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-- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:07)

jade jeffries
sometimes to stay alive you gotta kill your mind

Nom Jeffries, ce n’est rien de bien exceptionnel. On ne l’associe à rien, à personne en particulier. Ce n’est ni le nom d’un grand dirigeant, ni celui d’une femme politique d’exception. Et pourtant, elle en est fière, de son nom. C’est sans doute la seule chose qui la relie encore à sa terre natale.  Prénom(s) Joanna, c’est un hommage à une femme d’exception, du moins, c’est ce que répétait maman. Joanna, c’était sa meilleure amie, celle qui est décédée beaucoup trop tôt. Celle qui avait des projets plein la tête et qui n’acceptait jamais non comme réponse. Toutes ces choses qu’elle espérait transmettre à sa fille en la prénommant ainsi. Jade, c’était le choix de papa. Jade, c’était pour lui la douceur, la tranquillité. Jade, c’est court, sans détour. Pas de surnom ridicule à la clé. Âge Déjà trente-et-unes révolutions autour du soleil dont elle a été témoin et pourtant, elle a l’impression d’avoir vécu mille ans. Naissance Le soleil était à son apogée lorsqu’elle a pointé le bout de son nez, le second jour de l’année. À peine avait-elle poussé son premier cri que la petite communauté de Kerikeri semblait connaitre la nouvelle. Nationalité Néo-zélandaise, c’est là sa terre natale et, quand bien même ce désir de fuir l’habite, elle sait pertinemment que c’est ici qu’elle finira ses jours. Origines Sans doute que ces tests d’ADN pourraient être plus précis, mais de ce qu’elle en sait, du côté paternel, on est anglais et néo-zélandais. Du côté maternel, ce sont des origines canadiennes et américaines. Statut civil Techniquement, elle est toujours mariée. Pas de papiers de divorce de signés quand bien même elle a pris la poudre d’escampette et qu’elle a malencontreusement oublié son alliance quelque part entre Auckland et Hamilton, elle ne sait trop ou. Trop pressée de fuir, d’effacer le passer, de tout laisser derrière. Elle se dit désormais célibataire, même si la démarcation de sa bague se voit encore sur sa peau. Orientation sexuelle Hétérosexuelle, elle n’en a jamais douté. Ce sont toujours les hommes qui ont attiré son regard et attisé son désir. Occupation Il fut un temps ou elle était pâtissière. Sa spécialité? Les gâteaux de mariage. Les contrats étaient suffisamment lucratifs pour qu’elle parvienne à mettre assez d’argent de côté et pouvoir se payer une nouvelle vie, un avenir ailleurs. Maintenant, c’est au métier de maman qu’elle se consacre entièrement, la sécurité et le bonheur de son fils lui important plus que tout. Argent Elle n’a jamais roulé sur l’or, Jade. Elle a toujours travaillé fort, mais il était bien rare que la paie récompense pleinement les efforts qu’elle fournissait. Jusqu’au jour ou elle a obtenu ce poste dans une pâtisserie réputée et qu’elle s’est attaquée aux gâteaux de mariage. Alors là, elle parvint à vivre plus confortablement. Depuis son départ, par contre, les économies s’amenuisent et elle sait, il lui faudra éventuellement trouver un nouvel emploi, se poser le temps de se renflouer, mais pas tout de suite. Caractère Joanna, il fut un temps ou elle était pétillante, pleine de vie. Elle souriait à tout le monde, aimait tout le monde. La vie était belle et elle parvenait à voir la beauté dans les petites choses de la vie. Il fut un temps ou elle osait, ou elle était téméraire, aventurière et n'avait pas froid aux yeux. Elle semble pourtant bien loin cette époque. Parce qu'elle s'est renfermée depuis. La fougueuse Joanna a disparue, comme les deux première décennies de sa vie, pour laisser place à la timide et discrète Jade. Celle qui ne place pas un mot plus haut que l'autre, qui cherche à éviter les disputes, parce qu'elle en a trop vu et trop entendu. Celle qui tente tant bien que mal de gardé cette joie de vivre qui l'a caractérisée à une époque, qui a, malgré tout, toujours cette lueur dans le regard. Celle qui donnerait sa vie pour son fils. Celle qui, malgré tout, une certaine part de curiosité. Peut-être que c'est à force de côtoyer un enfant qu'on en redevient un, elle ne sait pas. Mais si la curiosité l'emporte encore souvent, il n'en reste pas moins qu'elle est suspicieuse de tout et de tout le monde maintenant. Elle n'accorde plus sa confiance aussi facilement qu'elle a pu le faire à une certaine époque. Puis, elle a la peur au ventre, vit toujours sur les talons, prête à prendre la fuite aux premiers signes de danger. Et c'est épuisant, mais elle est forte, Jade. Elle sait garder la tête haute, rester fière et ne pas se laisser abattre. Peut-être qu'en apparence, on la considère comme une petite chose toute fragile, mais elle a le feu qui brule en elle, une rage, une colère qu'elle n'a jamais réellement su calmer, qu'elle a simplement appris à contrôler. Elle est, en quelque sorte, comme un volcan qui risque d'exploser à tout moment. Et puis, elle est terriblement maladroite, Jade. Gaffeuse comme pas deux, elle manque souvent de concentration, hormis lorsqu'il s'agit de pâtisserie, d'art, ou d'un moment avec son fils. Là son attention est complète. Et puis, malgré tout, on dit de Jade que c'est un rayon de soleil, quand bien même les nuages semble le cacher bien plus souvent qu'autrement ces jours-ci. Éternelle romantique, bien que ses idéaux aient été remis en question, il y a cette petite part d'elle qui continue de croire que l'amour, le vrai, le beau, celui qui réconforte plutôt que de blesser, existe quelque part.Groupe positive minds. The Fortune Teller le champs est libre Avatar jenna louise coleman. (©️ thequeensofbeauty @ tumblr)

