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(joanna), sail away.

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Adaline Cooper
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(joanna), sail away. EmptyDim 14 Avr - 22:49

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Elle quitte si peu sa grotte, Addie. Ses soirées de libres ne sont consacrées pratiquement qu’à sa fille – son éternelle excuse, pour éviter d’affronter le monde, d’affronter surtout les hommes. Elle est sortie pourtant, un temps, elle s’est laissé aller à prendre du temps pour elle. Tout ça pour quoi ? Maintenant qu’elle y repense, elle se dit que c’était, sans doute, une belle connerie. Elle n’a jamais trop aimé ça, elle n’a jamais été une grande fêtarde – elle a toujours, au contraire, préféré les soirées calmes, tranquilles, entre amis. Mais elle doit bien admettre qu’elle a toujours aimé aller boire un verre à plusieurs, que ça lui ressemble davantage que les sorties durant toute la nuit, s’achevant au petit matin, dans les boîtes de nuit. Peut-être est-ce paradoxal quand on voit le métier qu’elle fait, la blonde, mais c’est un fait, elle n’est pas si fêtarde que ça, elle ne boit même pas souvent à l’excès – et puis la dernière fois où elle l’a fait, elle s’est retrouvée à embrasser Alvin, à finir la suite avec lui, alors qu’elle s’était promis d’arrêter les conneries. D’aller de l’avant, de l’oublier, de ne plus revenir, encore. Parce qu’elle ne changera pas d’avis, Adaline. Parce qu’elle n’a plus l’intention de se laisser aller à aimer qui que ce soit – elle aurait trop peur de perdre cette personne, encore une fois. Elle a déjà perdu le père de sa fille, et il lui manque chaque jour qui passe – même si, à vrai dire, elle a bien entamé son deuil. Elle est bien plus passée à autre chose qu’elle ne veut se l’admettre, c’est seulement la culpabilité qui continue de la guider, c’est seulement le fantôme d’Isaac qui continue de la hanter. Adaline, elle croit encore qu’elle n’a pas le droit à une autre histoire, elle croit encore qu’elle doit s’en vouloir si elle nourrit l’envie de tenter quelque chose avec quelqu’un. Pourtant, elle n’a clairement pas fait vœu de chasteté, pas fait le choix d’abstinence – mais ce n’est pas ça le problème, elle, elle aurait l’impression de trahir le père d’Ilse en se laissant aller à aimer quelqu’un d’autre. Comme si elle était condamnée à le pleurer toute sa vie, comme si elle était condamnée à rester seule, à jamais. On a tenté de lui faire comprendre, pourtant, qu’elle avait le droit de passer à autre chose, qu’Isaac aurait sans doute simplement voulu qu’elle soit heureuse, qu’elle refasse sa vie, mais Addie, elle reste obstinée, pétrifiée. Addie, à l’origine, c’est une handicapée des sentiments, c’est une effrayée de l’amour, alors dans le fond, la disparition d’Isaac n’est qu’un prétexte, même s’il est vrai que ça a laissé un trou, en elle.

Elle n’est pas douée avec ça, avec les sentiments. Elle s’est toujours foirée en amour, de toute façon. Isaac, il n’aura réussi à entrer dans sa vie qu’à force d’obstination et de grande – et incompréhensible – motivation. Elle le prenait pour un fou, à s’acharner comme il le faisait, quand elle avait pourtant dit non. Il aura eu raison pourtant, parce qu’il est parvenu à ses fins – parce qu’un beau jour, ils sont même devenus parents ensemble, quand bien même ce n’était pas prévu, à l’origine. C’est le plus loin jusqu’où elle a été capable d’aller, Addie, au niveau de l’engagement – sans pour autant qu’elle accepte, jamais, les demandes en mariage répétées. Maintenant qu’il n’est plus là, elle se demande à quoi ça rimait ; elle ne se retrouve même pas avec le nom de famille que sa fille, ça complique un peu tout. Ça fait partie, encore, de ses éternelles et innombrables préoccupations, de maman célibataire overbookée, qui ne prend plus le temps de se poser – ou si peu, au final. Ce soir pourtant, elle a fait une exception, parce qu’elle sait quand même en faire, encore, même s’il faut parfois qu’on la pousse. Mais Joanna était une bonne raison de quitter sa grotte, de quitter sa vie bien rangée et ses habitudes, c’est indéniable, même aux yeux d’Adaline. Ça lui fait plaisir, de la retrouver. D’être retombée sur elle, par hasard, il y a quelques temps de ça. Elle symbolise un passé qui ne lui fait pas mal. Un passé qui ne comptait pas Isaac. Elle ne regrette pourtant rien de leur histoire, et surtout pas Ilse, qui est la meilleure chose qui lui soit arrivée. Il n’empêche que ça lui fait du bien, de renouer, de la retrouver. Ça l’a même emplie de joie. Alors elle est tout sourire, Addie, quand elle arrive là. « Hey. » fait-elle à l’intention de Joanna, en s’asseyant en face d’elle, à table. « Tu vas bien ? » Elle commence par des banalités, quand bien même la réponse lui importe réellement. Ça lui fait bizarre de la retrouver, tant d’années plus tard – leurs vies ont bien changé, depuis. Elles aussi, probablement. Voilà pourquoi Addie, elle est curieuse et impatiente, de tout entendre. Désireuse de tout rattraper. Désolée, d’avoir laissé la vie les disperser.


