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ARIELLE ☾ désastre des astres.

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Lun 24 Avr - 22:23


Arielle Falcone
feat. sarah hyland

Nom Falcone, patronyme qui n'a plus aucun sens. C'est beau, ça brille. Ça fait se retourner les gens. Falcone c'est puissant. Tu l'as aimé, tu l'as détesté. Tu l'ignores, tu voudrais t'en séparer. Falcone, tu l'portes presque malgré toi, presque malgré ton père, aussi. Vestige d'un passé, pas si lointain, que t'as vu s'envoler. Vie dorée qui t'a glissée entre les doigts, parce que t'as choisi la liberté. Prénom(s) Arielle, prénom choisi par ta mère. Il faut croire qu'elle espérait t'offrir une vie dans laquelle ton innocence serait aussi intacte que celle de la douce sirène, malheureusement, c'est loupé. Tu as par contre, hérité de son goût pour l’interdit. De son envie d'aventure, de découverte. De cette folie de vivre. Âge La jeunesse, la fougue. La folie, l'envie. La découverte, la réalité. Tu viens d'avoir 25 ans et t'es désillusionnée. Abîmée par la vie. Abîmée par l'amour, cette belle chose qu'ils veulent tous ressentir. Cette chose qui n'est que poussière. Fanée, alors que t'es en âge d'éclore. Derrière ton apparence de poupée, la vie t'a déjà bien appris.
Naissance T'as vu le jour un soir de Novembre, en Grèce. L’automne amenait le froid, période de nostalgie parce que la nature perd doucement de sa vie. T’étais un cri tourbillonnant au milieu de cette mort lente, qui a secoué le ciel tout entier. Qui a fait trembler les étoiles, entrer en collision les astres . T’étais le cri  qui a éradiqués toutes les peines, qui a brûlé toutes les joies. Le cri qui a bousculé cette nostalgie, ce froid anthracite, pour faire de nouveau chatoyer les couleurs de cette saison. Tu as été le petit miracle, jusqu’à ce qu’on lance dans les airs que tu n’étais qu’une fille. Ce sexe faible dont on n’a jamais vraiment voulu.Nationalité T'as obtenue la double nationalité, tu es donc greco-néo-zélandaise, puisque tu as vu le jour sur la douce terre Grecque. Patrie qui manque à ton âme. Origines Tu tiens de ton père des origines siciliennes. Origines qui ne se lisent pas sur ton visage, mais transparaissent au travers de ta gestuelle et de ton sang chaud. Mélange explosif, la chaleur du sud s'est alliée au froid de russie. Patrie de ta mère qui coule dans tes veines, elle aussi. Statut civil Abîmée. Libre. Attachée, comme une prisonnière. L'âme qui ne t'appartient plus, liée à celle de ton bourreau. Ton bourreau, ton salvateur. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Le cœur épris de celui que t'as mis en cage. Astre brillant, que tu voulais pour toi seule. Comme une louve, hypnotisée par la lune. Alliance parfaite. Alliance brûlante. Amour dévastateur. Tu l'as cassé. Il t'a cassée. Et t'as les traces de cet amour encrée au corps. Traces que tu lui as laissé, aussi. Lune que t'as fuit, parce que c'était trop. Parce que ça brûlait trop fort. Parce que tu ne voulais pas le faire tomber, ce si bel astre. Pas de loup dans la nuit, sans cœur, sans âme. T'aimes toujours. Mais tu ne veux plus. Tu ne veux plus aimer. Plus jamais.   Orientation sexuelle Le regard qui se perd, de corps en corps. Le regard avide, qui réclame le contact. Qui réclame un corps chaud contre le tiens. Des muscles dessinés, des courbes douces et fines, comme de la dentelle. Un corps sans visage. Un corps sans genre. Parce que tu t'en fiche toi. T'aimes les demoiselles en fleur, t'aimes les hommes, aussi. T'aimes les corps, parfois un peu les âmes. Mais jamais les coeurs. Ah, ça, plus jamais les coeurs. Occupation T'es étudiante en littérature et psychologie, parce que t'as envie de faire quelque chose de bien de ta vie. Un truc un peu joli. La littérature comme premier choix, parce que les livres ont toujours étaient tes meilleurs amis. Les livres c'est beau, ça emporte, ça instruit. Art de la langue qui te passionne depuis ton plus jeune âge. Passion qui n'est pas prête de te quitter. Monde dans lequel tu te plais à t'évader. Psychologie en second, parce que t'as toujours voulu comprendre les failles humaine. Comprendre c'qui ne va pas chez les gens. C'qui ne va pas chez toi. Et plus encore, ce qui n'va pas chez vous. A côté de ça, t’enchaînes les petits boulots, les trucs pas trop net parfois, parce que t'as fait un saut dans la vraie vie. Parfois, tu tentes de vendre tes toiles. Ces malheureux bouts que t'as coloré, que t'as essayé de faire vivre, pour survivre toi. Pour graver à jamais tout ce qui se déchire en toi. Argent Petite sirène qu'a abandonnée son royaume. Sirène qui a envoyer valser les diamants, et toutes ces richesses sans vie, sans âme, sans signification. Princesse qu'a cédée sa couronne, qu'a laissée son trône. Princesse qui a brisée ses chaînes, qui s'est émancipée du roi. T'es partie de toi-même, mais c'est exactement comme s'ils t'avaient renié. Sirène qui vit sous la ciel étoilée, qui se perd en suivant les astres. T'as perdue ton titre, t'as plus un rond, mais l'ciel est joli alors tu t'plains pas. Groupe MURPHY'S LAW. The Fortune Teller On échappe pas au karma.

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Arielle, sept lettres. Un mensonge. Une apparence. Un mystère.
Un mystère vide, que t'entends souvent dire de toi. Parce que croire que t'es plus que l'apparence, c'est presque impossible pour les gens. Et toi, tu ne peux rien contre ça. Falcone, c'est ce fardeau que tu traînes depuis toujours, qui fausse l'opinion des gens. Qui te fausse, toi. T'es qu'une apparence. Qu'une pimbêche un peu méprisante, qui se vante de sa vie de rêve et qui utilise son patronyme trop puissant pour obtenir tout ce qu'elle veut et s'offrir la vie de rêve. Creuse, c'est ce qu'on dit le plus souvent de toi. Ou, ce qu'on en disait, du moins. Les bruits de couloirs sont différents, depuis que t'as quitté la ville. Creuse, fausse et méprisante. Princesse haineuse, qui ne trouve jamais personne à sa hauteur et qui prends plaisir à voir souffrir le petit peuple. Rumeurs. A priori sans fondement. Presque tous. Mais y'a toujours eu quelque chose de vrai, là-dedans. Fausse. Camouflée. Menteuse et manipulatrice. T'as passé ton temps à te cacher, en société. T'as passé ton temps à mentir, sur ta si jolie vie. T'as passé ton temps à cacher tous ces secrets, à fournir l'image qu'on te demandait. Parce que, faut pas faire de vagues chez les Falcone. Faut pas révéler tout ce qu'il se passe derrière ces grandes portes, dans cette maison si vide d'âme.  

Arielle, spet lettres. Une âme divisée. Une tornade.
Bien plus que l'apparence, que le mensonge qui sert la famille. La famille et seulement la famille. Parce que toi, tout ça, ça t'a perdue. T'as jamais voulu mentir. T'as jamais voulu sourire trop grand, trop large pour éblouir faussement les gens. T'as jamais voulu collé à cette classe sociale, t'as jamais voulu prendre de grands airs. Mais t'as pas eu le choix. T'as jamais voulu être comme eux. Comme lui. Comme ton père. Cet homme brillant, à l'autre côté de la médaille trop sombre. Une âme pleine de violence, de colère. Fatalité génétique. Fatalité sociale. T'es devenue tout ce que tu ne voulais pas être. Violence, rage, colère. T'es pas stable, arielle. T'as jamais sû te tempérer, t'as jamais sû taire le volcan en toi. Sang qui brûle dans tes veines, trop vite, trop fort. Les poings qui se serrent et les coups qui partent, une fois que tout ce qui était autour de toi y est passé. Des éclats de verre, de porcelaine et de tout ce que tu peux casser. Forces qui se décuplent, adrénaline qui monte. Éclats partout, jusque dans tes mains. Du sang qui coule. Le tien. Mais ça ne semble jamais être assez. Seule, tu continues. Tu t'acharnes. Tu vas jusqu'à te faire du mal, comme si ça pouvait soulager ton âme. Seule, mais pas que. Parce que la seule personne devant laquelle tu n'as jamais su te contrôler, c'est lui. Dexter. La lune. L'astre qui irradie au point de te brûler. Mots cinglants. Acerbes. Actes démesurés. Dexter, il a toujours fait ressortir ça. Encore plus fort, chez toi. Tellement fort, que les assiettes au sol et le sang de tes mains c'était plus assez. Tellement fort que t'as levé la main. Tellement fort qu'il n'y avait plus que ça pour tout calmer. Un besoin de contact, avec lui. Comme pour faire barrage à tous ses mots, à toutes ces filles, à tous ces hommes. Ces âmes qui faisaient interférence entre vous. Contact doux et délicat impossible. Contact horrifique et sauvage possible. Dexter, c'est comme ton père dans ces moments sombres. Mais c'est bien plus que ça. Dexter, c'est l'amour et la haine. Dexter, c'est la peur aussi. Le bourreau et le salvateur. T'as eu peur que ses coups partent en premier. T'as eu peur de ceux qu'ils te rendaient. T'avais peur qu'il soit comme lui mais qu'il ait plus d'emprise encore que lui. Alors, t'as tenté d'inverser les rôles. Mauvais adversaire, que t'as entraîné dans ton auto-destruction. Parce que t'as tendance à te saboter. A tout détruire. Tout ce qui est trop beau, tout ce qui va trop bien. Tout ce qui pourrait te rendre dépendante. Détruire pour reconstruire, parce que t'es un phœnix. Tu renais de tes cendres. Le truc, c'est que si t'as la capacité de toujours réussir à te reconstruire différemment, t'es incapable de te séparer de ça. De ces pulsions. Et, tu sais bien que tout ça, c'est pas seulement toi que ça détruit. Ce que tu ne sais pas, ou dont tu doutes, c'est que lui aussi, soit capable de survivre à la destruction de tout, pour un renouveau. T'as peur de le tuer. De te tuer. De vous tuer.

