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Throw me like a boomerang ; I’ll always come back to you

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Jeu 26 Oct - 8:14


Throw me like a boomerang ; I’ll always come back to you
Narcisse & Oana

Oana avait pris le premier billet d’avion disponible pour la Nouvelle-Zélande, sans se demander comment elle allait payer, comment aller s’y retrouver là-bas et surtout comme elle allait retrouver son homme. Il n’avait laissé aucune note ou indice sur l’endroit où il se trouvait là-bas. La seule chose qu’elle savait, c’est qu’elle devait le rejoindre le plus rapidement possible, avant de manquer d’air. Parce que oui, elle avait besoin de lui comme on a besoin d’oxygène. Autant elle était sa muse, autant il la nourrissait et la gardait en vie à sa façon. Après tout, il l’a un peu sauvée ce soir d’octobre, il y un an, quand il est allée la recueillir sous la pluie. Et depuis il ne l’avait jamais lâché, jamais laissé tomber.  Oui, évidemment qu’il évitait toujours de parler de l’autre, de sa femme, mais elle s’en fichait un peu. Tant qu’elle pouvait faire partie de sa vie, il pouvait bien exister des millions d’autres femmes, elle savait que personne ne le faisait vibrer comme elle. Elle en était certaine. Il ne lui avait jamais clairement dit, mais ce n’est pas le genre de truc qu’on verbalise de toute façon....ça ressent, tout simplement. Armée, donc, d’une simple valise, n’ayant pas accumulé plus d’effets personnels depuis son départ de Roumanie, elle s’était rendue à l’aéroport, sur le pouce. Vu son visage d’ange, ça n’avait pas été très difficile de trouver des mecs prêts à l’embarquer. Elle n’était pas manipulatrice de nature, mais elle savait utiliser ses atouts à son avantage. Elle avait réussi à acheter son billet en utilisant tout ce qui lui restait d’économies ; elle était maintenant complètement cassée. Il était bien mieux d’être vraiment en Nouvelle-Zélande son Narcisse...sinon elle serait complètement perdue. Une fois arrivée là-bas, elle tenta de l’appeler, mais ça allait direct sur la boîte vocale. Comme une vraie princesse, une vraie enfant à qui on enlève son joujou, elle avait lancé son portable par terre en criant. Putain, pourquoi tu réponds pas! Elle attirait les regards, mais elle s’en foutait ; elle n’en était pas à sa première fois d’être sous les projecteurs à cause de son comportement. Maintenant brisé en mille morceaux sur le bitume, elle n’avait aucun moyen de le rejoindre. Heureusement qu’elle connaissait son numéro par coeur, ça pourrait toujours lui être utile. Elle avait aussi la note qu’il lui avait laissé, elle savait qu’il était à Wellington. C’est donc là que se rendrait la belle.

Pouvant être parfois naïve, Oana n’était tout de même pas sotte. Et puis elle le connaissait par coeur son homme maintenant, elle pouvait prévoir ses déplacements. Où irait-il, fraîchement débarqué dans un nouveau pays? À l’hôtel, évidemment. Et fort probablement celui du centre-ville, à proximité de tout, mais surtout des bars. Toujours avec sa valise à la main, habillée d’une courte robe rouge et de bottillons noirs, elle s’essaya encore dans la rue afin qu’un brave samaritain accepte de la déposer là où elle devait aller. Même si à vrai dire, elle n’avait aucune idée où elle allait. Une voiture s’arrêta et elle y embarqua. Après quelques problèmes de communication, elle se fit finalement comprendre. Enfin, c’est ce qu’elle pensait. Elle le saurait assez rapidement, selon où la voiture s’arrêterait. Bingo. L’hôtel. Elle remercia rapidement le chauffeur en lui offrant un doux baiser sur la joue et se rendit rapidement à la réception. Il fallait qu’elle ait un plan si elle voulait avoir accès à la chambre de de Narcisse. Elle replaça rapidement ses cheveux, question d’avoir l’air présentable et prit une démarche confiante et lente, traînant toujours sa valise à roulettes derrière elle. Hi, good afternoon. I’m the assistant of Mr. Siegel and he asked me to drop this luggage for him in his room. No, I know he’s not here at the moment, but he specifically asked that I should drop this in his room before him coming back. He will need it for an appointment later and we wouldn’t want to make him late, now would we? dit-elle en affichant son plus beau sourire, assurée d’être en train d’embobiner parfaitement la jeune réceptionniste. Elle avait environ le même âge qu’elle, mais certainement pas la même imagination ou talent d’interprétation. Et c’est ainsi que la réceptionniste accepta d’aller la reconduire jusqu’à la chambre de Narcisse, lui indiquant qu’elle lui donnait 15 minutes pour revenir en bas. No problem Miss. Thank you so much for your help ajouta-t-elle en entrant dans la chambre, sachant qu’il était hors de question qu’elle n’y ressorte avant le retour de sa moitié.