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(joanna), sail away. EmptyMar 16 Avr - 9:44

(SAIL AWAY; @adaline cooper)
La journée est interminable pour Jo', déjà plus de douze heures qu'elle se trouve à l'hôpital, elle ne saurait même plus dire l'heure qu'il est, d'ailleurs, elle ne saurait même plus dire combien elle a de doigts. Tout son corps est engourdi pour la fatigue, les allers et retours repetés entre les urgences, la pédiatrie, le bloc opératoire, les urgences, la pédiatrie...Joanna, elle était de garde la nuit dernière et avec sa chance, ou sa malchance, habituelles, l'interne de garde la nuit l'a bippé vers 4h du matin pour une urgence chez un nouveau né d'a peine quelque chose. La bonne nouvelle dans l'histoire, le petit bout est toujours parmis nous. Jo', elle doit bien l'avouer, elle aime ses moments d'adrénaline, même si le sentiment est aussi partagé entre l'excitation de l'urgence et le désarroi de voir que la vie d'un enfant tiens parfois à un cheveux. Mais, voir le sourire sur le visage d'un enfant, sur le visage d'un mère, cela n'a pas de prix. Elle a déjà perdu de jeunes patients Jo', le premier bébé qu'elle a perdu en tant qu'interne avait une semaine. Un grand prématuré, embolie. Elle a tout tenté pour le sauver, mais le destin en a choisi autrement. Elle a mis une semaine à s'en remettre, l'injustice du destin. Mais, après cette semaine de doute, elle a choisi la pédiatrie comme spécialité. Un choix qu'elle ne regrette absolument pas. Quoique, à cette heure, ces pieds le regrette bien, ils rêvent d'une bassine d'eau glacé, ou encore d'un bon massage avec un petit verre vin blanc français à déguster, ou alors, d'un thé fumant sous un plaid à regarder Netflix (là, c'est la grande célibataire qui parle..)
Pourtant, Jo', elle ne va pas rentrer chez elle tout de suite, non, Jo', elle a promis de retrouver une vieille amie pour aller boire un verre et parler du bon vieux temps. Encore de quoi lui rappeler que depuis le Lycée, rien n'a changé pour elle. Célibataire, sans enfant, vivant encore dans le mensonge de sa sexualité. Elle ne sait pas si doit rire ou pleurer de sa situation, mais c'est ainsi. Elle s'est mise dans cette situation toute seule, à elle de s'en sortir seule. Il est temps. Une bonne douche dans les vestiaires de l'hôpital et Joanna revêt ses vêtements de civil avant de quitter enfin son lieu de travail. En grande écolo, Joanna enfourche son vélo pour rejoindre Wakefield Street. Adaline et elle se sont données rendez vous dans un petit bar, Le Daisy. Lorsqu'elle arrive, Jo' ne voit pas encore Adaline. Bon point, elle n'est pas en retard mais, le trajet en vélo après cette dure journée est un véritable coup de massu. Joanna s'installe alors à une table libre. Après quelques minutes à peine, le temps de se remettre de son trajet en vélo, Adaline arrive. « Salut! » Jo' se lève pour saluer la jeune femme avec un large sourire, finalement, ne pas rentrer de suite dans son appartement vide va lui faire le plus grand bien. « Dure journée mais je vais bien et toi ? Maman solo ce soir ? » Joanna laisse Adaline s'asseoir face à elle avant de se rasseoir. Comme si le barman guettait depuis cinq minutes l'arriver des jeunes femmes, il débarque dans la foulée pour prendre leur commande. Ce sera un chocolat viennois pour Jo', comme d'habitude ici.
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(joanna), sail away. EmptyJeu 18 Avr - 22:30