Arielle, sept lettres. Le cœur. L'âme.
T'es plus qu'une apparence, Arielle. T'es plus que ce sombre côté, que cette colère qui vit en toi. Plus que cette face que tu tentes de cacher au monde, mais qui fini par transparaître parfois, malgré toi. T'es pas juste creuse, riche et arrogante. T'es un être humain. Un corps chaud, un cœur qui bat, une âme. T'as des failles et des émotions. T'es insaisissable, petite sirène. Enfant abîmée, lunaire. Artiste perchée, dans son monde, dans sa bulle. T'es cultivée. Curieuse du premier jour, t'as jamais su sortir ton nez des livres. T'aimes apprendre, toujours un peu plus, sur tous les sujets du monde. Fausse image de fille-à-papa, t'es débrouillarde. Tu t'es toujours battu, t'as toujours travaillé dur pour ce que tu voulais. Probablement plus que la moyenne, parce que t'avais des choses à prouver. T'es passionnée, t'écris beaucoup, tu peint, tu marques le temps à ta façon. Toutes ces choses qui ne servent à rien, comme l'a souvent dit ton patriarche. Rêveuse, t'aimerais claquer des doigts et tout remettre en place. Un peu perdue, coincée dans ta vie, dans un monde qui ne te correspond pas. T'es le genre de fille qui sort du commun, quand on y regarde bien. Quand on passe l'apparence de poupée, quand on voit l'envers du décor. T'es non-conformiste. Tu penses en-dehors des sentiers battus. T'as une vision large, libre, ouverte. T'es une fille franche toi, malgré tous ces faux sourires que t'es obligée d'esquisser. Tu sais dire les choses, dire ce que tu penses. Parce que tu sais qu'on ne construit rien, avec personne, sur des mensonges et des non-dits. T'es pas pour autant une fille méchante, tu ne t'acharnes pas sur les gens. Jamais. T'aimes vraiment pas ça. T'es même plutôt du genre grand défenseur du peuple. Riche et humaine, deux mots qui ne s'associent pas dans l'esprit trop fermé des gens, mais que tu sais faire sonner quand l'occasion se présente. Et ça, pour une fois, ça plait à papa. T'es une gentille fille, derrière la carapace. T'es douce et délicate, nuage de coton apaisant. T'es compréhensive, peut-être un peu trop parfois. Bonne âme, t'as du mal à en vouloir aux gens. T'as le sourire qui fait du bien, qui apaise les peines. T'as les larmes acides. Trop émotive, t'as peur d'avoir le cœur à découvert. Peur d'être touchée de trop près. Dévouée, aussi. T'es prête à tout pour les gens que t'aimes. Serviable, t'es toujours là pour rendre service, peu importe l'heure. T'es une gentille fille. Enjouée, tu passes un temps incalculable à sourire. T'es sociable, sans pour autant donner réellement accès à qui tu es, très fêtarde aussi. Un peu en manque de maturité parfois, puis beaucoup top mature le reste du temps. T’es déréglée à ce niveau là, parce que tu n’as pas vraiment eu la chance d’être une enfant comme les autres, t’as dû grandir bien vite, trop vite, et aujourd’hui, il t’arrive de lâcher prise. D'avancer, d'aventure en aventure.  

Les amours conjuguent au passé quiconque a cru qu'ils s'aimeraient

Partie anecdotes : Un peu rêveuse, un peu lunaire, souvent la tête en l’air. T’es une artiste toi. Les dégradés de couleurs, les palettes qui s’accumulent et les pinceaux qui se mélangent parce que tu n’as pas la tête à ranger. Le cerveau qui fuse, qui se lance dans un processus créatif que tu n’es pas capable d’arrêter.  Tes doigts qui se baladent, les poils de ton pinceau, tinté d’une couleur qui parle à ton cœur, caressant la toile vierge que tu façonnes à tes envies. Des éclats de toi, des bouts de ta vie. Le mystère que tu fais vivre. T’as besoin de la peinture pour t’exprimer, te libérer, depuis ton plus jeune âge. ☾ Lunaire, de toutes les façons. Amoureuse de la nuit, du ciel sombre, de l'air froid et de l'appel de la lune. Comme le loup fasciné par la ronde et pâle, elle t'inspire. C'est ton côté sauvage qu'elle ravive, qu'elle anime. Elle est belle quand elle danse, quand elle se forme, quand elle émane et vient te chercher de là-haut. Tu ne sais pas lui résister, comme complètement hypnotisée. Une nuit sans lune, ce n'est pas une belle nuit. ☾ L'imagination débordante, l'envie d'apprendre. Des tonnes de livres entassés, dévorés les uns après les autres sans lassitudes. Des pages sur l'étude de l'homme, de son comportement, de son hérédité, de ses tares, de son manque d'humanités aussi parfois. L'étude de ce que tu es, de l'ensemble auquel tu appartiens pour tenter de comprendre pourquoi l'humain est dépourvu à ce point d'humanité. Pour comprendre pourquoi chacun est ce qu'il est. Mais t'aimes aussi t'évader, t'envoler, frissonner, te perdre au grès des pages, être suspendue à la plume de grand romanciers. ☾ Les pensées taquines, trop encombrantes, trop lourdes parfois. Pas farouches, désastreuses. Reflets d'envies que tes parents qualifient de malsaines ou de ton approches du point de non retour. Psychisme massacrant, que tu couches sur papier pour t'exorciser. Des maux que tu poses avec de jolis mots. T'es poète de ton âme en peine, de ton cœur écorché et de ta sexualité que tu as parfois du mal à assumer.  ☾ Mystérieuse, énigmatique. Tu es un coffre fort, une suite indéchiffrable, sans code de fin. Tu es incapable de laisser voir qui tu es, parce que tu as trop peur qu'on tente de t'atteindre. De toute façon, tu n'es pas certaine de te comprendre toi-même. C'est trop sombre là-dedans. ☾ Bleu-violet, couleur de ton corps. De certaines parties de ton corps. Couleur imprimé, presque jolie. Couleur que tu détestes, parce qu'elle est là à cause de lui. De ton père. Etre colérique à la main trop légère, parfois. Etre contre lequel tu ne peux rien. Tu l'as toujours porté dans ton coeur, ton père. Malgré ses mots durs, toi, tu voulais rendre fier. Tu voulais voir la lueur briller dans ses yeux. Tu l'as toujours porté dans ton coeur, jusqu'à ce que ce soit trop. Tu l'as détesté. Tu le détestes, tu le méprises. C'est ton cauchemar. Tout ce que tu ne veux pas être, et pourtant, tout ce que tu es. ☾ Volcanique, tempérament de feu. Tu as bien du mal à contrôler ta colère, comme lui. Cette rage qui monte en toi, parfois. Ce sentiment qui te rebute, mais qui fait partie de toi. Cette partie de ton âme, bien trop sombre que tu peines à soigner. Virulente. Dans les mots. Paroles acerbes qui se glissent hors de ta bouche. Trop fine et trop jolie pour ça, qu'ils disent les gens. Dans les actes. Tu attrapes et tu lances, tu jettes dans les airs, tu fais éclater en petits morceaux, comme si c'était nécessaire. Dans les gestes, aussi. T'as levée la main. T'as poussé de toutes tes forces, t'as giflée, t'as griffé. T'as regretté. Tu regrettes toujours. Et, t'as fait de ton mieux, pour soigner ça. Pour effacer le gêne que t'as reçu. Pour oublier le comportement que t'as reproduit.  ☾ Femme. Tu n'as pas choisis ton sexe à la naissance, encore moins les désavantages sociétaux qui l'accompagne. Et, tu ne les trouves normal. Etre une femme, c'est beau. Tout autant qu'être un homme. Alors, tu t'es engagée dans la cause féminine ; gare à quiconque rabaisse la femme.  ☾ Tu aimes la nature, les animaux. Tu es toi-même animal, louve de nature. Alors, tu ne les manges pas. Végétarienne depuis tes seize ans, tu n'es pas prête d'abandonner ce mode de vie. Ceci dit, tu comprends et conçoit que les gens ne pense pas comme toi. ☾ Peau douce, que t'as tâchée. Que t'as marquée. Peau que tu n'as pas pu peindre, même si tu l'aurais aimé. Alors, t'as trouvé une alternative. T'es tatouée. C'est petit, minimaliste, mais tellement porteur de sens. Un peu trop, peut-être. Une lune, sur un coin de ta peau. Une lune, cet astre roi. Une lune, pour te remémorer que tu l'as côtoyé. Pour te remémorer que tu l'avais trouvé. Une lune, pour cet amour brûlant. Cet amour plus fort que tout. Une lune pour Dexter, parce qu'aussi risible que ce soit, tu l'as dans la peau.