La chambre était très belle et rangée. Comme si personne n’y était, alors qu’elle savait très bien que cela devait faire quelques jours qu’il y était. Elle ne remarqua que quelques de ses vêtements dans les tiroirs et elle ne put s’empêcher de sortir l’un de ses chandails et d’y enfouir son nez. Sentir son odeur qui lui manquait tellement. Comme il lui manquait. Elle reposa le vêtement à son endroit et ferma le tiroir avant de retirer son manteau pour le poser sur une chaise. Elle se regarda rapidement dans le miroir ; elle n’était pas mal pour quelqu’un qui venait de faire plusieurs heures en avion. Il était encore tôt et elle se doutait bien qu’il ne rentrerait pas tout de suite. Enfin, c’est ce qu’elle pensait. Elle en profita donc pour prendre une douche chaude et rapide, question de se rafraîchir avant de revoir son homme. Toujours sous la douche, elle entendit la porte s’ouvrir. C’était sûrement la réceptionniste qui venait fouiner, savoir si elle avait bientôt fini. Mais elle entendit une voix masculine. Et pas n’importe laquelle. La sienne. Son coeur manqua un battement. Elle ferma l’eau immédiatement et enfila l’une des chemises de Narcisse, qui était bien trop grande pour elle, mais qui la rendait extrêmement séduisante. Ses cheveux mouillés tombaient sur ses épaules et sa peau était encore moite et humide. Narcisse? dit-elle en le voyant dans l’entrée de la chambre. Elle ne pouvait pas y croire. Enfin réunis. O et N. Elle s’approcha lentement de lui, comme un chat agile. Elle posa ses mains de chaque côté de son cou, près de ses mâchoires, pour prendre son visage et l’amener vers elle. Ses lèvres à quelques millimètres des siennes, elle dit à voix basse : pourquoi tu m’as abandonné comme ça...c’est moi, ta Oana. Tu...incapable de finir sa phrase, toujours en frôlant sa bouche de la sienne, incapable de s’éloigner ni de l’embrasser.

Emi Burton
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Jeu 26 Oct - 15:59


≈ ≈ ≈
{like a boomerang}
crédit/ self ✰ w/oana

Il s'est imaginé que rien ne serait pareil, a cru un instant qu'il y aura un vent de renouveau à l'instant même où il a posé les pieds à Wellington – ses divagations personnelles ont toujours raison de lui. Peu importe ce dont il se figure, la vie différente qu'il peint au gré de ses espoirs enfantins. On remarque bien assez tôt qu'on n'a jamais vraiment raison, qu'il est impossible de prévoir le ressenti, d'être certain d'apaiser cœur et angoisses si facilement. Les peurs collent à la peau, une couche de regrets se forme, amère, autour de lui ; son enthousiasme premier est gâché mille fois par ses attentes, par les désillusions. Narcisse a été si certain que le problème porte le nom de Paris qu'il n'a pas pensé à se dire qu'il le porte en lui-même. Oh, quelque part il se doute ! Il sait que ce n'est pas simplement une ville à accuser pour son accident, mais ses propres mauvaises décisions. Ce n'est pas le beau Paris qui a à se soucier de la perte de son talent, il est le seul à le pleurer et à en être responsable. Alors, ses accusations envers sa terre natales sont vaines et ridicules. Mais, Narcisse, et son air presque désespéré, préfère blâmer les autres avant d'attaquer sa propre personne. Et peut être que quand il sera enfin prêt à admettre que ses frasques sont ses seules responsabilités, que l'alcool trop de fois ingurgité cette nuit-là s'ajoute à sa conséquente liste d'actes peu sérieux, il se rendra compte que son talent n'est pas bien loin, toujours au bout de ses doigts, dans le creux de ses cellules grises, et non pas évaporé par magie. Cette culpabilité inconsciente le pousse dans ses pires retranchements, à fuir comme un imbécile, sans un mot pour sa femme ou même sa très chère amante. Ah si, à cette dernière quelques mots transcrits à la hâte, quelques mots qui ne veulent pas dire grand chose. Aujourd'hui il regrette d'avoir été si frugal en information – il aurait été plus à la hauteur de ses sentiment de lui donner une adresse exacte, de lui demander de le rejoindre au plus vite. Ou simplement de l'attendre ? N'est-il pas le premier à dire que c'est avec elle que son monde marche, que ses idées sont claires et que la joie reprend ses dorures ? Dès qu'il pense à Oana, c'est une terrible peine qui l'accable – ce cœur innocent qu'il a sans doute dû faire souffrir par un égoïsme irréfléchi.