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Pour une fois, elle quitte ses habitudes, elle s’autorise une exception, une sortie. Pour une fois, elle quitte ses obligations de mère, de sœur, de fille ou simplement de chargée de projet événementiel, pour devenir simplement, seulement, une amie – ou une amie, en voie de retrouvailles, elle ne sait pas, dans le fond. Cette soirée tend précisément à prendre des nouvelles l’une de l’autre, à se retrouver d’une certaine façon, sans savoir ce que ça pourrait donner. Mais l’envie de se (re)connaître est commune, ni elle, ni Joanna, visiblement, ne semblaient contre l’idée d’aller boire un verre pour discuter. Adaline, ça lui rappelle le lycée, terminé de ça il y a une dizaine d’années – ça lui rappelle le passé, un temps différent de maintenant. Quand elle y pense, elle se demande ce qu’elle attendait de la vie, à cette époque, ce qu’elle pensait. Elle s’est sans doute demandé des tonnes de fois ce qu’elle ferait, où est-ce qu’elle serait dans une dizaine d’années, mais elle ne se souvient plus de ce qu’elle a pensé. Se voyait-elle mère ? Sans doute pas, parce qu’Ilse est arrivée dans son ventre, presque comme ça – elle n’était qu’un accident, mais un accident heureux qui a été bien pris dans un couple stable, heureux et amoureux, un accident qui a changé toute sa vision des choses, un accident devenu sa raison de vivre, aujourd’hui, car elle est peut-être l’unique raison pour laquelle elle se bat, Addie. Parce que ça n’a pas été facile, de perdre Isaac. Ça l’a même achevée, la blonde, elle s’est laissé aller comme jamais, auparavant, elle ne l’avait fait. Elle n’avait jamais pensé que l’amour pourrait la mettre dans cet état-là, pas elle, éternelle handicapée des sentiments, éternelle éprise de son déni, éternelle manche en matière d’histoires d’amour. Dans le fond, il y a tellement d’histoires qu’elle a foutues en l’air, qu’elle a malmenées en donnant l’impression de ne pas s’en soucier. Tant d’histoires, qu’avant, elle a laissées se terminer. Peut-être que c’était différent, avec Isaac. Peut-être parce qu’il y avait Ilse, peut-être pas.

Elle a quand même appris à vivre sans lui. Elle a souffert, elle a pleuré, mais elle s’est relevée. Et elle s’est acharnée, pour sa fille. Jusqu’à ne plus avoir de vie. Jusqu’à la partager, du moins, entre Ilse et son boulot, exclusivement. L’amour disparu a libéré du temps dans son emploi du temps. L’amour absent lui simplifie les choses, au quotidien. Voilà pourquoi elle nie ce qu’elle ressent, Addie, aussi – évidemment, il y a autre chose, il y a d’autres raisons, un peu plus profondes, plus compliquées, mais ça explique en partie le problème. Au moins, elle n’a pas de risques de perdre son temps avec une histoire vouée à (mal) se terminer, et elle s’épargne de la douleur inutile, la blonde. Et elle prend du temps pour autre chose, pour les choses qui importent vraiment. Ça lui fait toujours plus de temps pour Ilse, évidemment, mais ça lui en fait pour elle aussi. Comme maintenant. Ça lui fait vraiment plaisir d’être là, de retrouver Joanna, de renouer, de prendre des nouvelles. Ça lui permet de se détendre, aussi, de lui changer les idées, et ça ne fait pas de mal. Elle arrive en tout cas, Adaline, souriant, contente d’être là – et elle finit par s’asseoir, en face de Joanna. « Ma pauvre ! Bien aussi. » C’est vrai, ça va, elle a trop Alvin dans la tête, mais ce pourrait être pire, alors ça va. Pour de vrai. « Eh oui. Ma fille est chez ses grands-parents. Et bien contente, si tu veux mon avis, parce qu’ils la gâtent comme pas possible à chaque fois. » Et elle lâche un rire, Addie, avant de commander un verre de thé glacé, simplement, en dépit des températures qui se refroidissent. « Tu n’es pas trop fatiguée, après cette journée ? Ça doit être la folie à l’hôpital, tous les jours. » Déjà qu’elle-même fait un boulot stressant, elle n’ose pas imaginer ce que ça fait d’avoir la vie des autres entre les mains. Ça, c’est réellement stressant, bien plus que ce qu’elle fait, c’est certain – ce n’est pas le même enjeu, et pas la même pression, par la même occasion. Adaline en tout cas, elle s’en veut presque, parce qu’elle se dit que si ça se trouve, Joanna aurait préféré rentrer chez elle pour se reposer, après sa journée.


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(joanna), sail away. EmptyDim 21 Avr - 9:35

(SAIL AWAY; @adaline cooper)
Joanna n'a pas attendu longtemps avant d'être rejoins pas Addie. Leur amitié est bien ancienne, mais Joanna est bien contente de revoir une vieille amie, espérons qu'elles ne parlent tout de même pas que du passé. Jo' n'a forcement bien vécu son adolescence, surtout sa période lycée. D'apparence, peu de personnes vous dirait que Jo' était malheureuse, elle savait bien le cacher, Jo', ce mal être. C'est là qu'elle l'a compris, son attirance pour les femmes, au lycée. Dure période. Une de ses amies de l'époque, Helena, c'est comme ça qu'elle s'appellait, était en admiration devant un garçon de leur classe, sportif et mais pas bien futé. Au Lycée, faut le dire, y'a que le physique qui compte. Jo' se souvient avoir été jalouse et malheureuse comme les pierres quand Helena lui a avoué qu'elle sortait enfin avec ce mec. Aujourd'hui, encore, elle prétend être une heureuse célibataire assumée...elle est heureuse dans le fond, elle aime son métier, a une vie bien rempli, mais, elle n'en est pas moins seule le soir quand elle rentre chez elle.
Elles ont tout de même l'air d'avoir parcouru toutes les deux un bon bout de chemin depuis leurs années Lycée. « Haa les grands parents...mes parents sont exactement pareil avec mes neveux et nièces, ce qui rend fou mon frère d'ailleurs! » Jo' adore parler des enfants de Oliver, c'est un peu la super tata et surtout la babysitter local qui dépane au besoin. N'ayant pas d'enfant, et doutant en avoir un jour, elle se rabat sur eux en leur offrant tout l'amour qu'elle peut, surtout depuis qu'ils n'ont plus de maman. « Oh ça va, ça va, je m'y suis habituée avec le temps, mais une bonne grasse matinée demain sera la bienvenue! ...Mais du coup, je ne sais même pas ce que tu fais maintenant ? Tu n'es plus lycéenne déjà c'est certain » Joanna rit un instant avant de laisser la parole à Addie. Jo', elle aime pas trop quand on parle d'elle, elle aime écouter les autres et apprendre à les connaitre. C'est d'ailleurs ce qu'elle fait à longueur de journée, écouter ses petits patients et leur imagination débordante, écouter l'inquiétude de leur parents...Mais quand il s'agit d'elle, Jo' esquive toujours avec un large sourire. Quelques minutes plus tard, la commande des jeunes femmes arrivent déjà, Jo' sourit en remerciant le serveur.
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(joanna), sail away. EmptyJeu 25 Avr - 22:01