they would not listen, they did not know how
(one) Artiste à ses heures, elle dessine et, il fut un temps, elle peignait également. Personne, mis à part sam, n'a vu ses oeuvres et ses cahiers à dessin sont cachés à l'abri de tous les regards. (two) Peu active, elle pratique pourtant le yoga et la méditation. Ce sont là sa façon à elle de décompresser et d'évacuer le stress qui semble envahir sa vie. (three) Dent sucrée plutôt que salée, il lui est arrivé bien plus souvent qu'à son tour de tremper son doigt dans du glaçage ou encore de s'empiffrer de retailles de gâteaux. Son fils a d'ailleurs hérité de ce trait de sa personnalité. (four) Mason est l'amour de sa vie, sa plus grande fierté. Elle serait prête à tout pour lui, même donner sa vie s'il le fallait. Elle regrette parfois de le priver de son père de cette façon, mais elle ne pouvait pas accepter qu'il grandisse dans un environnement aussi toxique. (five) Elle n'a parlé de ses plans qu'à Margot et à sa patronne, qui a gentiment accepté de lui donner une avance sur son salaire et un petit bonus pour l'aider à se construire une autre vie. À ses parents, elle n'a laissé qu'une lettre, préférant la simplicité et la brièveté aux adieux larmoyants et aux explications qui ne viendraient jamais. Elle ne pouvait pas leur expliquer la violence dont Sam a pu faire preuve à son égard. (six) Grande fan de musique, elle écoute de tout. Du classique au rock en passant par la pop, les vieux classiques des années soixante et au country, elle possède une très grande ouverture d'esprit tant au niveau musical que dans la vie de tous les jours. (seven) Sam a été son premier vrai petit ami. Peu populaire au cours de ses études et trop studieuse pour avoir du temps à consacrer aux rencontres, elle n'a fréquenté qu'un garçon le temps d'une semaine, rien de bien sérieux. Surtout lorsqu'elle l'a vu embrasser une camarade de classe à pleine bouche contre les casiers. (eight) On lui a suggéré d'aller porter plainte, mais elle n'en a pas la force ni le courage. De toute façon, les plaies qu'elle a pu avoir se sont cicatrisées depuis le temps. Qui la croirait? (nine) Bien qu'elle se plaise ici, elle a la ferme intention de poursuivre sa route, Wellington n'étant qu'une étape dans son périple. Dès que sa voiture sera remise en état, elle reprendra le volant et continuera de mettre un peu plus de distances entre sa ville natale et son futur chez-elle. (ten) Elle tient peu l'alcool. En fait, elle n'aime pas le gout de l'alcool. La seule chose qu'elle tolère, c'est un verre de vin en mangeant ou encore un cocktail qui goute les fruits plutôt que l'alcool. Si elle n'a jamais été très fêtarde et n'a jamais eu de penchant pour l'alcool, elle a choisi de limiter sa consommation à un verre de temps à autre depuis la naissance de Mason. (eleven) Passionnée de lecture, il n'est pas rare qu'elle garde un bouquin dans son sac à main. Que ce soit dans les transports en commun ou lorsqu'elle va au parc avec Mason, elle a toujours quelque chose à lire sous la main, histoire de passer le temps. (twelve) Peu présente sur les réseaux sociaux, elle préfère éviter la toxicité de ces derniers. Elle y était, il fut un temps, lorsque Mason était âgé de quelques mois à peine, histoire de partager ses expériences et d'apprendre de celles d'autres mères, mais elle a rapidement constaté que, si la majorité des femmes étaient positives, plusieurs d'entre elles ne trouvaient qu'à répondre négativement et juger les autres pour leurs comportements et ce qu'elles jugeaient être mieux pour leurs enfants.

