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Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills

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Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 19:40)

Jade Hills
Rêve ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur

Nom Hills, le nom de mon père que je porte avec fierté enfin, il faut d'abord que je me débarrasse de l'autre nom : Coolper. Ce nom me hante, me poursuit, me rend dingue.  Prénom(s) Jade, un prénom court et simple j'ai aussi hérité de Violet en second prénom, depuis que je suis partie, je l'utilise. C'est pas comme si je mentais au final, je ne veux pas qu'on me repère, ni qu'on me retrouve. Violet fait référence à ma tante décédée peu de temps avant ma naissance. Un hommage en quelque sorte. Âge Trente ans cette année, je suis partie à mes trente ans. Joyeux anniversaire Jade. Naissance 27 janvier 1989 à Londres. Nationalité Anglaise et Néo-zélandaise  Origines Ma mère vient de la Nouvelle Zélande et mon père est issu de la Grande Bretagne. Statut civil En instance de divorce et en fuite envers mon futur-ex-mari. Orientation sexuelle Hétérosexuelle. Occupation Sans emploi, j'étais institutrice avant que tout ne dérape. Argent Je ne croule pas sous l'or depuis que je fuis. Caractère Malgré tout ce qui m'arrive, une chose que mon mari n'a pas pu changer, c'est le moi intérieur, le moi que je suis réellement. Quelqu'un de douce. Mon mari m'a fait connaître la rage, l'envie de prouver que je ne suis pas une moins que rien, la colère, la frustration. Je ne connaissais pas ça au début et ça me ronge, ça me bouffe l'estomac. Je suis restée maternelle surtout depuis l'arrivé de mon fils. Protectrice et dévouée, je suis capable de tout quand il s'agit de personne que j'aime. Mon côté gauche et maladroit m'ont fait rencontré mon mari, j'ai toujours eu deux mains gauches et un humour un peu ... en fait je pense que je ne n'en ai pas et c'est ce qui fait que j'en ai un ! Bizarre hein... J'ai connu la gentillesse et la douceur et je sens ce vide en moi, ce besoin d'être aimée. L'inconnu me fait peur mais en même temps je suis une curieuse née. On peut dire que je suis fragile mais d'apparence, j'essaie de rester forte. Je craque quand je suis au bout du rouleau et après je vais mieux. Groupe positive minds The Fortune Teller Son fils, rien ne peut lui arriver, enfin rien de dramatique !  Avatar Jenna Louise Coleman (©️️️️️créditimage)