Pseudo/Prénom BLIZZARD. parce que j'aime cette chanson de fauve d'amour. mais Gwen c'est suffisant. Âge 20 ans. majorité +2 qui me permet de boire légalement. c'est plutôt chouette Pays nord de la france. oui, il fait beau,
parfois. oui, j'ai déjà vu la mer. merci, on évite les question stupides Connexion à peu près tous les jours Où as-tu connu le forum? via bazzart Personnage scénario de Dexter . Dernière bafouille aimez-moi. svp. j'suis gentille. j'vous jure.
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Lun 24 Avr - 22:24



I realized I belong to you. I feel the darkness when I'm away from you.



I can hear sirens, sirens. He hit me and it felt like a kiss. I can hear violins, violins. Give me all of that ultraviolence.

Le regard rivé sur la porte de ta chambre, cette pièce immense. Ta forteresse. Ta tour de princesse. Ton endroit, à toi. Porte que tu vas devoir franchir, une fois de plus, pour pénétrer dans ce royaume trop grand, trop vide, trop froid. Creux qui se forme au niveau de ton estomac. Boules qui te serrent la gorge. T’as peur. Peur de te retrouver face à lui. Face cet être exécrable. Ton père. Cet homme qui n’a jamais voulu de toi. Celui qui ne voulait qu’un enfant. Qu’un héritier pour reprendre la tête de l’empire financier qu’il a passé toute sa vie à construire. Seul, comme un grand. Empire auquel il est dévoué, qu’il aime plus que sa propre femme. La grande blonde, à l’Est marqué sur le virage. La froideur dans ses traits. Dans ses actes. Dans ses paroles. Vent de Russie qui, lui non plus, ne s’est pas enchantée de ton arrivée. Un, c’était suffisant. T’étais pas prévue au programme. T’es arrivée de nulle part et ils l’ont appris bien trop tard pour pouvoir remédier au problème. Parce que c’est ce que t’es devenue, un problème. Peut-être que si t’avais eu le bon sexe, les choses auraient été différentes. Peut-être que tout aurait été plus doux. Plus coloré. Bien moins sombre. T’es l’ombre du tableau, depuis le début. Celle qui dénote. Pourtant, tu te donnes du mal, pour leur plaire. Pour plaire à ton père. Garder l’illusion. Sourire pour sauver les apparences. Se pavaner, en hurlant à qui veut que tout est merveilleux. Parce que Falcone, c’est merveilleux. Grand. Imposant. Splendide. Comme il dirait, ton père. Grands sourires et bonne éducation, mais rien n’est jamais suffisant. T’as pas l’étoffe, t’as pas l’assurance, t’as pas la grâce, t’as pas la classe. T’as rien de ce qu’il faudrait. T’as jamais rien eu de ce qu’il fallait. Tu souffles péniblement. Tu sais que t’as pas le choix, que tu vas devoir subir sa colère. Routine presque trop familière, que tu rêves de pouvoir changer. D’une façon ou d’une autre. Soumission involontaire, parce que t’es prisonnière de ce palais doré. Dépendante. Pas assez forte pour briser tes chaînes. Tu doutes même de pouvoir le faire un jour. Parce que t’es toujours terrorisée, face à lui. Le bourreau. Bourreau contre lequel il t’es impossible de lutter. Alors, tu te laisses faire. Tu subis. Jusqu’à ce que ça s’arrête. Tu passes la porte, te rendant au salon. Tu sais qu’il t’y attend. C’est toujours là qu’il t’attends. Le regard collé au sol, t’avances péniblement. Sentence trop lourde qui va tomber. Tu t’arrêtes. Souffle. Et relève le visage. Ton sang se glace instantanément. Ce soir, il ne sortira pas de ses gonds. Pas comme d'habitude. Tu le sais, parce qu’il n’a pas encore ouvert la bouche. Les secondes deviennent des minutes. Un tout interminable. Ton cœur s’emballe. Seule partie de ton être qui ne se crispe pas. J’suis dé.. que tu commences, avant de t’arrêter net lorsque sa main se lève, te donnant l’ordre silencieux de te taire, de faire revenir ce silence trop lourd. L’air se fait électrique, à tel point que t’as la sensation d’étouffer. D’être à l’étroit. Soudaine claustrophobie. As-tu conscience du problème, Arielle ? qu’il te demande, d’une voix ferme. Presque trop. Se levant face à toi. Tu relèves la tête, pour pouvoir le regarde, parce que t’es minuscule face à lui. Tu sais, sans savoir. Ta gorge se serre, encore. C’est peut-être parce que t’as laissé ton sac traîné. Parce que t’as pas assez souris devant les gens. C’est peut-être parce que t’as un peu bu, l’autre soir, que t’étais pas en état quand t’as passé la porte du château. Ou peut-être parce que t’as refusé de sortir avec Gaspard, ce fils-à-papa irrespectueux et que t’as causé embûche aux négociations de ton père. Peut-être aussi, parce que t’as refusé le stage dans l’entreprise d’un partenaire, parce que c’est pas pour toi tout ça. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. A vrai dire, ça pourrait être tout et rien. Surtout rien. Il a tendance à te sanctionner pour peu. Trop peu parfois. Souvent. Et tu sais que, de toute façon, il ne te donnera pas la réponse à l'énigme. Tu hausses les épaules. Geste que tu n’as pas maîtrisé. Geste d’insolence, de provocation, qu’il dit tout le temps. Parce que t’es comme ça, Arielle. Tu le cherches, tout le temps. C’est toujours de ta faute. Tes opales s’emplissent d’eau. Tu n’as pas vu sa main arriver. Tu n’as pas vu son coup tomber. Mais tu l’as senti. Et, tu sais qu’un second va suivre. Alors, tu fermes les yeux. Tu fermes les yeux, pour empêcher l’eau de s’en échapper. Pour empêcher la peur de s’imprimer sur ta rétine. Pour essayer de ne pas lui montrer ta faiblesse. De ne pas lui donner l’ascendant sur toi. Même si tu sais qu’il l’a déjà. Prisonnière en cage. Tu fini par tomber au sol, parce que son poing s’est écrasé sur ton abdomen. Tu ouvres de nouveau les yeux. Il s’en va. Relève toi, Arielle. que t’entends, alors qu’il passe la porte, te laissant là. Tes côtes te font souffrir, mais tu ne dis rien. Tu ne dis rien, et tu te relèves comme tu peux. Pour retrouver ton endroit. Ta tour. Ta zone de paix. Ton refuge, dans lequel tu sais qu’il te rejoindra, ton frère. Tu le sais, parce qu’il est toujours là. Parce qu’il vient toujours prendre soin de toi.


I found God. I found him in a lover when his hair falls in his face and his hands so cold they shake. I found the Devil. I found him in a lover and his lips like tangerine, in his color coded speak.

Nuit divine. Nébuleuse, reine si belle qui éclaire le ciel noirâtre. Halo d’une brillance que tu ne cesses d’admirer. Regard hypnotique, comme si tu ne pouvais le détourner. Elle t’impressionnera toujours, la lune. Petit astre, presque insignifiant. Petit astre qui est là, qui est toujours là, dans un coin. Un coin de paysage masqué. Trésor caché. Invisible, que l’on oublie le jour, comme si elle n’existait pas. Invisible, qui prend sa place à des heures trop silencieuses. Déconvenue d’une prestance que l’on admire plus, que l’on admire pas. Que l’on a même jamais admiré. Jamais assez, du moins. T’as pitié des ces pauvres âmes, celles qui ne comprendront jamais. Ces âmes qui ne seront jamais bercés par cette beauté. Elle est puissante, elle irradie. Elle est plus belle que le soleil. Plus belle à tes yeux. Parce que le soleil, tu ne l’aimes pas tellement, toi. Astre presque prétentieux. Astre auquel on a donné la place de divinité. Place volée. Le soleil, c’est trop lumineux. Ça brille trop. Ça fait mal aux yeux. Ça révèle toutes ces choses que l’on cherche à cacher, à enterrer, pour garder la face. Pour garder la conscience tranquille. Ou, simplement pour maintenir une illusion. La lumière, ça n’a jamais été pour toi. T’es à ta place, dans l’obscurité. Dans l’opacité de la nuit, avec tes fantômes et tes secrets. T’es à ta place, en marge, à peine éclairée. Sous la lune. La lune qui réconforte, qui ne juge pas. La lune, celle qui t’accompagne depuis toujours. La seule qui ne t’abandonne pas. Comme une boussole là haut, quand tu t’enfonces dans la pénombre, à la recherche d’un sursaut de vie. Comme une boussole là haut, que tu suis attentivement. Louve captive. Captive de son pouvoir, de son aura. Louve libre. Libre, parce que le monde est à toi. Depuis toujours, tu trouves que la vie, elle est beaucoup plus jolie la nuit. Tu trouves que le monde ne dégage pas la même chose, qu’il n’a pas le même goût. Alors, tu vis la nuit, plus que le jour. Comme un animal sauvage, qu’on laisserait sortir de sa cage une fois le soleil couché. Comme une prisonnière. Parce que, tu l’es un peu. Et, t’en as pleinement conscience. Prisonnière du statut, de l’illusion, du nom. Prisonnière de la brillance, de la splendeur, de l’image. Sans savoir si le pire c’est justement d’être consciente de ta place, de ton sort, ou non. Les gens qui ne savent pas, ces captifs du monde, ont l’air heureux. Optimistes au moins. Plus que toi, en tous cas. Mais du bonheur artificiel à la conscience pessimiste, tu préfères la vérité. La vérité, celle qui dit que t’es seule. Que t’as toujours était seule. Celle qui dit que tu n’es que mensonges, que mascarade que personne ne semble percevoir. Actrice de talent. Humaine en perdition. Les gens, tous autant qu’ils sont, sont ta métaphore du soleil. Comme des éléments participant à ton théâtre. A son théâtre. Parce que c’est lui le metteur en scène, ton père. Et toi, toi t’es juste sa marionnette. Leur marionnette. Tu détestes le soleil. Tu détestes ces gens, ceux avec lesquels t’es obligée de garder ton costume. Opales qui glissent, qui lâchent cette fenêtre pour se déposer sur son visage. Le son de sa voix qui te sors de ta réflexion, te ramenant à l’instant présent, au monde réel. Un faciès qui t’accroche. Une voix mélodieuse. Un rire. Des mots qui sonnent. Une discussion avec simplicité, gentillesse et intelligence. Un rictus sur tes lèvres, qui se dessine et refuse de s'effacer. Dexter. Un commencement. Le votre, le tien. Le tien, parce que pour la première fois, on t’a retiré ton masque de poupée. On a fait tomber ta fausse couronne. On t’a débarrassée de tout ces artifices qui n’étaient pas les tiens. Pour ne voir que toi. Dexter, même si tu n’as pas pris conscience de suite de tout ce qu’il voyait, de tout ce qu’il comprenait sans que tu ne dises un mot, t’as aidé à lâcher prise. A sortir de tout ça. A laisser ton âme s’exprimer autrement que sur une toile vierge. Avec l’humain. Avec lui. Tu lui as partagé ce que t’avais de plus précieux. Ceux que tu gardais à double tour. Les secrets de ton âme. Tous, ou presque. Et, petit à petit, t’as succombé. T'as brûlé. Ton cœur a flanché. Pour lui. A cause de lui. T’avais trouvé ta lune. Ton astre roi, à toi. A toi toute seule. Ça te chauffait le cœur. Ça te filait de l’espoir. Ce truc idiot qui ronge les âmes. T’as crû au bonheur. T’as crû que t’avais enfin trouvé ce bout de toi, celui qui manquait au puzzle en désordre que t’as toujours été. Et, c’est cet espoir à la con qui t’a consumée.


