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walking in the night sky, i'm always on your side (coopers)

control freaks › je suis un maniaque
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Sam 13 Jan - 22:22


walking in the night sky, i'm always on your side
aiden & reynold
Il faudrait qu’elle sorte davantage. Peut-être. Elle ne sait pas. Elle n’a pas l’impression, qu’elle le doit. Peut-être qu’elle n’en a simplement pas envie. Qu’elle n’a pas encore trop, la tête à ça. Ou pas le temps. Peut-être que c’est facile, de se trouver des excuses. Mais elle s’en fout, ce n’est pas sa préoccupation première, à Addie. Elle a pas besoin de ça, pour s’amuser, pour se sentir bien, pour être heureuse ou elle ne sait trop quelle connerie dans le genre. Elle a Ilse, alors qu’importe le reste ? Qu’importe les gens, qu’elle ne rencontre pas, qu’importe les soirées, où elle ne va pas. Qu’importe, ce qu’elle ne fait pas. Sortir, elle l’a fait un temps, elle l’a fait quand elle en avait le temps, l’envie, les raisons. Elle savait s’amuser avant, sans trop sombrer, sans aller dans l’excès. Elle savait être jeune, c’est tout. Et puis y’a eu Isaac, et puis encore après y’a eu Ilse. Maintenant, elle n’en voit plus l’intérêt, Adaline. Elle n’en voit plus l’intérêt, et elle n’en a pas l’envie. Elle est pas sûre de toute façon, d’avoir l’esprit comme il faut, pour ça. Peut-être que ça va mieux à propos d’Isaac, mais ce n’est pas pour autant, que ce n’est plus du tout là. Isaac il est toujours avec elle, Isaac il est omniprésent, presque envahissant. Isaac elle le voit tous les jours, dans tous les objets, tous les meubles de son appartement, et puis surtout, et puis évidemment, elle le voit en Ilse, elle ne voit que lui, à tel point qu’en elle, elle s’oublie. Elle est aveugle à tout ce qui la concerne, Addie ; c’est comme une folle dévotion, il n’y a qu’Isaac partout, et il n’y aura toujours que lui. Pourtant il n’y a pas toujours eu, que lui. Y’a eu l’avant, aussi. Y’a eu d’autres gens, d’autres sentiments. Elle oublie pas, Addie, jamais elle oublie. Elle pourrait essayer de penser à avant, ou peut-être qu’elle devrait surtout essayer de penser à après, ou à plus tard – qu’enfin elle puisse aller de l’avant, parce qu’elle y arrive pas, pour l’instant. S’enfoncer dans le travail, ne faire que ça, sur le long terme, ça ne lui fera pas de bien – et elle le sait, pertinemment. Ce n’est peut-être même pas son genre, à l’origine. Elle aime ce qu’elle fait, ç’a toujours été le cas. Elle aime et ça lui plaît, elle est perfectionniste et soigneuse, soucieuse de réussir tout ce qu’elle entreprend – mais ne penser qu’à ça, quand elle ne pense pas à Ilse, c’est n’importe quoi. Mais c’est simplement, une manière comme une autre, de tourner la page. D’essayer.

Il pourrait y en avoir tellement d’autres. Mais sans doute que chacun, a sa propre manière d’y parvenir. D’essayer d’oublier l’humeur languide, les moments de tristesse profonde, le teint terreux, les insomnies et les cernes qui s’installent. Sans doute que chacun a sa propre manière, d’avancer et de faire son deuil. Adaline, elle n’a pas encore trouvé la solution miracle. Comment est-ce qu’elle est censée alors, épauler Reynold, quand elle-même, elle n’y arrive pas, elle n’avance pas ? Elle en donne l’impression peut-être, parce qu’elle ne faiblit jamais, ou rarement, parce qu’elle essaie de faire bonne figure quand il y a Ilse – tout ça, elle le fait pour elle. Peut-être qu’elle aurait tout lâché, tout abandonné, s’il n’y avait pas sa fille – encore que même avec elle, elle avait commencé plus ou moins à le faire. Et elle s’en remet pas, elle se pardonne pas. Au moins elle ne se laisse plus dépérir, comme elle a pu le faire. Elle s’est dit que la vie, en valait la peine. Qu’il y avait Ilse. Qu’elle voulait la voir grandir, qu’elle voulait être là quand elle serait enchifrenée ou les yeux plein de chassie, qu’elle voulait être là chaque année pour la voir souffler ses bougies, qu’elle voulait être là pour la voir avoir ses diplômes, pour même la voir s’en aller, pour la voir aimer, pour la voir faire sa vie. Elle voulait être là, dans tous les grands moments de sa vie. Elle le veut encore, aujourd’hui. Alors Addie, elle a trouvé sa raison de vivre, sa raison d’exister. Sa raison de survivre, sa raison de se lever. Ilse, c’est sa perle, dont elle prend soin, c’est ce qui compte le plus au monde, c’est l’amour de sa vie. Ne pas la voir souvent, ça la déprime – mais elle s’accroche, elle se dit qu’elle travaille pour elles deux, pour Ilse surtout. Pour avoir une jolie vie, pour être heureuse, pour avoir un avenir. Alors dans le fond, elle n’est pas si dure, sa vie. Addie, elle pense à Reynold – quelque part elle espère peut-être, qu’Aiden, Ilse et elle, ils pourront être ses raisons de vivre, ses raisons d’aimer la vie. Même s’il n’y a plus Sophie.

Sortir, peut-être que c’est une façon d’être en vie. Elle ne le fait plus et en même temps, ça lui manque, cette adrénaline, ce frisson qui l’emplissent, dès lors qu’elle se sait et se sent, libre. Elle ne sait plus, qui a suggéré l’idée. Qu’ils sortent. Ce qu’elle sait, c’est que ça leur fera du bien, à tous les trois. Qu’ils en ont, tous, besoin. Aiden aussi, elle aime pas le savoir autant au travail – c’est l’hôpital, qui se fout de la charité. C’est surtout l’hôpital, qui l’a tout entier – ils pourraient presque être jaloux, Ronnie et elle. Alors au moins pour ce soir, ils sortent. Pas d’enfants, pas de travail. Elle a délaissé ses papiers, laissé Ilse à sa baby-sitter. Elle a laissé les problèmes et la tristesse dans un placard, elle en a sorti un sourire, et une robe d’été. « Qui se dévoue, pour ramener tout le monde ? On tire à la courte paille ? » qu’elle plaisante, Addie, joignant un léger rire. Autant qu’ils rient, qu’ils passent un bon moment. Qu’ils essaient. Elle est pas sûre, qu’ils finiront soûls, ni même qu’ils boiront tant que ça – pas elle, en tout cas. Et si ça arrive, dans le pire des cas, ils prendront un taxi, ça règlera le tout. « Vous prenez quoi ? » qu’elle demande encore, alors qu’elle s’assied à une table, avant de lever le regard jusqu’à eux, leur souriant toujours. Ouais, passer un bon moment – essayer. Mais avec eux, ce n’est jamais franchement, compliqué.
january
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