Pseudo/Prénom marie. Âge le quart de siècle et c'est déprimant. Pays le pays de la poutine et du sirop d'érable. Connexion fort probablement tous les jours, à quelques exceptions près. Où as-tu connu le forum? bazzart, c'est mon meilleur ami. Personnage scénario de jace. Dernière bafouille ce forum c'est une douceur. beau travail à toute l'équipe d'administration, il est magnifique.
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:07)


(she used to be mine)
Il fut un temps ou elle était pleine de vie. Ou on l’appelait Jo’ ou encore Joanne, ce dernier surnom qu’elle détestait plus que tout. Elle s’émerveillait de tout. Le rire d’un enfant, les étoiles dans le ciel au soleil couchant, l’odeur de l’eau saline qui chatouille les narines. Elle avait la vie devant elle, qu’on disait. Elle était passionnée par tout ce qu’elle entreprenait. C’était peut-être sa naïveté qui lui donnait cette insouciance et cette joie de vivre contagieuse. Elle n’avait encore rien vécu de troublant, rien qui n’aurait pu la marquer à tout jamais. Elle croyait encore aux clichés qu’Hollywood raconte, à l’histoire de la princesse et du prince charmant, du bon qui triomphe toujours du mal.

Les filles, c’est l’heure de manger. Que cria Lisa de la cuisine. La gamine, cachée sous son lit, fit signe à Margot, sa meilleure amie, de ne pas faire de bruit, quand bien même elles se mirent à rire toutes les deux une fraction de seconde plus tard. Joanna, Margot. Appela à nouveau sa mère tandis qu’elle grimpait les escaliers. Et les deux restèrent toujours silencieuses, tapies sous le lit. Lorsque finalement elle entra dans la chambre, les fillettes sortirent de leur cachette en hurlant, faisant sursauter la mère de Jo’. Vous m’avez fait peur. Qu’elle s’exclama aussitôt, posant la main sur sa poitrine. Allez, le repas est près. Dépêchez-vous, ça risque de refroidir. Leurs rires emplirent la maison tandis qu’elles dévalaient les escaliers, bien fières de leur coup. On t’a bien eu, maman. Qu’elle dit, une fois assise à table, son assiette bien remplie devant elle. Pour m’avoir, vous m’avez eu, en effet. Et elle vit son père, du coin de l’œil, secouer la tête de gauche à droite, un léger sourire dessiné sur son visage. Vous êtes incorrigibles. Qu’il dit, brisant finalement le silence, un léger rire s’échappant d’entre ses lèvres. Il était un homme de bien peu de mot, Jack, il avait une voix forte et une présence imposante, mais Joanna le savait, il était un gros nounours, ne ferait pas de mal à une mouche. Alors, les filles, mis à part embêter Lisa, qu’avez-vous fait aujourd’hui? Il n’en fallait pas plus pour que les deux complices ne se mettent en marche et parlent sans s’arrêter.