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Partie anecdotes : Petite ce que j’adorais, c’était regarder la couleur du ciel le matin pour savoir comment j’allais m’habiller, je le fais encore quand j’en ai le temps + je ne mange pas de gluten et ça depuis petite, j’y suis intolérante + j’ai déménagé en Nouvelle-Zélande à l’âge de dix ans pour le travail de ma mère qui était photographe, depuis j’y suis restée et j’ai habité une petite ville du nom de Napier + j’ai souvent eu des chevilles et des poignets foulés à cause de ma gaucherie + je n’ai jamais eu de frères et sœurs, pas que mes parents n’en voulaient pas mais plutôt parce que j’étais le miracle qu’il n’attendait plus… + je n’ai jamais été très campagne, j’ai habité en ville et j’ai aidé ma mère pendant ses expos photos, j’adorais ça, l’organisation + j’ai rencontré mon mari lorsque j’avais dix sept ans, je ne sais pas pourquoi, j’ai senti que c’était lui, le bon… + mes parents n’ont jamais accepté Cal, ils le trouvaient trop secret, trop énigmatique, pas clair + je me suis mariée tôt, trop tôt, quand j’avais vingt deux ans et quand j’ai dit oui, au fond de moi, j’aurais dû dire non, je l’ai senti + mes parents sont décédés trois ans après mon mariage, me laissant avec un héritage assez conséquent pour assurer ma survie et celle de ma future famille, j’avais commencé à enseigner dans une école primaire et tout se passait bien, en apparence + pour m’évader et me sentir de nouveau moi, je m’enferme dans mon bureau, prends un livre et lis, encore et encore pour m’évader, sortir de ce monde qui n’est plus le mien + un enfant, ce n’était pas du tout dans mon objectif, alors j’ai tout fait les première fois pour ne pas être enceinte, je ne voulais pas faire venir un enfant dans ce contexte, il en était hors de question et pourtant… + à l’âge de vingt huit ans, je suis tombée enceinte, la joie sur le visage de Cal m’a fait penser que j’aurais peut être dû l’être avant, peut être que j’aurais pu éviter tout ça ? + j’ai toujours voulu un chien, un berger ou bien un golden, un huskies bref un gros chien à qui confier mes secrets, mais je n’ai jamais osé en prendre un + le 3 juin 2018, j’ai donné naissance à ce petit Hayden et quand j’ai posé mon regard sur lui, j’ai su qu’il fallait que je m’en aille, que je le protège que je l’éloigne de cette pagaille + il m’a fallu quelques mois pour m’échapper, sans l’aide de personne, je ne voyais plus personne ni même mes plus proches amis, pour fuir + le 27 janvier 2019, après le coup de grâce et parce que c’était ce jour, je suis partie, sans me retourner, la peur au ventre qu’il me retrouve, qu’il nous retrouve + le lendemain, alors que je fuyais, ma voiture a planté en pleine campagne dans une ferme, presque isolée… et puis j’ai vu quelqu’un, un homme venir me voir, me porter secours…  

Pseudo/Prénom Trucpau/Pauline Âge 23 ans Pays France, donc bien sûr que mon accent est pourri Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 3782170742 Connexion Je dirais tous les jours, question rp, je dirais 2 à 3 fois par semaine. Où as-tu connu le forum? Bazzart. Personnage scénario (Jace Forbes) Dernière bafouille Je suis contente de tenter l'aventure et de reprendre le rp parmi vous !  Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 613702535  Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 613702535
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 19:40)


Déménagée maintenant, c’était un peu comme si on m’enlevait tous mes repères, je n’étais pas prête. Pas prête à me dire que j’allais laisser Lola, Zain, Chris, Jonas, Elo et bien d’autres encore. Bref, j’allais passer à autre chose et même si j’adore la Nouvelle-Zélande, savoir que je vais y rester pendant un moment me terrifie. Mais c’est comme ça, je prends mon sac à dos, rejoins ma mère dans la cuisine puis lui souris, attendant les instructions. Le départ est proche et nous devons être à l’aéroport dans moins d’une heure. Je suis pressée mais aussi angoissée. Quel drôle de sentiments ! Je fais de nouveau le tour de la maison, touchant chaque meuble que nous laissons pour les prochains acquéreurs. Et dire que ceci ne sera plus ma maison mais celle d’une autre petite fille. Et si elle prenait mes copains ? Non impossible… Enfin après, je sais que je ne les reverrais pas avant longtemps. Mes parents m’ont prévenue. C’est pour cela que je les aime, parce qu’ils ne me cachent rien, parce qu’ils sont toujours sincères avec moi.
On y est, c’est l’heure, je monte dans l’avion et jette un dernier regard derrière moi. Fini ma vie anglaise, bonjour celle de la Nouvelle-Zélande. Je sens mon estomac se nouer, mais je sais que là-bas, je retrouverai mes grands-parents maternels que j’ai vus peu de fois. J’inspire profondément et rentre dans l’avion pour aller m’asseoir entre mes parents. Je prends leurs mains, les serrent et ferme les yeux. Quelques longues heures de travail, des escales et dans deux jours nous y serons. Quand je pose le premier pied là bas, je regarde le ciel, je laisse les rayons de soleil taper sur mon visage, un sourire s’étire puis je rigole avant de descendre les marches en ressentant un certain bonheur de me retrouver ici. Je me tourne vers mes parents en souriant. « Je suis contente qu’on soit là. » Et je ne pouvais pas être plus que sincère. Je me suis tout de suite adaptée à cette ville, du nom de Napier. Cet océan à deux pas de chez moi, la ville à l’autre bout, pas besoin de prendre de voiture, ni de transport en commun, tout à porter de main ! Et la galerie de ma mère,  quel plaisir de rentrer dedans tous les jours et y voir de nouvelles photos. Je ne pensais pas que j’y prendrais goût tout de suite, mais si. Au final, même si j’ai tout quitté, je sens que ce pays va m’apporter plus que me l’aurait apporté l’Angleterre.

