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(joanna), sail away.

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Adaline Cooper
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(joanna), sail away. EmptyDim 14 Avr - 22:49

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Elle quitte si peu sa grotte, Addie. Ses soirées de libres ne sont consacrées pratiquement qu’à sa fille – son éternelle excuse, pour éviter d’affronter le monde, d’affronter surtout les hommes. Elle est sortie pourtant, un temps, elle s’est laissé aller à prendre du temps pour elle. Tout ça pour quoi ? Maintenant qu’elle y repense, elle se dit que c’était, sans doute, une belle connerie. Elle n’a jamais trop aimé ça, elle n’a jamais été une grande fêtarde – elle a toujours, au contraire, préféré les soirées calmes, tranquilles, entre amis. Mais elle doit bien admettre qu’elle a toujours aimé aller boire un verre à plusieurs, que ça lui ressemble davantage que les sorties durant toute la nuit, s’achevant au petit matin, dans les boîtes de nuit. Peut-être est-ce paradoxal quand on voit le métier qu’elle fait, la blonde, mais c’est un fait, elle n’est pas si fêtarde que ça, elle ne boit même pas souvent à l’excès – et puis la dernière fois où elle l’a fait, elle s’est retrouvée à embrasser Alvin, à finir la suite avec lui, alors qu’elle s’était promis d’arrêter les conneries. D’aller de l’avant, de l’oublier, de ne plus revenir, encore. Parce qu’elle ne changera pas d’avis, Adaline. Parce qu’elle n’a plus l’intention de se laisser aller à aimer qui que ce soit – elle aurait trop peur de perdre cette personne, encore une fois. Elle a déjà perdu le père de sa fille, et il lui manque chaque jour qui passe – même si, à vrai dire, elle a bien entamé son deuil. Elle est bien plus passée à autre chose qu’elle ne veut se l’admettre, c’est seulement la culpabilité qui continue de la guider, c’est seulement le fantôme d’Isaac qui continue de la hanter. Adaline, elle croit encore qu’elle n’a pas le droit à une autre histoire, elle croit encore qu’elle doit s’en vouloir si elle nourrit l’envie de tenter quelque chose avec quelqu’un. Pourtant, elle n’a clairement pas fait vœu de chasteté, pas fait le choix d’abstinence – mais ce n’est pas ça le problème, elle, elle aurait l’impression de trahir le père d’Ilse en se laissant aller à aimer quelqu’un d’autre. Comme si elle était condamnée à le pleurer toute sa vie, comme si elle était condamnée à rester seule, à jamais. On a tenté de lui faire comprendre, pourtant, qu’elle avait le droit de passer à autre chose, qu’Isaac aurait sans doute simplement voulu qu’elle soit heureuse, qu’elle refasse sa vie, mais Addie, elle reste obstinée, pétrifiée. Addie, à l’origine, c’est une handicapée des sentiments, c’est une effrayée de l’amour, alors dans le fond, la disparition d’Isaac n’est qu’un prétexte, même s’il est vrai que ça a laissé un trou, en elle.

Elle n’est pas douée avec ça, avec les sentiments. Elle s’est toujours foirée en amour, de toute façon. Isaac, il n’aura réussi à entrer dans sa vie qu’à force d’obstination et de grande – et incompréhensible – motivation. Elle le prenait pour un fou, à s’acharner comme il le faisait, quand elle avait pourtant dit non. Il aura eu raison pourtant, parce qu’il est parvenu à ses fins – parce qu’un beau jour, ils sont même devenus parents ensemble, quand bien même ce n’était pas prévu, à l’origine. C’est le plus loin jusqu’où elle a été capable d’aller, Addie, au niveau de l’engagement – sans pour autant qu’elle accepte, jamais, les demandes en mariage répétées. Maintenant qu’il n’est plus là, elle se demande à quoi ça rimait ; elle ne se retrouve même pas avec le nom de famille que sa fille, ça complique un peu tout. Ça fait partie, encore, de ses éternelles et innombrables préoccupations, de maman célibataire overbookée, qui ne prend plus le temps de se poser – ou si peu, au final. Ce soir pourtant, elle a fait une exception, parce qu’elle sait quand même en faire, encore, même s’il faut parfois qu’on la pousse. Mais Joanna était une bonne raison de quitter sa grotte, de quitter sa vie bien rangée et ses habitudes, c’est indéniable, même aux yeux d’Adaline. Ça lui fait plaisir, de la retrouver. D’être retombée sur elle, par hasard, il y a quelques temps de ça. Elle symbolise un passé qui ne lui fait pas mal. Un passé qui ne comptait pas Isaac. Elle ne regrette pourtant rien de leur histoire, et surtout pas Ilse, qui est la meilleure chose qui lui soit arrivée. Il n’empêche que ça lui fait du bien, de renouer, de la retrouver. Ça l’a même emplie de joie. Alors elle est tout sourire, Addie, quand elle arrive là. « Hey. » fait-elle à l’intention de Joanna, en s’asseyant en face d’elle, à table. « Tu vas bien ? » Elle commence par des banalités, quand bien même la réponse lui importe réellement. Ça lui fait bizarre de la retrouver, tant d’années plus tard – leurs vies ont bien changé, depuis. Elles aussi, probablement. Voilà pourquoi Addie, elle est curieuse et impatiente, de tout entendre. Désireuse de tout rattraper. Désolée, d’avoir laissé la vie les disperser.