S’il y a bien une chose dont elle se souvient de cette époque, Jade, c’était que l’amour régnait par-dessus tout. Si elle a vu ses parents se disputer de temps à autre, elle ne les a jamais entendu claquer la porte. Jamais papa n’a dormi sur le canapé. Jamais maman n’a hurlé, menacé de demander le divorce. D’ailleurs, ce mot, c’est à l’école qu’elle l’a entendu la première fois. Elle avait huit ans à l’époque. Un camarade de classe parlait de ses parents, qu’ils comptaient se séparer, qu’ils ne s’aimaient plus. Elle n’a jamais compris comment une telle chose pouvait être possible. Le mariage, maman lui répétait, c’était de se promettre qu’on était prêt à travailler fort pour être heureux, à surmonter les embuches à deux, à ne jamais baisser les bras. En y pensant bien, peut-être que le modèle familial et relationnel qu’elle avait toujours eu devant les yeux était parfait. Peut-être qu’ils étaient une exception à la règle, Lisa et Jack, que leur amour était unique, qu’on ne trouvait une relation comme la leur qu’une fois aux milles ans.  Peut-être qu’à vouloir trop être comme eux, elle a fini par se perdre. Pourtant, elle y a cru, un moment, qu’elle aussi aurait droit à ce bonheur, à cette fin heureuse. Elle était si naïve.

(in a crowd of thousands)
Il était beau, Sam. Il était grand. Un peu mystérieux aussi. C’était d’ailleurs ce qui faisait son charme. Il était celui que toutes les femmes désiraient. Elle aurait été stupide de ne pas en être tombée follement amoureuse, Jo’. Elle n’a d’ailleurs jamais vraiment compris pourquoi il l’avait choisi, elle, la timide, la réservée, la très, peut-être même trop, discrète Joanna. Et pourtant, alors que toutes les filles étaient en pamoison devant lui, c’est elle qu’il a abordée. C’est devant elle qu’il s’est appuyé contre le mur, l’air décontracté, plein de confiance. C’est à elle qu’il a proposé une sortie au cinéma le soir-même. Elle s’est sentie ridicule pendant les heures qui ont suivies parce qu’elle a balbutié, elle a détourné le regard tandis qu’elle sentait ses joues bruler, avant de finalement accepter. Timidement. Elle était son opposée depuis le tout début. Elle aurait du savoir que ça ne fonctionnerait pas. Elle aurait bien du savoir que les contes de fées ne sont pas des histoires plausibles, que le prince charmant n’existe pas. Elle n’aurait pas du tomber dans le panneau. Et pourtant. Ce soir-là, elle s’est mise peut-être un peu trop belle. Maquillée, sa plus jolie robe sur le dos, elle en avait peut-être fait trop. Pourtant, lorsqu’il  l’a complimentée sur son apparence, tous ses efforts ont semblé en valoir la peine. Véritable gentleman, il a insisté pour payer la note, quand bien même elle a protesté. Elle était capable d’assumer les couts de la sortie, Jo. Femme indépendante et forte, elle a pourtant abdiqué, voyant qu’il n’en démordrait pas.

