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One day I'll fly away - Ella Mohanty

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Dim 28 Jan - 23:22

Ella Mohanty
feat. Courtney Eaton

Nom Mohanty, quelque nom perdu sans réelle signification. Sans qu'il ne soit commun, elle n'est pas le seule à le porter.
Prénom(s) Ella, tout simplement Ella. Elle doit bien avoir un deuxième prénom, mais il est si peu important que sa carte d'identité est la seule à l'utiliser. Âge 19 jeunes années faites d'autant de curiosité que de lassitude. Sa vie est monotone, mais elle ne se permet pas de s'en plaindre. Après tout, on lui répète sans cesse qu'elle aurait pu tomber bien pire,
tandis qu'elle-même se dit qu'elle aurait pu tomber bien mieux. Naissance Elle a vu le jour le 13 février 1999 à Wellington, en Nouvelle-Zélande Nationalité Néo-Zélandaise. Origines Pleinement Néo-Zélandaises. Enfin, qui sait ? Peut-être que quelque part, plus ou moins loin dans son arbre généalogique, il y a quelque trace de quelqu'un n'étant pas natif de cette île. Elle n'en sait rien, et ce n'est pas comme si on allait perdre son temps à lui raconter. Statut civil Elle est célibataire. Orientation sexuelle Hétérosexuelle.
Même si elle n'a jamais été réellement proche d'un homme,
c'est vers eux que son regard diverge. Les fantasmes d'un coeur adolescent rêvent naïvement de toutes ces choses qui leur sont inaccessibles.
Occupation Elle est étudiante en littérature et civilisations étrangères. Les langues,
les cultures, c'est ce qui la passionne. À côté, elle travaille comme serveuse. Argent Son foyer est assez modeste. Si elle ne manque de rien, elle n'a pas non plus accès à toutes ces folies qu'enfant et même maintenant, elle aurait rêvé de réaliser. Elle a appris à faire attention et à ne pas jeter l'argent par les fenêtres. Groupe Carpe Diem. The Fortune Teller Sa santé, son apparence. (©️️️sheepgirl)
La tête appuyée contre les rebords du balcon, elle observe l’agitation de la ville défiler inlassablement sous ses yeux absents. La lèvre boudeuse, les bras ballants, elle n’entend ni les cris de son frère d’un autre père, ni ceux de cette mère qu’ils ont en commun. Elle contemple l’extérieur et elle ne dit rien ; elle ne réagit pas quand on l’appelle, et ne cédera que lorsqu’un geste brusque viendra se joindre aux pénibles exclamations qu’au fond, elle n’entend même plus.
En attendant, elle observe. Ce n’est pas tant la ville qui lui fait envie ; ce paysage, elle le connait jusqu’à en être malade. Elle s’est depuis longtemps lassée de ce cadre qui la hante, ce si beau cadre qui, à ses yeux, perd un peu plus de son charme jusqu’à devenir fade de lassitude.
Mais alors, que regarde-t-elle ? Eh bien, la pauvre, elle rêve. Elle rêve d’ailleurs. Elle rêve de cet autre chose dont elle ne sait rien et dont elle n’a jamais vu que des images superficielles. Sentir l’air d’ailleurs, fouler un sable des plus chauds ou se perdre dans une végétation sans dessus dessous, peu importe ; elle rêve de s’en aller. Elle veut être emmenée au bout de la terre, là d’où l’inconnu l’appelle d’une sincère lamentation. C’est pénible ; c’est bien plus qu’un désir. C’est un besoin, un manque d’aventures dans l’âme de celle qui n’a jamais connu que sa ville natale et qui refuse de s’y rattacher.
Mais elle sait très bien qu’elle ne tient pas en place. Ella, elle sait qu’elle se lassera de toutes les merveilles pour peu qu’elle s’y habitue. Alors quand ce jour viendra, elle sait qu’elle partira. Elle mettra les voiles une fois de plus, et ne reviendra que lorsque le souffle d’une vague nostalgie parviendra à la hanter.