***

Le soleil effleurait mon visage et je sentais mon sourire s’étendre encore une fois, du soleil, de la chaleur donc un short et un débardeur pour la journée. Voilà comment je faisais et fais encore pour pouvoir savoir comment m’habiller. J’ouvre mon placard, me dandine en entendant la radio de mon père puis enfile mes vêtements en quelques secondes. Je descends les escaliers, passe devant mon père en lui collant une bise sur sa joue et me sers un jus d’orange. « Quoi de prévu aujourd’hui pa’ ? » je demande en buvant une gorgée de mon verre. Il relève la tête de son journal et hausse les épaules. Pas grand-chose en vu apparemment, peut être aller aider ma mère dit-il. Je souris et je sors, enjambant mon vélo, pour profiter de la chaleur mais aussi pour rejoindre mes amis au bord de l’océan. Je suis encore en retard, je me dépêche pour éviter qu’ils ne m’attendent de trop. Je laisse mon vélo sur le côté et entreprends de descendre jusqu’au bout de la falaise en courant dans le sable. Alors que je lève le bras pour leur faire signe que je suis là, mon pied bute contre une pierre et je me laisse tomber à plat ventre sur le sable, prenant le soin d’en avoir dans la bouche au passage. Je ronchonne et pose mes mains sur le sable pour prendre appui et me relever. Alors que je m’apprête à le faire, je lève la tête devant une main qui se dresse devant moi. Un brun, souriant aux yeux verts. Je saisis sa main et sens une décharge électrique à l’intérieur de moi. Je ne comprends pas. Je balaie le sable sur mes fringues et le regarde en souriant. « Merci… Je m’appelle Jade. » Dis-je en baissant la tête pour continuer d’enlever le sable qu’il reste. « Je suis Cal. » Me dit-il avec une voix douce, incroyablement douce d’ailleurs pour un homme. Alors que je suis sur le point de reprendre la conversation, je vois James arriver avec sa planche de surf sous le bras. « Hey Jadie ! Belle gamelle. » Dit-il en rigolant et s’arrêtant à côté de Cal en le jaugeant de la tête au pied. Quand il fait ça, il analyse et s’il ne parle pas, c’est qu’il ne l’apprécie pas. J’ai appris à connaître ses petites manies quand on s’approche trop de moi. C’est comme un grand frère et pas question de me faire du mal. Je pose ma main sur son bras et fais les présentations. « Merci pour la gamelle, tu sais que c’est mon passe-temps préféré. Sinon voici Cal, Cal voici James. » Annoncé-je en prenant le soin de les regarder tour à tour. Pas une parole ne sort de la bouche de l’un ou l’autre. Super. Je hausse les épaules et commence à prendre la direction de la mer. « Tu peux nous rejoindre si tu le souhaites, Cal, on partait surfer. » Je le regarde en souriant mais je vois qu’il prend le large en allant vers le côté de la ville. Je pense que James a fait son effet. « Une autre fois peut être. Ravi d’être tombé sur toi, Jade. » Me dit-il en me souriant puis lançant un regard noir à James. Les mecs, parfois, c’est pire que les filles niveau compréhension.