Après une journée bien pauvre en lumière malgré le soleil d'Hiver, Narcisse rentre à l’hôtel. Il ne s'attarde pas sur les devantures des magasins, ne tente pas de tromper son ennui. Oana, c'est à elle qu'il pense. Encore. Il se souvient d'elle ; de ses cheveux blonds ; de ce petit nez qui a l'air d'être celui d'un enfant ; de son rire ; de son audace ; de ses émotions ressenties mille fois plus que la normale ; de ses esclandres ; de sa ruse, sa métis ; des dîners à deux ; des moments de palace ; des moments simples ; des moments d'euphories ; la rencontre sous la pluie ; les premiers mots... La liste est trop longue. Pour si peu de temps, il y a bien plus avec elle qu'avec tous les autres. C'est nostalgique, perdu dans les images qui lui reviennent en boucle, se succèdent. Il récupère sa clef à la réception, et sans plus attendre, la femme de l'accueil prend la parole. « Your assistant has arrived, Mr Siegel. » Ses sourcils se froncent, et il pense aussitôt à son assistant, à cet imbécile qui l'a enfin trouvé – il aurait espéré être tranquille plus longtemps. Oh, il va devoir rendre des comptes – il espère qu'il n'est pas là pour le traîner de force jusqu'à Paris pour continuer la collection. Le chemin jusqu'à la chambre est fait dans l'angoisse, il cherche ses mots. Narcisse s'invente des excuses, une confiance de plomb pour ne pas flancher. Non, il ne veut pas revenir. Pas maintenant, pas là-bas. Non, jamais. La canne est serrée entre ses doigts.

La porte est poussée, et au lieu de voir le visage patibulaire de l'assistant, c'est une valise qui lui fait face. Le bruit de l'eau qui qui coule. Un doux parfum. La canne est posée, le manteau à moitié enlevé, tombé jusqu'à ses coudes. « Oana ? » Le prénom est prononcé avec émotion, la surprise lui fait battre le cœur vite. Ses doigts caressent la valise, et il est certain de la reconnaître. Peut être que son cœur s'allège, peut être qu'il étouffe un peu moins. L'eau s'arrête enfin, et pour découvrir quelques instants plus tard l'adorable jeune femme. Ce n'est pas un mirage, c'est pas une illusion ni un rêve – elle est bien là. Sortant de la salle de bain, encore trempée, une chemise large sur sa peau blanche. Les mots lui manquent, son expression s'apaise. Ce n'est pas lui qui fait le premier pas jusqu'à elle, ni qui brise ce silence. Toujours plus audacieuse qu'il ne l'est – ça, ça n'a pas changé. Ses yeux se ferment quand elle a ses paumes de part et d'autre de son visage. Il pose les siennes dessus. Son cœur bat très fort quand les lèvres sont trop proches, et il sait qu'il doit s'expliquer. Elle lui demande, même. Elle veut savoir. Il ne sait pas comment formuler ses angoisses, ses croyances stupides, son état d'esprit. « Je... » Narcisse se dit que ce serait si facile de l'embrasser pour couper les révélations. Mais il résiste, se dit que ce serait injuste. « Je suis désolé. » Il s'écarte légèrement, lui lance un sourire penaud. Une de ses mains court sur l'avant-bras d'Oana. « Paris, j'en pouvais plus. J'ai eu envie de fuir et de me perdre loin, loin des grandes villes. Elles sont bourdonnantes, atroces : c'est impossible d'y respirer. » C'est dur à dire, presque impossible. « J'aurais dû te le dire. J'aurais dû t'attendre. » Son regard est baissé. Ses mains tremblent un peu. « Je me sens comme toi sous la pluie avec ta valise. »   