Ella aime s’imaginer des histoires. Pour faire passer le temps, pour se changer les idées, elle s’imagine tout ce qu’elle ne sait pas, et s’invente autant d’aventures que de découvertes.
Jeune fille tranquille au sang profondément vif, elle est seule. Du moins, elle se sent très seule, et ce, depuis toujours. Elle n’a jamais eu beaucoup d’amis, et ayant été scolarisée dans un internat, elle n’a jamais su si elle plaisait aux garçons. Pourtant, Ella, elle a ce besoin de reconnaissance enfoui. Sa mère n’a jamais vanté sa beauté, ni vraiment aucune autre de ses présumées qualités ; alors est-elle jolie ? Ella, elle aime prendre soin d’elle, et elle aimerait que ça se remarque. Aussi subtilement que naïvement, elle cherche à attirer les regards ; elle cherche à voir ce que ça fait. Intéresse-t-elle les hommes ? Pourquoi ne l’observent-ils pas ? Elle est jeune, mais qu’est-ce que ça fait ? Elle se pose d’innombrables questions, tant sur elle-même que sur les autres. Parfois, elle ne comprend pas ; parfois, au contraire, elle ne comprend que trop bien. Elle en soupire ; il lui arrive de pleurer. Ce n’est pas qu’elle ne se sent pas à sa place -c’est qu’elle ne parvient pas à se défaire de cette languissante tristesse qui semble lui coller à la peau. Quelque chose cloche, mais quoi ? Que cherche-t-elle ? Quelque chose de neuf ; quelque chose de frais. Ella n’est pas dupe ; elle a l’esprit vif et malgré tous ses états d’âme, elle sait très bien que ce qu’il lui faut, c’est partir. L’étranger l’attend, et avec lui, peut-être enfin la satisfaction d’avoir éveillé sa curiosité à défaut de pouvoir un jour la rassasier.

Il me semble que la misère serait moins pénible au Soleil


• Ella est enfant unique, si l’on omet son demi-frère Sebastian. Il n’a que deux ans, fils d’un autre père et d’une mère en commun, et lui ruine bien des nuits par ses pleurs incessants que sa mère est incapable de calmer. Alors, souvent, Ella s’en charge. Elle le prend dans ses bras, qu’il soit minuit ou quatre heures, et l’amène sur le balcon lorsque le doux climat le permet. Elle le berce, et quelque part, elle se berce aussi. Tous deux se tranquillisent sans dire le moindre mot, loin de leur mélange familial sans dessus dessous, et quelque part, Ella ressent une profonde empathie pour celui qu’elle a du mal à appeler « mon frère ».

• Les parents d’Ella se sont séparés lorsqu’elle avait 11 ans. C’était dommage, mais pas étonnant ; leur mariage était celui auquel on ne réfléchit pas, qu’on décide sur un coup de tête, sûrement après avoir bien bu. Elle est née très vite, et rapidement, les désaccords se sont manifestés. Si elle était trop jeune pour pleinement s’en rappeler, elle a cette persistante amertume dans l’âme lorsqu’elle se remémore quoi que ce soit en lien avec l’ancien couple de sa mère. Sa mère qui, d’ailleurs, s’est depuis remise avec un autre homme dont Ella ne sait pas grand-chose, et qu’elle n’a pas franchement envie de connaître ; elle sait que c’est réciproque. Quant à son père, voilà longtemps qu’elle ne le voit plus. Il ne vient plus la voir pour son anniversaire, et n’envoie plus de cartes de vœux pour la nouvelle année.

• Le divorce étant survenu à un moment fort opportun dans la scolarité d’Ella, ses parents eurent la bonne idée, afin d’épargner à leur fille les pénibles procédures de séparation, de la scolariser dans un internat pour jeunes filles. Ebahie, incompréhensive, la petite s’était braquée dans un premier temps. Eventuellement, avec les années, elle s’y est habituée ; elle y a même pris goût, et en garde toujours quelques bons souvenirs, que l’on parle des voyages scolaires qu’Ella appréciait tant ou des soirées passées à discuter d’acteurs ou de personnages de romans. C’est à cette époque là que naquit chez Ella un goût prononcé pour les romans d’aventure, et avec lui, la soif de découvertes qui la caractérise tant aujourd’hui.

• Passionnée tant par les langues que par la littérature, Ella cherche toujours à en apprendre plus. L’anglais étant la seule langue parlée chez elle, elle apprit à perfection l’espagnol grâce aux cours, et surtout, grâce à un correspondant qu’elle s’est dégotée sur internet. Manuel, qu’il s’appelait. Une énième manière pour Ella, dont la créativité se manifeste parfois ainsi, pour voyager sans avoir la possibilité de quitter Wellington.
S’étant attaquée au français il y a quelques années, elle le travaille à présent seule, que ce soit en usant de bouquins ou d’internet. Ella ne manque jamais de ressources -elle parvient toujours à s’en dégotter. Néanmoins, le désir de voyager n’ayant fait que croître avec les années, elle envisage d’un ton rêveur de partir faire un tour d’Europe pour se perfectionner, et après, le tour du monde suivra.