I wanna hide the truth. I wanna shelter you but with the beast inside, there’s nowhere we can hide.

Le sang qui brûle dans tes veines. Le cœur qui bat la chamade. Beaucoup trop fort, beaucoup trop vite. Guerre intérieure, entre ton esprit emplit de colère et l’admiration qui peut se lire sur ton cœur. Admiration, que tu utilises pour qualifier ce que tu ressens. Parce que la vérité, c’est que t’es trop effrayée pour utiliser le mot aimer. L’amour, tu ne connais pas, toi. On a jamais enchaîné ton cœur, comme ça. Jamais, avant ça. Avant lui. Dexter, il l’a fait. Il a cousu son âme à la tienne, pour que tu le suives même sous les pluies diluviennes. Il a réveillé quelque chose en toi. Il a fait s’animer celle que t’es vraiment, sous la carapace. Sous l’illusion. Il t’a donné l’impression d’être différente. D’être plus que ça. D’être importante. D’exister. D’exister pour de vrai, dès les premières minutes. Il t’a fait exister, de par ce regard qu’il a posé sur toi. Ses yeux interrogateurs. Ses yeux pas seulement attirés par ta plastique, par la luxure que dégage tes courbes finement taillées. Ce regard qui, sans un mot, te demandait qui t’étais, toi. La fille, les opales suspendues dans le vide, à l’air perdue au milieu de nulle part. De par ses mots. Sa façon de te parler, de te sourire comme si t’étais la plus belle chose du monde. La révélation. Comme si t’en valais la peine. De par sa façon de t’écouter, de lire entre les lignes et de te laisser l’opportunité d’être toi. Dexter, il a été ton nouveau souffle. Ton impulsion. Ton sursaut de vie. Ta lune. Ta divinité. T’as tout aimé chez lui, de façon presque instantanée. Surtout son âme. Son âme, que t’as eu l’impression de capter dès le début, aux travers de ses yeux. Comme si elle vibrait avec la tienne. Comme si, pour la première fois de ta vie, tu trouvais quelqu’un capable de te comprendre entièrement. Et, t’as aimé ça. T’as aimé ça, et t’en as eu peur. Mais, il t’a prit la main. Il t’a promis, sans un mot, de ne pas te lâcher. De ne pas t’abandonner au milieu du chemin. Alors, t’as tenté de refouler ta peur. T’as tenté de te laisser porter par ce sentiment, peut-être trop grand, trop fort pour toi. Ce sentiment d’être enfin complète. Ce sentiment de toucher le bonheur. Émotion dans laquelle tu t’es noyée. La tête sous l’eau, t’as perdue le contrôle. Tes veines ont flambés. Ton cœur s’est emballé, avant de s’arrêter. Net. La douleur était si forte que t’en as eu l’impression de crever, littéralement. Comme rien. Dans ton coin. Sans importance. Alors qu’il était, grand sourire. Avec elle. Elle sans visage, sans nom. Parce qu’au fond, t’en as jamais rien eu à foutre de savoir la tête qu’elle avait, le prénom à la con dont elle était affublé. Sans identité, mais trop présente. Trop envahissante. Et putain, il souriait. Il souriait trop grand. Il parlait trop. Il la regardait trop. Il était trop près. Trop. Trop. Trop. Et c’est comme si, ton cœur s’était fissuré pour la première fois. Mais, t’as rien dit. T’as rien dit, parce qu’il n’était pas à toi. Pas officiellement. Et que toi, toi, t’étais pas à lui non plus. T’as rien dit, mais t’as agit. Trahit. Blessée. T’es venue te pavaner. Avec un corps. Un type sans nom, sans visage. Parce que t’en avais rien à foutre, là non plus. Parce que c’était pas important. T’avais pas besoin d’en savoir un rayon sur l’objet. L’objet, parce que t’as fait que l’utiliser. Lui, comme tous les autres. L’utiliser pour que son cœur se fissure, à lui aussi. Et, t’as réussi ton coup. Parce que t’es douée pour ça. Tout détruire. Te détruire. Un partout. Puis des scores qui n’ont fait qu’augmenter, comme si vous cherchiez à vous tuer. Il voyait des filles, il voyait tous ces gens que t’as jamais aimé, qui ne t’ont jamais aimé. Et toi, toi, tu les voyais eux. Jalousie pour jalousie. Coups pour coups. Et plus encore. Parce qu’il a fini par se servir de ses poings. Par les casser, tes pantins. Par se faire casser, lui aussi. T’as jamais rien dit. T’as jamais rien dit, parce que même si tu ne voulais pas de sang, pas de blessures, tu voulais sa colère. Tu voulais qu’il se lève. Tu voulais qu’il vienne te chercher, toi. Parce que tu devais lui appartenir. Comme il devait t’appartenir. Déraillement. Petit jeu sordide. Petit jeu de destruction. Petit jeu qui ne sait vous éloigner. Parce que Dexter et toi, vous voulez toujours plus. C’est la colère, les hurlements puis la luxure. Cette aura animal, qui émane de vous et qui ont plus de sens qu’ils n’en ont jamais eu. L’attachement. L’amour. Masochistes aveuglés. Destruction qui ne cassait jamais rien. Destruction trop faible, par rapport au poids, à l’intensité de l’attraction. Comme deux aimants qui s’attirent et se repoussent perpétuellement. Dexter et toi, c’était à demi-mot. C’était la force d’un amour dans un silence. Un beau silence. Un doux silence. Mais le silence, c’était pas suffisant. C’était plus suffisant. T’avais besoin de plus. Vous aviez besoin de plus. Incapacité à dire les mots. Les mots qui guérissent, qui pansent les plaies. Qui accordent les cœurs. Mutisme sentimental qui vous a enfoncé. Qui continue de vous enfoncer. Mutisme qui repousse les limites de ce petit jeu malsain, inconscient. Ton esprit se braque, empli de colère. Rage, hurlements, qu’il te lance au visage. Parce que t’avais pas le droit. Parce que tu joues à n’importe quoi. Parce que t’es qu’une petite idiote. Acerbe. Dexter, il a toujours eu les mots. Les bons mots. Doux et réconfortant. Les mauvais mots. Ceux qui abîment. Ceux qui sortent de la bouche de ton père. Comme un refrain parfaitement maîtrisé. Des mots qui, tu le croyais sincèrement, ne pouvaient pas s’échapper d’entre ses lèvres si douces. De ces lèvres qui finissent toujours par s’accorder avec les tiennes et tout résoudre. Tout remettre à zéro. Effacer le tableau. Un tableau qui ne fait que se remplir, à mesure que les mots te tintent aux oreilles. Cinglants. Opales sombres, traits tirés. T’es capable de déceler la haine sur ce visage que t’as tellement contemplé. Dexter, t’as jamais su en détourner les yeux. T’as jamais su t’en détacher, parce que t’es captive de ce qu’il a fait naître en toi. Intoxiqué. Poison qui coule dans tes veines, qui infeste ton cœur. Et toi qui décline, trop touchée pour qu’on puisse te sauver. Des mots. Encore des mots. Trop de mots. Et chacun d’eux te fait éclater le cœur. Tu fermes les yeux, stoïque, les poings serrés. Tes ongles s’enfonçant dans la paume de tes mains. L’eau fini par couler sur ton visage. De la rage, de la tristesse. Mélange déroutant. Tu ouvres les paupières. Terrifiant. Vision flou, qui te ramène un démon. T’as vu ton père. Tu vois ton père, en lui. Gestuel du même ton. Mots du même registre. Et la rage s’intensifie. T’es plus capable. T’attrapes la première chose qui te passe sous la main, comme si ça pouvait t’aider. Tu lances au sol. Dans les murs. Sur les vitres. Tu lances tout. Tout ce qui peut t’aider à calmer tes nerfs. A empêcher la lave de sortir du volcan. A empêcher la mer de se déchaîner, d’inonder la ville. Les éclats te restent dans les mains. Tu t’écorches. Mais ton sang, c’est pas assez. Pas cette fois. Parce qu’il continue. Parce qu’il parle encore. Tu voudrais qu’il s’arrête. Tu voudrais que le silence revienne. Tu voudrais qu’il t’attrape, qu’il te serre fort. Et que le temps s’arrête. Ça bourdonne. Tu vois trouble, les perles d’eaux salées t’obstruant la vue. Mais tu distingues toujours son visage. Toujours sa colère. Et tu ne peux plus. C’est beaucoup trop pour toi. Alors, tu le fais taire. Tu lèves la main. Elle s’écrase. Sur son visage. Sur son corps. Une fois. Deux fois. Trois fois. Et tout s’arrête. Tu te laisses tomber au sol. Tu t’effondres. Tu t’effondres, sous le poids de ses mots, sous la réalité de ton acte. Sur la réalité de ton être. Comme ton père. T’es comme lui. Aussi sombre. Aussi mauvaise. T’aurais jamais dû. Tu voulais pas. T’as jamais voulu. Et tu voudrais t’excuser, dire que t’es désolée. Mais t’en es pas capable. La gorge nouée. Les larmes qui coulent à flot. T’avais peur. Peur qu’il le fasse le premier, comme lui. Comme ton père. T’as voulu te protéger. T’as voulu que tout s’arrête. Et t’as passé une nouvelle limite. Ton cœur éclate. Parce qu’en lui faisant mal avec tes mains, comme il te faisait mal avec ses mots, tu vous as blessé. Encore. T’as mis en marche le processus de destruction. Et t’es terrorisée. Terrorisée, parce que tu ne veux pas le perdre. Terrorisée, parce que tu sais que tu ne peux pas, sans lui. Qu’il ne peut pas, sans toi. Disparition. Il a prit la porte, sans demander son reste. Et toi. Toi, t’es là à espérer, au milieu de ce chaos, qu’encore une fois il reviendra. Que l’amour, c’est plus fort que ça. Et, que c’est vraiment ça, l’amour. T’es là, à espérer qu’il le dira un jour, sans équivoque, dans un élan assuré.