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Sam 28 Oct - 3:46


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Narcisse & Oana

Son coeur avait sauté un battement lorsqu’elle entendit son nom, doucement, sortir de la bouche de l’homme. C’était une douceur à ses oreilles. Elle n’avait évidemment pas pu se retenir de s’approcher de lui, comme deux aimants. Deux amants. Sans vouloir se justifier, il expliqua la raison de son départ. Ça ne disait tout de même pas pourquoi il l’avait laissé derrière...oui d’accord Paris peut devenir étourdissant avec le temps, mais Oana, elle était sa muse, sa moitié...pourquoi la laisser derrière en s’embarquant dans une nouvelle aventure? Je sais que tu es désolé...je sais dit-elle en flattant doucement l’une de ses joues avant de passer ses deux mains derrière sa nuque, en continuant ses caresses dans ses cheveux. Et...et ta femme là-dedans? Elle est où? demanda-t-elle, inquiète qu’elle débarque à tout moment et les voit ainsi. Elle profita de cette pause pour enlever le manteau de l’homme et le libérer un peu. Elle ne fit que jeter le vêtement sur l’une des chaises. Elle voit maintenant avec détail les mains de Narcisse ; elles sont frêles et tremblantes. Elle prend sa main droite, un peu froide à cause de la température de dehors et l’amène à ses lèvres. La couvrant de doux baisers, elle tente de le calmer, qu’il se détende un peu. Il est en sécurité maintenant, elle est là. Tout allait bien aller, tout allait s’arranger. Peut-être qu’elle était rapide à mettre ses lunettes roses tout le temps, mais c’était sa façon de voir les choses. Elle ne put s’empêcher de sourire à sa remarque. C’est vrai...mais au moins y’a pas de pluie ici...dit-elle en ramenant la main de Narcisse sur son coeur, sous sa chemise. Sa peau est encore chaude, humide à cause de la douche et parfumée à ce qui semblait être un savon à la noix de coco ; elle espère pouvoir le réchauffer un peu. Tu sens mon coeur? J’avais hâte de te voir. Encore plus pétillante et pleine d’énergie qu’à l’habitude, presque maniaque, alors que lui semble au neutre, elle reprend sa main et l’amène avec elle près du lui. Elle le fait s’asseoir et se met à califourchon sur lui, ne portant toujours qu’une simple chemise large, mouillée par endroit. Elle remet ses bras sur ses épaules, autour de son cou. Oana sait qu’elle ne lui fait pas mal, elle est quand même un poids plume contrairement à lui qui se fait de plus en plus costaud ces temps-ci. La jeune femme en profite pour observer son visage en détail ; la pâleur de son visage et ses cernes distinctes indiquent qu’il est fatiguée, probablement même épuise. L’accident de voiture qu’il a eu a vraiment eu l’effet d’une bombe. Il doit maintenant se déplacer avec une canne et il est certain d’avoir perdu sous son talent ; mais la Roumaine n’y croit pas une seule seconde. Comment un être aussi talentueux pourrait tout perdre après un bête accident de voiture? Il n’y a aucun obstacle qu’il, ou qu’ils ne sont pas capable de franchir. Elle rapproche son visage de lui, ses lèvres encore tout près des siennes, les frôlant doucement, pour le titiller, aller chercher son point faible, ses hanches ondulant légèrement sur lui. Elle sait ce qu’elle fait la petite. Alors Mr. Siegel, what can I do for you today? ajoute-t-elle sensuellement, avec une certaine connotation, faisant référence à la situation avec la réceptionniste un peu plus tôt. Audacieuse et entreprenante comme elle est, mais surtout remplie de désir, elle commence à détacher les premiers boutons de la chemise qu’elle porte ; elle a envie qu’il fasse le reste. Peut-être n’est-il pas d’humeur à ce genre de rapprochement, mais elle, elle n’en peut plus. Après s’être sentie abandonnée, perdue et maintenant retrouvée, elle n’a qu’une seule envie : faire un avec son homme. Sentir qu’il est là et ne partira plus. Elle ne pourrait y survivre encore une fois. Elle préfère rester la maîtresse pour le restant de ses jours plutôt que de le perdre. L’amour qu’elle a pour lui passe celui qu’elle a pour elle ; elle se perd et fond en lui. Et ce soir, elle a envie qu’il se perde en elle, littéralement. C’est quoi notre plan pour la suite? chuchote-t-elle en léchant doucement son oreille, vague quant à savoir si elle parle de ce soir ou de leur futur proche...

Emi Burton
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