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(joanna), sail away. EmptyMar 16 Avr - 9:44

(SAIL AWAY; @adaline cooper)
La journée est interminable pour Jo', déjà plus de douze heures qu'elle se trouve à l'hôpital, elle ne saurait même plus dire l'heure qu'il est, d'ailleurs, elle ne saurait même plus dire combien elle a de doigts. Tout son corps est engourdi pour la fatigue, les allers et retours repetés entre les urgences, la pédiatrie, le bloc opératoire, les urgences, la pédiatrie...Joanna, elle était de garde la nuit dernière et avec sa chance, ou sa malchance, habituelles, l'interne de garde la nuit l'a bippé vers 4h du matin pour une urgence chez un nouveau né d'a peine quelque chose. La bonne nouvelle dans l'histoire, le petit bout est toujours parmis nous. Jo', elle doit bien l'avouer, elle aime ses moments d'adrénaline, même si le sentiment est aussi partagé entre l'excitation de l'urgence et le désarroi de voir que la vie d'un enfant tiens parfois à un cheveux. Mais, voir le sourire sur le visage d'un enfant, sur le visage d'un mère, cela n'a pas de prix. Elle a déjà perdu de jeunes patients Jo', le premier bébé qu'elle a perdu en tant qu'interne avait une semaine. Un grand prématuré, embolie. Elle a tout tenté pour le sauver, mais le destin en a choisi autrement. Elle a mis une semaine à s'en remettre, l'injustice du destin. Mais, après cette semaine de doute, elle a choisi la pédiatrie comme spécialité. Un choix qu'elle ne regrette absolument pas. Quoique, à cette heure, ces pieds le regrette bien, ils rêvent d'une bassine d'eau glacé, ou encore d'un bon massage avec un petit verre vin blanc français à déguster, ou alors, d'un thé fumant sous un plaid à regarder Netflix (là, c'est la grande célibataire qui parle..)
Pourtant, Jo', elle ne va pas rentrer chez elle tout de suite, non, Jo', elle a promis de retrouver une vieille amie pour aller boire un verre et parler du bon vieux temps. Encore de quoi lui rappeler que depuis le Lycée, rien n'a changé pour elle. Célibataire, sans enfant, vivant encore dans le mensonge de sa sexualité. Elle ne sait pas si doit rire ou pleurer de sa situation, mais c'est ainsi. Elle s'est mise dans cette situation toute seule, à elle de s'en sortir seule. Il est temps. Une bonne douche dans les vestiaires de l'hôpital et Joanna revêt ses vêtements de civil avant de quitter enfin son lieu de travail. En grande écolo, Joanna enfourche son vélo pour rejoindre Wakefield Street. Adaline et elle se sont données rendez vous dans un petit bar, Le Daisy. Lorsqu'elle arrive, Jo' ne voit pas encore Adaline. Bon point, elle n'est pas en retard mais, le trajet en vélo après cette dure journée est un véritable coup de massu. Joanna s'installe alors à une table libre. Après quelques minutes à peine, le temps de se remettre de son trajet en vélo, Adaline arrive. « Salut! » Jo' se lève pour saluer la jeune femme avec un large sourire, finalement, ne pas rentrer de suite dans son appartement vide va lui faire le plus grand bien. « Dure journée mais je vais bien et toi ? Maman solo ce soir ? » Joanna laisse Adaline s'asseoir face à elle avant de se rasseoir. Comme si le barman guettait depuis cinq minutes l'arriver des jeunes femmes, il débarque dans la foulée pour prendre leur commande. Ce sera un chocolat viennois pour Jo', comme d'habitude ici.
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(joanna), sail away. EmptyJeu 18 Avr - 22:30