I need your love. I need your time. When everything's wrong, you make
it right.

Refuge. Le pas à la fois lourd et léger, tu passes la porte. Sa porte. Celle de l’appartement de ton frère. Corps que t’évites depuis quelques semaines, presque malgré toi. Parce que tout était trop confus. Parce que t’avais besoin de liberté, de solitude, de calme, pour faire le tri. Pour prendre ta décision sans être influencé. Sans brûler de culpabilité. Le cœur qui balance, incertitude qui t’envahit. Alors que tu sais ce que tu fais. Ou, que tu crois le savoir. Parce que, c’est la seule solution qui t’est apparu. La seule option, pouvant vous garder en vie. Ou, à demi-mort. Mais c’est tout ce que tu peux faire, pour essayer de le sauver. De vous sauver. Ari, ma chérie. J’suis si content de te voir ! sa voix si douce, si mélodieuse, si rassurante vient frapper ton cœur. Violemment. Beaucoup trop violemment. Son sourire creuse l’angoisse au creux de ton ventre. Et, l’étreinte qu’il te donne. L’étreinte qu’il te donne, si pleine d’amour. De bonheur. Tu la subis. Ton cœur se resserre, parce que tu sais. Tu sais qu’après, il ne t’en fera plus. Tu sais qu’après, tout changera. Et, tu ne voulais pas qu’il te serre comme ça, sans savoir. Obscurité qui le pousse à continuer de t’aimer. Lumière qui envolera tout. Tes bras l’entoure, eux aussi. Parce que c’est plus fort que toi. Parce qu’au fond, t’en as besoin. T’as besoin de ça. De la chaleur de son corps quand plus rien ne va. De son odeur, celle qui te dit que t’es en sécurité et que tout ira bien. T’as besoin de ressentir que lui, lui, t’aime toujours. Aussi fort qu’avant. Parce que ton cœur imploserait définitivement s’il ne t’aimait plus, lui non plus. Issue que tu sais pourtant inévitable, mais l’espoir que te porte cette étreinte, peut-être trop longue, est trop fort pour que tu ne puisses le repousser. Réalisme qui s’évade, pour un moment présent presque miraculeux. T’as pas envie de le repousser, de toute façon. Lui, et l’espoir. Parce que tu l’as fait pendant trop longtemps déjà. Et, parce que tu vas le faire encore une fois. Pour toujours, peut-être. Et putain. Putain, ça te fait mal. Ça te déchire de l’intérieur. Parce qu’il a toujours été là. Parce que t’as jamais su avancer sans lui. Tu m’as manqué, Navi. ta voix est faible. Elle tremble, un peu. Et tes mains se resserrent autour de lui, encore. C’est trop long. Trop fort. Anormal. Et, il le sait bien. Mais, il ne dit rien. Il ne t’accable pas de questions, toutes plus intrusives et idiotes les unes que les autres. C’est pas ce qui fonctionne avec toi. Et, il semblerait que ce soit la seule personne à le savoir. La seule à te connaître sur le bout des doigts. Ou presque. Presque, parce qu’il y a quelque chose qu’il ne sait pas. Quelque chose que t’es pas prête à lui dire. Pas maintenant. Jamais. Parce que t’as pas envie qu’il éprouve de la colère à tout égard, lui aussi. T’as peur. Un peu trop, pour quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Tu n’as aucune assurance. Et, peut-être même, aucune envie de faire ce que tu fais. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu voudrais que le temps s’arrête. Se fige pour toujours. Comme ça. Parce que t’es bien là, en cohésion avec lui. Navi, c’est un peu ton âme-sœur à toi. Tu l’aimes. Tu l’aimes sans limites. Tu te résignes finalement à le lâcher, les opales embrumées. Tu dois lui dire. Lui dire que c’est peut-être la dernière fois. Lui dire que tu t’en vas. Que tu ne sais pas où, que tu ne sais pas comment. Mais, que tu t’en vas. Et, que tu veux qu’il garde ça pour lui. Juste pour lui. Tout a prit feu, avec Dexter. que tu lâches, comme une fatalité. Navi, il ne sait pas tout de Dexter. Tu lui as expliqué, plus ou moins, ce truc entre vous. Ce qu’il faisait naître en toi. L’attachement que tu ne comprenais pas, contre lequel t’arrivais pas à lutter. C’est lui, qui t’a un peu ouvert les yeux. Lui, qui a mit le mot amour sur ce sentiment brûlant. Lui, qui t’a dit d’arrêter de jouer. Navi, tu lui as raconté la jalousie. Les femmes, les hommes. Vos vengeances assassines. Tu lui as raconté l’au-delà, aussi. Ce magnétisme animal. Cette attraction. Vos âmes liées. Vos êtres en accord. Le sourire sur tes lèvres et le chant de ton cœur. Le sourire sur les sienne et ses gestes doux. Mais, c’est tout. Navi, tu l’as laissé en-dehors de la violence. De celle de Dexter. De ses poings tombant sur ces faciès fantômes, tes pantins. De ses mots, à ton encontre. De son ton acerbe. De sa façon d’être, exactement comme ton père. Parce que, peut-être qu’il l’aurait détesté Navi. Peut-être qu’il t’aurais empêché de le voir, aussi. Et, tu ne voulais pas de ça. Mais plus encore, tu l’as laissé en-dehors de ta violence. De ton démon. De ta part d’ombre. Parce qu’il sait, Navi, que t’es colérique. Que tu jettes tout ce que tu trouves. Que ton sang coule. Que tu t’en prends à toi-même, pour tout calmer. Ce qu’il ne sait pas, c’est que pour une fois, tu t’en es prit à quelqu’un d’autre. A Dexter. Parce qu’il fait ressortir ce côté noirci de ton être. Le beau et le mauvais. Tu lui as pas dit, parce que t’as toujours eu peur qu’il te déteste, lui aussi. Qu’il t’abandonne à ton sort. Navi, ça a toujours été ton filet de sauvetage. La raison pour laquelle t’es toujours en vie. Ta vision se trouble, mais tu luttes. Il ne dit rien. L’air étonné, compatissant. T’es formidable, Ari. Et, s’il est trop bête pour le voir, c’est son problème. Sa main vient se glisser sur ton visage, venant essuyer tes larmes. Larmes que tu t’en veux d’avoir laissé glisser sur tes joues. Tu distingues son sourire, s’accordant parfaitement au son de sa voix. Doux, rassurant. Ce sourire qui veut dire que tout est possible. Ce sourire qu’il te fait tout le temps, quand tu perds pieds. Ce sourire qui signifie tant. Et, le pire, c’est que tu sais qu’il est vrai. Que ses mots sont pensés, pas simplement lancés dans les airs pour te faire plaisir. Le pire, c’est que tu sais que l’image de toi, cette merveille dessinée sur sa rétine, ce n’est pas toi. Ce n’est pas totalement toi. Tu n’es même pas certaine que ce soit partiellement toi. Trop belle et scintillante pour être ta représentation, cette image. Ton cœur se réchauffe et se brise en même temps. Sensation étrange, désagréable et dérangeante. Tu voudrais être honnête. Tu voudrais lui expliquer, qu’il comprenne, mais tu ne peux pas. T’as pas le courage pour ça. C’est pas lui. C’est moi. et ça te détruit le cœur, ça t’écorche l’âme de le dire. C’est toi. La sirène, qui fout tout en l’air. C’est toi, qui claque la porte. Qui pars comme une voleuse. Toi, stupide princesse, qui espère que, peut-être, il te retiendra. Qui espère que, peut-être, il te cherchera. Qui espère que, peut-être, il dira ces mots dont vous avez tant besoin. Toi, qui ne sait pas ce que tu veux. Paradoxe qui te pousse à espérer aussi qu’il ne fera rien de tout ça. Perdition. Étreinte qui reprend, sans mot. Sans une question. Parce que tu parleras quand t’en auras envie, ouais. Tu lui diras tout ce qui n’allait pas, ou peu importe, ce que tu voudras pour alléger ta peine. Et, il t’écoutera au moment venu. Du moins, c’est ce qu’il doit penser. Mais, c’est ce que tu ne feras pas. Jamais. Parce que tu ne seras plus là. Plus près de lui. Étreinte qui éteint les braises de ta peine, avant de rallumer le feu. Tu lui embrasses la joue, comme un remerciement silencieux. Puis, tu t’écartes. Je m’en vais, Navi. J’voulais juste te dire au revoir, à toi. J’voulais pas que tu l’apprennes comme ils l’apprendront. voix fluette. Incertaine. T’as lâché les mots. Rendu la sentence. Au final, c’est pas lui qui t’abandonne. C’est pas lui le lâche, qui baisse les bras. Mais, tu ne pouvais pas disparaître sans lui dire. Sans lui adresser un mot. Il a bien trop d’importance, de place dans ta vie, pour ça. Tu frottes tes larmes du revers de la main. C’est le moment d’être forte, de ne rien laisser paraître. Tu le fixes, le regard plein d’excuses. Son visage s’est terni. Incrédule. Tu ne peux pas partir, tu ne peux pas lui faire ça. T’es la seule personne qui ne le laisserait jamais. Et pourtant. Pourtant, t’as fait tomber l’épée. Ses yeux s’embrument et ton cœur éclate. Tu ne voulais pas lui faire de la peine. C’est ridicule. Tu ne t’en vas pas, tu ne peux pas faire ça. Arielle, t’as pas le droit. Désespoir. Tu attrapes sa main. T’installes près de lui et dépose ta tête contre son épaule. Remède à nombre de vos peines, ça. Remède qui ne suffira pas, cette fois. T’es désolée, mais désemparée. T’as plus d’option. T’as besoin de tout couper. Tout couper pour oublier, complètement, définitivement. Louve qui tente de fuir la lune. Courir contre sa nature. Contre ses pulsions. Pour permettre à l’un et l’autre de survivre. Loin de cette cage. J’te contacterais, quand j’saurais où j’suis. C’est promis, Navi. J’veux juste pas que tu le dises. Ce sera notre petit secret, tu vois. Un truc à nous deux, encore. que tu dis, esquisse de sourire sur les lèvres. Un éloignement et un rapprochement, d’une certaine façon. Parce que tu seras toujours avec lui. Et, qu’il sera toujours avec toi. Phrase enfantine, comme si tout était aussi simple. Phrase enfantine, parce que vous êtes toujours des enfants. Parce que c’est toujours aussi simple que ça, entre vous. Il hoche la tête. Pacte signé. Tu le savais, au fond. Tu le savais, qu’il ne te trahirait pas. Il ne l’a jamais fait. Tu feras attention à toi, hein ? Parce que tu sais, j’veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Moi je t’aime Ari. Et, sous ses mots, tu sens ton cœur battre de nouveau. Renaître. Parce qu’il t’aime. Encore. Toujours. Fort. Promis. Puis, tu sais, je t’aime aussi Navi. Douceur. Amour. Étreinte. Pleurs. Tu t’en vas. Tu l'abandonnes.