***

Je ne le dis à personne, mais cela fait maintenant plusieurs mois que je vois Cal, le soir ou bien tôt le matin avant de rejoindre les autres et d’aller en cours. Il m’attire, irrésistiblement, je ne sais pas pourquoi quelque chose m’attire chez lui. Et pourtant, non ce n’est pas mon style du moins c’est ce que je me serais dit, si je m’étais écoutée mais je l’ai pas fait. Je sors de chez moi, passant par la fenêtre et me rends à notre endroit habituel pour le rendez-vous. J’ai les mains moites rien que d’y penser, je ne sais pas pourquoi ça me fait ça. Je suis en avance, comme tous les jours, le lever du soleil j’aime le regarder en paix et avant de voir Cal, c’est mon second souffle. Je l’entends arriver quand le premier rayon de soleil caresse mon visage, alors je souris encore plus. Je me tourne vers lui et je sens ses bras passer autour de moi. Fort, possessif. Je l’embrasse et il me regarde avec ses yeux si puissants, qui veulent tout dire. Puis je le vois se reculer, mettre un genou à terre et je sens battre mon cœur à toute vitesse. Je ne comprends pas. Je ne saisis même pas les paroles qu’il me sort en premier lieu. Je suis obligée de le faire répéter, regardant cette bague qui me semble si … irréelle. Je m’approche, hésite en posant une question. « Cela veut dire que je dois l’annoncer à mes parents… » Dis-je en me sentant bête, petite, si fragile d’un coup. Comme si je ne voulais pas grandir, comme si tout allait trop vite. Cette possession me fait peur, pas lui, l’engagement, je suis trop jeune, j’ai seulement dix huit ans. Il me regarde en me demandant ce que je fais, pourquoi j’hésite alors que c’est évident que pour l’instant, oui c’est l’homme de ma vie. « Jade, il est temps non, ça fait maintenant neuf mois qu’on leur cache ça… » Dit-il en étant blessé de ne pas l’avoir encore fait. Facile pour lui qui vit seulement avec sa tante… Enfin je n’aimerai pas vivre ce qu’il a vécu, cette perte parentale à l’âge de dix ans. Je ferme les yeux, tant ma main droite et je sens l’anneau passer sur mon annulaire. Je viens d’accepter de l’épouser, je suis fiancée à lui et je vais devoir dire la vérité. Je rigole, doucement puis je pose mon regard sur lui, les larmes qui coulent en silence sur mes joues. Je me jette dans ses bras et je me sens bien, heureuse, chez moi.
Je rentre à la maison deux heures plus tard, il n’y a personne, je sais où se trouve ma mère et je dois lui dire. Mon père sera sûrement avec. J’avale ma salive et me dirige vers le studio photo de ma mère. Je sens ma main droite peser si lourd derrière moi quand je passe la porte qui tinte à l’arrivée d’un client. Je me sens mal, je ne sais pas pourquoi, je sens comme si mes parents n’allaient pas apprécier. Bien sûr, je leur ai déjà parlé de Cal, quelques fois, n’exposant rien de ma vie privée, mais ils s’en sont doutés, je ne suis pas folle et je suis leur fille. Ca passe ou ça casse. Je respire longuement avant d’aller trouver ma mère derrière en train de chercher un endroit où poser son futur cadre. « Sur le mur de droite, je dirais que ça ira bien avec cette montagne. » Dis-je en m’approchant du mur, regardant tour à tour le cadre et la photo déjà installée. Elle me sourit et je me sens tout de suite mieux. « Tu me caches quelque chose Jade Violet Hills. » J’ouvre la bouche et la referme aussitôt, scotchée que ma mère me connaisse aussi bien. Je tends ma main droite et je ferme les yeux pour ne pas voir son regard me punir. Cependant, je n’entends rien, je ne sens rien et quand j’ose ouvre les yeux je la vois en train de se manger l’intérieur de la joue. Cela signifie qu’elle est en train de réfléchir à me dire qu’elle trouve ça précipitée sans me vexer. Je l’arrête avant qu’elle n’ouvre la bouche. « Je sais, mais je l’ai senti, maman, au fond de moi, je sais que c’est lui. » Je prends sa défense et puis c’est un homme bien, il a seulement deux ans de plus que moi mais je le sais mature et prêts vivre avec moi, vivre ensemble. « Je ne veux pas que ma fille se marie maintenant, tu as tant de choses à vivre. Et tes concours pour être institutrice ? Tu y penses ? Et ta future vie, tu es sûre que tu veux fonder une famille avec lui ? » Elle me regarde, pose des questions froidement, me faisant comprendre de la réalité de la chose. « Que se passe-t-il ici ? une réunion sans moi ! Honte à vous mes chères femmes. » Annonce mon père en posant sa main sur mon épaule. Je sens son sourire diminuer dans mon dos. Il a vu. Il a regardé ma mère. « Alors il a fini par le faire. » Il soupire avant d’aller se placer à côté de ma mère. Je me retrouve dans la situation que je fuis depuis des mois et je fais quoi maintenant ? J’assume. Je suis grande, je dois faire face à ce genre de situations sinon jamais ça ne prouvera que je suis capable de me gérer moi et mon couple. « Vous vous trompez sur son compte, James en fait toujours trop quand il parle de lui et vous le savez qu’il aime bien tout grossir ! » Dis-je en sentant la colère monter en moi. « Je l’aime et je l’épouserai, avec ou sans vous à mon mariage ! » Je sors en tournant les talons et me rentrant chez moi, en courant. Je me réfugie dans ma chambre, attrapant un livre et je me mets à lire, je m’évade, je ne suis plus dans cette ville, je suis dans ce livre.