(til the sun don’t shine)
Tout était si idyllique, Sam était si merveilleux. Jo’ ne cessait de le répéter à qui voulait l’entendre. En amour par-dessus la tête. Fais attention, Jo’. Qui sait ce qu’il cache derrière cette facette d’homme doux et gentil? Chaque fois, Jo’ roulait les yeux et refusait de prendre les avertissements de Margot au sérieux. T’écoutes trop de drames, Mag. Ils existent vraiment les bons hommes. Elle aurait pourtant du l’écouter. Elle l’a compris trop tard.

Joyeux anniversaire. Qu’il avait dit, ce soir-là, la voix mielleuse, avant de l’embrasser avec sa douceur habituelle. Joyeux anniversaire. Qu’elle lui avait dit en retour, ses bras entourant rapidement son cou pour approfondir le baiser. Ses doigts s’étaient glissés dans ses cheveux tandis que ses mains à lui avaient rapidement trouvé leur chemin sous son chandail, caressant sa peau avec autant de douceur que d’envie.  Je t’aime tellement, Jo. Qu’il avait murmuré contre sa peau alors que ses lèvres vinrent toucher son cou, lui enlevant momentanément tout air dans les poumons. Elle l’aimait aussi. Tellement.

Les jours ont passés, se sont transformés en mois sans qu’elle ne s’en rende compte. Encore aujourd’hui, elle ne comprend pas ce qui lui est passé par la tête ce jour-là. Elle ne comprend pas pourquoi il s’est mis dans une telle colère.

T’étais avec qui? Elle venait tout juste de fermer la porte qu’il s’est mis à hurler. Elle ne pensait pas qu’il serait encore éveillé à cette heure. Avec des copines. Qu’elle répondit simplement, prenant appui sur la chaise pour enlever ses talons hauts. Tu veux vraiment me faire croire que tu t’es habillée de la sorte pour tes amies? Il s’avançait vers elle à chaque parole, un peu plus menaçant. Elle qui se sentait d’habitude en sécurité lorsqu’elle le savait à proximité, voilà qu’elle tremblait légèrement, que la peur semblait envahir tout son être. Oui, tu peux les appeler si tu veux. Qu’elle renchérit, le trémolo dans sa voix trahissant cette crainte qui la paralysait tandis qu’elle tenait son téléphone devant elle, essayant de rassembler un minimum de courage pour lui faire face. Elle essayait de contrôler le tremblement de sa main alors qu’il prenait l’appareil, mais ses yeux se fermèrent lorsque son téléphone se fracassa contre le mur et elle se recroquevilla contre elle-même, totalement effrayée maintenant. Au pied du mur, elle n’avait plus d’issue et Sam non plus, n’ayant plus rien à portée de main pour canaliser sa colère si ce n’était que le corps de Joanna. Et c’est sur elle qu’il déversa sa colère, qu’il cracha son venin. Sam. Qu’elle gémit, tentant de protéger son corps frêle de la myriade de coups qu’il faisait pleuvoir sur elle. Arrête. J’ai mal. Qu’elle tenta de lui dire entre deux coups, tentative veine de le raisonner, de le faire revenir à lui.

Je suis désolée. Les mots contrastaient avec la violence qui avait précédée, ses doigts effleurant à peine sa peau. Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Immobile, Joanna le laissa parler, s’excuser. Je te promets, ça ne se reproduira plus. Il y avait cette culpabilité dans sa voix, quelque chose qui la poussa à lui pardonner. Parce que tout le monde faisait des erreurs de jugement, pas vrai? Elle s’empara de la main qu’il lui tendit et se releva avant de se diriger vers la chambre leur chambre, et de se réfugier dans leur lit, désireuse d’oublier cet écart de conduite.