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Ça lui fait du bien, de voir quelqu’un. Ça lui fait du bien, surtout, de renouer avec une vieille amie perdue, de renouer avec un passé qui lui paraît loin, désormais. Elle a bien changé depuis le lycée, Adaline, elle n’est plus la même que celle qu’elle était – ces retrouvailles, d’une certaine manière, lui permettent de faire le point. De voir tout ce qu’elle a fait, durant ces douze ou treize ans, venant de s’écouler. Elle est bien différente de celle qu’elle était, à dix-sept, dix-huit ans – et elle a fait des choses auxquelles elle ne s’attendait pas. C’est là qu’elle se rend compte qu’elle a bien vécu, Addie, qu’elle s’est laissé surprendre par la vie. Elle a eu des opportunités, des occasions, des imprévus, sources de joie, de bonheur, de succès. Elle n’a rien prévu, elle y est allée presque au hasard, ou seulement avec quelques idées, mais elle n’a pas été déçue du voyage. Là-dedans, dans l’aventure de la vie, elle a trouvé sa voie, elle a entamé une carrière qui lui plaît, et elle s’épanouie dans son métier, aussi difficile puisse-t-il être par moments. Elle a trouvé son truc, rien qu’à elle, et c’est tout ce qui compte. Et puis, quelque part dans son emploi du temps chargé, entre deux événements à organiser, elle a rencontré Isaac. Isaac qui l’a remarquée, Isaac qui s’est acharné, accroché, quand elle lui avait d’emblée dit d’arrêter. Elle n’est pas facile, Adaline, quand il s’agit d’amour, quand il s’agit de sentiments et d’engagement – elle a du mal, ce n’est jamais sa priorité, elle n’est pas vraiment douée, elle a tendance à croire qu’elle n’a besoin de personne, même si elle envie ceux qui ont des gens pour les aimer, ceux qui ne sont jamais seuls. Mais Isaac, il s’est acharné, Isaac, il l’a aimée, elle l’a aimé, et dans tout ça, il lui a donné Ilse, sa plus belle réussite, c’est indéniable.