I'm sick and I'm tired too. I can admit, I am not fireproof. I feel it burning me.

Des douleurs. L’abdomen, depuis des jours. Et Kenzo qui n’en pouvait plus, de te voir comme ça. Alors, t’as atterri ici. Service des urgences de l’hôpital de Gisborne. Tu lui avais dit, à Kenzo, que c’était pas la peine. Que les urgences, ça prend toujours une éternité, que vous n’étiez pas pas prêt d’en ressortir et qu’un simple anti-douleur ferait l’affaire. Le problème, c’est qu’il n’écoute jamais rien, ton colocataire. Kenzo, c’est toujours comme il le sent. Comme il en a envie. Comme il le pense. Et, même si t’aime ça chez lui, sa liberté d’esprit. Sa liberté d’agir et de penser comme il en a envie, là, tout de suite, tu l’aimes beaucoup moins. Parce que, tu sais très bien que ce n’est rien. Tu sais très bien aussi, que t’as pas vraiment les moyens de payer tout ce qu’ils te demanderont pour les analyses qu’ils te feront. Qu’ils te font. Analyses qui ne vont rien donner. T’as plus les moyens, parce qu’après ton départ, monsieur Falcone t’a coupé les vivres. Tentative vaine pour te faire revenir. Pour te forcer à lui dire où t’es passé. Mais ça ne t’a pas freiné. Tu t’es débrouillée comme une grande fille. T’as trouvé des petits boulots, ici et là pour pouvoir payer ta part du loyer. Ca ne te rapporte pas des masses, ce n’est pas toujours facile, ni palpitant comme expérience, mais du moment que ça paye les factures, ça te va. Assisse là, dans une salle d’examen, tu ne le regardes pas. Kenzo. Parce que tu lui en veux, un peu. Arrête de bouder, Ari. C’est pour ton bien. Puis, on s’en fiche de l’argent. On va s’débrouiller. On s’débrouille toujours. qu’il te dit, avec un léger rictus sur le visage avant de venir s’asseoir près de toi. Au fond, tu sais qu’il a raison. Que vous trouverez un moyen de vous débrouiller avec le loyer, mais t’es convaincue qu’en plus d’être une perte de temps, c’est une perte d’argent inutile, cette virée de nuit. Puis, t’aimes pas les hôpitaux. Ça te glace le sang. Ça te met mal à l’aise. Ça t’angoisse. Alors, tout ça. Tout ça, ça t’agace. Mélange de mauvais sentiments et de tracas dont tu n’avez pas besoin. Dont vous n’aviez pas besoin. Tu souffles, venant déposer ta tête contre son épaule. Sa présence te fait du bien. Plus encore dans cet endroit. Tu ne devrais pas avoir à te débrouiller pour moi. J’avais dit non. Puis, j’aurais rien, tu verras. que tu souffles, d’un ton un peu râleur. C’est toujours la même chose, les urgences. Tu souffres, tu restes des heures et tu ressors avec des anti-douleur à la con, que t’as déjà chez toi. Routine qui ne se perd pas, ici. Tu sens ses épaules se hausser, comme pour te signifier qu’il s’en fiche un peu. Que si t’as rien au final, ce n’est pas grave. C’est même mieux, rassurant. Et qu’au moins, vous saurez tous les deux qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. Kenzo, il te fait beaucoup penser à Navi. Toujours à faire attention aux autres. A toi. A écouter, sans jugements. A aider dès que l’on a besoin de lui. Il est très humain. Et, t’aime particulièrement ça, chez lui. Parfois, t’as l’impression que son contact te rend meilleure. T’ouvres un peu. A nouveau. Un peu comme avec Dexter, d’une façon totalement différente. Pas pressés, bruyants et une silhouette qui te sortent de ta réflexion. Un médecin, enfin. T’as l’impression d’être ici depuis des jours. Coincée entre ces quatre murs, dans une blouse ridicule. Nous avons eu vos résultats, Madame Falcone. Mademoiselle, que tu penses, roulant tes yeux au ciel. Tu relèves la tête, lui signifiant que tu l’écoutes et surtout qu’il ne doit pas être gêné par la présence de Kenzo. S’il avait raison, si t’as quelque chose, tu veux qu’il soit là. T’aurais probablement pas la force d’entendre et de réaliser une mauvaise nouvelle seule. Ta main se glisse autour de son bras, que tu serres, comme pour t’assurer qu’il est là. Suspendu aux lèvres de cet homme à la blouse blanche. Je crois que nous avons une heureuse nouvelle, Madame. Vous êtes enceinte. Sourire sur son visage. Ton cerveau qui bloque. Enceinte. Toi. Maman. Non. Non. Quelque chose ne va pas. Tu tournes la tête, fixant Kenzo, l’air déconnectée. Comme s’il pouvait t’apporter une réponse. Comme s’il pouvait résoudre le mystère. Alors que tu sais pertinemment qu’il ne le peut pas. C’est impossible. Vous faites erreur. J’suis pas enceinte. J’peux pas être enceinte. Pas moi. Dis lui toi, Kenzo. Dis lui, que j’peux pas être enceinte ! voix perdue, affolée. Mise à partie ridicule. Parce qu’il ne peut rien expliquer, Kenzo. Parce que tu ne peux rien expliquer, non plus. Enceinte. C’est pas le message que t’envoie ton corps tous les mois. Et puis, t’as pas approché un corps depuis que t’es partie. Depuis la dernière fois, avec Dexter. Tu ne t’es pas perdue dans des draps blancs. Dans des bras d’inconnus. Parce que, tu ne te sentais pas prête. Pas guéris. Pas assez forte pour ça. Âme toujours trop marqué par cette lune. Appartenance coulant toujours dans tes veines. J’ai mes règles, tous les mois. Je n’ai pas pris de poids. Et, je n’ai plus de rapports sexuels depuis six mois. Vous vous trompez, Monsieur. que tu affirmes, en criant presque. Parce que tu le sais, bien mieux que lui. Ton corps n’a pas changé. Et, t’es pas à risque. T’es pas à risque, parce que tu ne fais plus rien. Plus rien depuis Dexter.  Vous êtes de six mois, à peu près. Il n’y a aucune erreur, Madame. Vous avez fait ce que l’on nomme un déni de grossesse. qu’il répond, presque désolé. Lui qui pensait t’amener de quoi rendre tes nuits plus jolies. Sa voix flotte dans la pièce, encore. Mais tu ne l’entends plus. Six mois. Un bébé. Un déni. Un être vivant là. Juste là. Dans ton ventre, à toi. Non. T’es pas prête, Arielle. T’as jamais voulu d’enfants, de gamins qui hurlent et courent partout. Six mois. Six mois. Le passé. Dexter. Oh, Dexter. Tes opales s’embrument, perdant espoirs. Réalisant, à demi-mots. Ta main quitte le bras de Kenzo, dont le regard est pointé sur toi. Dont la bouche s’ouvre, mais dont les mots ne viennent pas à toi. Ta main, que tu viens déposer sur ton ventre. Comme si t’allais sentir quelque chose. Comme si, t’allais avoir une révélation. Comme si, soudainement, tout allait prendre sens. Là, juste là, y’a un bébé. Un petit être vivant. Tu ne peux pas. Ce n’est pas possible. Confusion. Six mois. Il y a six mois, t’es partie. T’as tenté de te sauver. De le sauver. De vous sauver. Dexter. Le seul corps qui a touché le tien depuis plus de trois ans. Les seuls bras dans lesquels tu t’es égarée, de façon douce. De façon sauvage et animale.  Les larmes glissent sur tes joues. Larmes d’incompréhension. Larmes de joie, peut-être. T’en sais rien, au fond. C’est trop confus. Dexter, Kenzo. Il faut que je parle à Dexter. gorge nouée. Appartenance qui te rattrape, alors que t’as essayé de la laisser derrière.