(welcome to club knocked up)
La main tremblante, elle agrippa le petit bâtonnet, priant le ciel pour que le résultat soit négatif.  Deux petites lignes. Merde. Elle le reposa avec douceur sur le comptoir avant de poser sa main contre son ventre. Un petit être y grandissait. Un petit être qui aurait peut-être le tempérament agressif de son père. Ou, si elle avait un peu de chance, la douceur de sa mère. Elle a tenté de lui dire le soir-même, mais le courage n’est pas venu. C’est trois jours plus tard qu’elle l’attendit sagement, assise sur le canapé dans le salon de leur appartement qui serait peut-être bientôt trop petit. Bonsoir, mon amour. Elle lui offrit son plus beau sourire avant de se lever pour l’embrasser. Il faut qu’on discute. Elle savait que cette phrase n’indiquait généralement rien de bon, alors elle cru bon d’ajouter la phrase suivante. C’est une bonne nouvelle, je t’assures. Enfin, elle espérait qu’il la considère comme étant bonne. Elle le guida vers le salon afin qu’il y prenne un siège. Je suis enceinte. Qu’elle dit finalement sans détour. Pour seule réponse, il l’embrassa avec une force quasi insoupçonnée. Tu es heureux? Qu’elle demanda, hésitante, lorsqu’elle put à nouveau respirer. Oui, oui. Évidemment que je suis heureux. Qu’il dit, lui donnant l’impression d’être sur la défensive. Mais que je ne te surprenne pas à aimer cet enfant plus que moi. La menace était à peine déguisée et Joanna savait de quoi il était capable. Tu sais bien que je t’aime plus que tout. Qu’elle lui dit, tentant de ravaler les larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues.

(everything changes)
Respirez, mademoiselle. Respirez. Elle avait des envies de meurtre, Jo'. Cette infirmière commençait réellement à lui tomber sur les nerfs. Elle avait chaud, elle avait mal, elle ne voulait qu'une chose, que le calvaire prenne fin. Pourquoi avait-elle décidé de garder cet enfant déjà? Elle avait l'impression d'avoir oublié. On lui avait dit que ce serait douloureux, que c'était loin d'être une partie de plaisir, mais jamais elle n'aurait pu imaginé. Elle tenait la main de sa mère avec une fermeté qu'on ne lui connaissait pas, ses ongles laissant sans doute leurs marques dans la peau de sa main. Un dernier effort et, voilà qu'elle venait de mettre au monde un enfant. Elle ferma les yeux et, après quelques secondes qui lui semblaient trop longues, les ouvrit à nouveau pour regarder l'infirmière. Pourquoi ne pleure-t-il pas? À l'instant ou elle termina sa phrase, les cris retentirent dans la pièce et Joanna s'en trouva soulagée. Allongée sur ce lit d’hôpital plutôt inconfortable, elle ne se souciait plus que d’une chose, le petit être que l’on venait de déposer au creux de ses bras. La fatigue l’envahissait, mais elle voulait absolument garder les yeux ouverts, rivés sur ce petit bout d’homme qu’elle venait tout juste de mettre au monde. Elle essuya rapidement une larme, les émotions qu’elle ressentait la submergeant tel un tsunami. Bonjour, Mason. Murmura-t-elle au bambin après de longues minutes à l’observer. La première merveille du monde sur sa liste. Il est magnifique. Jo' hocha la tête sans pour autant détacher son regard du poupon. Je l’aime déjà tellement. Répondit-elle simplement, la voix nouée par l’émotion. S’il lui était souvent arrivé de douter de sa décision – surtout lorsque les nausées s’étaient fait plus insistantes et que les douleurs et courbatures la faisait souffrir comme elle n’avait jamais souffert, ou lorsque Sam s’emportait et la poussait violememnt contre un mur – elle réalisait là que tous ces points qu’elle jugeait plus négatif de la grossesse n’étaient rien comparé à la joie, au bonheur et à la fierté qu’elle ressentait en ce moment. Elle savait, à partir de l’instant ou elle avait posé ces yeux sur ce petit être, son fils, qu’elle ferait tout pour lui. Peut-être que Sam ne serait pas le père idéal, mais elle était décidée à lui donner sa chance.