***

Le mariage, c’est arrivé plus vite que je ne l’aurais cru. Vingt deux ans et mariée. Enfin, je ne le suis pas encore, je suis en train de me regarder dans la glace me demandant si je dois dire oui. Ces dernières semaines, je ne me suis pas sentie moi-même. Cal devenait trop jaloux, trop possessif envers James qui s’occupait de moi et de ma robe, des préparatifs. C’est mon témoin, il aurait voulu que je choisisse quelqu’un d’autre mais James restera James. Je soupire en me souvenant d’hier, quand Cal est devenu rouge de rage car je lui ai dit que je voulais continuer mes études et devenir instit. Je sens une goutte de sueur arriver. Il était si en colère, j’ai vu ses poings se serrer et voir la puissance dans ses bras. Il m’a fait peur et cela je le vois depuis quelques semaines. C’est le mariage ça le stress et moi aussi d’ailleurs, vivement que ce jour passe et qu’on en parle plus. C’est censé être le plus beau jour de ma vie, j’ai comme l’impression que je signe mon arrêt de mort. Et pourtant, il a tout fait dans l’ordre, préparer la lune de miel, m’offrir des fleurs chaque jour nous séparant de cette date… J’aime ce genre d’intention et il sait que je n’en suis pas indifférente. Voilà pourquoi au fond, je ne peux pas nier que c’est l’homme de ma vie, il me connaît plus que je ne me connais parfois. Je me tourne en voyant mon père entrer dans la pièce qui m’est dédiée avant de pouvoir me rendre à l’autel. Je lisse ma robe et j’embrasse mon père en le serrant contre moi. Je vais le quitter définitivement et je sens comme un déchirement en moi. Je prends une grande inspiration et je laisse mon bras passer sous le sien, prête à me donner entièrement à l’homme qui deviendra mon mari pour le meilleur et pour le pire. Le prêtre me regarde, est-ce que je le veux ? Le mot oui finit par franchir mes lèvres mais avec difficulté, je ne sais pas pourquoi. Je regarde Cal avec un regard sincère pour ne pas l’inquiéter, je ne veux pas le voir dans une rage comme hier. Je sens le regard de mes parents dans mon dos mais je ne me tourne pas, pas pour me sentir mal. Hors de question.
Voilà, je suis mariée. Je regarde ma bague, côté gauche cette fois et je soupire doucement en regardant mon mari à côté de moi. Je suis mariée. Depuis maintenant quelques heures et pourtant, je ne réalise pas ou je ne veux pas le réaliser. Je me lève, me dirige vers la fenêtre et ouvre pour sentir l’air marin pour me sentir mieux. Je pose ma tête contre le bord et ferme les yeux pour penser à mon avenir. Cal va-t-il me laisser enseigner ? Car la conversation ne s’est pas terminée. Je n’en sais rien mais j’espère. Tant que mes parents sont là, je sais que je peux compter sur eux, sur leur protection. Je sens une main agripper mon épaule et je me crispe, Cal. « Tu me fuis déjà alors que ça ne fait qu’une nuit que nous sommes mariés. Reviens. » Je n’ai pas le choix, je me lève et me glisse à côté de lui, sous les draps, je sens ses mains s’attarder sur mon corps. Il n’en a jamais assez. Je me laisse guider, je me laisse faire et encore une fois, je subis cet acte auquel je ne prends plus plaisir à force de le faire.