(SAIL AWAY; @joanna hawkins)
Pour une fois, elle quitte ses habitudes, elle s’autorise une exception, une sortie. Pour une fois, elle quitte ses obligations de mère, de sœur, de fille ou simplement de chargée de projet événementiel, pour devenir simplement, seulement, une amie – ou une amie, en voie de retrouvailles, elle ne sait pas, dans le fond. Cette soirée tend précisément à prendre des nouvelles l’une de l’autre, à se retrouver d’une certaine façon, sans savoir ce que ça pourrait donner. Mais l’envie de se (re)connaître est commune, ni elle, ni Joanna, visiblement, ne semblaient contre l’idée d’aller boire un verre pour discuter. Adaline, ça lui rappelle le lycée, terminé de ça il y a une dizaine d’années – ça lui rappelle le passé, un temps différent de maintenant. Quand elle y pense, elle se demande ce qu’elle attendait de la vie, à cette époque, ce qu’elle pensait. Elle s’est sans doute demandé des tonnes de fois ce qu’elle ferait, où est-ce qu’elle serait dans une dizaine d’années, mais elle ne se souvient plus de ce qu’elle a pensé. Se voyait-elle mère ? Sans doute pas, parce qu’Ilse est arrivée dans son ventre, presque comme ça – elle n’était qu’un accident, mais un accident heureux qui a été bien pris dans un couple stable, heureux et amoureux, un accident qui a changé toute sa vision des choses, un accident devenu sa raison de vivre, aujourd’hui, car elle est peut-être l’unique raison pour laquelle elle se bat, Addie. Parce que ça n’a pas été facile, de perdre Isaac. Ça l’a même achevée, la blonde, elle s’est laissé aller comme jamais, auparavant, elle ne l’avait fait. Elle n’avait jamais pensé que l’amour pourrait la mettre dans cet état-là, pas elle, éternelle handicapée des sentiments, éternelle éprise de son déni, éternelle manche en matière d’histoires d’amour. Dans le fond, il y a tellement d’histoires qu’elle a foutues en l’air, qu’elle a malmenées en donnant l’impression de ne pas s’en soucier. Tant d’histoires, qu’avant, elle a laissées se terminer. Peut-être que c’était différent, avec Isaac. Peut-être parce qu’il y avait Ilse, peut-être pas.

Elle a quand même appris à vivre sans lui. Elle a souffert, elle a pleuré, mais elle s’est relevée. Et elle s’est acharnée, pour sa fille. Jusqu’à ne plus avoir de vie. Jusqu’à la partager, du moins, entre Ilse et son boulot, exclusivement. L’amour disparu a libéré du temps dans son emploi du temps. L’amour absent lui simplifie les choses, au quotidien. Voilà pourquoi elle nie ce qu’elle ressent, Addie, aussi – évidemment, il y a autre chose, il y a d’autres raisons, un peu plus profondes, plus compliquées, mais ça explique en partie le problème. Au moins, elle n’a pas de risques de perdre son temps avec une histoire vouée à (mal) se terminer, et elle s’épargne de la douleur inutile, la blonde. Et elle prend du temps pour autre chose, pour les choses qui importent vraiment. Ça lui fait toujours plus de temps pour Ilse, évidemment, mais ça lui en fait pour elle aussi. Comme maintenant. Ça lui fait vraiment plaisir d’être là, de retrouver Joanna, de renouer, de prendre des nouvelles. Ça lui permet de se détendre, aussi, de lui changer les idées, et ça ne fait pas de mal. Elle arrive en tout cas, Adaline, souriant, contente d’être là – et elle finit par s’asseoir, en face de Joanna. « Ma pauvre ! Bien aussi. » C’est vrai, ça va, elle a trop Alvin dans la tête, mais ce pourrait être pire, alors ça va. Pour de vrai. « Eh oui. Ma fille est chez ses grands-parents. Et bien contente, si tu veux mon avis, parce qu’ils la gâtent comme pas possible à chaque fois. » Et elle lâche un rire, Addie, avant de commander un verre de thé glacé, simplement, en dépit des températures qui se refroidissent. « Tu n’es pas trop fatiguée, après cette journée ? Ça doit être la folie à l’hôpital, tous les jours. » Déjà qu’elle-même fait un boulot stressant, elle n’ose pas imaginer ce que ça fait d’avoir la vie des autres entre les mains. Ça, c’est réellement stressant, bien plus que ce qu’elle fait, c’est certain – ce n’est pas le même enjeu, et pas la même pression, par la même occasion. Adaline en tout cas, elle s’en veut presque, parce qu’elle se dit que si ça se trouve, Joanna aurait préféré rentrer chez elle pour se reposer, après sa journée.


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