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(MAIA) “Toads are to dragons what carrots are to unicorns.”

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Dim 23 Avr - 20:42


Maia Oswald
feat. mimi elashiry

Nom Je porte le même nom que ma mère, Oswald. Je ne porte pas celui de mon père. De toute façon, je ne le connais pas. Ce lâche s’est barré avant ma naissance. Encore un idiot qui vend de belles paroles mais qui n’a rien dans le slip. Et ma mère est clairement une idiote pour s’être laissée bernée de la sorte. Prénom(s) J’ignore ce qui lui est passé par la tête, à ma mère, pour se dire qu’elle me nommerait Maia. J’en ai bavé quand j’étais gamine des blagues d’imbéciles… maia l’abeille… Toutes ces conneries. Âge La majorité se fait languir, à croire que le temps passe encore plus lentement cette année. J’ai dix-sept ans, ce n’est pas suffisant. Naissance Si vous êtes assez intelligent pour faire une soustraction du niveau d’un enfant de six ans, vous devinerez bien vite mon année de naissance. Aller, une petite aide, on est en 2017 et j’ai 17 ans. Rien ? … Ouais d’accord. Je suis née à Canberra déjà pour commencer, le 16 avril 2000. Nationalité Canberra c’est la capitale d’Australie, donc devine… je suis australienne. Celui qui ose me balancer que Sydney est la capitale, je lui flanque mon pied au derrière. Puis je m’en fiche en fait. Origines Comment peut-on parler d’origines quand on ignore déjà qui est son paternel. Ma mère est australienne, voilà. C’est tout ce que j’ai, tout ce que j’obtiens. Je ne suis qu’une bâtarde délaissée par son géniteur. Je ne suis qu’un spermatozoïde trop pressé de féconder. Je ne suis qu’un lointain souvenir pour ce crétin. Statut civil Malheureusement mineure. Ça m’oblige à vivre chez ma tante, ça me force à aller au lycée, ça me contraint à être recalée au statut d’enfant. Et puis je suis célibataire aussi. Mais je n’ai pas besoin d’une paire de couilles dans la main pour exister. Orientation sexuelle Ça ne m’intéresse tellement pas. Bon ok, j’aime les mecs. Mais je préfère ne pas y penser. Ils sont source de problèmes, d’enfants orphelins, d’alcool et de drogue. Et puis ensuite ils se barrent et c’est leur gonzesse qui termine en prison. Occupation Il parait que je suis lycéenne, mais je préfère largement sécher les cours. Je m’ennuie là-bas. Tout ce qu’ils veulent nous apprendre, je le sais déjà. Je lis beaucoup, je ne les ai pas attendus pour m’instruire. Argent Quel argent ? Je suis mineure, rappelle-toi ! J’pense même que ma mère a claqué tout notre argent dans sa came. J’sais pas, comme ça, j’dirais que mon fric est aussi présent que mon père : je n’en ai pas. Groupe Murphy's law.