If I could find the words, if I could shake the world. If I could turn back time would you still be there ? If I could stop the words you say, if I could shake the world way you take, then would you still be there ?

Allongée sur le lit, les yeux rivés sur ton téléphone. Tu attends. Tu attends, désespéramment. Tu voudrais des nouvelles. Un mot, rien qu’un mot. Entendre le son de sa voix, autrement que sur sa messagerie. Messagerie sur laquelle tu lui as simplement demandé de te recontacter, au plus vite, pour quelque chose d’important. Téléphone que tu fais sonner sans cesse depuis plus d’un mois. Tu voudrais qu’il décroche, juste une fois. Quitte à ne pas dire un mot. Tu voudrais qu’il décroche, qu’il t’écoute. Tu voudrais lui dire que t’es désolée et que tu ne lui veux pas de mal. Que tu ne souhaite pas perturbée sa vie. Mais, que t’as un bout de lui. Un bout de vous, en toi. T’aimerais lui dire que t’y croyais pas. Que tu ne le savais pas avant de partir. Que ton corps ne t’a rien dit. T’aimerais lui dire que tu l’as su grâce à Kenzo, parce que sans lui tu ne te serais pas retrouvée aux urgences. Lui dire que t’as mit du temps à comprendre, parce que pour toi c’était impossible. C’était pas possible, parce que tu ne voulais pas de bébé. Pas de petit être vivant à l’intérieur de toi. Pas maintenant, du moins. Pas à l’aube de ta vingt-cinquième année de vie. Parce que t’es pas stable. Pas prête. Parce que, t’as jamais trouvé personne avec qui c’était assez fort, pour parler d’avenir. Pour parler de bébé. Si ce n’est lui. Mais qu’avec lui, ça avait été trop fort, trop instable pour aborder le sujet. T’aimerais lui dire que tu ne savais pas quoi faire, mais que le destin a décidé de ne pas te laisser le choix. Parce qu’on avorte plus, à six mois. T’aimerais lui dire que t’as longtemps été perdue. Que tu cherchais à fuir cette emprise, cette appartenance. Mais qu’elle t’a rattrapé. Qu’il t’a rattrapé. Qu’elle vous a rattrapé. T’aimerais lui dire que t’as pleuré ce soir-là. Que t’as pleuré un long moment, parce que tu ne savais pas quoi faire. Pas quoi dire. Que ça a été lourd d’émotions. Que t’as eu vraiment beaucoup de mal à comprendre, à admettre. A te remettre. T’aimerais lui dire que t’as eu besoin de Kenzo, beaucoup. Parce que vraiment, tu ne comprenais pas. T’aimerais lui dire que c’est à lui que t’as pensé, directement. Parce que tu savais que ce petit être ne pouvait qu’être de lui. De vous. Lui dire que t’as voulu lui téléphoner le soir même, mais que t’avais pas les mots. Que t’as eu besoin de quelques jours. Même pour contacter Navi. Parce que, mettre les mots en ordre, c’est pas facile. Mettre les idées en ordre, les émotions, non plus. T’aimerais lui dire que tu fais attention. Parce que, une partie de toi, qui grandit chaque jour, ne veut pas le perdre, ce petit être. Ce trésor. T’aimerais lui dire que c’est un trésor. Un bout de bonheur intense. Un bout de vous. T’aimerais lui dire que t’as l’impression que tout se passe bien. Qu’avec Kenzo et Navi, vous avez vu son petit cœur battre à l’échographie. Parce qu’il s’est déplacé de suite, Navi. Toujours là pour toi, ton grand frère. Lui dire qu’avant ça, t’étais vraiment perdue, mais que quand t’as entendu ce petit bruit, tes opales sont devenues des océans de joie. T’aimerais lui dire que tu voudrais qu’il soit là. Qu’il puisse voir ça, de ses propres yeux. Qu’il puisse voir ce miracle, sur ce petit écran. Miracle dont tu n’as pas demandé le sexe. Parce que, t’avais pas envie de lui voler ça. Sans savoir, sans nouvelles de lui, t’oses pas tout demander. Peur de lui voler un bout de merveille. Peur peut-être irrationnelle. Parce qu’il ne s’est pas exprimé. T’aimerais lui dire aussi, qu’il a le droit d’être désemparé. D’être désorienté. Lui dire qu’il a le droit de ne pas être heureux. Parce que, tu l’étais pas non plus au début. Parce que, tu ne l’es pas tous les jours non plus. Lui dire que quoi qu’il décide, tu comprendras. Mais, que s’il le veut, il peut l’approcher. Venir le voir. Et, peut-être que vous pourrez tout arranger. Recoller les  morceaux. Si son être réclame te réclame autant que le tien le demande. T’aimerais lui dire tout ça. Tout ça et plus encore. Mais tu ne peux pas. Alors, tu te contentes de l’écrire. De le peindre. Sans perdre espoirs. Ta vision devient trouble. T’as peur. Peur qu’il ne te rappel jamais. Peur d’avoir un enfant, sans papa. Peur de lui gâcher son avenir. La main de Navi, allongé près de toi, attrape la tienne. Présence silencieuse. T’es pas seule.


Your soul is haunting me and telling me that everything is fine but I wish I was dead.