(does anybody have a map)
Elle berçait son fils depuis près de trente minutes sans résultat. Les cernes s’étaient creusées sous son visage depuis longtemps et franchement, il y a longtemps qu’elle avait arrêté de se soucier de son apparence. Mason, s’il te plait. Endors-toi. Elle poussa un soupire, à la limite du désespoir. Il ne lui restait plus que quelques heures avant de se rendre au boulot et elle avait la ferme impression qu'elle devrait passer la journée sans sommeil. Jamais elle n’oserait dire qu’elle regretterait la naissance de son fils parce qu’il était la plus belle chose qui lui soit arrivée, mais dans des moments comme ceux-ci, elle remettait en doute sa capacité à être mère. Elle avait soudainement encore plus d’admiration pour sa propre mère, elle qu’elle voyait déjà comme étant superwoman. Il faut dire que jongler avec les obligations de mère et le boulot, les comptes et un mari au tempérament instable, ce n’était définitivement pas de tout repos. En rétrospective, tout ça l’a fait grandir rapidement et lui a conféré un grand sens des responsabilités, une autonomie et une indépendance également, elle qui hésitait longtemps avant de demander de l’aide. Laisse-moi le prendre. Joanna leva les yeux vers sa mère et, pour une rare fois, décida d’abdiquer. Elle était crevée et ne voulait qu’une chose, retrouver son lit. Sans doute avait-elle plusieurs tours dans son sac parce qu’en quelques minutes, le gamin cessa de pleurer. Comment as-tu fait? demanda-t-elle lorsque sa mère entra dans sa chambre. La machine à laver. Répondit-elle simplement. Voilà l’expérience qui parlait. Elle essaierait de garder ce conseil en mémoire si les nuits blanches venaient à se répéter. Maintenant, essaie de dormir un peu. Elle hocha la tête, sombrant déjà dans un sommeil léger. C’était sans doute la plus grande leçon que lui avait appris la maternité, qu’il n’y avait aucun mal à demander de l’aide, des conseils à des gens plus expérimentés, qui ont vécu bien plus que vous et qui peuvent vous sortir de situations qui vous semblent impossibles. Après tout, il n’y avait pas de mode d’emploi au métier de parents. Devenir mère ne venait pas avec une liste de choses à faire et à ne pas faire, de trucs et astuces. Il n’y avait pas de carte ou le chemin était tout tracé, chaque enfant et chaque parent étant différent, mais il y avait certaines astuces qui avaient fait leurs preuves, certaines choses qu’elle ne connaissait pas, elle qui était à peine adulte. Merci maman. Murmura-t-elle avant de se laisser emporter par les bras de Morphée.