Caractère J’aime pas ma vie. Je ne dis pas ça pour que vous me preniez en pitié, je n’aime pas ça non plus. Je ne dis pas ça parce que j’ai envie de me tuer. J’aime pas l’idée de mourir non plus. J’aime pas ma vie mais j’aime celle des autres. La vie de ceux qu’on voit sur internet, ceux qui postent des photos de leurs familles, de leurs potes, de leurs voyages à travers le monde, de leurs feux de joie sur la plage. J’envie leurs vies. Mais j’aime pas les regarder, j’aime pas les voir se pavaner devant moi. Ça me rend jalouse, ça me bouffe de l’intérieur et j’ai envie d’hurler. Et j’aime pas ça, être jalouse. C’est moche. Il y a plein de choses que je n’aime pas. Je pourrais en faire toute une liste, mais il m’faudrait beaucoup de papiers. Et pour avoir du papier, il faut abattre des arbres. Et les arbres, ils m’ont jamais rien fait, eux. Mais après tout j’m’en fous. Le monde se fout bien de moi, de savoir ce que je ressens ou ce que je pense. Alors pourquoi je devrais me soucier du monde ? Dès le début, la vie m’a foutu une claque dans la gueule. Avant même que je naisse. J’ai une mère qui était trop jeune pour devenir maman et un père trop lâche pour assumer le fait que son préservatif était périmé. J’ai des parents qui ne se sont pas battus pour moi. Je n’ai pas eu d’enfance moi. Je ne passais pas mes après-midi à jouer avec Lola et Kevin, comme la plupart des enfants. De toute façon, Lola et Kevin ils me tiraient les cheveux pendant la récré en criant que j’étais moche. Moi, quand je rentrais, je devais aider ma mère à nettoyer la maison, à éplucher les pommes de terre et à faire bouillir l’eau pour faire cuire les pâtes. Je n’ai jamais goûté au caviar. J’ai découvert le poireau quand j’avais douze ans. Et je n’aime pas ça. Je n’aime pas les légumes. Je déteste encore plus qu’on me dise que c’est important pour bien grandir. Je n’en ai jamais eu et j’ai grandi. Plus vite que les autres même. Regardez-moi. C’est une âme d’enfant que vous voyez quand vous regardez dans mes yeux ? Ne me regardez pas de toute façon, je n’aime pas ça qu’on me regarde, qu’on me remarque. Je préfère être oubliée. J’y suis habituée. Toute ma vie on m’a oublié. Ma mère m’a oublié pour se faire belle pour tous ses mecs. Dix-sept faux papas. Je les ai comptés. Je n’avais que ça à faire. Quand je lui demandais de m’aider pour mes maths, elle me répondait qu’elle ne pouvait pas. Alors je me suis entrainée. S’il y a 30 jours dans un mois et que ma maman sort huit fois dans le mois avec trois faux différents papas, combien de mensonges doit-elle inventer pour les larguer ou leur faire croire qu’elle est parfaite ? Je me rappelle de l’un d’eux, Miles. Il était gentil, je l’aimais bien. J’avais huit ans à l’époque. Il a été ce qui se rapprochait le plus d’une figure paternelle pour moi. Et puis ma mère a tout gâché, comme toujours. Parce qu’elle s’en fiche que je n’ai pas de père. Elle a quitté le sien avant ma naissance alors elle s’est dit que je pouvais grandir avec une mère qui ne sait pas comment on fait. Elle se reposait trop sur moi. Maia, mets la table. Maia tu as été cherché le courrier en rentrant de l’école ? Maia, demain tu iras voir la gardienne en lui disant que je suis malade et que du coup je ne peux pas la payer cette semaine mais dans deux semaines. J’essayais d’aider, alors je le faisais. Jusqu’à ce qu’au final ce soit moi qui écrive les chèques. Oui maman est encore malade. Elle a une santé fragile ! Non du tout, c’est une grosse menteuse qui préfère dépenser son argent en fond de teint trop foncé pour elle pour plaire à des mecs qui ne s’intéressent qu’à son cul. Hochement de tête, oui oui, quelle santé fragile. Et plus ma mère cessait de s’occuper de moi, plus je perdais d’intérêt pour moi-même. À quoi bon essayer ? Même ma propre mère s’en fout. Alors le lycée c’est devenu un simple rite de passage. J’y passais le matin pour qu’on me voie et je disparaissais avant le repas du midi. Je partais m’enfermer dans la bibliothèque municipale et je lisais tout ce que je pouvais trouver. C’était toujours mieux que l’école. Il n’y avait personne pour me dire quoi faire ni comment le faire. Personne pour me foutre ma médiocrité en pleine face. Finalement, j’aime mieux ça apprendre toute seule. J’ai appris plein de choses qu’on nous apprend pas au lycée. Le théorème de Pythagore, qui ça intéresse très franchement ? Alors que l’histoire de la naissance de l’Europe, voilà quelque chose d’intéressant ! Ma mère n’a jamais su que je séchais les cours. De toute façon, c’est à cette époque là qu’elle a rencontré son camé. Et qu’elle a chuté. Rester clean pour son enfant ? Elle s’en fout bien. Elle s’en fout tellement qu’elle a terminé en prison. Et moi que suis-je devenue ? L’ombre de moi-même. Je n’étais déjà pas grand-chose. Je ne suis qu’une valise qu’on essaye de se refourguer. Les grands-parents ne veulent pas entendre parler de moi. C’est marrant, je n’avais jamais entendu parler d’eux avant, je les pensais même morts. Le père, inconnu au bataillon. Nous voilà dans le même bateau. Envoyons-la chez la tante. Car j’ai une tante ? Grande nouvelle. Quelqu’un d’autre qui pourra me regarder avec ce même regard plein de pitié et de dégout. Elle est vraiment comme sa mère cette p’tiote, elle ne sert à rien, c’est une cause perdue. Ouais mais j’vous emmerde, moi ! J’ai rien demandé. J’aurais pu très bien rester là-bas, dans ce foyer misérable avec ces gens minables. Au moins, j’étais dans mon pays. Mais là… on m’expédie dans un nouveau pays dont je me fous royalement, auprès d’une tante inconnue qui affiche des sourires coincés et hypocrites. En plus, elle lui ressemble à maman, et ça fait mal. Parce que je veux la détester ma mère, de toute mon âme, comme je déteste le monde et ma vie. D’toute façon, c’est pas ma vie que je devrais détester, mais ma mère pour me l’avoir vendu comme ça, ma vie.

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Dim 23 Avr - 20:43

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Dim 23 Avr - 20:43

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murphy's law › je suis un fataliste
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Ven 5 Mai - 12:10

Coucou ♥

Vu leur âge, Maia et Arthur on pu se connaitre via le collège/lycée ? Ils viennent de deux milieux complètement différent et niveau caractère c'est pareil xD ça pourrait être sympa à exploiter ces différences ?


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Even though I try not to ▬ I can't help but want you, I know that I'd die without you © bat'phanie, ruelle
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