrit quelque chose qui le perturba un peu plus encore et il nia cette chose pendant un long moment. Il n'osait regarder franchement les autre jeunes hommes, osait à peine sourire, même amicalement, à l'un deux de peur que quelqu'un comprenne sa bisexualité. Il ne l'assumait pas, considérant en premier lieu cela comme étant une nouvelle bizarrerie de sa part, une nouvelle chose qui l'éloignait encore plus de la normalité, des autres personnes. Ce fut une période compliquée, tant pour lui que pour ses proches, il en devenait insupportable, invivable, frustré et ayant constamment l'impression qu'il ne pourrait jamais avancer, jamais être lui-même.

- Ce fut lorsque, durant une dispute explosive avec sa mère, il déballa tout ce qu'il avait sur le coeur dans des signes rendus maladroits et presque incompréhensibles tant il tremblait de colère et de mal-être que les choses purent commencer à s'arranger. Doucement, lentement, avec beaucoup de retour arrière, mais elles s'arrangèrent. Ce qu'il fut dit ce jour fit autant mal que cela leur permit d'avancer, de remettre les choses à plat, d'enfin apaiser plus ou moins les sensations de culpabilité qui pouvaient exister dans chacun des deux. C'est sa mère, soutenue plus tard par son père, qui l'encouragea à s'accepter pleinement, à cesser de rejeter que cela soit sa surdité ou son orientation sexuelle. Elle lui assura qu'elle serait toujours derrière lui, comme elle l'avait toujours été jusqu'à présent, quoiqu'il puisse se passer.

- Ainsi, en grandissant, il cessa de se voir lui-même comme un ennemi et recommença à vivre sa vie de manière de plus en plus positive. Soutenu et encouragé par ses proches, il se lança dans un rêve qui ne l'avait jamais quitté durant toutes ces années : Devenir Archéologue. Il quitta la ville qu'ils habitaient alors pour Wellington et intégra la Victoria University of Wellington. C'était la première preuve d'indépendance dont il faisait preuve et cela fut extrêmement dur à supporter... Pour tout le monde. Et malgré la difficulté des cours, malgré la complexité de sa situation - l'Université avait beau avoir un cursus d'étude sur les sourds, les cours étaient à destination des entendants et lire sur les lèvres était quelque chose d'épuisant à la longue - il s'accrocha et fut diplômé comme tous ses camarades. Contrairement à sa mère, il s'orienta de manière à devenir conservateur et, après avoir acquis de l'expérience dans plusieurs musées de réputation moindre, il réussi à décrocher à 35 ans un poste de Conservateur adjoint au musée Te papa, à Wellington.