• Les anecdotes insolites, les faits divers, les particularités insoupçonnées et les détails cachés sont ce qui l’épanouissent au quotidien. Un esprit vif et une grande curiosité capable de s’émerveiller à bien des choses, parfois avec un peu de naïveté, et souvent avec un certain doute. Elle questionne tout, elle demande beaucoup de réponses, et ne se lasse jamais des longues conversations, pour peu qu’elles soient riches, chacune à leur manière.
Il n’est pas rare qu’Ella se mêle de ce qui ne la regarde pas. A défaut de s’investir dans sa nouvelle vie de famille et d’essayer de se rapprocher de son beau-père comme sa mère l’incite à le faire, Ella sait de nombreuses petites choses sur toutes sortes de gens, en particulier les clients qu’elle reçoit au café où elle travaille. Elle les observe, elle s’amuse d’un jeu de déduction et parfois, il lui arrive d’avoir de courtes discussions avec eux. Elle imagine leur vies avant de découvrir si, oui ou non, elle avait raison. Un moyen de passer le temps en plus de lui changer les idées.

• La personne d’Ella est un curieux mélange. À mi-chemin entre l’audace et la naïveté, entre les responsabilités d’adulte et les caprices d’adolescente, elle fait preuve d’une grande maturité à l’égard de certaines choses, et de beaucoup d’insolence à l’égard d’autres. La franchise d’Ella peut parfois être vue comme un manque de savoir vivre, mais cela vient aussitôt contredire sa serviabilité et ses bonnes manières. Si, à l’université, elle est une élève des plus courtoises et sérieuses, à la maison, sa mère la qualifie d’enfant terrible. Des humeurs changeantes, un tempérament passionné, et surtout, une tranquillité qui dissimule bien des choses.

• Chose qu’elle n’admettra sûrement jamais : Ella a un profond besoin de reconnaissance. En quittant l’internat, elle s’est vue plongée dans le monde tel qu’il lui était encore inconnu. Elle était grande, à présent. C’était une femme, plus une petite fille. Majeure, adulte, libre de ses actions ? Elle s’est posée de nombreuses questions, certaines auxquelles elle n’a pas encore trouvé de réponse.
Elle s’est mise à scruter le regard des hommes. Elle souriait aux inconnus, se demandant ce qu’elle pensait d’elle avec de bien naïves ardeurs. Envie de plaire, envie que l’on la remarque et qu’on la complimente. Elle n’avait jamais côtoyé aucun garçon, et avait été élevée bien à l’écart de la gente masculine, avec pour seules figures son père lointain, son beau-père étrange, et les canons de beauté Hollywoodiens des films qu’elle regardait le soir avec ses amies d’école.
Sa mère n’a jamais vanté sa beauté -cela n’a pas du lui passer par la tête. Ainsi, derrière des allures assurées, Ella nourrit un certain manque de confiance en elle. Elle cherche à être reluquée des hommes pour obtenir réponse à cette question qui persiste dans la tête de toutes les jeunes filles à un moment ou un autre : Suis-je jolie ? Il lui arrive d’en douter. Elle hésite, alors elle cherche à se mettre en valeur, et elle aimerait que cela se remarque. Jeune fille un jour, femme le suivant.

• Ella adore les chiens. Elle est attendrie par leur affection et leur loyauté que l’on est loin de retrouver chez les chats. Grande amatrice de desserts, elle use souvent de ses pour-boires pour se chercher une pâtisserie après le service. Passée maitre dans l’art de préparer le café sous toutes ses formes, elle se débrouille aussi en cuisine, sans pour autant être un cordon bleu. Elle aime la danse et les promenades, écrire et griffonner toutes sortes de croquis dans les innombrables carnets qui s’accumulent sur ses étagères. Elle aime les fleurs et les baignades d’été. Amatrice de bonnes et belles choses, même si elle a rarement les moyens de s’offrir des folies. Peu dépensière, mais fort rêveuse.

• Ella, elle est persévérante. Si la candeur égaie encore son visage, si son rire résonne aux moments les plus opportuns et qu’elle ne lâche que rarement prise dans quelque chose qu’elle entreprend, c’est parce qu’à son fort tempérament s’allie une curieuse détermination, et une force de caractère que l’on omet bien souvent de soupçonner lorsqu’on la détaille pour les premières fois.