Mais maintenant, Isaac, il n’est plus là. Maintenant, elle est bien obligée de faire sans lui, de composer sans lui. Comme elle le faisait, avant lui – comme ça lui convenait. Sauf qu’elle n’est plus habituée – ou plutôt, si, depuis le temps, elle s’est faite à l’absence, elle a accepté sa mort. A cessé, de le lui reprocher, a cessé d’en vouloir au monde entier. A cessé de pleurer. Elle s’est même mise à aimer, un autre – même si elle ne se l’admet pas vraiment encore. Alors oui, sa vie a bien changé, plus qu’elle ne l’avait remarqué. Les jours s’envolent très vite, pour Adaline, parce qu’elle n’a le temps de rien, parce qu’elle a trop de choses à faire, parce que c’est dur, la vie de mère célibataire. Mais ce soir ça change, un peu – ce soir, elle casse son rythme, elle fait une exception, mais ça lui fait du bien, de voir quelqu’un. De voir quelqu’un, aussi, qui ne sait pas tout ce qu’elle a vécu, qui ne sait surtout pas la perte du père de son fille, qui ne sait pas comme elle a souffert, comme elle a eu l’impression d’être une mauvaise mère, pas foutue de s’occuper de son enfant sitôt le trépas découvert. Simplement, ça lui fait du bien de retrouver une amitié qui lui avait manqué. Qui s’était envolée, avec le temps, avec la vie, parce que c’est le genre de choses qui arrivent. Et elles ont vécu, les deux jeunes femmes, chacune de leur côté. Peut-être que maintenant, elles vont avoir l’occasion de tout partager, et aussi, de se retrouver. « Ils sont tous comme ça, c’est fou ! J’imagine bien, je compatis avec ton frère. » Adaline, elle ne sait pas qu’elle connaît son frère, elle ne fait pas le rapprochement, peut-être parce qu’elle n’avait pas su son nom de famille quand ils s’étaient « rencontrés » - peut-être aussi qu’elle ne l’a jamais vu du temps de son amitié avec Joanna, elle ne se souvient plus, et de toute façon, n’y pense pas, précisément parce qu’Addie, elle ne sait pas que le monde est petit. « Tu m’étonnes ! Je t’admire, quand même, ça ne doit pas être facile. » Adaline, elle trouve que les médecins ont beaucoup de mérite. Peut-être aussi parce qu’elle, elle n’aurait pas su faire cela. Mais surtout parce qu’ils sauvent des vies, au quotidien, sous la pression. « J’aurais bien voulu le rester, mais au bout de quatre ans, ils m’ont dit qu’il fallait que je libère la place. » fait-elle en haussant les épaules, d’un air faussement déçu, avant d’éclater de rire. « Je suis chargée de projet événementiel. Alors je m’occupe des événements en tout genre, je coordonne tout ça, et j’ai même le droit d’y aller, au bout. » Elle plaisante encore, parce qu’Addie, elle rit tout le temps, pas sérieuse, enjouée. Evidemment qu’elle a le droit d’y aller, ça fait partie de son boulot, elle doit vérifier que tout se passe bien. « Alors si jamais un truc t’intéresse, peut-être que c’est moi qui m’en occuperai, tu peux toujours demander et espérer avoir une invitation. » Elle plaisante, encore, mais à moitié – c’est vrai que des fois, elle prend part à des grands trucs, même si ce n’est pas tout le temps le cas. Mais son boulot lui plaît, en tout cas – elle a toujours un sourire spécial, quand elle en parle. Un sourire qui ne quitte pas ses lèvres quand le serveur apporte leur commande, la blonde s’empressant d’avaler quelques gorgées de son thé glacé. « Et puis sinon, maman à plein temps, mais tu as rencontré Ilse. » Parce que ça aussi, c’est ce qu’elle fait, c’est son occupation. Mais c’est surtout, son job de tous les instants.


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(joanna), sail away. EmptySam 27 Avr - 13:35

(SAIL AWAY; @adaline cooper)
Joanna doit bien avouer avoir pensé deux secondes à annuler ce petit verre entre anciennes amies. La journée ayant été longue et éreintante, il y a un instant où la vision de son canapé d'angle et de son plaid en pilou-pilou l'a tentait bien plus que d'aller boire un verre. Puis, la jeune femme s'est dit qu'après tout, on n'a qu'une seule vie. Puis, elle appréciait vraiment Adaline au moment de leurs années Lycée, il serait trop bête de ne pas y aller et de peut être raviver une vieille amitié. Puis, il faut le dire, en ce moment, la vie de Jo' se résume à son travail et dormir. Une espère de routinite aiguë dans l'engrenage du célibat, où comment avoir la bonne excuse pour se plonger dans le travail, puis sortir l'excuse du "trop de travail" pour avoir une relation avec un homme. Voilà l'explication qu'elle fourni à qui veut l'entendre. Dans le fond, ce n'est pas totalement faux, sauf la partie de "l'homme" en question. On remplace le "il" par un "elle" et le tour est joué. Cela semble si simple vu comme ça.
Jo', après coup, elle est bien contente d'avoir choisi de ne pas annuler, rire un peu lui fait du bien, puis, elle adore cet endroit. « Oliver sait parfaitement appeler une de ses soeurs quand il en a besoin, peut être même un peu trop d'ailleurs...» Jo' rit en disant ces derniers mots, elle plaisantait bien sur. Depuis la perte de sa belle soeur, et même avant cela, Joanna a toujours été très présente pour son frère et ses soeurs, la famille avant tout. Le sujet changea quand Jo' décida d'orienter la conversation vers Addie, elle écoute alors la jeune femme parler de sa vie actuelle. Jo' est d'ailleurs heureuse de voir qu'Adaline a trouvé sa voie et a pu se construire une vie après le lycée. « Et bien, tu as bien évoluée également, et ce boulot doit te prendre pas mal de temps aussi je présume, et les clients ne doivent pas toujours être commode...» Si Joana adore ses petits patients, elle sait que le monde des adultes est bien plus complexe. Les adultes sont toujours impatient et surtout rarement satisfait. « Elle est adorable en tout cas, tu as une belle petite fille! » Joanna évite d'en dire plus, du peu qu'elle vu et compris, Adaline l'élève seule, elle a bien peur que cela soit un sujet sensible. « En tout les cas, je suis contente de te revoir après toutes années! Je me souviens encore quand on ne savait pas encore quoi faire de nos vies, insouciante et pleines d'espoirs! » Pleines d'espoirs oui, Jo' a réalisé ses rêves en terme professionnel, pour ce qui est de sa vie privée, elle est loin, très loin, de ce qu'elle pouvait imaginer.  
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(joanna), sail away. EmptySam 4 Mai - 14:17