- Durant ces années là, il a eu quelques relations tant avec des femmes que des hommes. Elles étaient peu nombreuses mais il ne s'engageait jamais à la légère, devant ressentir déjà quelque chose avant de transformer une relation d'amitié ou de simple connaissance en quelque chose de plus. Sa dernière relation remonte à il y a quelques temps, avec un homme un peu plus jeune que lui. Il s'était engagé dedans avec beaucoup d'hésitation et d'inquiétude. Il était sincèrement attaché à l'autre homme, Daniel, mais celui-ci était entendant et il n'avait jamais eu de relation avec des personnes qui n'étaient pas sourde. Il se lança malgré tout et ne le regretta pas... Au début. Il était gentil, attentionné - peut-être trop - et Connor se sentait bien avec lui. Ils étaient ensemble depuis quelques temps quand Daniel lui demanda quelque chose que, en premier lieu, le non-entendant prit pour une plaisanterie. Son compagnon aimait sortir, s'amuser, rencontrer des gens mais il voulait le faire avec lui. Dans une boite de nuit. Lorsqu'il comprit que ça n'était pas une blague, il accepta mais avec beaucoup de réserve, angoissé alors même qu'il n'était même pas encore dans la boite. La suite lui donna raison. Il avait à peine mis un pied là-dedans qu'il se sentait mal. Trop de monde qui était censé faire beaucoup de bruit et il n'entendait rien. Aucune personne capable d'entendre pouvait imaginer la moitié de ce que pouvait ressentir un sourd au beau milieu d'une foule qu'il savait pertinemment être extrêmement bruyante. C'était déstabilisant, profondément perturbant. Une personne malentendante développe au fur et à mesure du temps un peu mieux ses autres sens, mais ici tout cela lui était inutile. Tous ses repères partaient en fumée et l'angoisse ne le quittait pas, le suivant à la trace. Il se trouvait ridicule à danser sur une musique qu'il ressentait à peine - les vibrations étant atténuées par la foule - et n'entendait pas du tout et, rapidement, il atterri au bar, perdu et plus mal dans sa peau qu'il ne l'avait été depuis de longues années. Il restait concentré sur ses verres, préférant faire de son mieux pour ignorer le monde autour de lui, laissant son petit ami s'amuser. Lorsque ce dernier le rejoignit, il lui offrit à peine un faible sourire avant de retourner son attention sur sa boisson. Quelques instants plus tard, une serviette atterri près de lui, gribouillée de quelques mots qui firent tomber son coeur au fond de son estomac. Blême, il leva les yeux vers l'homme qui lui avait laissé la preuve de l'infidélité - ou tentative d'infidélité pour ce que cela changeait à ses yeux - de son compagnon, le suivant du regard avant de relire une dernière fois les inscriptions faites à la va vite. Son petit ami était quelqu'un de stupide qui draguait un homme à un mètre de lui à peine, ne se souciant pas de lui une seule seconde, se servant même de son handicap contre lui. Son petit ami était désormais un homme célibataire. Connor n'était pas un homme méchant, mais il attachait beaucoup d'importance à ses relations, ne supportant pas la trahison, la tromperie et le foutage de gueule et il ne pardonnait jamais dans ces cas là, considérant que si une faute de cette envergure avait été commise alors il refusait de s'exposer bêtement à la même souffrance en restant avec la personne. La fin de la soirée fut floue, il se souvenait que dans une réaction complètement puérile, il avait renversé la moitié restante de son cocktail sur son désormais ex, avant de tourner les talons et rentrer chez lui - eux. Avant même que l'autre puisse rentrer lui-même - il était sans doute plus saoule que lui - il avait entassé ses affaires devant la porte de l'appartement spacieux et resta sourd - hahem - à toutes les tentatives d'arguments que pu faire son cadet, détournant le regard pour ne pas à avoir lire les mots sur ses lèvres. Puisqu'il n'avait jamais pris la peine d'apprendre la langue des signes pour lui et qu'il se refusait à lui parler, il avait écrit quelques mots lui signifiant la fin de leur histoire et son souhait de le voir dégager le plus vite possible de chez lui. Quand il lui sembla qu'il en venait à le supplier - ou à devenir insultant, il n'était pas très sûr - il lui pointa la sortie du doigt et claqua la porte de son propre appartement. La frustration de ne pas entendre le bruit de la porte fut atténuée par l'assurance qu'au moins, il n'entendait pas Daniel tambouriner après elle non plus. De cette histoire, il conclut qu'il n'aurait jamais dû tenter de sortir avec quelqu'un qui n'était pas sourd, que c'était trop de risque, trop de différences.

- Quand il s'est installé à Wellington, après ses études, il a longuement hésité avant d'opter pour un appartement sur Wakefield Street. Le bruit de la vie nocturne ne le dérangeait bien évidemment pas et c'était plus pratique pour lui : Proche des lieux importants, peu éloigné de son travail... Et grand. Cher, certes, mais il a les moyens et ça en vaut le coût. L'appartement comporte une grande chambre qu'il a aménagé selon ses goûts parfois très hétéroclites, une cuisine à l'américaine avec une îlot central et un bar qui donnait sur un salon d'une taille correcte. Il a également transformé la deuxième chambre en un bureau dans lequel on a constamment l'impression qu'une tornade est passée tant le bordel s'est installé partout et bouge chaque jour. Il n'y a presqu'aucun doute sur le métier qu'il pratique quand on pénètre dans cette pièce. Il adore son appartement qu'il considère comme un refuge, un lieu où il sait être tranquille et en paix.

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Dim 2 Avr - 11:58


Citation blablbalbalbalbalbal raisins abricots secs miam


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Lun 3 Avr - 22:17

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Mar 4 Avr - 23:22

Bien sûr je ne t'oublie pas...

N'hésitez pas les gens, je recherche un peu de tout actuellement.
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Mer 5 Avr - 18:41

J'étais sure d'être passée Quelle nouille
Alors alors... Un p'tit lien?
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Mer 5 Avr - 22:13

:creep:
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Ven 7 Avr - 18:54

Hellooo vous deux

Avec grand plaisir un lien, vous avez des idées, des besoins ?
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