***

La perte de mes parents m’a énormément affectée, plus que je ne le laissais voir à Cal. Pourquoi ? parce qu’il a profité de cette faiblesse. Je ne pensais pas qu’il serait ainsi, James avait raison et je ne l’ai pas écouté. Ce n’est plus l’homme que j’ai rencontré la première fois à la plage, ce n’est pas celui au regard verdoyant dans lequel je me suis perdue. Cet océan si paisible est devenu ma tempête depuis quelques temps. Je ne vois plus personne, James est partit, sans que je sache pourquoi. Mary, Ben, Rachel, Polly, tous sont partis, me laissant. Je me sens abandonnée. Et pourtant, j’ai mon mari. Mon mari qui m’enferme dans cette chambre si froide et fermée, sans fenêtre. Pourquoi ? Pour me regarder, me laisser me mettre à nue et coucher encore et encore avec moi. Si je refuse ? J’ai le droit à être attachée et à subir plus que ces agressions sexuelles. Pourquoi je ne porte pas plainte ? Car je suis mariée et que faire l’amour avec son mari est normal après tout. Cela serait ridicule pour moi d’y aller et puis je suis interdite de sortie. Je ne sors plus, je ne vois plus la lumière du jour, je ne vois plus les rayons du soleil me toucher le visage et me rendre heureuse. Je vis dans l’ombre de mon mari, je vis pour lui donner quelque chose que je me refuse de lui donner : un enfant. S’il naît, qui sait ce qu’il lui fera. Je soupire et j’attends patiemment mon heure, la seule chose à laquelle j’ai encore le droit, ce sont mes livres. C’est la seule chose qu’il ne m’a pas enlevé. Cette évasion j’en ai besoin, lire et partir de cette chambre. Je sors simplement pour faire à manger, le ménage et le soir, je dois être dans cette chambre, prête à l’accueillir, je subis son désir, je subis sa maltraitance sur mon corps quand il est sur moi. Je subis ses mains sales qui me touchent sur mon corps entier, je subis les coups de ceinture et pire encore. Je suis son esclave sexuel… Et j’ai osé lui dire non une fois, j’ai reçu la pire claque de ma vie et la pire expérience sexuelle aussi. Depuis je ne lui refuse plus rien. Je ne dis pas qu’il ne me bat pas car cela arrive quand on fait l’amour. Enfin quand il me fait l’amour. J’ai des marques sur l’ensemble de mon corps. Je ne vois pas de médecin, pour certains, je suis sûre que je suis retournée en Angleterre et l’envie me démange mais comment faire quand on est suivi en permanence ?
Alors que je ne pensais pas tomber enceinte, en repoussant encore et encore ce moment là, ça arriva. Je l’étais et Cal n’était pas dupe, il l’a tout de suite compris. Bizarrement, il est devenu plus doux, plus attentionné, je voyais un peu plus la lumière naturelle. Je sortais pour les visites chez le médecin, les coups se faisaient moindre, par contre, rien ne l’empêchait d’assouvir son désir en moi, sur moi. Plus l’être qui était dans mon ventre grandissait, plus je me disais qu’il fallait que je le sauve. J’ai repris contact avec James, grâce à la secrétaire de mon médecin. Je ne sais pas si elle s’est doutée de quelque chose mais en tout cas elle faisait passer mes messages. Lui, rien mais je savais qu’il était de retour car je voyais mes amis revenir de temps en temps quand j’étais en rendez-vous. La secrétaire leur livrait mes rendez-vous et je pouvais les voir dans la salle d’attente. Qu’est ce que ça me faisait du bien de les voir, mais je ne laissais rien paraître. Même si la plupart des rendez-vous je les passais seule, je me savais espionnée par Cal d’une manière ou d’une autre.
M’aider à m’enfuir prenait plus de temps que prévu, cela ne s’est pas fait avant la naissance de Hayden et je ne voulais pas être en fuite quand il arriverait. Et c’est en juin que je vis son visage pour la première fois, à ce bébé tout rose et que j’ai entendu ses cris. J’ai entendu ses cris et j’ai su qu’il fallait que je le protège de ce regard si vert et dur de mon mari. Je devais fuir. C’était sûr, je ne voulais plus subir cela, je ne voulais plus être son esclave ni même qu’il fasse du mal à mon bébé. Les derniers mois ont été durs à supporter, c’était dur de voir pour moi Cal le tenir dans ses bras et lui caresser les bras. Je ne dormais pas avec lui et tout ce qu’il pouvait lui faire me rendait malade. J’en étais malade. Les rendez-vous chez le pédiatre me sauvait, me permettait de comprendre que mes amis étaient là encore et encore, qu’ils allaient tout faire pour m’aider à partir.