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Elle n’a pas vu le temps passer, Adaline. Les années n’ont fait que s’enchaîner, sans qu’elle ne l’ait véritablement remarqué. Evidemment, il y a eu les anniversaires, pour attester du temps passant, mais ça l’a peu affectée. Elle n’a jamais vraiment mal vécu le fait de prendre un an de plus, elle n’a jamais vraiment détesté vieillir, peut-être parce qu’elle était satisfaite de sa vie, de ce qu’elle avait entrepris. Si elle devait faire le point à présent, Addie, elle se dirait qu’elle a eu des tonnes d’occasions, qu’elle a fait des tonnes d’expériences, et qu’elle ne regrette rien. Son travail lui donne sans cesse la possibilité d’essayer quelque chose de nouveau, parce que les événements ne sont jamais les mêmes, et c’est quelque chose qu’elle apprécie. Durant cette dernière décennie, aussi, elle a eu la chance de devenir maman, même si Ilse n’était en réalité que le fruit d’un accident – accident heureux, pourtant, parce qu’Isaac et elle n’avaient pu que se réjouir de son arrivée, en découvrant sa présence dans le ventre de la blonde. Dans le fond, elle n’était pas contre l’idée d’avoir un enfant, elle ne s’était juste jamais posé la question, peut-être n’en avait-elle tout simplement pas trouvé le temps. C’est aussi qu’Isaac, il n’était pas tout le temps là, parce qu’il faisait partie de l’armée ; c’est qu’elle, de son côté, elle était également très occupée. Mais un petit bout de vie s’est glissé dans ses entrailles, et contre toute attente, Ilse s’est révélée être la plus belle chose qui lui soit jamais arrivée. Maintenant, elle n’a plus qu’Ilse, dans le fond, depuis qu’Isaac a perdu la vie, tragiquement. Alors sa fille est son unique motivation quand elle se lève le matin, elle est la seule raison pour laquelle elle bosse autant – Addie, elle veut lui offrir la plus belle vie possible, même si elle n’a plus que sa maman.

Les premiers temps n’ont pas été faciles. Adaline, elle s’est laissé couler, sombrer au fond du gouffre, en découvrant, en comprenant, qu’elle ne reverrait jamais plus son compagnon. Ç’a été douloureux, de se dire qu’elle ne verrait plus jamais son sourire, qu’elle n’entendrait jamais plus sa voix, qu’elle ne sentirait jamais plus son odeur. C’est ce genre de pensées qui lui ont un peu plus brisé le cœur, à Addie. Et puis elle a fini par se reprendre, petit à petit. Ça a pris du temps mais ça va mieux, maintenant. Même si ça l’a marquée à vie, même si maintenant, elle a peur d’aimer à nouveau – parce qu’elle craint que la vie ne lui retire celui qu’elle aime, une fois encore, comme si une malédiction la suivait. Dans le fond, elle n’a jamais été douée avec les sentiments, mais maintenant, c’est pire encore, et parfois, comme récemment, elle se cache un peu trop derrière sa fille pour éviter les complications. C’est vrai qu’elle ne veut pas que son enfant s’attache à quelqu’un qui ne restera peut-être pas, mais elle a tort de vouloir renoncer à toute histoire, pour toujours, surtout quand elle sait que quelqu’un, en particulier, l’attend. Mais elle a toujours été trop compliquée, Addie, et elle croit qu’elle n’a pas le temps dans son emploi du temps de ministre, pour revoir quelqu’un, de toute façon. Elle trouve déjà bien peu de temps pour voir des amis – et malgré tout, elle en a trouvé aujourd’hui, et ça lui fait du bien, en plus de lui faire plaisir. Même si en l’occurrence, Joanna est un peu une exception, parce qu’elles se sont perdues de vue avec les années. « Ma pauvre ! Mais je suis sûre que ce n’est pas si désagréable que ça. » dit-elle, la taquinant, sourire en coin. Mais peut-être a-t-elle son propre point de vue, Adaline, pas objective parce qu’elle adore sa fille et tous les enfants en général, y compris ceux de ses frères. Elle est une mère attentionnée comme elle est une tante attentionnée, prévenante et soucieuse, d’autant plus que les Cooper ont toujours été très « famille ». Alors ils ont tous été là, aussi, quand elle a perdu Isaac, et quand elle y pense, elle se dit qu’elle a de la chance, parce qu’elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait, sans eux. Elle ne sait même pas si elle aurait réussi à s’épanouir autant professionnellement parlant, sans eux. « Oh oui, c’est sûr que certains sont assez exigeants et même jamais contents. Mais je dois dire que c’est assez stimulant, ça donne envie de se dépasser. » Elle aime les défis en tout cas, Addie, et elle n’abandonne jamais tant qu’elle n’est pas parvenue à son but. Alors elle aime son boulot, même s’il lui prend beaucoup de temps et que ce n’est pas toujours facile de concilier ça avec Ilse. « Oh merci, c’est gentil. » La fierté se lit dans son regard, tandis qu’elle songe à sa fille, qu’elle trouve – sans objectivité – parfaite, quoi qu’elle puisse faire, dans sa vie future. « J’aime beaucoup mon boulot, mais j’ai parfois l’impression de passer à côté des choses importantes, tu sais… j’ai peur de ne pas la voir grandir. » Elle ne sait pas pourquoi elle l’a dit, alors qu’elles se retrouvent seulement, mais elle a confiance en Joanna, Addie, et puis c’est quelque chose qu’elle s’est répétée souvent, depuis quelques mois. Ilse, elle va sur ses trois ans, elle pousse vite, et le tempsp passe, et elle a peur de louper des choses importantes dans son évolution. Elle craint surtout d’être une mauvaise mère. « Moi aussi ! C’est fou comme on change, et c’est fou de se rendre compte de tout ce qu’on a fait, des années après. Ou pas fait, d’ailleurs. Par rapport à tout ce qu’on avait prévu. » Mais c’est aussi ça qui est beau : ne pas savoir de quoi demain sera fait, être surpris par les occasions, les opportunités, pouvant se présenter.