(out of the darkness and into the sun)
Où on va, maman? Les larmes coulaient sur les joues de Joanna sans même qu’elle ne puisse les retenir. On part en vacances. Piètre excuse, mais dans la panique du moment, elle ne put trouver mieux. On va loin, très loin. Elle ne pouvait pas lui mentir sur toute la ligne. Et papa, il ne vient pas?  Jetant un coup d’œil à sa montre, puis à la porte d’entrée, elle s’agenouilla devant son fils tandis qu’elle l’aida à mettre son manteau. Non, mon cœur. Papa ne vient pas avec nous. Elle pouvait voir les larmes qui menaçaient de couler sur les joues de son gamin. Pourquoi? Il lui demanda, la voix étranglée. Comment expliquer la violence conjugale à un enfant de cinq ans? Comment lui faire comprendre sans l'effrayer que, trois jours plutôt, c'est lui qui aurait pu recevoir une gifle, celle qui a laissé une marque rouge vive sur sa joue pendant des heures? Comment lui faire comprendre qu'il aurait pu être la cible des attaques de son père, que l'amour se transforme ainsi en violence sans que l'on ne soit capable de réellement mettre le doigt sur la cause? Parce que papa n’est pas gentil. Qu’elle commença. C’était peut-être difficile à entendre, mais c’était la vérité. Papa a souvent fait très mal à maman. Elle tenta de lui expliquer. Et je ne voudrais pas qu’il s’en prenne à toi. C’est pour ça qu’on doit partir loin, tous les deux. Tu comprends? Elle savait qu’il n’assimilerait sans doute pas tout et qu’il ne saisirait pas la portée de tout ça, mais elle espérait qu’il ne fasse pas trop d’histoire. Oui. Il hocha la tête avant que sa petite main ne se glisse dans celle de Joanna. Mais je t’assures, on va avoir du plaisir tous les deux. Elle dit, un sourire au visage, tentant de dissimuler sa tristesse. Parce que c’était toute sa vie qu’elle laissait derrière. C’était une panoplie de mensonges qu’elle dut inventer afin que personne ne tente de partir à sa recherche, surtout pas Sam. Vérifiant qu’elle avait bien pris toutes ses économies, que leurs vies se trouvaient maintenant dans les valises qu’elle tenait, elle franchit finalement la porte, la ferma pour une dernière fois avant d’installer Mason sur le siège arrière et de prendre place au volant de sa voiture un peu décrépit. Ne restait plus qu’à espérer qu’elle tienne la route assez longtemps pour pouvoir mettre suffisamment de distance entre Sam et elle.
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:10)
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:21)
Bienvenue sur le forum :D.



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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:26)
merci à vous -- before i save someone else, i've got to save myself 2150563227
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 18:53)
salut toi, t'es belle -- before i save someone else, i've got to save myself 2201629221
merci beaucoup, beaucoup de tenter ce scénario que j'aime véritablement d'amour. -- before i save someone else, i've got to save myself 2223749420
alors bienvenue, -- before i save someone else, i've got to save myself 4207362787 ma boîte mp t'est grande ouverte pour quand tu voudras. -- before i save someone else, i've got to save myself 3686473356

et comme tu l'as peut-être vu, le scénario est tenté par elena, si elle a fini, je te laisse néanmoins le temps de me proposer ta version du personnage. -- before i save someone else, i've got to save myself 2499787472 et peu importe l'issu final, j'essaierai de proposer à chacune des solutions. -- before i save someone else, i've got to save myself 3636230829


all that time never truly seeing things, the way they were. now she's here shining in the starlight.


-- before i save someone else, i've got to save myself TNjyDJR
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 19:22)
@jace forbes bonjour monsieur, je vous retourne le compliment -- before i save someone else, i've got to save myself 1318934201
ce fut un véritable coup de coeur. ta plume est magnifique et ce personnage l'est tout autant -- before i save someone else, i've got to save myself 4207362787 je n'hésiterai pas à la moindre question, je débarque dans tes mps -- before i save someone else, i've got to save myself 3445291383 (et c'est possible que je débarque même si je n'ai pas de question -- before i save someone else, i've got to save myself 1485733704 )
j'avais vu qu'il était tenté, mais je n'avais pas remarqué qu'elle avait terminé sa fiche -- before i save someone else, i've got to save myself 2215919510
merci de me laisser tenter ma chance, j'espère que ma version de jade te plaira -- before i save someone else, i've got to save myself 107302656 j'essaie de terminer le tout aujourd'hui, ou demain au plus tard.
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 19:42)
le titre -- before i save someone else, i've got to save myself 2223749420 -- before i save someone else, i've got to save myself 3694128851
bienvenue -- before i save someone else, i've got to save myself 2227089788
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 20:01)
jenna -- before i save someone else, i've got to save myself 2223749420
bienvenue ici -- before i save someone else, i've got to save myself 1318934201
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Re: -- before i save someone else, i've got to save myself - (Lun 25 Mar - 20:45)
Bienvenue -- before i save someone else, i've got to save myself 2227089788


you were not born of stardust, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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