Cela arriva, enfin, je vis la voiture s’arrêter devant chez moi, j’ai vu James me passer un au revoir de la main, j’ai su que c’était la dernière fois que je le voyais. Tout comme le reste. Cal fut appeler à ce moment là, il partit avec sa moto et je ne perdis pas une minute pour m’enfuir, tout était prêt, dans la voiture, je n’avais juste qu’à mettre Hayden dans le cosy et m’en aller, partir, sans me retourner. Je monte dans la voiture, sans un regard en arrière, démarre et je m’enfuis, je pars. Je roule, sans m’arrêter, de quoi gagner une journée de route, ne pas prendre les grands axes, prendre les petites routes, m’éloigner, partir, ne plus le voir, il ne fallait plus qu’il me voit. Ni me retrouve. Conduire encore et encore, jusqu’à rencontrer…. Un arbre. Même en voiture je reste une personne maladroite et gauche. Un arbre et ma fuite est foutue. Je sors de la voiture et tape dans le pneu. « MERDE ! Mais merde ! » Je laisse les larmes de rage couler le long de mes joues. Puis soudain j’entends les pleurs de Hayden, mon dieu mon fils… Je le prends dans mes bras et je le berce en lui chantant une berceuse quand je vois une silhouette arriver vers moi. La panique me prend, je sens cette boule dans mon ventre devenir encore plus grande à chaque pas…

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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 19:57)
Bébé Jenna Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2150563227 elle est parfaite Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 4135354924
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 20:08)
bienvenuuue Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2227089788
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 20:13)
Bienvenuuue Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2150563227
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 21:39)
j'ai sorti jace pour toi. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2201629221 Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2201629221

MERCI. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 4207362787 Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 4207362787
tellement contente de voir jade. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2223749420 et jenna est si belle. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 4135354924
comme je te l'ai dit, n'hésite pas si besoin - je n'ai rien à dire pour l'instant. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 41734297

bienvenue ici, ofc. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2227089788 Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2227089788
j'ai hâte. Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 418737501 Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 418737501
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 22:01)
Merci tout le monde ! Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 613702535

Merci Jace Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 1947200625. N'hésite surtout pas à me dire si quelque chose te déplaît ! Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 1947200625
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Re: Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills - (Mar 29 Jan - 22:09)
jenna Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 3686473356 bienvenue Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 1318934201
bonne chance pour ta fiche Partir, ne pas se retourner, fuir... + Jade Hills 2719934048
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