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(joanna), sail away. EmptySam 18 Mai - 12:55

(SAIL AWAY; @adaline cooper)
Adaline a raison dans le fond, jouer la baby-sitter pour les enfants de son frère ne l’a dérange pas le moins du monde. Au contraire, elle adore avoir ce rôle un peu neutre de tante, même si elle n’est pas non plus complètement gâteau. Elle ne voudrait pas saper l’autorité de son frère en laissant à son neveu et sa nièce le droit absolue dès qu’ils viennent chez elle. Non, les enfants ont de besoin d’un cadre et de limite peu importe où ils se trouvent, c’est ainsi qu’ils peuvent grandir sainement en acquérant des valeurs. Malgré tout, elle n’hésite pas à leur cuisiner de temps en temps (non...trop souvent) des biscuits, cookies, petits plats maison...et ça pour le coup, ce n’est pas toujours du goût de son frère. Il faut bien avoir quelques travers tout de même non ? “C’est vrai que j’aime bien ça, ça m’occupe un peu et ils amènent de la vie et du bruit dans ma petite maison” Sa petite maison, son havre de paix, sa bulle rassurante, son cocon de calme et sérénité. Oliver et leur père l’ont beaucoup aidé à l’a rénover et à en faire un endroit où il fait désormais bon de vivre. La cuisine était spacieuse mais coincé derrière un mur et une petite fenêtre mal placé, le mur communicant avec la pièce à vivre n’étant pas porteur, le mur a sauté, mais Jo’ n’a pas voulu en faire une pièce ouverte non, elle a fait remplacer le mur par une belle verrière. Tout cela sans parler des stratifiés, carrelages, papiers peints etc... Elle en aura passé du temps à peindre, lessiver, poncer, nettoyer, monter et descendre de l’escabeau avec la peur au ventre. Satané vertige! Que de bons souvenirs.
“Ça donne envie de leur montrer de quoi on est capable pour leur fermer le clapet!” Joanna sourit à son interlocutrice. Il est loin le temps de leur conversation d’adolescente innocente qui pourtant se croyait déjà grande et responsable. C’était une drôle d’époque dans le fond, difficile pour Jo’ en tout les cas, période de doute, de prise de conscience, de honte, puis de peur...quoique encore aujourd’hui, c’est pas si simple que cela. Jo’ entend alors l’inquiétude de Addie concernant sa petite fille entre son travail qu’elle adore et sa fille qui grandit. La peur de manquer des moments importants dans la vie de sa fille. C’est tout à fait compréhensible, et , c’est un discours que Joanna entends parfois à l’hôpital, cette impression de devoir continuellement se partager entre le travail, la maison, les obligations, les enfants, le mari, c’est une remarque récurrente chez les mères. “Oui ce ne doit pas être facile effectivement, je n’ai pas encore d’enfants mais si j’en ai un jour c’est vrai qu’avec mes horaires, je pense que me sentirais pareil..” Malgré tout, Jo’ ne se verrait pas non plus, au contraire, arrêter de travailler pour élever ses enfants. Il est fini ce temps, puis pour être une femme à la maison, il faudrait un mari que rapporte l’argent sur la table, donc forcement ça ne pourra jamais se faire. Les derniers mots de Adaline résonne encore dans la tête Jo’, oui la vie n’a rien de ressemblant à ce que l’on prévoit pour soi, comme quoi, il vaut mieux ne pas trop planifier “Oui la vie est...curieuse... Elle est aussi ce que nous choisissons d’en faire ou non. Mais une chose est sur, rien n’est jamais vraiment évident” En disant cela, Jo’ se parle aussi à elle même, comme pour s’aider elle même à prendre les devants et aller de l’avant.   
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(joanna), sail away. EmptyJeu 23 Mai - 19:24