• Ella, elle l’aime. Elle l’aime autant qu’elle sait que c’est réciproque. Savoir est un bien grand mot, et pour le coup, elle se fie bien plus à son intuition féminine qu’à un quelconque fait. Quoi que des faits, ce n’est pas ce qui manque : Il la regarde, elle le regarde en retour. Il lui sourit, elle ne peut que lui rendre la pareille. Attirée vers lui par une indescriptible force, elle lui tourne subtilement autour sans réel but, si ce n’est celui de s’approcher. Proches, elle aimerait qu’ils soient proches. Elle ne veut ni de son amitié, ni de ses salutations distinguées. Elle veut être à lui, et elle veut l’avoir pour elle. Raphaël, elle l’aime autant qu’elle aime tous ces voyages qu’elle n’a pas encore faits, car, au fond, il pourrait bien être cette échappatoire sur laquelle elle n’a jamais mis la main.



Pseudo/Prénom Ellina Âge Un an de plus que l'an dernier héhé Pays Celui des frites, et sans accent pourri.   Connexion Je n'ai pas d'horaires précis, mais souvent ! Où as-tu connu le forum? Sur PRD. Personnage Charmant scénario de ce cher Raphaël. :cece:   Dernière bafouille C'est ma dernière bafouille Marcel
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Dim 28 Jan - 23:23



From dream to dream


Des cris. Encore des cris. Ne s’arrêtent-ils jamais ? Ella fais ci, Ella fais ça, et surtout, Ella, tais-toi. Arrête de tout remettre en question, et rends-toi utile pour une fois. Surveille un peu ton frère, veux-tu ? Il faut aussi lui réchauffer un biberon. Et puis, va aider ton beau-père ; il a besoin d’une autre paire de mains pour monter la nouvelle étagère du salon. Comment ça, elle est moche ? On ne t’a pas demandé ton avis, jeune fille.
De toute façon, tu ne fais jamais rien ici. On ne te voit pas de la journée, et lorsque tu rentres, tu restes cloitrée dans ta chambre. Est-ce que tu t’attends à ce que tout se fasse autour de toi, comme par magie ? Madame Ella espère un traitement de faveur ? Bouge-toi le cul bon sang, et fais quelque chose ! Tout l’argent que tu dépenses dans tes livres, tes machins là… Quoi ? Comment ça, c’est toi qui les paye ? Et l’électricité, c’est toi qui paye, peut-être ?! Hé, écoute moi quand je te parle ! Ella ! Ella…