Bruit incessant. Strident. Répétitif. Qui te tire de ton sommeil. Ton sommeil trop profond. Bip qui s’ancre dans ton cerveau. Dans ta mémoire. Bip à répétition. Bip que tu n’as pas la force d’éteindre. Force qui n’est pas même assez fort pour te faire ouvrir les yeux. Comme si tu t’étais littéralement brisée. Éteinte. Odeur stérile. Abrupte. Loin de de ta chambre, de la chambre de Kenzo ou, à plus large échelle, de tout l’appartement. Odeur que tu ne reconnais pas. Qui te brûle l’odorat. Acre. Bip qui te perce l’ouïe. Encore. Et qui ne s’arrête pas. Agaçant. Bien trop pour que tu puisses continuer à dormir. Alors, tu rassembles le peu de force qui semble rester en ton corps, et t’ouvres les yeux. Déboussolée. Environnement froid. Blanc. Vide. Sans âme. Sensation qui t’accroches le corps. Malaise. Tu tournes le regard. Machine. Perfusion. File. Et tu comprends. L’hôpital. Tu paniques. Tu t’affoles. Tu ne comprends pas. Qu’est-ce que tu fais là ? Qu’est-ce que tu fais dans ce lit, reliée à cette machine qui fait trop de bruit ? Depuis combien de temps t’es là ? Interrogations qui fusent dans ta tête. Tu détailles la pièce. A la recherche de quelque chose. De quelqu’un. T’angoisses. De plus en plus. Si bien que ta respiration se fait irrégulière. Et que cette foutu machine bip. De plus en plus vite. Chose qui ne fait qu’alimenter ton angoisse. Bruits stridents, se déclenchant de façon décalée. Capharnaüm qui t’emporte. Tu perds pieds. Afflux de gens. Des infirmiers. Des médecins. T’es pas capable de faire la différence. Tu suffoques. Tes mains se crispent. Des voix qui te demandent de te calmer. Et ce truc, qu’on a envoyé dans ta perfusion. Un anxiolytique, sûrement. Tu souffles. T’écoutes tous ces gens. Et, tu te détends, un peu. Après de trop longues minutes. Calme presque retrouver, qui permet à Navi et Kenzo de rentrer dans la pièce. Visages doux, souriants. Et inquiets. Tu te sens mieux, un peu. Mais, tu ne comprends toujours pas. Qu’est-ce que je fais là, Navi ? Depuis quand j’suis dans ce lit ? que tu demandes, apeurée. A ton frère, et seulement à ton frère. Parce que c’est sa voix que t’as besoin d’entendre. Parce que tu sais que lui, ne te mentira pas. Il ne te ment jamais. Sincérité qui t’as toujours tenue à cœur. Preuve de sa bienveillance à ton égard. T’as fait une chute, Ari. T’es tombée des escaliers. Kenzo t’a trouvée, inconsciente. J’étais parti faire les courses. Tu t’étais endormie. T’étais paisible. Et.. T’es tombée. regard abattu. Voix pleine d’excuses, sans même qu’il ne les prononce. Parce qu’il n’a pas à le faire. Parce que c’est ta faute, si t’es tombée. Même si tu ne te souviens pas. De rien. T’aimes pas ça. Ce flou, ce trou dans ta mémoire. Pénombre qui te dérange, pour une fois. D’un mouvement de la tête, tu remercies Kenzo. Pas besoin de mots. Il sait. Il lit dans tes yeux. Et, il savait bien avant que tu ne les ouvres que tu lui serais reconnaissante. Des explications qui, tu le sens, ne disent pas tout. Parce que la tension dans la pièce est palpable. Et, que ce type là, dans le coin de la chambre, avec sa blouse et son air désolé, n’a pas bougé. Observation qui, soudainement, donne un sens à tout ça. Un sens que tu n’as pas envisagé avant, trop perturbée par le fait de te retrouver là, sur ce lit, sans souvenirs. Le bébé. Comment va mon bébé ? Comment va mon bébé, Monsieur ? les mots t’écorches la gorge. Trop difficiles à prononcer. Trop percutant. Parce qu’ils rendent tangible, la possibilité d’une réponse négative. D’une réponse que tu ne veux pas. Que tu refuses d’entendre. Même si Dexter ne t’a pas répondu. Même s’il ne t’a pas donné signe de vie. Toi, t’es là. Et tu t’es faite à l’idée, d’avoir un bout de lui. De vous. De votre relation, ce que vous avez étés, ce que vous êtes, ce que vous serez probablement toujours, immortalisée. Vivante. Je suis désolée, Madame Falcone mais le bébé n’a pas survécu. Vous l’avez perdu. hurlement. Ton âme hurle. Fort, bien trop fort. Dans un silence immense. Strident. Opales qui se noient. Il n’avait pas le droit. Il n’avait pas le droit de te dire ça. Et toi. Toi, t’avais pas le droit de le perdre, Arielle. T’avais pas le droit. Tu faisais attention, à tout. Tu faisais attention depuis que tu savais. Depuis que t’avais compris. Depuis que t’avais réalisé cette chance. Ce miracle de la vie. Le destin n’a pas le droit. Il n’a pas le droit de te faire ça. De vous faire ça. Parce que c’est un coup que tu prends pour deux. Et, encore une fois, t’aimerais qu’il soit là. Dexter. T’aimerais qu’il te tienne la main. Qu’il te dise que tout ira bien. Que vous surmonterez la peine, tous les deux. Ensemble. Qu’il comprend. Qu’il comprend le déchirement en toi. Qu’il a le cœur explosé, lui aussi. Tu voudrais qu’il te dise que son âme se consume comme la tienne. Que la tristesse le noie. Comme toi. Mais que ça ira. Que ça ira, parce que vous êtes deux. Phrase que tu ne croirais pas, mais qui te ferait du bien. Parce que là. Là, t’as l’impression de mourir. De crever. Mais pas à petit feu. Pas comme depuis que t’es partie. T’as l’impression de rendre l’âme, rapidement. De façon douloureuse. Noyade. Des mains rassurantes. Pas les siennes. Pas celles de Dexter. Celles de Navi, de Kenzo. Pour te remémorer que t’es pas seule. Geste qui te touche, profondément, mais qui n’apaise pas ta peine. Pas le moins du monde. T’as perdu l’avenir qui grandissait en toi. T’as perdu le fruit d’un amour. D’un amour peu conventionnel. Mais, d’un amour puissant. D’un amour passion. D’une beauté conceptuelle. T’avais encore espoirs. Espoirs qu’il te contacte. Ou qu’il décroche. Espoirs qu’il débarque. Pas forcément pour toi. Pas forcément pour vous. Mais au moins pour ce bout de vie, de futur. Et tout, absolument tout, vient de s’envoler. De s’effondrer. Comme toi. Château de carte sur lequel la tempête a soufflée. Trop faible. Ça va aller, Ari. J’suis là. On est là. Et, j’sais bien que c’est pas facile. J’sais aussi que j’comprends certainement pas un tiers de la souffrance que tu ressens mais j’suis là. J’serais toujours là. ses lèvres viennent se déposer contre ton front, alors que tu ne cesses de pleurer. Peine qui ne s’effacera jamais. Contact qui te fait du bien. Mais pas assez. Parce qu’il a raison. Il ne comprend pas ce que tu ressens. Ils ne le comprennent pas. Tu ne sentiras plus ces petits coups de pieds. Ils ne voudront plus déposer leur mains sur ton ventre. Vous ne jouerez plus à deviner le sexe. A faire la liste des prénoms possibles. A craquer sur des vêtements. A acheter des jouets. Plus rien. Tout prend fin. Tout s’est envolé. Tu voulais de ce bébé. Tu voulais de ton bébé. De votre bébé. Et, tout ce que tu voudrais, là, maintenant, c’est Dexter. Ses grands yeux. Sa voix. Ses bras. Du réconfort. Ton âme le sens. J’veux.. J’veux retourner à Wellington. Je veux retrouver Dexter. Je.. J’ai besoin de lui. J’ai besoin de le voir. crie du cœur. Désespoir. T’as besoin de la lune. Et tu peux lire dans le regard de Navi qu’il ne comprend pas tout. Dans celui de Kenzo, aussi. Parce que tu ne leur as pas tout dit. Parce que, t’es parti pour le fuir. Et que, maintenant, tu le veux. Mais, tu ne demandes pas à ce qu’ils comprennent. Tu ne demandes pas qu’ils cautionnent. Tu veux juste rentrer. Le retrouver. Lui dire tout ce que t’as sur le cœur. L’aimer. Lui en vouloir. Te perdre d’avantage, probablement. Quand tu iras mieux. Si c’est vraiment ce que tu veux, nous rentrerons. Et, tu pourras retrouver Dexter. voix douce. Sans véritable approbation, mais douce. Tu souris, difficilement, à travers les larmes. Peine qui continue de couler. Tu savais qu’il respecterait ton choix. Il respecte toujours tes choix. Tu vas me manquer, ma belle. T’auras pas intérêt à m’oublier, d’accord ? Kenzo. Kenzo et ses conneries. Kenzo et son mélodrame. Kenzo qui dit au revoir, avant même que tu n’ais eu l’autorisation de sortir de cette chambre. Kenzo qui te fait sourire, parce qu’il est stupide. Comme si t’allais l’oublier. Comme si tu pouvais. Un type comme ça, ça s’oublie pas. T’essuies difficilement tes larmes, alors que les deux gosses de service se charrient. Tu souffles. Tu souris. T’essayes de croire que là, pendant quelques minutes, ça peut aller. Ça va aller. Et, tu les regardes. Simplement. Jusqu’à ce que des mots glissent de la bouche de ton frère. Des mots qui donnent la solution. J’crois qu’il a trouvé la solution, miss mélodrame, pour pas que j’t’oublies. Wellington c’est joli. Et son appartement est bien plus grand que celui qu’on a ici. Si on a su y tenir à trois.. Et, si t’en as envie.. Tu sais, tu seras toujours le bienvenue. que tu murmures, cherchant à vaincre les larmes. Celles qui reviennent de plus belle. Parce que t’as perdu ton bébé. T’as perdu ton bébé, et tu vas peut-être perdre ton meilleur ami. L’équilibre de ta vie, ces derniers temps. Larmes plus forte que toi. Tout s’effondre. Tu perds tout. J’te lâche pas, Arielle. comme une promesse, scellée par un sourire. Un sourire qui te fait du bien. L’impression de retrouver un peu d’air, au beau milieu de cette noyade. Noyade qui, pourtant, continue. Plus de mouvement. Plus de cœur qui bat. Tu veux Dexter. Tu ne veux rien de plus que Dexter. Simplement lui. Lui et ses bras. L’espace d’un instant, au moins. Des mots rassurants. Un reste d'amour. L'espace d''un instant.
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Lun 24 Avr - 22:31

bienvenue

et bon courage pour ta fiche



L’amour n’est pas l’amour s’il fane lorsqu’il se trouve que son objet s’éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé.
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Lun 24 Avr - 22:39

ton pseudo est magnifique

bienvenue et bon courage pour ta fiche



you taught me the courage of stars before you left how light carries on endlessly, even after death with shortness of breath, you explained the infinite how rare and beautiful it is to even exist.

la classitude:
 
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Mar 25 Avr - 0:01

J'adore le pseudo, l'avatar, le scénario parfait de Dexter.
bienvenue !



≈ ≈ rose are red. violets are blue.
sugar is sweet, just like you.

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Mar 25 Avr - 0:10

bienvenue parmi nous


-  i can't tell you why, but i'm trapped by your love and i'm chained to your side.

:
 
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Mar 25 Avr - 0:12

Dasha est tout simplement sublime
bienvenue sur TGP
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Mar 25 Avr - 4:50

bienvenue




Am I dead? Or is this one of those dreams? Those horrible dreams that seem like they last forever? God, give me a sign, or I have to give up. I can’t do this anymore. Please just let me die. Being alive hurts too much.

trop de love   :
 
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Mar 25 Avr - 8:08

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche



   
   

       

           

       

       “I am what I am, an’ I’m not ashamed.
'Never be ashamed,’
my ol’ dad used ter say,
‘there’s some who’ll hold it against you,
but they’re not worth botherin’ with.”
©️ Frimelda
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Mar 25 Avr - 9:00


bienvenue parmi nous.



— don't you dare let all these memories
bring you sorrow. turn the page maybe
we'll find a brand new ending. but are we
all lost stars, trying to light up the dark ? —

merci à vous :
 
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ARIELLE ☾ désastre des astres.
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