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
C’est fou, elle n’avait pas spécialement prévu d’être maman, et pourtant, elle aime les enfants. Peut-être qu’elle ne voulait surtout pas l’être, parce qu’elle ne croyait pas avoir le temps, parce que son travail ne lui paraissait pas compatible, parce qu’elle ne se posait pas vraiment sentimentalement non plus. Adaline, elle s’était fait tout un tas d’idées sur les choses, sur elle-même, sur la vie qu’elle menait – elle ne laissait aucune place à l’imprévu, de quelque façon que ce soit. Parce que dans le fond, les surprises lui ont toujours fait peur, ou lui ont toujours déplu, parce qu’elle ne les avait pas prévues, parce qu’elles se faisaient une place sur son emploi du temps, sans lui demander son avis, avant. Pour autant, quand un petit bout de vie s’est pointé dans son ventre, elle n’a pas vu cela comme une intrusion, elle ne s’est pas agacée de voir tous ses plans dérangés, elle ne s’est pas retrouvée contrariée parce qu’un truc en plus s’était ajouté. Ça n’a rien été de tout ça : Addie, elle s’est simplement réjouie. Elle s’est trouvé quelque chose qu’elle voulait, sans le savoir. Elle aimait les enfants, elle aimait la fille de son frère, et toujours les enfants des autres, et elle s’est rendue compte que ça ne lui déplairait pas tant que ça, d’avoir un enfant, le sien, cette fois. Et parce qu’elle s’épanouissait dans sa relation amoureuse, elle n’a pas vu cet accident comme quelque chose de négatif, elle a peut-être eu quelques moments d’appréhension avant d’annoncer la nouvelle à Isaac, mais dans le fond, elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il serait tout aussi heureux qu’elle, de cette découverte. Alors ça a changé sa vie, en positif. Pour une jeune femme aussi organisée et maniaque qu’Adaline, ç’aurait pu être terrible ; mais contre toute attente, c’est peut-être le meilleur truc qui lui soit arrivé de toute sa vie. Elle est devenue une maman, elle l’est toujours aujourd’hui, et c’est peut-être le seul truc, qui lui a permis de tenir debout.

Maintenant, elle a presque l’impression que maman, c’est ce qu’elle est, avant tout. Elle est d’autres choses pourtant, elle est fille, sœur, amie, tante, chargée de projet événementiel, tant de rôles qui divergent les uns les autres et qui font d’elle ce qu’elle est. Et si elle a tenu à reprendre son boulot après la mort d’Isaac, après des mois d’arrêt, c’est parce qu’elle ne voulait pas être qu’une mère, parce qu’il fallait de toute façon pouvoir subvenir aux besoins d’Ilse et d’elle-même, et parce qu’elle en avait besoin, pour son propre bien-être, pour tenir le coup, pour continuer. Mais elle a l’impression d’être quand même une mère avant tout, parce qu’elle pense presque constamment à son enfant, sans doute un peu trop, jusqu’à l’utiliser comme excuse pour ne plus s’engager dans une quelconque histoire. Pour autant, ça fait du bien de dévier l’espace de quelques heures, de son rôle de mère, pour renouer avec une amie perdue, peut-être retrouvée, même si le lien est encore, sans doute, à recréer. « J’imagine bien. Ça ne reste jamais calme longtemps, quand il y a des enfants quelque part. » Et c’est fatigant, au bout d’un moment, mais ça fait aussi du bien. Parce qu’il n’y a, à ses yeux, rien de plus beau que l’innocence et la joie de vivre, l’insouciance, des enfants. Elle doit quand même admettre qu’elle a de la chance avec Ilse, parce qu’elle est une enfant assez calme, quoique très curieuse – peut-être qu’elle est juste bien élevée, peut-être aussi qu’Ilse, elle pressent simplement le mal qu’a fait à sa mère, la mort de son père, quand elle n’avait que six mois. Addie, elle se pose vraiment la question, parfois, si sa fille ne fait pas tout pour lui éviter de lui compliquer les choses. « Exactement. Et puis honnêtement, c’est peu de repos, tout le temps en mouvement, et j’adore ça. » Même si parfois, ça empiète sur sa vie de famille – de famille à deux. Parce qu’elle a l’impression de ne pas voir sa fille grandir, parce qu’elle passe trop de temps au boulot, y compris les soirs, parfois. « C’est exactement ça, les horaires ne sont pas toujours évidentes. Alors je comprends totalement. » Et dans ces moments-là, on ne peut que composer, s’arranger, tenter de faire des sacrifices. Addie, elle sait quand même que sa fille passera toujours avant tout le reste, alors si elle devait être malade ou quoi que ce soit, il est évident qu’elle laisserait tomber tout le reste. « Je te souhaite d’en avoir. C’est vraiment super. » fait-elle alors, avec un sourire sincère sur les lèvres. Pourtant, elle n’avait pas prévu d’être mère, Adaline, mais elle ne le regrette pas, elle ne regrette pas cet accident qui s’est avéré être, un véritable heureux événement. « C’est vrai. Sages paroles. Et en un sens, heureusement que ce n’est pas forcément évident, ce ne serait pas drôle sinon. » Elle sait qu’elle, en tout cas, Addie, elle aime à se dépasser. Pour autant, elle aurait préféré ne pas perdre le père de son enfant. Parce que ça, ça a été une véritable épreuve. « Et les amours ? » Pourquoi amener une telle question ? Alors qu’elle-même, elle a perdu celui qu’elle aimait, hein ? Et pourtant, c’est banal, mais elles étaient amies, avant, et ça fait partie des choses qu’on se raconte, souvent, quand on l’est. Même quand on reconstruit une relation, peut-être.


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