C’est toujours comme ça. A force, ça n’a même plus de quoi surprendre. Les jours tranquilles s’essoufflent à force de reproches et finissent par s’étouffer, envahis par les lamentations des quatre murs de ce foyer aux trois noms de famille. Rien ne va. Tout est à refaire. Encore. Et encore. Et ce n’est jamais bon. Et c’est de sa faute. Et elle aurait dû faire attention. Bien-sûr. Evidemment. Comme toujours.
Alors pour ne plus hocher la tête aveuglément, retenant à peine sa rancœur évidente, elle s’en va. Ella s’en va faire un tour en ville, prendre l’air au bord de la mer ou explorer quelque terrain plus peuplé de plantes que d’hommes. Cette fuite n’a rien de lâche, car elle finit toujours par revenir. Le soir tombant, Ella est là. Elle rentre en silence et ferme doucement la porte derrière elle, avant d’aller rejoindre sa chambre car, elle le sait, ils ont dîné sans elle.
Se laissant tomber sur son lit, elle soupire. Un souffle las, exaspéré du capharnaüm dont elle ne parvient pas à s’exiler. Ses escapades l’apaisent un moment, c’est vrai. A-t-elle seulement raison de disparaitre ainsi ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais surtout, peu importe. Elle ferme les yeux et fronce les sourcils. Ce n’est pas une vie pour elle. Suivre les traces de sa mère, se marier sur un coup de tête, divorcer sur une saute d’humeur, refaire un enfant avec le premier venu et gérer un fameux bordel en guise de ménage, tout ça en restant à Wellington. Wellington, la ville qui l’a vue naître ; la ville qui l’enterrera.
Elle est malade de ce cadre familier. Elle a mal ; elle n’en peut plus. Il y en a que les imprévus froissent ; elle, c’est l’habitude qui la détruit. A chaque pas, elle se rapproche d’une inévitable routine que, pour le moment, elle esquive tant bien que mal. Elle lit, elle apprend, elle écoute, elle lit encore, elle parle aussi. Tout est bon pour assouvir sa curiosité qui, pourtant, au fond d’elle -elle le sent, pousse le plus long des cris de mal-être ; elle veut s’en aller, faire le tour de la Terre. Elle veut voir l’Europe, l’Amérique et l’Indonésie. Les îles, les montagnes, ou même l’Amazonie ; entendre d’autres voix crier des mots qu’elle ne comprend pas, et les apprendre jusqu’à se créer sa propre bibliothèque d’Alexandrie, emplie de savoirs perdus du bout de la terre, de clichés des plus grands monuments et de parfums des natures les plus luxuriantes. Tous ces souvenirs, ils ne lui appartiennent pas. Elle ne fait que s’imaginer ce qu’elle n’a jamais vu, persuadée qu’elle n’en apprendra jamais assez, car les horizons sont interminables aux yeux de celui qui ne souhaite pas revenir sur ses pas.
En se disant cela, elle sourit. Elle se relève en un unique élan, étirant ses bras tandis que ses pas la guident distraitement jusqu’à la fenêtre de sa chambre. Là encore, elle retrouve son balcon, et celui-ci lui offre une vue semi-paisible d’un Wellington à moitié endormi. Wellington, ce n’est pas si mal, mais c’est loin d’être suffisant.
Assez soudainement, les cours lui revinrent en tête. Elle l’avait presque oublié ; demain, il fallait qu’elle se rende à l’université, et faire la couche-tard n’allait certainement pas arranger son cas, d’autant plus qu’il s’agissait là d’une lecture qu’elle ne voulait absolument pas manquer. Mr Deighton -bien qu’à ses yeux il ne fut que Raphaël-, allait aborder un nouveau sujet avec toute la passion qu’était la sienne. Ella n’avait aucun mal à parler de passion, car elle le percevait bien : son enseignant était un homme qui non seulement appréciait les merveilles du monde, mais qui avait aussi eu l’opportunité de les voir de ses propres yeux, et pour ça, Ella buvait ses paroles. La moindre de ses descriptions, chaque euphémisme, la moindre métaphore réveillent en Ella un intérêt des plus sincères. Entre Vasco de Gama et Christophe Colomb, Raphaël avait une place de choix.
D’ailleurs, le verra-t-elle après les cours ? Elle espère bien. Si, au départ, elle s’étonnait de voir son professeur hors des murs de l’université, elle s’y était faite avec une certaine réjouissance.
Lorsqu’elle servait ses clients au café, elle guettait l’entrée pour voir s’il ne débarquait pas. Elle scrutait les fenêtres, observait les tables de loin pour voir s’il ne viendrait pas s’y installer, s’il ne viendrait pas lui demander un café ou un verre de vin -c’était selon ses humeurs. Elle lui souriait. Beaucoup. Un sourire inexplicable ; quelque chose de timide mais audacieux, cherchant à attirer son attention tout en ne voulant pas risquer d’en faire trop. Elle lui souriait, et son regard était comme happé par le sien. Même lorsqu’elle s’éloignait de sa table, il lui arrivait de se retourner, et lorsqu’elle revenait, une aura des plus charmantes s’émanait d’elle, traversant son regard malicieux de quelque lueur désireuse. Désireuse d’en savoir plus, désireuse de lui parler, de le questionner. Désireuse de voir ce qu’il a vu, désireuse d’avoir connu ce qu’il a connu par-ci et par-là, ici et là-bas, et, au fond, peut-être bien désireuse de lui aussi.


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Dim 28 Jan - 23:28

bienvenue
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Dim 28 Jan - 23:31

Bienvenue sur le forum.
Super choix de scénario
Bon courage pour la compétition
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bienvenuuuue



--- if you feel my heart
and I can have a home where beats my heart, I know I'm not alone, I see you smile.
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Dim 28 Jan - 23:44

Merci beaucoup à vous tous !
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Dim 28 Jan - 23:59

bienvenue sur le forum


I thought that love was on the stage, You give yourself to strangers, You don't have to be afraid. And then it tries to find a home with people, oh, and I'm alone...
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Lun 29 Jan - 0:22

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Lun 29 Jan - 2:48

courtney elle est beeeeeelle bienvenue
bonne chance pour ta fiche


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carpe diem › je suis un audacieux
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    yo. you gotta get it now. don’t get no second chance. i’m gon’ be shakin’ and bakin’ and do my exit dance. i ain’t your kind of girl. not here to waste my day, ain’t much to do. buck up. shut up. / OVER THAT GIRL.
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